Guatemala – Au cœur de la culture Maya

Il nous fallut dix-huit heures pour relier Léon au Nicaragua à Antigua Guatemala. Départ à 2 heures du mat à Léon, 8h petit déjeuner au Honduras , de midi à 15h lunch et plage à El Tunco au Salvador et enfin arrivée 20 heures à Antigua. J’ai été surpris de la facilité avec laquelle nous avons passé trois frontières. Autre fait remarquable, nous avions internet gratuitement dans le minibus. Chose qui en Belgique ou en France n’existe pas encore…. On ferait bien de se poser des questions…
Antigua

Antigua

Antigua – ville coloniale au charme fou
 
La ville est en ébullition en ce dimanche à quelques semaines de Pâques. Les habitants des villages environnants ont tous convergé vers Antigua pour une grande procession religieuse de plusieurs heures dans les rues. Pour la reconstitution du chemin de croix du Christ, des centaines d’hommes, habillés en mauve, et de femmes, en noir, se relaient pour porter le Christ et sa croix ainsi que la Vierge Marie. Au sein de l’impressionnant cortège se trouvent aussi des hommes déguisés en « Romains » et plusieurs orchestres. Sur tout le trajet, les habitants dressent de magnifiques tapis de fleurs promptement nettoyés quelques instants après le passage de la procession.
En ce jour de fête, nous flânons dans les rues d’Antigua avec des milliers de Guates et quelques centaines de touristes. Les échoppes et les vendeurs ambulants ont de magnifiques sacs, pochettes ou autres objets artisanaux (?). Un vrai supplice pour les acheteurs compulsifs, on s’en sort avec quelques écussons, un t shirt et une nouvelle bandoulière pour l’appareil de Mno. La vue depuis le Cerro La Cruz sur la ville et les volcans autour est géniale. On lunche pour trois fois rien au Restaurante Rinco Typico (3a avenida nr 3).IMG_0710-0
Nous terminons cette journée bien remplie au café Sky avec Marie, une amie belge qui travaille ici. Cela nous fait très plaisir de parler belge, d’échanger sur nos expériences à l’étranger et de recevoir de bons conseils pour la suite de notre voyage au Guate.
Le lendemain nous visitons la Ferme macadamia. Elle a pour but de promouvoir la culture des noix de macadamia au Guatemala. Notre guide nous explique comment la ferme aide les agriculteurs du pays à changer de la culture du café à la lucrative noix de macadamia. La journée se termine avec une délicieuse raclette Suisse et un bon chardonnay chez Christophe ! Vive le bon fromage !
Procession de Pâques à Antigua

Procession de Pâques à Antigua

Procession à Antigua

Procession à Antigua

Laguna Atitlan – Lac, Volcan & authenticité
 
La Casa del Mundo est un magnifique petit hôtel construit au bord du lac Atitlan. La vue des chambres est bluffante et les nombreuses terrasses qui surplombent le lac sont extraordinaires. Nous n’y passons que 3 nuits mais on serait bien resté un mois entier. Le soir, la plupart des convives mangent autour d’une grande table d’hôtes des plats typiquement Guate. On rencontre un groupe de lycéens américains venus donner de l’amour pendant 4 jours à des enfants Guates. Après cette épreuve ils se reposent dans notre confortable hôtel.
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A 30 min de marche de la casa, se trouve le village de Santa Cruz. Il se démarque des autres villages autour du lac par son calme et son authenticité. Nous nous perdons quelque peu au retour et notre balade se transforme en rando périlleuse sur des pentes trop raides et trop glissantes.
À San Juan nous admirons le travail des femmes tisseuses. Elles nous montrent comment le coton se transforme en tissu. De la collecte, au filage, teinture et tissage. Ces femmes travaillent pour un modeste salaire d’une dizaine d’euros par jour. Le village voisin de San Pedro est un repère à touristes avec agences de voyages, hostels, bars et pubs d’où nous nous enfuyons rapidement.
Le lac n’ayant aucune sortie d’eau, et les conditions climatiques changeantes, ont entraîné une montée des eaux de 8 mètres en deux ans !!! Des centaines de maisons ont été prises par l’eau et celles au bord du lac ont perdu toute leur valeur. Il n’est donc pas anormal de voir le long des rives des toits de paille qui dépassent de l’eau, des pontons recouverts d’eau, etc.
Vue depuis la Casa Del Mundo

Vue depuis la Casa Del Mundo

La journée d’excursion jusqu’au marché de Chichicastenango est l’occasion de voir le pays en minibus. Sur place, des milliers d’échoppes vendent des produits d’artisanat local, souvent la même chose. Touristes et locaux se mêlent dans les étroites allées mais ne s’arrêtent pas auprès des mêmes vendeurs.
Pour notre dernier jour à la Laguna Atitlan, nous profitons de la vue depuis notre balcon à l’hôtel avant de rejoindre Panajachel. Après une crêpe bretonne, nous prenons un 4*4 jusqu’en haut des falaises autour du lac. Notre chauffeur a été à l’université et nous parlons avec lui des maux du Guatemala. D’après lui, trop de gens ont trop d’enfants dont ils ne peuvent s’occuper. La vue d’en haut est pas mal, mais lorsqu’on s’élance dans le vide en parapente, c’est carrément génial !! Pendant 40 min, Mno avec son pilote, et moi avec le mien, nous tournoyons entre falaise et lac. Cela nous donne envie de passer notre brevet de pilote en Belgique.

Parapente à Panajachel

Parapente à Panajachel

Parapente à Panajachel vue

Ascension du Volcan Acatenango – vue sur une éruption volcanique 
 
Telesforo et deux Hollandaises

Telesforo et deux Hollandaises

Telesforo a 47 ans, père de 5 enfants, il vit dans sa campagne natale à une heure d’Antigua. Depuis 12 ans, il est guide de montagne et fait 4 fois par semaine l’ascension du volcan Acatenango culminant à 3900 m, un sac de 25 kg sur le dos. Plus jeune, il a aussi travaillé une dizaine d’années comme chauffeur dans la capitale, Guatemala City. Telesforo nous raconte la chance qu’il a d’être guide, gagnant jusqu’à 350 Quetzal par jour (45€), quand d’autres ne gagnent que 50 ou 100 Quetzal (6 à 12€). L’homme ne se plaint pas. Il est fier de ses deux fils travaillant dans la construction au Tenessee (Estados Unidos). Le voyage clandestin depuis le Guatemala leur a coûté US$5.000 par personne, le plus grand coût étant le passage illégal de la frontière americano-mexicaine. Leur père aimerait leur rendre visite, mais il n’obtient pas de visa pour les States, et les frangins ne peuvent revenir tout de suite, étant toujours clandestins là-bas.
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Telesforo est notre guide privé pour l’ascension du volcan. Spontanément, il vient en aide à un autre guide qui accompagne deux Danoises et deux Hollandaises ainsi qu’un Costa Ricain. C’est donc à neuf, accompagnés des deux chiens de Telesforo que nous entamons les 6 heures et 1500 m d’ascension du volcan Acatenango. La vue au sommet doit être grandiose mais les groupes que nous croisons n’ont rien vu, la montagne étant prise dans les nuages. Telesforo a raté sa carrière de pitre, bien que nous comprenions parfaitement son espagnol, il illustre le moindre de ses propos par de grands gestes et de petits sketches. Nous sommes déjà à 2000 m d’altitude, si bien qu’il ne fait pas trop chaud.
 
Eruption du Volcan Fuego

Eruption du Volcan Fuego

Arrivés en haut, nous ne voyons absolument rien et il fait froid. A près de 4000 m d’altitude, on caille dès qu’on s’éloigne du feu de camp. Nos guides érigent vite trois tentes et après un petit coup de rouge, les filles se réfugient dans leur tente. Après deux bonnes heures d’attente, les nuages laissent place à une nuit étoilée, au loin dans la vallée plusieurs villages et la ville d’Antigua. A droite, une  forme noire se distingue, c’est le volcan Fuego pour lequel on est venu. Encore une demi-heure d’attente et il se réveille. Un bruit sourd, puis une immense colonne qu’on devine être de la fumée, et enfin le feu d’artifice. De la lave projetée en l’air qui rebondit ensuite sur les flancs du volcan. Fantastique grandiose magnifique … On en redemande. Pendant la courte nuit dans notre tente frigorifique, notre surhomme de guide dormant à peine, criera plusieurs fois pour nous avertir de nouvelles éruptions, et à chaque fois le même spectacle.
La descente le lendemain matin s’effectue en 2h30 à peine. Nous retournons à notre hôtel préféré à Antigua, la Quinta Lucia, pour une bonne douche et une sieste avant une nouvelle procession dans la vieille ville et un dîner au gastronomique Como Como. Il y avait même de la Hoegaarden sur la carte mais oh frustration quand la serveuse nous dit qu’ils n’en ont plus.
 

Semuc Champey – rivière bleue dans une vallée verte

Peut-être inspiré par la procession d’hier à Antigua, les 9 heures de trajet jusqu’à Semuc Champey se sont avérées un vrai chemin de croix car nous avions hérité des pires places dans le mini bus. Tout à l’arrière, sans place pour les jambes et donc les genoux dans les dents, et vu l’absence d’amortisseurs, encaissant chaque casse vitesse, trou ou pavé sur la voie comme un coup de massue dans le dos.
Vallée autour de Semuc

Vallée autour de Semuc

Nous logeons à l’hostel El Portal située dans le parc de Semuc Champey. Cette magnifique rivière bleue cristalline et vallée verdoyante est un sanctuaire au Guate. Après être monté jusqu’au Mirador, nous passons la journée dans les différentes piscines naturelles de Semuc. Vu les vacances prolongées du chef coq à El Portal (de notoriété publique que la bouffe y est exécrable), nous nous promenons en vain le long de la rivière à la recherche d’un comedor convenable. On se pose au bord du cours d’eau pour la fin de l’aprem. Trapèze au bout des bras, je me lance plusieurs fois dans la rivière une vingtaine de mètres plus loin. Tarzan n’en revient toujours pas.
Semuc Champey

Semuc Champey

Tikal, Flores & El Remate
 

ll fallut 11 heures de bus avec six Israéliennes insupportables pour rallier Flores depuis Semuc Champey. Ces championnes de la politesse, ordonnèrent d’abord au chauffeur d’aller chercher leurs valises pour les charger. Elles entrèrent ensuite dans la voiture avec pour unique salut, un agressif « this is my seat » dans un mauvais anglais. Vingt minutes plus tard, l’une d’elle réclame déjà un « baño », madame doit aller à la toilette. Ensuite le chauffeur (plutôt prudent) doit rouler moins vite, on réclame un arrêt McDo… Avant de mettre la musique israélienne à tue-tête dans le minivan pour quelques heures…. Suédois, Anglais et nous Belges nous regardons avec incrédulité. Malheureusement, nous constatons que la mauvaise réputation des jeunes voyageurs israéliens à la sortie de leur service militaire n’est pas usurpée.

Tikal Temple

Tikal

Les ruines de Tikal sont l’attraction phare de la région. Cet immense complexe de temples et pyramides mayas a commencé à se développer au quatrième siècle avant Jésus Christ. Plusieurs constructions ont été ensevelies par la jungle, d’autres ont été restaurées. Le gigantisme du site ne manque pas d’impressionner. Malgré la chaleur et la moiteur, nous nous promenons durant plusieurs heures sur le site. La plupart des touristes restent autour des 3-4 temples les plus imposants, mais des dizaines d’autres bâtiments plus éloignés sont plus beaux et plus authentiques.
Le lendemain, un employé de l’hôtel où on loge (hôtel Mon Ami) nous conduit jusqu’à la vieille ville de Flores. C’est un petit îlot sur le lac Itza, et partiellement inondé dû à la montée des eaux. Nous en faisons le tour en une demi-heure et passons le reste de la matinée dans un petit café plein de charme. On nous a déconseillé de sortir de la vieille ville.
Conseils de voyage pour le Guatemala
 
Pays fort touristique mais encore authentique, n’attendez pas avant de vous y rendre. Prévoyez au moins deux semaines de voyage si vous souhaitez explorer autre chose que la Laguna Atitlan et Antigua. Le transport vers les autres destinations touristiques (Semuc, Tikal, Livingstone) étant très très lent (une journée complète).

  

 

Nicaragua – Pays de Lacs et Volcans

Après plusieurs heures de « chicken bus » dans la campagne Costa Ricaine, à la frontière un contrôle ebola, plusieurs « impôts » et 1 km de marche sous un soleil brûlant, nous arrivons au Nicaragua. On prend ensuite un taxi de la frontière jusqu’à San Jorge.
Ometepe – île aux deux volcans
 

À bord du ferry qui relie San Jorge à Moyogalpa, on découvre progressivement Ometepe et ses deux volcans, Madera et Concepcion, unis par la plage de Santo Domingo. L’île d’Ometepe sur le Lac Nicaragua est magnifique, splendide… Un des plus beaux endroits qu’on ait vu durant le voyage. Depuis notre auberge le « cornerhouse » à Moyogalpa, nous sillonnons l’île sur une motocross 200 cc pendant trois jours. Mno assise à l’arrière est plutôt tendue au début car la bécane est fort nerveuse, et avouons-le, mes changements de vitesse ne se passent pas toujours de manière optimale.

Nous nous perdons dans les villages et croisons sur la route des attelages de vaches ou chevaux, des vélos, quelques voitures ou bus, et des centaines d’écoliers. Sur l’île, enfants, chiens, vaches, chevaux et porcs se promènent en totale liberté.  Mno essaie (en vain) de photographier un oiseau à longue queue bleue, l’uraka, présent partout sur l’île mais sautant sans arrêt d’un arbre à l’autre. Le lac d’eau douce autour de l’île sert d’abreuvoir pour les animaux et les habitants utilisent des tables de pierre dans 1 m d’eau pour faire leur lessive.

Nous renonçons à l’ascension des volcans (1400 et 1600 m ) mais pas à la cascade sur les flancs du volcan Madera. Nous profitons des bains Ojo de Agua avec ses singes crieurs, de la réserve naturelle Charco Verde ou encore du village d’Altagracia qui semble avoir échappé au tourisme. Le dernier jour, en quittant l’île, nous tombons sur nos amis canado-suisse Jessie et Marc, que nous avions rencontrés plus tôt au Costa Rica lors de la randonnée du volcan Arenal.

  

 
San Juan del Sur – Bali bis
 
Après la grandiose Ometepe, San Juan del Sur est plutôt une déception ! Cela ressemble à la ville de Kuta à Bali, beaucoup de touristes surfeurs avec un penchant aigu pour la fête. La baie de San Juan sur la côte pacifique n’en n’est pas moins impressionnante avec son Christ perché sur une falaise (comme à Rio ou Lisbonne) et ses bateaux au mouillage. Nous passons notre seule journée là sur la plage désertique de Maderas. Le vent souffle à un bon trente nœuds. Le sable vole dans tous les sens et la mer est blanche d’écume. Je tente de surfer pendant tout l’après-midi avec les encouragements de Mno. Nous étions malheureusement un rien trop tard pour voir les tortues sur la plage voisine de Flor.
 
Granada – ville coloniale convertie au tourisme
 
Granada, située au bord du lac Nicaragua, est la capitale touristique du pays. Après une après-midi en ville où nous admirons les bâtiments coloniaux magnifiquement restaurés et assistons à un match de baseball (sport roi), nous louons une moto pour les deux jours suivants. Le premier jour nous nous perdons autour de la Laguna Apoyo dans des sentiers de boue et de terre. Les enfants qui mènent les bœufs avec un bâton sont pliés en quatre de voir deux gringos sur une moto.  Après une pause lunch dans un mauvais resto au bord du lac, nous roulons jusqu’à Masaya et son marché artisanal. La ville est moins touristique mais tout aussi accueillante.

Le deuxième jour sur notre bécane, nous commençons par les villages artisanaux de Pueblos Blancos. Mno et moi ne sommes que peu emballés par Catarina, San Juan et Diria. A Masatepe, nous prenons un chemin désaffecté à travers le parc national de Masaya, entre le volcan et le lac. Je regrette rapidement la motocross d’Ometepe et Mno doit m’aider à pousser la moto lorsqu’on s’ensable. Mais ce passage en valait la peine, au milieu des champs de lave, impressionnant !

Après un lunch avec une vue splendide sur le lac et le volcan, nous roulons jusqu’au sommet de ce dernier. La vue y est extraordinaire. Nous rencontrons Mica et Claire. Deux Suisses qui voyagent avec leurs 3 enfants pendant 3 ans autour du monde en camping car (suivez leur aventure sur http://laviedevant-leskilometresderriere.com). On s’échange les bons conseils, eux venant du Nord, nous du Sud. Mno est déjà adoptée par la petite dernière Amélie, tandis que Jimmy me montre ses legos. Nous les quittons trop vite car il commence à faire sombre et nous avons un peu de route jusqu’à Granada.

A quelques kilomètres de Grenada sur le lac Nicaragua se trouvent plusieurs îles habitées. Pour notre dernière matinée à Granada, nous visitons ces Isletas en lancha avec Cal et sa compagne Americano-Cubaine. Nous nous découvrons une passion commune pour la voile et écoutons à peine notre pauvre guide, tellement emballés par notre discussion… Les Isletas appartiennent surtout à de très riches hommes d’affaires mais n’en ont pas moins de charme.
Léon – ville petit déjeuner
 
N’ayant pas réservé de logement à Léon, nous finissons par loger dans une Hostel un peu pourrie qui ne survit que parce qu’elle est située à côté de la meilleure Hostel de la ville (tout le temps fully booked). De premier abord, Léon ressemble à Granada mais Léon est bien plus vivante que Granada. Les deux villes ont d’ailleurs longtemps été rivales pour être la capitale du pays. Pour apaiser les tensions, ce sera finalement Managua – située à mi-chemin – l’heureuse élue. Mno s’extasie devant les nombreuses boulangeries de la ville. Pan y Paz, fondé par un Français et une Hollandaise, est notre boulangerie préférée avec son patio intérieur, ses prix doux et son apport social au Nica.
On a adoré le Volcano Boarding sur le Cerro Negro. Pas vraiment pour le surf sur une planche en bois mais plutôt pour la vue magnifique – avec le coucher de soleil – depuis le petit sommet du volcan. Dans notre groupe, deux Nica-Américains ont abandonné la très courte ascension (45 min et plutôt facile) du Cerro Negro après 5 minutes seulement. Mno et moi loin d’être moqueurs, étions vraiment tristes et choqués que des jeunes de notre âge, par leur alimentation et éducation, ne soient même plus capables du moindre effort physique.
La Plage Las Penitas pas très loin de Léon n’a rien à envier aux plages panaméennes ou costa ricaines si ce n’est le manque de touristes. Nous passons la journée à essayer de surfer ainsi qu’éviter de se brûler les pieds sur le sable !
Conseils pour le Nicaragua
 

La plupart des voyageurs que vous rencontrerez au Nicaragua sont en voyage « longue durée ». Oubliez les préjugés, le Nica est un pays pauvre mais loin d’être dangereux, il est même considéré comme le plus sécurisé de l’Amérique Centrale. Contrairement à ses voisins, on n’y voit même pas de policiers armés à chaque coin de rue. De plus, il est nettement plus authentique et moins cher ! Prévoyez une quinzaine de jours pour visiter l’essentiel du pays et rajoutez quelques jours pour se rendre aux Korn Islands côté Caraïbes. Le peu de voitures et le bon état des routes en font un vrai paradis à moto ! Le Nica est facilement accessible depuis le Costa Rica voisin.

      

  

    

  

Costa Rica – Tapirs, Fourmiliers, Coucous…

Après un dernier dîner au Balboa Yacht Club de Panama, nous prenons le bus de nuit pour le Costa Rica. Au matin, à la frontière panaméo-costariciaine, les douaniers fouillent deux fois nos sacs à la recherche de substances illicites. Nous débarquons du bus peu après au milieu de nulle part. D’emblée on est impressionné. La nature est incroyablement bien protégée, pas de plastiques ou de papiers qui traînent par terre, pas de construction sauvage. Ce petit pays a compris très tôt (’70) que le tourisme de la nature était une opportunité extraordinaire. Depuis lors, les parcs nationaux et autres réserves écologiques privées se sont multipliés sur son territoire. 

Péninsule de Osa 

La chaleur est écrasante dans le Golfe Dulce que nous traversons en lancha de Golfito à Puerto Jimenez. Sur le dock à la sortie du ferry, un Italien nous convainc de le suivre dans la plus basique des auberges du bled – d’ailleurs on sera ses seuls clients pour la nuit. Puerto Jimenez est une petite ville endormie, nous y flânons l’après-midi et organisons la suite du voyage au Costa Rica. Le lendemain nous prenons deux bus pour aller à Bahia Drake, de l’autre côté de la péninsule. La mer y est brûlante, 30°C, si bien qu’on peut s’y baigner pendant des heures. 

Le parc du Corcovado est l’attraction principale de la péninsule d’Osa, à l’extrémité sud du Costa Rica. Une fois la pilule passée du prix prohibitif de la visite (minimum $80 pp la demi-journée), on profitera pleinement de cette escapade à la découverte de la forêt primaire. Notre excellent guide nous montrera des ficus dévorant un autre arbre, oiseaux, notamment un coucou en pleine action, dindes, tapirs, singes et paresseux dans leur habitat naturel. Ce qui me frappe dans cette jungle très dense, c’est la nécessité d’avoir accès à la lumière. Les arbres se battent pour monter le plus haut possible. Les arbustes restant au sol ont de très grandes feuilles pour recevoir quelques rayons UV. 

Quepos & Manuel Antonio 

La station balnéaire de Manuel Antonio est réputée pour son petit parc national et sa belle plage. Nous logeons dans la ville voisine de Quepos, plus calme et moins touristique. Le parc a l’avantage d’être fort accessible et n’oblige pas à prendre un guide. Après avoir parcouru tout le parc, vu singes, paresseux en mouvement (ils ne bougent qu’une fois semaine), oiseaux ou des raton-laveurs arrachant pique-nique à des touristes, nous nous posons sur la très belle plage (cachée) du parc. Je me réveille au milieu de ma sieste avec un immense iguane à quelques mètres de ma serviette !! A la fin de la belle journée, nous prenons le bus pour San José avant de continuer le lendemain jusqu’à Tortuguero. 

Tortuguero- tortues et mangroves 

Tortuguero est un petit village situé entre la mangrove et la mer des Caraïbes. Son centre de protection des tortues de mer est un pionnier en la matière. Nous sommes malheureusement quelques semaines trop tôt pour voir les tortues géantes (plus de 1m de diamètre) pondrent leurs œufs sur la plage. 

Nous explorons la mangrove voisine (préservée en réserve naturelle elle aussi) en canoë avec notre guide Verny. Dans un silence religieux, perturbé seulement par les cris des singes ou chants des oiseaux, nous voyons tortues (de riviere, pas de mer), caïmans, hérons bleus et blancs, et encore des paresseux. Au retour, nous nous promenons autour du village et tombons entre autres sur un magnifique fourmilier.

Le deuxième jour, nous explorons les alentours du village et faisons l’ascension du Cerro Tortuguero, une des rares activités au Costa Rica qui soit gratuite. Un petit chien tout excité nous sert même de guide pendant la courte randonnée. Au retour, la lancha qui doit nous ramener a deux heures de retard… Ce qui a le mérite de nous saper le moral alors que le trajet ne dure que 10 minutes ! 

 San José – capitale 

Les guides touristiques ne se sont pas trompés, il n’y a pas grand chose à faire à San José, capitale du Costa Rica. Ce que nous y apprécions le plus est la fraîcheur due à l’altitude !  Dans les rues du centre-ville règne une bonne ambiance avec énormément d’animation et beaucoup de commerçants. Notre hôtel Aranjuez est un pur bonheur. La déco plutôt vieillote, style maison de campagne d’une arrière grand mère, ainsi que le buffet petit déjeuner extra extra bon, en font un des hôtels les plus réputés de la ville. 

Le volcan Poas est l’excursion facile à faire depuis San José. Comme d’habitude, les deux heures de trajet se transforment en calvaire de 4 heures en bus. A attendre, attendre, attendre… Le pire, arrivés en haut, nous ne verrons absolument rien du cratère et son lac, car toute la montagne est prise dans d’épais nuages. Afin d’éviter le même calvaire au retour, nous interpellons un jeune couple sur le parking du volcan. Bien gentiment, ils acceptent de nous conduire jusqu’à la gare de bus de la prochaine ville à 20 km de là. Dans la voiture nous leur expliquons le système de covoiturage en Europe, qu’ils trouvent à la fin du trajet une super idée. 

La Fortuna et le volcan Arenal 

La ville de la Fortuna n’a pas de charme et nous fait penser à l’Amérique (USA) profonde. Elle n’est qu’une succession d’hôtels, restos vides et agences de voyage. Nous avons à peine loué un scooter pour l’après-midi qu’une grosse drache s’abat sur nous. Elle ne nous lâchera pas jusqu’au soir. 
Moto sous la pluie

Il fait fort heureusement nettement plus beau que la veille pour notre journée de randonnée autour du volcan Arenal. C’est avec un véritable groupe de toutous que nous montons d’abord jusqu’au lac du Cerro Chato et marchons ensuite dans la très belle forêt et plaine autour du volcan Arenal. La balade de 8 heures se termine au Arenal Volcano Observatory Lodge, hôtel huppé mais avec un magnifique coucher du soleil sur le lac Arenal. Nous rencontrons Marc et Jessie qui sont ici pour 2 semaines. Au retour, nous nous baignons de nuit avec des centaines de toutous dans une rivière d’eau chaude. 

Conseils voyage pour le Costa Rica 

 Le Costa Rica a tout d’un pays occidental, ses habitudes, la sécurité et les prix. C’est un des plus stables d’Amérique Centrale, sans armée et avec une large classe moyenne. Ses habitants, les Ticos, ne sont pas typés et de descendance espagnole. Vous pourrez y circuler sans crainte. Beaucoup de touristes y louent une voiture, et vu le temps perdu dans les transports, nous le recommandons.  

Le pays est un véritable modèle en ce qui concerne la protection de la nature. Les visites des parcs naturels ont été de vrais plaisirs quand les guides étaient bons. Afin de bien voir les animaux, privilégiez les petits groupes.























Panama – pays à découvrir au delà du Canal !!

Panama est le premier pays d’Amerique Centrale que nous avons visité. La liaison aérienne Martinique – Panama fut compliquée avec une escale à Puerto Rico puis à Miami… À San Juan à Puerto Rico nous sommes sortis de l’aéroport pour quelques heures, le temps de parcourir le sympathique centre ville historique avec nos deux sacs (12 kg + 6 kg) sur le dos au milieu de milliers de touristes sortis d’immenses paquebots de croisière. On a fini la soirée dans un bar resto américain à regarder le superbowl… Pour l’anecdote, en retournant à l’aéroport, il fit tellement froid dans le terminal qu’on dormit à l’extérieur à même le sol comme des clochards.

Panama City

C’est donc après 24 heures de voyage qu’on atterrit à Panama. La ville s’est développée à une allure fulgurante les 20 dernières années et ressemble à s’y méprendre à Miami. Les mauvaises langues diront que les deux villes se sont construites au même moment avec le même argent du trafic de drogue. Le skyline de Panama compte donc des centaines de gratte-ciel et nous rappelle Kuala Lumpur ou Shanghai. Nous logeons au milieu des tours dans une Hostel surpeuplée la première nuit.

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Skyline Panama

Mno et Mig - vue Panama City

Mno et Mig – vue Panama City

Outre le nouveau Panama City centré autour du quartier de Marbella, la vieille ville Casco Viejo est restaurée avec beaucoup de goût depuis quelques années. On y flâne dans les petites ruelles, ainsi qu’au marché aux poissons où l’on mange à toute heure du poisson cru (ceviche) avec une bière… Le tout pour moins de 5 $. Le pays garde des relations étroites avec les Etats-Unis et le US$ est la monnaie officielle.

Le Carnaval est très important pour le pays, 4 jours fériés, et l’artère principale de la ville est bloquée pour la fête pour la même durée. A côté des chars et troupes de danses, de très nombreux stands de bouffe et des concerts. L’ambiance est bon enfant, loin des beuveries que peuvent être les fêtes de Wallo ou autres. A quelques kilomètres de la ville seulement se trouve l’attraction phare de la ville, le Canal.

Casco Viejo - Panama City

Casco Viejo – Panama City

Carnaval Panama City

Carnaval Panama City

Canal de Panama – chef d’œuvre de l’homme 

Véritable poumon économique de la région, le Panama vit entre autres grâce à son fameux canal.   Le transit de bateau injecterait au total plus de 10 milliards de USD chaque année dans l’économie. Comptez 2500 US$ pour le passage d’un petit voilier, mais quelques centaines de milliers US$ pour un cargo.  Au Miraflores Locks Visitor Center, nous passons d’abord par un intéressant musée relatant la construction du canal ainsi que son agrandissement en cours. C’est la France (après le succès de Suez) qui a entamé la construction du canal au 19ème siècle, mais ce sont les Etats-Unis sous le commandement de l’ingénieur d’origine belge G.W. Goethals qui finissent le boulot en 1914. Le canal long de 78 km permet de réduire la route maritime reliant San Francisco à New York de plus de 10.000 km. On finit la visite du canal par une vue surplombante sur les écluses et les bateaux Panamax qui passent. Quelques jours plus tard…. Nous passions dans ces mêmes écluses à bord de Bonobo, un catamaran en Alu de Marc et Nadine. Lire récit complet ici ! 

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Boquete – fraîcheur en montagne 

Boquete est une petite ville de moyenne montagne qui a soudainement connu une renommée mondial lorsqu’un magazine américain a décrété que c’était le meilleur endroit au monde pour passer sa retraite. La ville compte donc beaucoup d’expats américains et l’immobilier s’est fortement développé. Nous y restons pour 3 agréables journées à se balader dans les montagnes, admirer le mont Barru, ainsi que visiter des producteurs de café. Ce qui nous a surtout surpris c’était la température, 20 degrés à peine en journée.

Bocas del Torro – plus que de la plage 

Bocas del Torro, littéralement « la bouche du taureau », est un archipel situé tout à l’ouest du Panama sur la côte caraïbe. Destination touristique par excellence, le surf, la plage, mais aussi des balades à vélo électrique ou encore des tours en « lancha » (barque avec puissant moteur) au milieu de la Mangrove sont nos activités préférées. Le soir, nous mangeons des ceviches ou sushis au resto « Raw Fusion ».

San Blas – territoire indigène Guna Yala

L’autre archipel panaméen à la renommée mondiale s’appelle San Blas, situé à l’extrême est côté caraïbe du Panama (frontière colombienne). Plus de 365 îles avec quelques cocotiers seulement et du sable sont habitées par les indigènes Gunas. Ils se sont battus au 19ème siècle pour rester indépendants et vivent aujourd’hui toujours dans des huttes plutôt précaires. On y a passé 3 jours à manger du poisson ou langouste fraîchement pêché(e), jouer au volley et explorer les autres îles.

San Blas Islands - Panama

San Blas Islands – Panama

Mig en Pirogue aux San Blas

Mig en Pirogue aux San Blas

Conseils pour voyager au Panama

– Pays sous estimé, accessible, américanisé, intéressant – bref à découvrir absolument

– Deux semaines ne sont pas de trop sur place – on aurait aimé aller à l’île de Taboa ou rester plus longtemps dans les San Blas.

– Allez y en hiver, lorsqu’il fait froid en Europe. Les vols depuis les USA sont très bon marché.
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Canal De Panama à Bord du Catamaran Bonobo

Les voiliers qui passent le canal de Panama, ont l’obligation d’avoir 4 équipiers dits « handliners » en plus du capitaine et du pilote à bord. C’est grâce à une annonce sur le Cruisers Forum que nous trouvons un poste de handliner sur le Bonobo. Un impressionnant catamaran en Alu mené par les atypiques Nadine et Marc.

On retrouve Marc et Romain au supermarché Rey à Colon en ce 12 février. Les deux comparses se sont connus quand ils travaillaient au Club Med dans les années ’80 comme GO de plongée. Romain, français vivant à Miami, est à Panama pour un week-end prolongé. En route pour la luxueuse Shelter Bay Marina, Marc nous raconte les dernières (més)aventures avec des équipiers embarqués … celui qui embarque pour 6 mois mais rentre déjà après 6 heures (de mal de mer), celle qui squatte le bateau pendant un mois et vide les réserves du bord… Oh bien-sûr il y a le bon souvenir de cet équipier qui dans une autre vie était chef coq !!

Après avoir franchi le canal en voiture et une bonne demi-heure de route, nous arrivons à la marina avec un brin de pression. Est-ce que nous serons nous aussi des équipiers boulets ??? L’ambiance de la marina nous met instantanément de bonne humeur, tant de voiliers qui sont en transit…. Ici on ne parle pas de la traversée de l’Atlantique (comme à Tenerife ou au Cap Vert), mais du pacifique, de la Polynésie … Nadine – la femme du bord – nous accueille avec un grand rire, nous installe dans notre gigantesque cabine pour 3 nuits et nous donne un peu de boulot… Pas grand chose en vérité hormis supporter le cagnard de 35 °C. Sur un autre ponton, nous tombons sur Lazy Jack, un gigantesque catamaran Catana skippé par un chirurgien belge. Lui aussi il fait un tour du monde et a une préférence pour les cuistots italiens.

A l’heure de l’apéro (il est toujours 5 heures quelque part), Claude – l’électricien français de la marina et sa compagne colombienne Erica – se joignent à nous. C’est le dernier soir dans la mer des Caraïbes et aussi l’heure des adieux pour Bonobo et son équipage. On enchaine les rhum punch et finissons par un délicieux poulet. Nadine et Marc sont pliés en quatre en me regardant écouter patiemment les théories conspirationnistes de Claude !

Le lendemain, au matin du vendredi 13, l’agent qui s’occupe de formalités administratives pour le passage du canal vient remettre tous les documents nécessaires. Plus qu’à attendre Guillaume, un autre français en voyage qui vient jouer le handliner comme nous et profiter de cette incroyable expérience.

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Tout était trop beau pour être vrai…. A midi trente, l’agent vêtu d’un polo orange passe en coup de vent nous annoncer que le passage du Canal est annulé car son patron n’a pas reçu de paiement. Il ne se rend pas compte des conséquences de ses propos, pire il ne semble pas gêné et ne cherche aucune solution. On le retrouve trente minutes plus tard sur un autre bateau de la marina. Marc et Nadine restent plutôt calmes malgré la gravité de la situation… Leur compte en banque a été débité (€2000 et plus…) et un report du passage retarderait leurs plans de voyage, gâcherait l’anniversaire de Marc, ainsi que notre passage du canal. De plus, il faudrait sans doute repayer le tout et perdre plusieurs jours voire semaines ici à Colon, ville sans intérêt et réputée dangereuse. T-shirt orange repasse par Bonobo pour expliquer que rien à faire, son patron a annulé le passage de notre cata…. C’est la catastrophe … Après une heure de palabres, on comprend qu’il est encore possible de passer aujourd’hui…. Mais il faut repayer l’entièreté du fee en cash… ( et espérer récupérer le montant déjà versé). Trente minutes plus tard, après un aller retour express pieds nus à l’automate pour Marc, t shirt orange compte patiemment les plus de 120 coupures de 20 USD dans le carré de Bonobo alors que le temps presse…

Nadine est la barreuse de l’imposant catamaran, et il n’a fallu qu’une minute entre le départ de l’agent et le largage des amarres. Nous traversons par un vent de plus de 25 nœuds la baie du port de Colon jusqu’au « Flats » où nous jetons l’ancre en attendant que le pilote embarque. L’horaire de notre passage des premières écluses change encore 3 fois et nous partons du mouillage qu’à la nuit tombée en compagnie de 2 autres voiliers, un danois – Sea Wolf , et un américain – Journey.

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Notre pilote n’est pas très bavard mais Nadine et Marc sont extrêmement bien préparés. La première manœuvre est d’emblée la plus délicate, les deux voiliers qui nous accompagnent se mettent à couple de chaque côté de Bonobo. Nous ne formons plus qu’un super voilier avec 3 mâts et 4 coques. C’est Nadine qui gère la manœuvre car Bonobo est le plus puissant avec deux moteurs de 55 CV et situé au centre de l’ensemble. En entrant dans les Gatun Locks, des employés du Canal lancent des pommes de touline vers les voiliers. Les handliners y accrochent leurs grosses aussières en nylon (qui flottent) et veillent ensuite à ce que les aussières restent tendues pour maintenir nos 3 voiliers au milieu de l’écluse. Il y a 4 aussières, 2 à l’avant et 2 à l’arrière… Si bien que nous sur Bonobo n’avons rien à faire car à tribord les « vieux » de Journey essaient de s’en sortir, et à bâbord les « jeunes » (et jolies) de Seawolf font le contraire de ce qu’il faut faire… Tout cela sous le regard amusé de l’équipage du Valliant Ace – mastodonte avec plus de 5000 voitures dans ses entrailles avec qui nous partageons l’écluse. Les remous que son hélice provoque sont impressionnants, nos amarres se tendent à bloc et un chaumard de Journey cède sous la tension !

A la sortie des 3 chambres des Gatun Locks, nous sommes montés en une petite heure de 3 fois 8 mètres à l’altitude du Lago Gatun. Ce lac artificiel est aussi une magnifique  réserve naturelle où passent plus de 30 porte-conteneurs, vraquiers ou transporteur de voiture par jour.  Il est 22 heures passé et nous passons la nuit à une bouée au mouillage. Pour fêter l’anniversaire de Marc – a mi chemin entre l’Atlantique et le Pacifique – et entre l’Amérique du Sud et du Nord – tequila et spaghetti Bonobo !!! Nadine est très contente de ses matelots et nous propose même de rester à bord jusqu’en Nouvelle Zélande… !! (Disons 1 an !) Marc approuve avec vigueur l’invitation de Nadine en me voyant faire la vaisselle comme un marin – c’est à dire avec un rikiki d’eau douce.

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Un nouveau pilote vient nous réveiller à 6h30 en ce jour de Saint-Valentin. Nous naviguons 30 MN (5h30) sur le Lago Gatun jusqu’à l’écluse de Pedro Miguel. Nous croisons un bateau de croisières et plusieurs autres navires au dimension Panamax…. Soit 12 mètres de tirant d’eau, 32 mètres de large et 305 mètres de long. Avec la construction de nouvelles écluses (prévue pour 2017) – la largeur maximale passera à 48 mètres  (dimension POSPANAMAX). D’ici une dizaine d’année, le projet de canal au Nicaragua porté par un consortium chinois aura peut être aussi abouti.

Nous voyons un crocodile sur les berges du fameux Gaillard Cut. Cet étroit goulot creusé par les français et puis par les américains, fit énormément de morts.

L’écluse de Pedro Miguel n’a qu’une chambre et nous descendons de 8 mètres avec nos deux voiliers amis mais sans cargo si bien que nous avons toute la place. Un mille plus loin se trouvent les portes du Pacifque – les écluses de Miraflores. Dans le centre des visiteurs, le speaker annonce que Bonobo est dirigé par une femme ! Deux chambres plus loin et nous quittons l’eau douce du Gatun pour le sel du Pacifique. Le pilote débarque également et nous amarrons Bonobo à une bouée du Balboa Yacht Club à Panama City. La ville est morte mais en agitation car tout le monde a pris congé pour le carnaval. On raccompagne Guillaume à Casco Viejo et nous continuons vers la première parade du Carnaval… Pendant 4 jours la ville ne s’est pas arrêtée…. L’artère principale longeant la côte étant d’ailleurs bouclée dans les deux sens et l’accès sévèrement contrôlé par des centaines de policiers.

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Conseils pour le passage du canal de Panama
– Prévoyez minimum deux semaines de formalités
– la Shelter Bay Marina de Colon a un forfait intéressant pour 31 jours si vous payez à l’avance par visa sur leur site web
– Choisissez votre agent avec soin, sachez que la société recommandée par la Shelter Bay Marina fait partie du même groupe que la marina
– Faites vous la main en tant que handliners sur un autre bateau
– Louez vos aussières en nylon de 50 mètres auprès de Tito – personne de confiance
– Les pneus ne se louent pas mais s’achètent auprès du même Tito – par contre bonne chance pour s’en débarrasser
– n’oubliez pas la clearance sortie à Colon ou à Panama, ainsi que le plein de fuel – car aux Las Perlas – ni clearance ni fuel !!

le jour J
– Briefer l’equipage et vos hardliners
– La qualité des pilotes varient fortement, ne comptez pas sur lui pour les manoeuvres, seulement pour les instructions – maintenant on entre, on se met à couple etc….
– Prévoyez glacière remplie de boissons car cela surchauffe….

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Les Bronzés aux Antilles – deuxième croisière aux Grenadines

Pas le temps de se reposer…. Nos amis flamands, avec qui nous avons passé un super moment à bord de notre Catamaran Noix de Coco, débarquent à peine leurs affaires que Mno et moi filons faire les courses (dans trois supermarchés différents) pour le groupe suivant: 8 quinqa et sexagénaires bien décidés à passer deux semaines inoubliables aux Antilles. La chaleur pesante du Marin rend les courses encore plus épuisantes, mais c’est plutôt rigolo de revenir du Leaderprice en annexe remplie à rabord de bouffe au milieu d’une course de Yoles traditionnelles dans la baie du marin !!

Courses au Leaderprice en annexe - Le Marin

Courses au Leaderprice en annexe – Le Marin

Courses de Yoles traditionnelles - Le Marin - Martinique

Courses de Yoles traditionnelles – Le Marin – Martinique

Après un tour du propriétaire et un briefing sécu, nous naviguons en ce premier jour jusqu’à Sainte Anne à seulement 3 MN. Mno et moi avons dû émigrer vers les cabines « skipper » moins confortables à l’avant car on est désormais dix à bord de Noix de Coco, notre catamaran Lipari 41: Claire, Bénédicte, Donatienne, Martine, Sabine, Éric, Philippe et Guibert.

Au mouillage, nous organisons le premier apéro royale deluxe. L’entièreté de l’équipage cède déjà aux sirènes du doux breuvage fait bateau – Pina Colada (1/5 rhum, 1/5 jus d’ananas, 1/10 concentré noix de coco, reste de glaçons et un zeste de noix de muscade)… A quelques encablures de Noix de Coco, nous retrouvons un voilier familier Julia II et son extraordinaire équipage Evelyne et Patrick. Toujours souriants et rieurs, ils se joignent à nous pour cette première soirée antillaise.

Les hommes manoeuvrent Noix de Coco
Vue sur le mouillage de Sainte Anne

Vue sur le mouillage de Sainte Anne

Nous naviguons longtemps le lundi 19 – car le vent est plutôt mou – jusqu’à Marigot Bay à Sainte Lucie. Petite balade à terre dans la marina huppée suivi du repas à bord, et hop nous entamons navigation de nuit jusqu’à Bequia (oui! l’île la plus parfaite des Caraïbes). Claire qui a le mal des transports ne se sent pas au top durant les navigations – mais oh chance pour tous – elle découvrira que le remède est de cuisiner en navigation (!!! Oui oui !!!).

Le matin sur Bequia nous explorons le village de Port Elizabeth, et l’après midi nous faisons le traditionnel tour guidé en touk touk. Alors que Mno et moi faisons ce tour de Bequia pour la troisième fois déjà, nous découvrons de nombreuses nouvelles choses avec notre chauffeur guide respirant la bonté avec son teint hâlé et ses yeux plissé. Rally, à bord de Jumpin Taxi, nous fait explorer un côté moins touristique de l’île, toujours avec un mot d’explication à chaque nouvel arrêt pour son auditoire attentionné. En prime une dégustation de noix de coco et menthe fraîche. L’équipage est ravi.

Après la nuit en mer du lundi au mardi, nous sombrons dans un profond sommeil le mardi soir. Mercredi le vent nous pousse jusqu’à Mayreau. A midi nous faisons une escale à Canouan dans une petite crique déserte. J’y trouve deux langoustes en dessous d’un rocher à 4-5 m de profondeur. Avec une pique tahitienne je parviens à harponner la première langouste et la remonte à la surface. Au moment où je crois que c’est bon, la langouste se cabre et casse une patte… Et retombe au fond de l’eau. Après cet épisode malheureux, nous finissons la traversée jusqu’à Salt Whistle Bay à Mayreau.

Salt Whistle Bay - Mayreau

Salt Whistle Bay – Mayreau

Le cinquième jour commence par un cours de snorkeling collectif à Mayreau. Il est en effet indispensable de maîtriser masque et tuba pour observer la faune et la flore à Tobago Cays. Donatienne couve ses deux élèves avec la plus grande attention. Une petite heure suffit pour rejoindre les îles de Tobago Cays. On se jette immédiatement à l’eau pour voir tortues et raies. Bénédicte en est même émue tellement c’est beau.

Snorkeling aux Antilles

Snorkeling aux Antilles

Tortue Tobago Cays

Tortue Tobago Cays

Noix de Coco reprend la mer vers quatre heures. Le vent soutenu est un vrai plaisir et nous zigzaggons à 8 noeuds entre les récifs vers PSV. Petit Saint Vincent est la petite île caraïbe par excellence. Petit hôtel privé, service de luxe, mais surtout plage de sable blanc, petits sentiers pour se balader. L’heure de l’apéro a bien sonné lorsque nous jetons l’ancre au sud de l’île. En dinghy (synonyme pour l’annexe) nous allons à terre au fameux Beach bar de l’hôtel PSV. Guibert et Dona offrent le champagne et nous enchaînons avec la légendaire Pina Colada. C’est la seule qui est meilleure que celle du capitaine…

Petit Saint Vincent (PSV) plage

Petit Saint Vincent (PSV) plage

Voyage en Annexe

Voyage en Annexe

Les soirées s’animent autour de jeux différents. SET est rapidement banni car Mno est imbattable. ANAGRAMME rencontre un vif succès et déclenche de nombreux fou rire. Ainsi Philippe est le seul à trouver un anagramme pour « luciole ». Lorsque les paupières deviennent bien lourdes, Claire se transforme en prof de Bridge et quelques donnes se jouent.

PSV depuis le bateau....

PSV depuis le bateau….

Le lendemain matin, nous visitons l’île et l’hôtel en petite voiturette… Cela amuse beaucoup nos brûlés (en voie de devenir bronzés). PSV n’a que 22 chambres / maisons privées , mais tout de même 90 employés, 4 générateurs d’électricité et un desalinisateur pour produire de l’eau douce.

PSV encore et toujours

PSV encore et toujours

Tour en voiturette sur PSV

Tour en voiturette sur PSV

Notre catamaran Lipari 41 continue sa route par une courte navigation jusqu’à Union Island. Les femmes gardent leurs mauvaises habitudes …. A 5 dans la cuisine alors qu’on passe au large de l’île de Morpion et que la mer s’agite un peu… Bref elles oublient qu’on est sur un bateau… Arrivés à Union, le repas est évidemment prêts… Guibert monte en haut du mât, à la force des bras d’Eric (qui le hisse en winchant), et prend quelques photos d’en haut ! On finit la journée par une rando sur Fort Hill avec une vue imprenable sur Cariacou.

Union Island pris en photo par Guibert du haut du mat

Union Island pris en photo par Guibert du haut du mat

Sur Fort Hill (Union Island), vue sur Cariacou

Sur Fort Hill (Union Island), vue sur Cariacou

Union Island...

Union Island….

Réveil extrêmement matinal le 24 janvier pour naviguer 40 milles jusqu’à Saint Vincent Walilabou Bay. Nous pêchons un thon mahimahi avec notre matériel de pêche.

Les femmes logeant dans la coque tribord font la grève et décident de ne pas se lever… Au lieu de profiter du soleil levant, des 25 nœuds de vent et des poissons volants, elles se retournent toute la matinée dans leur couchette jusqu’à tomber malade… Le jour d’après elles auront retenu la leçon et seront les premières à l’extérieur !! A Walilabou, lieu de tournage de pirates des Caraïbes, nous faisons une petite visite guidée de la vallée, suivi par une douche collective dans une cascade. Nous finissons par un verre dans le décor qui a servi aux tournages. Le plus importants pour les bronzés est la très lente connexion internet du bar… Incroyable – mais ils sont quasiment tous des geeks accros !!

Walilabou Bay - Saint Vincent - lieu de tournage de Pirates des Caraibes

Walilabou Bay – Saint Vincent – lieu de tournage de Pirates des Caraibes

Après un nouveau réveil très matinal, et quelques heures de nav nous prenons un coffre à Soufrière à Sainte Lucie. Le cadre est très impressionnant, les deux pitons juste à côté et un village très vivant et pas touristique juste à coté.

Pendant que tout le monde prend son repas – thon œufs Mayo avocats – je fais les formalités de douane et d’immigration. Nous visitons l’après-midi le volcan de Soufrière. Cela sent le soufre, autrement dit cela pue l’œuf pourri… Le lendemain quelques courageux grimpent le Gros Piton. L’ascension dure deux heures et la descente est tout aussi pénible. On regrettera un peu d’être traités comme des machines à sous… Payer 30€ pp pour une petite randonnée c’est plutôt exagéré. Alors que c’est déjà la fin de l’aprèm, nous quittons le mouillage de Soufrière et filons dans l’obscurité jusqu’à Rodney Bay. Le vent souffle à plus de vingt nœuds mais les dames du bord oublient d’être malade car on est tous à table.

Noix de Coco évite de justesse un autre catamaran qui fait des cabrioles devant et jette l’ancre dans la nuit noir à Rodney.

Pour notre dernier jour complet, Noix de Coco fait des pointes de vitesse à 10 nœuds dans le chenal séparant Sainte Lucie et Martinique. En deux heures à peine nous arrivons à Sainte Anne. L’heure du shopping a sonné et les commerçantes de Sainte Anne s’en frottent encore les mains tant les valises des dames et des messieurs se sont épaissies ce jour-là.

Petit Piton vu de Soufriere (Sainte Lucie)

Petit Piton vu de Soufriere (Sainte Lucie)

Saint Lucia Local Woman

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Mouillage a Soufriere Sainte Lucie

Mouillage a Soufriere Sainte Lucie

Au sommet du Gros Piton

Au sommet du Gros Piton

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The Grenadines – living the great life

With a strong wind – 25 knots of north east – we sailed from Bequia to Canouan and then Mayreau. While arriving at Canouan, a barracuda fish decided he would be our lunch and put our fishing hook in his mouth.

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After that delicious lunch and a walk on the island, we continued to Mayreau were we met Tikehau and its crew. Benoît the owner, Gabi and Théo (with whom we crossed the Atlantic),  were with 3 ladies on board, Judith, Madeleine and Catherine. It was nice seeing them over there 3 weeks after we left the boat in le Marin.

We spent the next day in Tobago Cays – the well-known marine park. We saw manta rays and turtles… And finished it in Petit Saint Vincent with Pina Coladas…

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Our Grenadines trip continued at Clifton on Union Island. While the crew did walk to the top of Fort Hill, Mano and I did the clearance out of SVG (Saint Vincent and the Grenadines ). It’s depressing how much time and money I wasted with those formalities in every country. Union Island differs from other Grenadines islands as it is more developed and hosts a small (30? People) French expats community.

Turtle in Tobago Cays Turtle in Tobago Cays

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On our way back to the north, we successfully stopped in a small bay in Saint Vincent and then in Sainte Lucie – two pitons and finally at Rodney bay (still Ste Lucie). I will always remember Petit Byahaut Bay in SV. This deserted bay was the more than perfect spot for snorkeling, fishing and (trying to) catch coconuts from the trees. We also had a small birthday party for Pieter ! Last but not least, Pauline ( vriendje ) decided to go bare feet on a sea urchin…. As a result, lots of tears and certainly 40 pins in her foot ! (Aie aie aie).
The two pitons mooring was also very impressive, and our two professional snorkelers (aka Pieter & Roeland) enjoyed that spot as well… I was told there are some lobsters as well…

On our last day, Saturday Jan 17 , we sailed from Rodney Bay to Les Salines in Martinique, where we swum the whole afternoon and closed the trip in Sainte Anne.

Sainte Lucie les Deux Pitons Mooring Sainte Lucie les Deux Pitons Mooring Petit Byahaut - Saint Vincent (3NM south of Walilabou Bay) Petit Byahaut – Saint Vincent (3NM south of Walilabou Bay)

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Bequia – the most perfect Caribbean Island

We arrived yesterday morning in Bequia – according to the Lonely Planet « The most perfect Caribbean Island « . I’m glad to believe it. The 2500 inhabitants managed to keep an equilibrium between authentic life and tourism.

The night sailing between Saint Lucia – La Raye Bay – was heavy – with 25 knots wind for the first night at sea for most of the crew.

On Bequia, the first Grenadines island when sailing from north to south, we did first some snorkeling followed by a jeep tour on the island. We finished the day by a drink at the Gingerbread café and dinner on board prepared by Roeland and Pieter. Jetlag combined with little sleep past 3 nights made us all go to bed at 8.30 pm.

Today we are heading to Mayreau and will likely meet with the crew of Tikehau.

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Port Elizabeth in Bequia

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Part of the team

Voyage Transat – Caraïbes – Amérique Centrale

Bonjour,

Vous êtes nombreux à nous suivre sur ce blog – plus de 100 visiteurs par jour! Notre périple de 6 mois s’organise comme ceci

– Transatlantique à bord de Tikehau du 19 octobre au 19 décembre. Sur le voilier Tikehau long de 11m, avec Théo, Gabi et Jean-Michel nous avons traversé l’océan Atlantique. Après un départ de Bretagne (Le Crouesty), nous nous sommes arrêtés à La Corogne, Lisbonne, Madère, Tenerife, La Gomera, Cap Vert et la Barbade pour arriver en Martinique.

– Dominique et Guadeloupe pendant les fêtes de fin d’année en sac à dos. Rien qu’à nous deux,nous avons apprécié la douche, le grand lit propre et ces deux pays magnifiques.

– Grenadines en Catamaran , que nous avons exploré pendant 3 semaines en janvier au départ du Marin en Martinique. Deux équipes de choc nous ont accompagné …. Plages, tortues, vent, soleil, rires, pêche, pina colada ou encore hiking étaient au programme !!

Panama jusqu’au Mexique de février à avril en sac à dos via le Costa Rica, Guatemala et le Belize. Éventuellement un prolongement jusqu’à Cuba!

Retour en Belgique fin avril!

Merci de nous suivre. N’hésitez pas à laisser des commentaires, cela nous fait toujours grand plaisir.

Mano et Miguel

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Guadeloupe – moins carte postale, plus authentique que la Martinique

Après la Dominique, nous avons passé une semaine en Guadeloupe. Les premiers instants sur l’île ont été plutôt rudes. Il y eut d’abord cette interminable queue pour passer l’immigration au débarquement du ferry (deux heures plutôt nous avions vécu la même queue à la sortie de la Dominique). Une fois franchi l’obstacle administratif, Mr. Georges nous attendait pour nous conduire jusqu’à notre logement – vue sur mer – à Ste Anne.

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Le trajet dans la Fiat cabossée de Mr. Georges était très contrastée. Sa serviabilité et gentillesse étaient précieuses, mais la vue des immeubles HLM dans Point-à-Pitre ainsi que les milliers de panneaux publicitaires (pour frigidaires, McDo, Peugeot, fer à repasser) au bord de la route ne nous donnaient pas franchement l’impression d’être sur une île paradisiaque. De plus, les embouteillages se révélèrent plutôt pénibles – tout ça un 31 décembre.

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Pour fêter le passage à l’an neuf, des centaines de personnes s’installent sur la plage de Sainte Anne avec barbecue, table pliable etc…. Et au moment des douze coups de minuit, tout le monde se jette à l’eau et admire le feu d’artifice du Club Med sur la plage de la Caravelle un peu plus loin.

Notre première journée en Guadeloupe fut calme, plage de la Caravelle puis un petit saut jusqu’à Saint François et retour à la plage de Sainte Anne. Notre excursion du lendemain jusqu’à Marie Galante était prête.

Deuxième jour à Marie Galante, véritable Havre de paix et calme.

Madame Patricia, compagne de Mr. Georges, nous loua la Fiat cabossée pour le troisième jour – Samedi 3 janvier – afin d’explorer Basse – Terre, l’île sous le vent de la Guadeloupe. On nous avait vanté le côté sauvage de Basse-Terre, on fut un peu déçu. Le village de Deshaies bien que mignon ne correspondait pas vraiment à nos attentes, trop touristique et fort petit. Plus loin sur la côte, on s’est arrêté à la plage de Malandure. De là, en kayak de mer on a été jusqu’à l’Islet Pigeon. Cette petite réserve naturelle est magnifique pour le snorkeling et rendue célèbre grâce au Commandant Cousteau qui décréta que c’était le plus bel endroit pour de la plongée.

On n’eut plus le temps d’explorer les cascades de Basse Terre.

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Dimanche, la pointe des châteaux à l’extrémité Est de l’île offrit un spectacle formidable. Ce site sauvage était balayé par les alizés et de nombreux randonneurs venaient admirer la vue.

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On prit le lundi le ferry pour les Saintes. Petit archipel au sud de Basse Terre.

Mardi, pour notre dernier jour en Guadeloupe. Plage et laser au départ du centre régional de voile de Sainte Anne. J’avais oublié combien il était difficile de manœuvrer ces petites embarcations. Et par 3 fois, dans 20 nœuds de vent, je chavirais !!

Que Faire en Guadeloupe ?

Les plages de Guadeloupe sont plus belles et authentiques qu’en Martinique.

La pointe des châteaux est d’une rare beauté.

L’Islet Pigeon en Kayak de mer vaut le détour. Prévoir une demi journée !

Les Saintes et Marie Galante, ainsi que probablement la Désirade, sont encore authentiques et sauvages. On vous recommande d’y passer au moins une journée si pas une nuit.

Les Saintes – reportage photos

Quelques photos de la très chouette journée passée aux Saintes . Une destination rêvée pour les marins. Avec l’affluence de touristes, le vrombissement des scooters peut être assommant. Cependant, le soir venu, le calme revient, le paysage est toujours grandiose, les habitations avec leurs toits rouges uniformes, les chèvres en liberté….

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Marie Galante – une journée en scooter

Marie Galante est une île de l’archipel Guadeloupéen, située dans le canal entre la Guadeloupe et la Dominique. Je ne la connaissais que de nom pour son rhum et de la chanson de Laurent Voulzy. L’île est relativement petite 158 km2 et ne compte même pas 15.000 habitants. Elle n’est pas trop touristique, c’est avant tout l’agriculture qui domine l’activité locale. Les vestiges de la culture intensive de la canne sont bien visibles: Des moulins en pagaille (et en ruine) et des rhumeries agricoles. Chèvres et vaches s’y promènent en liberté, ce qui donne un charme certain !

Nous avons passé une journée sur cette île paisible. La traversée en ferry depuis Saint François est plutôt agitée, les cœurs les plus sensibles n’y résistent pas. Sur place, une longue balade en scooter au milieu des champs et au bord des plages plutôt désertes. Nous avons même fait deux fois le tour du caillou. Seule déception, les accras (mets typiquement antillais) ne goûtent pas plus la morue qu’ailleurs.

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Dominique – île oubliée des Caraïbes

Avec ses 70.000 habitants, la Dominique est un des nombreux micro-état des Caraïbes. L’activité sur l’île est rythmée par l’arrivée de paquebots de croisière qui y font escale. C’est à ce moment là que les bars et les échoppes ouvrent. Comme à la Barbade ou la Martinique , la culture est très « peace&love », et vous connaîtrez la moitié des chansons qui passent à la radio car elles n’ont pas trop évoluée depuis 30 ans, c’est toujours Bob Marley qui est en tête des Hits Parades.

La capitale Roseau se transforme les vendredis soirs (ou le soir de Noël) en gigantesque rave party. C’est à celui qui mettra la sono le plus fort.

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Paquebot mythique Queen Mary II quittant Roseau - Dominique

Île peu touristique, il n’a pas toujours été facile de trouver un resto convenable même dans la capitale. Nous avons aimé le local « Living » situé sur la George V street ainsi que le plus chic mais délicieux « Fusion Village » au croisement de Old Street et Kennedy Street (essayez le Chicken Kiev et les Cabbage Rolls – sans manquer la betterave rouge au fromage de chèvre!!). Dernière recommendation culinaire, le « Old Stone » à quelques encablures du réputé « Fort Young Hotel ».

La semaine en Dominique a été dictée par les rencontres faites au bord de la route. Pour notre deuxième jour, Mano et moi espérions faire la balade autour du Freshwater Lake. Nous avons finalement fait les 7 heures de marche sous la pluie tropical pour arriver au Boiling Lake (lac d’altitude d’eau bouillante) en compagnie de Français qui nous avait pris en auto-stop.

Deux jours plus tard, c’est avec Lasse et Maria, couple Germano-Suisse que nous visitions le Indian Lake près de Porthmouth. Ils nous avaient également ramassé au bord de la route. On continua ensuite notre chemin ensemble jusqu’à Douglas Bay pour du snorkeling.

Enfin, avec Suzanna et Markus, Allemands de Francfort, nous avons loué une voiture pendant une journée pour explorer le centre de l’île.

Au cas où le stop ne marche pas, il y a toujours de très nombreux bus collectifs qui sillonnent l’île dans tous les sens… La Dominique n’est pas vraiment reliée par des routes aériennes régulières, nous avons adoré son authenticité ainsi que l’éloignement du reste du monde.

Que faire en Dominique?

Les fanatiques de randonnée feront le Waitukubuli National Trail qui permet de remonter l’île du Sud au Nord en deux semaines à travers jungle et montagne. Pour les marcheurs plus modeste, et en ordre décroissant de difficulté, il y a:
Boiling Lake , 7 heures de marche à travers jungle, boue et rivières – inutile d’espérer de rester au sec – vers un lac en ébullition (100 degrés).
Cappuchin à Pennville , 4 heures à l’extrémité nord de l’île, on appréciera la vue plus dégagée sur la Guadeloupe ainsi que les cultures de Bananiers.
Freshwater Lake, 1 heure autour d’un lac en altitude avec vue sur l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes. Possibilité d’enchaîner avec Boeri Lake juste à côté.

La Dominique est le pays des cascades et des piscines naturelles chaudes. Évitez Jaco Falls, Emerald Pool, ou encore soufrière. Les Trafalgar Falls valent un détour, mais ces chutes et bains chauds seront envahis par les toutous des paquebots.

Enfin, ne manquez pas la plage de Batibout, où de nombreuses scènes de la trilogie pirates des Caraïbes ont été tournées.

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Martinique – escale française des Caraïbes

La Martinique est avec la Guadeloupe l’île principale des petites Antilles. Par sa superficie, sa population (500.000) et son développement économique largemement supérieur à la moyenne de la zone, l’île française influence grandement la région.

Presqu'ile de la Caravelle

Presqu’ile de la Caravelle

C’est une escale incontournable pour les plaisanciers. Le port du Marin dans le sud de l’île est ce qu’il y a de mieux en matière de nautisme. On appréciera aussi d’être en France ici au milieu des Caraïbes. Mais c’est aussi ce côté français qu’on aime moins…

Plage des Salines

Plage des Salines

Étang des Salines

Étang des Salines

Nous avons passé 4 jours à la pointe du bout dans la commune des Trois-Ilets. Pour Mno et moi c’était l’occasion de se réadapter à la vie à terre – une vraie douche, lessive de nos vêtements, un grand lit stable, Skyper avec la famille … Pour mon troisième séjour dans l’île, nous avons exploré l’île en utilisant l’autostop comme unique moyen de transport. Le premier jour c’était la plage des Salines, deuxième jour un transfert du Marin au Trois-Ilets avec nos grands sacs, troisième la côte est avec la presqu’île de la Caravelle suivi de concerts à Ti Sables (17 voitures différentes en une journée), une journée plage et enfin une journée Diamant et Grand Anse.

On aime

De la baguette, des routes en bon état, l’ambiance créole avec musique et chanté nowel, la nature, les compétences des différents intervenants nautiques au Marin, des formalités administratives expéditives pour entrer dans le pays (rien avoir avec la Barbade), les plages, les randonnées, Fort-de-France, la météo, les vols pas chers depuis Paris,…

Ainsi que l’accueil extrêmement aimable des locaux, l’autostop par exemple fonctionne super bien. Nous avons rarement attendu plus de 2 minutes avant qu’une voiture ne s’arrête pour nous emmener.

On n’aime pas

Que 90% des restaurants soient attrape-toutous avec le même menu médiocre trop cher, le manque de charme de beaucoup de constructions années ’70, la connexion internet indigne d’un pays développé (beaucoup plus lente qu’au Cap Vert ou en Dominique), qu’il soit impossible de réserver un ferry par internet mais qu’il faille appeler numéro spécial à 3€ la minute, les panneaux publicitaires xxl plantés au milieu de la nature magnifique…


Que faire en Martinique pendant une semaine ?

Voici une petite liste non-exhaustive de choses à faire en Martinique. La taille de l’île et sa variété permettent de s’occuper au moins une bonne semaine.

Visite rhumerie – Le rhum est aux Antilles ce que la bière est à la Belgique. La plupart des rhumeries agricoles de l’île ont cependant fermées. Nous vous conseillons la visite de Rhum JM – où l’on a particulièrement aimé le tour en 4×4 au milieu des plantations de canne à sucre et de bananier – ou La visite de l’habitation Clément – pour son musée et sa didactique particulière.

– L’ancienne capitale Saint Pierre située sur les flancs du Mont Pelé vaut également le détour. La ville a été entièrement détruite lors d’une éruption du volcan en 1902. Un rien plus au Nord, au Prêcheur et à l’anse Couleuvre, il y a de magnifiques plages de sable noir.

– Partez tôt le matin pour visiter et marcher sur la presqu’île de la Caravelle. Ce site vous séduira par son aspect plus sauvage.

– Les amateurs de randonnée aimeront les 20 km de marche à la pointe nord de Martinique entre Grand Rivière et l’anse Couleuvre, le retour au point de départ se fait en bateau. Autre randonnée célèbre en Martinique est la Montagne Pelée en prenant le chemin via Grande Savane.

– La plage et l’étang des Salines à l’extrémité sud de l’île est extraordinaire. Ne ratez pas non plus la balade autour de l’étang juste derrière la plage.

– Pour le snorkeling et ses pêcheurs, l’anse chaudière (Anses d’Arlets) vaut le détour. D’autres sites intéressants pour le masque et tuba sont l’anse noire, l’anse Dufour…

– Visitez la capitale Fort-de-France le matin, avec l’animation du marché. Durant l’après-midi c’est plutôt très calme.

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19 déc – Arrivée en Martinique

Deux mois jour pour jour après notre départ du Crouesty le 19 octobre 2014, nous arrivons au Marin à la date prévue !

Les 115 MN qui sépare Carlisle Bay (Barbade) du Marin ont été avalés en 22h à peine – et cela faisait longtemps – au près (càd en remontant le vent). Arrivés à l’aurore, nous avons pris la première place disponible dans la marina bondée et sommes allés prendre le petit déjeuner au Mango Bay. Ce café bar resto (quoique trop cher et pas délicieux) est un célèbre repère des marins au long cours ainsi que des professionnels de la voile travaillant par ici.

Après le nettoyage à l’eau douce du voilier, nous faisons du stop jusqu’à la fameuse plage des Salines au sud de l’île. L’eau est turquoise et on étend nos serviettes à l’ombre de cocotiers.

Nous retournons au Mango Bay le soir pour la fameuse happy hour du vendredi !! J’y retrouve un ancien stagiaire des Glénans – Fred. On s’est connu lors d’un mémorable trajet Glasgow Paimpol. Avec sa compagne Maïté – ils vivent sur leur voilier « la belle Hélène  » et viennent d’arriver aux Antilles également.

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Barbade – ancienne île britannique – qu’y faire en 3 jours?

Quelques photos de notre escale à la Barbade !!! Cette île densément peuplée (300.000 habitants et 2 fois la densité de la Belgique) a longtemps été la première productrice de sucre pour l’empire britannique. Aujourd’hui elle s’est partiellement reconvertie vers un tourisme abondant mais pas abusif. La plupart des hôtels sont en style anglais cottage et donc jolis.

Si le Cap Vert est devenu connu grâce à Cesaria Evora, la Barbade est devenue plus célèbre avec la très populaire chanteuse pop rock dance Rihanna (ses tubes Unfaithful, SOS, S&M).

Le seul autre fait marquant de l’île est le séjour du – alors futur premier président des États-Unis d’Amérique – George Washington et son frère Lawrence au 18ème siècle.

Que faire à la Barbade?

La capitale Bridgetown mérite le détour, ne cherchez pas trop de resto ou terrasse sympathique ailleurs qu’au Fishermen Wharf. Le lieu à touristes par excellence. En fin d’après-midi on y voit les bateaux revenir de la pêche aux gros et d’autres touristes poser pour les photos souvenirs avec espadons, dorades ou tazars.

Remontez la côte ouest en faisant escale à Speighstown en vous arrêtant en chemin sur les plages des hôtels. Tout au nord il y a des ranchs avec des chevaux.

Le sud est la partie la plus animée, avec nombreux hôtels et lieux de fêtes, mais aussi de magnifiques plages de sable blanc. Nous avons apprécié Miami Beach pour son côté authentique (locaux et visiteurs se mêlent en buvant les mêmes rhum-punchs) ainsi que le sable blanc de Accra Beach.

Enfin, ne ratez pas les pierres taillées à Bathsheba sur la côte Est. C’est là que les vagues de l’Atlantique touchent en premier la terre. Les amateurs de surf y trouveront de chouettes vagues.

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La Barbade n’aime pas les plaisanciers – histoire de clearance et immigration

Une des tâches les plus ingrates d’un skipper aux Caraïbes est ce qu’on appelle la « clearance » et l’immigration. Ces formalités administratives actent l’entrée et la sortie du voilier (clearance) dans les eaux territoriales ainsi que l’arrivée et le départ des personnes (immigration) dans un pays. Au Cap Vert j’avais fait part de ma frustration car le bureau des douanes (customs) n’avait pas vraiment d’heure d’ouverture, à la Barbade, cela s’est avéré bien pire. 

Nous entamons notre deuxième jour sur cette ancienne colonie britannique par ces formalités. Arrivés au port de commerce, qui se trouve à 30 min (à pied) du Fisherman Wharf où nous avons débarqué en annexe, nous remplissons un premier registre pour accéder à la zone franche. Des milliers de toutous s’y promènent, fraîchement descendus de leur paquebot de croisière. Au milieu des boutiques duty free, nous trouvons un premier responsable du port. Je remplis ma deuxième et troisième liste d’équipage. Je signe également plusieurs documents pour attester que personne n’est malade à bord, ni d’animaux  et ….

L’homme avec un petit embonpoint nous reproche de ne pas avoir fait la clearance hier… Difficulté supplémentaire – je veux faire la clearance IN et OUT en même temps…. Il me reproche aussi de ne pas avoir débarqué dans le port de commerce en voilier. Que c’était illégal de jeter l’ancre à Carlisle Bay… Bon… Le guide nautique dont nous disposons n’expliquait pas les choses comme ça mais il ne veut rien savoir. Après 20 minutes de débat stérile, il nous indique la marche à suivre.
1. Aller dans bureau à 200 m pour payer clearance (100 barbadian $ = 40€)
2. Aller aux douanes (customs) pour clearance IN et OUT  (autre bureau bien-sûr )
3. Aller à l’immigration pour tamponner nos passeports 

Dans ce second bureau, la personne est plutôt aimable et me demande de remplir pour la quatrième fois une liste d’équipage…. Il m’explique qu’il doit aller réceptionner un cargo et sera bientôt de retour. Pendant les 30 minutes d’attente, un de ses sous fifres qui ne sert à rien, me demande de lui acheter 6 bouteilles de rhum et whisky au duty free… Chose dont on s’occupe , et au retour du bonhomme, je paie les 100 bd$ et reçoit 2 coupons en preuve.

Étape suivante, une madame fonctionnaire dans l’âme qui me fait remplir pour la 5 et 6ème fois une liste d’équipage … Très perturbée qu’on fasse le IN et OUT en même temps. Et oui ma petite dame, vais pas reperdre trois nouvelles heures pour faire la sortie demain. 40 minutes de plus, des papiers en plus, reste la dernière étape !!

Dans ce quatrième bureau pour l’immigration – les deux hommes m’agressent spontanément…. Me reprochant tantôt d’être un trafiquant de drogue, puis d’armes…. Qu’ils peuvent me poursuivre en justice car je suis un clandestin. Ils refusent de tamponner nos passeports. On peut retourner au voilier (1h de trajet aller) pour faire remplir de nouveaux papiers par chaque membre d’équipage…. Je les aurais bien envoyés bouler. Au diable petits fonctionnaires mesquins… Le hic est que Jean Michel a absolument besoin de ce cachet dans son passeport car il repart en avion de la Barbade. Sans tampon, il se retrouve à coup sûr coincé l’aéroport. 

Il est midi passé, Nous repartons avec Mano et JM vers la ville…. En bon clandestins…. On marche sous le soleil brûlant des tropiques, JM avec son grand sac. On s’arrête au premier resto qu’on voit, quelque peu affamés, énervés et révoltés. Un bon burger dans l’estomac, nous remplissons les documents pour Theo et Gabi, et retournons à l’immigration. Au passage, on a rempli la 7, 8 et 9ème liste d’équipage. Par précaution j’emporte le nom du consul de Belgique à la Barbade (Mrs Jennifer Field) au cas où ces zouaves mettraient leurs menaces à exécution.

Il est 13h30 et nous retournons à l’immigration. Mno et JM sont avec moi dans le petit bureau. Tony White, le fonctionnaire semble être calmé – ravi d’avoir gâché notre journée. 45 minutes plus tard, nous sortons ENFIN de cette douane, avec l’immigration IN mais pas OUT…. Il faudra malheureusement refaire cette dernière étape demain.

JM file à l’aéroport, Mno et moi sommes au bord de la crise de nerfs. Les rabatteurs qui nous confondent avec des toutous des paquebots Carnival et TUI ne font que rajouter une couche…. On quitte la zone franche et arrêtons la première voiture qui passe. Le conducteur, un employé de KFC nous emmène jusqu’à Paynes Beach sur la côte ouest.

Le lendemain on repasse par l’immigration vers 13h30 — une heure d’attente…. Dixième liste d’équipage et même pas de cachet sortie dans les passeports… Cela ne se fait pas à la Barbade … Pffff

Conclusion – plus facile d’arriver avec 3000 personnes sur un paquebot qu’à 5 sur un voilier !!!

conseils immigration pour plaisanciers 
1. Faire l’immigration « immédiatement » en arrivant – où prétendre qu’on vient d’arriver 
2. Venir avec son voilier dans le port de commerce, appeler le port control 
3. S’armer de patience, nous avons patienté 5h30— ce n’est pas exceptionnel – des norvégiens avant nous en ont mis 4h30…
4. Faire IN et OUT si possible en même temps- histoire de gagner du temps
5. Venir avec tout l’équipage a la douane…

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15 déc – fin du voyage transatlantique – Barbade nous y sommes

Après 17 jours de mer (16 jours et 23h), 2000 MN sous la quille entre le Cap Vert et la Barbade… Nous retouchons la terre. Les dernières 24 heures ont été en partie motorisées, l’alizé étant un peu à bout de souffle.

Nos deux derniers repas ont été des pâtes et ce midi on s’est même offert le luxe de prendre une bière. On va profiter 2-3 jours de cette île avant de rallier la Martinique pour vendredi matin.

Tikehau a jeté l’ancre dans la baie juste devant la capitale Bridgetown. Malheureusement, aucune marina ou port n’accepte les plaisanciers de passage ici. La première chose que nous avons fait, était de se baigner dans cette eau turquoise à 29 degrés. Sous la coque, on a découvert un petit filet dans l’hélice, ainsi que quelques algues sur l’arrière de carène.

Bon courage dans le froid et les grèves à Bruxelles !

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14 dec – 100 MN jusqu’a la Barbade

Demain nous serons apres 17 jours de navigation ENFIN au mouillage de Carlisle Bay, devant Bridgetown, capitale de la Barbade. L’equipage doit avoir conscience des conditions incroyablement favorables que nous avons eues. Pas de vraie casse materielle, pas de tempete, pas de petole (dans le Gascogne c’estait bienvenu)….

Ce matin, un espadon de 3m de long est venu salue la fin du quart de Mano.
Les boutes s’usent. On a entaille la drisse de spi et casse le bout du point d’amures du spi ce matin lors de plusieurs envois successifs.
Theo nous a trouve une excellente conserve de saumon au fond de la cale, ce qui nous a fait un tres bon repas de midi.

Hate d’etre a terre, avec wifi, une bonne biere fraiche, et un steak…

Position a 14h TU-3 le 14 decembre
13N33,4′
57N52,8′
Cap 245
Vitesse 5,0 kts sous spi babord amures
Distance Barbade 106 MN, soit 94 MN les derniers 24 heures.
Temperature de l’eau 28,5 degres Celsius