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5 conseils pour éviter la mutinerie à bord d’un voilier

Je viens de retrouver un texte écrit il y a plusieurs années et jamais publié…

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Quelques semaines ont passé depuis cette dernière traversée où l’ambiance n’était pas au beau fixe dans l’équipage. Partant de cette expérience ainsi que d’autres stages aux Glénans un peu foireux,  voici ce que j’en retiens

« Une tribu d’Indiens ne peut avoir qu’un chef »

Pendant cette dernière traversée, les frictions sont apparues à cause du syndrome que j’appelle « les chefs de Tribu ». En effet, l’équipage du voilier était composé de trois propriétaires de bateaux et deux chefs de bord confirmés (qui en réalité avaient probablement plus d’expérience que les propriétaires).

A bord, le manque d’organisation, de consignes, de définitions claires des rôles, de concertation avant les décisions, de changement incessant de ces décisions… ont mené à une vraie cacophonie. Les égos se sont entrechoqués, tout le monde pensant savoir mieux que l’autre … Un bateau ne peut pas avancer correctement s’il y a plusieurs chefs…

chef indien

Une tribu d’Indiens ne peut avoir qu’un chef

Comme jeune skipper, c’était avant tout le manque de participation des équipiers aux décisions qui m’avait été reproché (je crois), un peu dépassé par les éléments, je ne laissais pas l’équipage « décider » alors que le niveau général était très bon.

Pendant la croisière en Écosse j’avais laissé plus de liberté à l’équipage. Durant la première semaine du cabotage dans les lochs, les équipiers avaient décidé de passer par le canal de Crinan, c’était une expérience géniale bien qu’à la base j’étais personnellement « contre »! Plus tard lorsque des problèmes sont apparus, comme les déchirures à répétition de la Grand Voile, ils ont géré la réparation de manière autonome, trouver une voilerie ouverte, l’appeler, gérer le transport de la voile, etc. Cette approche plus relax, a permis de laisser des soucis sur le dos de l’équipage (la réparation de la voile, le choix de l’itinéraire…) et en même temps d’avoir moins de mal à imposer des décisions « dictatoriales », ou prises sans concertations. J’avais par exemple une nuit de quart décidé de ne pas réveiller un équipier au changement de quart, la personne en question était malade en permanence, ne tenait clairement pas le coup physiquement… On ne s’est aussi pas arrêter aux Scilly. Ces décisions n’ont eu aucun mal à passer.

Trucs et astuces pour gérer son équipage

Alors qu’un bon chef de bord n’aura en général pas de mal à gérer des débutants, le skipper étant « le sauveur » dans bien des situations. Voici quelques recettes éprouvées qui ont fonctionné avec des équipages « compétents ».

  1. Valoriser l’expérience des équipiers
    Un équipier confirmé n’aime pas être pris pour un imbécile, il a aussi son avis sur tout ou presque. Il faut impérativement le laisser participer aux décisions. Ainsi, pour l’élaboration du programme de la semaine, j’explique les contraintes (de retour à 9h le samedi matin, dépression sur la fin de la semaine donc vent du NW, tirant d’eau 2m50, marées importantes… – le mieux est qu’il ait déjà une idée des contraintes), mes envies (j’ai été 5 fois à Saint-Malo cette année, jamais à Jersey…) et mes recommandations (fest noz à Tréguier mercredi). L’itinéraire qu’ils choisiront correspondra souvent à l’itinéraire que je m’étais fixé. De plus, quand fatigué, à la bourre, je n’aurai eu le temps de me faire un programme, les équipiers le fixeront pour moi, ils porteront aussi une partie de la réussite de la navigation ! Comme expliqué plus haut, le fait que 90% des décisions étant prises par l’équipage, les 10% qui restent pourront être imposées facilement.*
  1. Montrer sa maîtrise
    Étant skipper assez jeune, j’ai souvent cru que j’aurais un problème pour m’imposer comme chef de bord, difficile à 20 ans d’être le chef d’un chef d’entreprise propriétaire de bateau depuis 15 ans…La légitimité se joue au niveau des qualifications (diplômes), expérience, compétences techniques et savoir humain. La meilleure façon d’être reconnu et écouté est de partager des petites astuces et de montrer ses qualités humaines. Le fait de récupérer un HLM** tout seul sous spi en 3 min, aura un effet « waw » mais n’imposera jamais le respect des équipiers. Expliquer en détail comment gérer « la cape »***, reconnaître les feux de nuit, arriver en solitaire à quai… aura un bien meilleur effet. Préparer un gratin dauphinois le troisième jour de mer par force 7****, nettoyer le vomi, mener un concours de blague, ou jouer de la guitare… sont de bonnes idées.
  1. Pour éviter les problèmes de discipline, laisser fixer les règles par les équipiers.

–       Quand est-ce qu’on s’attache ?
–       Quand il y a trop de vent…
–       Ca veut dire quoi trop de vent ?
–       Force 4 !
–       Force 4, de nuit à 2 sur le pont au milieu de la mer d’Irlande ?
–       …

Conclusion on s’attache de nuit, ou quand le vent dépasse 20 kts, ou quand on manœuvre sur le pont avec plus d’un mètre de houle. BIEN. C’est désormais leur règle, consignée dans le livre de bord, à eux de la respecter !

  1. Alterner la fusion et la fission
    La difficulté en voilier est la fusion totale entre équipiers: on mange, on dort, on chie, on vomit, on boit, on se lave, on pleure ensemble. L’intimité grandit très vite et cela se passe généralement bien, on est les meilleurs amis alors qu’on se connait depuis 10 heures ! Lorsque vous arrivez au port, profitez-en pour opérer la fission, chacun dans son coin, je cuisine pendant que vous prenez votre douche, je me promène pendant que vous faites les courses ! Une bonne séparation de quelques heures fera le plus grand bien.
  1. Organiser des conseils de crise quand tout va bien
    En effet, lorsque la situation s’envenime, le skipper est souvent mêlé, difficile de prendre le recul nécessaire pour parler calmement de la situation. Le fait de s’entretenir sur l’ambiance permettra de déceler les frictions entre équipiers, et les points sensibles.

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* Naviguer n’est pas de tout repos, en effet, le chef de bord ou skipper devra prendre sans arrêt des décisions. Où va-t-on ? Avec quelles voiles ? Qui est de quart ? Quand s’arrête-on ? Que mange-t-on ? Qui fait la manœuvre de port/porc ?

** HLM : Jargon Marin français pour Homme à la Mer (et non pas Habitation à Loyer Modeste).

*** La cape : allure ou le bateau est à l’arrêt, travers au vent, et facilite la récupération de l’HLM.

**** Comme on disait pour les femmes qui « retiennent » leurs hommes par l’estomac, rien de mieux qu’un bon repas pour remettre l’équipage en selle.

Nouvelle marina à Cadzand

Nous avons découvert la nouvelle marina de Cadzand-bad située en Hollande, juste passée la frontière avec la Belgique. Pour les plaisanciers, cela offre une nouvelle alternative entre Zeebrugge et Breskens ou Vlissingen, à l’embouchure de l’Escaut.

 

 

La marina est accessible à toute heure de la marée (quoique à marée basse avec beaucoup de houle je ferais attention à l’entrée). Les pannes sont bien larges et les catways stables, ce qui rend les manœuvres agréables. On peut regretter le peu d’espace à l’entrée de la marina, c’est trop étroit pour manœuvrer, envoyer la grand voile ou ranger les pare-battes.

Les cartes marines (et google earth) n’étant pas encore à jour, le mieux est d’utiliser la web app de navionics pour repérer l’entrée du port

https://webapp.navionics.com/#boating/search@14&key=%7B_rxHepsS

Les sanitaires sont tout neufs et tout propres, j’apprécie particulièrement les douches spacieuse. le tout est dans un nouveau bâtiment au look très moderne. A l’étage, un resto bar que nous n’avons pas testé mais qui offre une vue imprenable sur les cargos qui remontent ou sortent de l’Escaut.

La marina est plutôt chère – 43 EUR pour 7 personnes (24 EUR + 8 EUR taxe de séjour + 10 EUR pour une carte d’accès aux sanitaires + électricité). On est obligé d’acheter cette carte, même quand on ne passe qu’une nuit dans le port. Vraiment dommage.

Dans les environs (<1 km), une magnifique plage avec la vue sur les cargos et sur Knokke (Belgique), quelques restos, un supermarché….

 

entree marina cadzand

Entrée marina Cadzand (screenshot Navionics)

24 nov – Terre en Vue

Plus qu’une douzaine de milles nautiques jusqu’a Mindelo et sa marina promise. La VHF crache en Cap Verdien, la terre est en vue. Le soleil radieux, l’alizé solide d’une vingtaine de noeuds, on progresse sous un ris et génois roule. On arrive par l’est, en longeant l’ile de Santa Luzia. Durant mon quart de nuit, entre 23h et 3h, le rituel est toujours le même . D’abord un bon café pour me tenir éveillé , ensuite écouteurs sur les oreilles et on passe en revue les chansons stockees sur mon portable. Le plus grand artiste belge du 21ème siècle , Stromae, a fait une chanson « Ave Cesaria » en hommage à la plus célèbre des CapVerdiennes, Cesaria Evora. Et elle n’est pas mal du tout ! L’autre artiste que vous devez découvrir est Ayo, avec ses chansons comme Fire ou Who ! (faites une recherche dans google pour les écouter sur Youtube)

On aura mis exactement 7 jours (7x 24h) pour effectuer les 800MN entre La Gomera et Mindelo. Il faudra augmenter un peu cette moyenne de 4,8 noeuds pour la suite du voyage vers la Martinique. Prochaines nouvelles depuis la terre ferme !

Position le 24 nov a 10h20
16N57,1′
24W49,0′
Vitesse 6 noeuds
Cap 284
Distance de Mindelo 12 MN !!!! Encore 2 bonnes heures quoi !

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23 nov – 7eme jour – Atterrissage africain

L’Atterrissage en voilier consiste à arriver dans un port ou un mouillage pour mettre fin a la navigation. Cette phase est aussi délicate que pour un avion. Les dangers sont des courants inconnus, des marées surprenantes, des cailloux non-hydrographiés, des récifs … Idéalement, l’approche se fait pendant la nuit. De loin, il est en effet plus facile d’identifier des feux (3 éclats toutes les 10 sec ou 2 éclats toutes les 20 sec) que des crêtes ou des villages. Et se finit de jour pour identifier les bouees du chenal jusqu’au port. Pour notre atterrisage africain a Mindelo, il n’y a pas de dangers particuliers. Pas de passe sinueuse entre les récifs, ni de houle mauvaise. Le plus grand danger est une ou deux épaves dans le port qu’on évitera soigneusement. De plus, il y a 4 ans je m’étais rendu dans le même port cet archipel du Cap Vert.

L’escale fera du bien a tout le monde. Avec Madère, c’est un peu l’escale de rêve de ce voyage aller.

Hier samedi, nous avons passé la journée sous spi tribord amures, direction plein ouest. Durant la nuit, Tikehau naviguait sous Génois et Grand Voile vers le Sud Sud Ouest. Theo et Gab ont profite des conditions clementes pour travailler sur leur projet. Hier soir, apres avoir affalé le spi(naker), on a mis Tikehau a la cape pour profiter d’une baignade. L’eau est très bonne à 25 degrés. Risotto courgettes champignons gingembre ail (ail ail ail) tomates sechees jambon de parme parmesan arrose de vin rouge pour le repas (delicieux) du soir. JM s’est même resservi.

Il y a plein de poissons volants autour de nous, mais nos 2 pêcheurs du bord n’attrapent toujours rien avec leur traîne (trop courte). Je garde de très bons souvenirs des dorades d’il y a 4 ans… On n’a pas croisé de bateau depuis 2 jours.

Position le 23 nov a 13h40 TU
17N43,5′
23W14,9′
Cap 280
vitesse 5,5 kts
Il y a 15 noeuds de NNE sur zone, on est a 110 MN de Mindelo, on devrait arriver demain debut d’apres midi.

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Madère – escale séduisante entre l’Europe et les Amériques

Nous avons passé 5 jours à Madère depuis lundi 3 novembre et notre arrivée à Quinta Do Lorde à la pointe Est de l’île principale. Cette île compte 260.000 habitants dont près de la moitié massée dans la capitale pleine de charme – Funchal.

L’île est extrêmement montagneuse et assez peu tournée vers la mer. Pour trouver une plage, il faut aller 60 km à l’est sur une autre île de l’archipel – Porto Santo. La côte nord est très sauvage et peu peuplée, le sud est plus habitée mais toujours aussi escarpé. Quant au centre, c’est de la moyenne montagne, plus de 1800 m pour le sommet. On a de la chance quand on y voit clair car les nuages y restent souvent « collé ».

L’île vit principalement du tourisme (3 millions de visiteurs par an) et produit entre autre du vin de Madère et des bananes. Le secteur de la construction est également fort actif.

En tant que touriste, il faut passer une journée à Funchal, et ensuite explorer la nature et les nombreuses randonnées faciles qu’offre l’île. Notre préférence va à la rando de Baia D Abra sur la pointe est de l’île.

Nous partons ce matin en direction de Tenerife. 270 milles nautiques de navigation, arrivée prévue lundi.

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Nuit agitee et route directe

Bonjour,

Tikehau a quitte Lisbonne hier matin (jeudi) a 10h. Le vent est rentre du SE vers 15-16h, pour monter jusqu’a 20 noeuds etablis au milieu de la nuit. Le tout dans une mer plutot desorganisee a laquelle 2 estomacs n’ont pas resistes. L’Oceanis 37 progressait plutot bien sous GV 1 ris et GN roule. La mer deferlait un peu, et quelques embruns n’ont pas manque de mouiller l’equipage.

Durant la journee de hier, une epidemie de mouche a contamine notre voilier, un massacre en regle a ete organise.

Les nuits sont maintenant differentes, car la lune nous accompagne jusqu’a minuit, du coup on y voit plutot clair. Autre donnee interessante, cela fait 12 jours que nous sommes partis, et nous n’avons toujours pas eu une seule goutte de pluie.

Position a 12h30 TU (temps universel) – 31 octobre 2014
37N23,7′
11W24,8′
Cap 225
Vitesse 4,7 noeuds au moteur.

Le vent va rentrer par le nord d’ici la fin de la journee, on pourra alors progresser sur la route directe a 6-7 noeuds. Il reste 385 MN jusq’a Madere. Arrivee prevue lundi a Madere – Marina Quinta Do Lorde.

A bientot,
Miguel

dégolfage en douceur

L’apres-midi de ce lundi 20 octobre connu 3 événements majeurs. Nous avons d’abord déversé 3 jerrycans de fuel dans le rervoir, ensuite, Gabi remporta la première partie de Tarot de cette transat et enfin, nous avons reçu la visite d’un petit oiseau, de la taille d’un petit moineau mais vert, s’est même réfugié dans la cabine alors que Theo dormait.

Après 30 heures ininterrompues de moteur, nous avons retrouvé l’audition vers 22h lorsque Théo et Marie-Noelle ont déroulé le génois . Le vent est rentré par le SW et a rapidement forci jusque 20 noeuds, heureusement en tournant NW. Lors du changement de quart de 2h du matin, Theo et Gabi ont effectué une prise de ris impeccable de la Grand Voile. La nuit, bien que totalement noire, a bien plus agrble la voile qu’au moteur. Le baromètre retrouve des couleurs après la petite chute hier.

La bonne nouvelle vient aussi des estomacs, tout le monde a pu garder bien enfoui le repas du soir prarpar Jean-Michel.

Au rayon matos, on va retenter d’installer l’hydrogateur – le précédent test n’avait rien donné Pour ce midi (mardi 21 octobre), crumble de courgettes.

Position 13h TU+1
044N39.8′
007W34,8′
Vitesse 6 noeuds
cap 230

On est donc plus ou mons 400 km au nord de La Corogne. On se tâte quant à l’escale Vigo. La radio (vhf) du bord crite désormais en espagnol.

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Golfe de Gascogne – Challenge Météo

Les marins au long cours le savent tous, le plus grand écueil météo pendant une transat aller est le Golfe de Gascogne. En effet, entre la Bretagne et les Antilles, ce sont les premières centaines de milles qui sépare France et la pointe de l’Espagne (Cap Finistère) qui posent problème. A l’automne, le vent vient du Sud-Ouest (dû au passage des dépressions), la direction que l’on doit justement prendre avec notre voilier.

Tirer des bords face à du vent fort – 7-8-9 beaufort et une grosse houle est tout sauf évident.

A bord de Tikehau, nous attendrons la bonne fenêtre météo pour franchir cet écueil du Golfe de Gascogne. L’expérience douloureuse lors de ma transat il y a 4 ans est que partir face à la tempête se paie régulièrement en temps de réparation à la première escale !

Pour suivre la météo, le dernier site que j’ai trouvé est http://fr.magicseaweed.com/Ocean-Atlantique-Surf-Chart/2/?chartType=WMAG .

Bon Vent !

 

Grosse dépression sur l'Europe

Grosse dépression sur l’Europe

5 (+2 bonus) Blogs et Forums de voile à ne pas rater

Oiseau au large de la PologneDe retour à terre, les marins et autres navigateurs se retrouvent sur la toile. Voici les liens vers mes 5 sites préférés pour trouver des informations, poser mes questions.

Hisse et oh !

HEO, Le plus grand forum libre d’accès sur le net, vous y trouverez quelques articles, mais surtout une multitude de discussions généralement animées. Besoin de conseils, ou d’aide pour votre prochaine croisière, c’est assurément le bon endroit pour poser votre question. Le site à malheureusement un design rétrograde et certains participants sont plus aigris que constructifs, ne prenez pas leurs remarques personnellement.

www.hisse-et-oh.com

Sail The World

Communauté mieux organisée que leurs voisins héotiens. STW s’adresse surtout aux voyageurs au long cours. STW sort également du virtuel gràce à différents services qu’ils offrent comme des formations sécurité, assurance etc…

http://stw.fr 

Voiles & Voiliers

Probablement le meilleur magazine de voile francophone, leur site web regorge d’exclusivité, de chouette vidéo, ainsi que de blogs tenus par des professionnels de la voile. Les analyses faites par Loïc Le Bras sur la coupe de l’america (lebras.blogs.voilesetvoiliers.com/) valent la peine, de même que celles du directeur de la Volvo Ocean Race Knut Frostad (knutfrostad.blogs.voilesetvoiliers.com); soit les 2 plus presitigeuses courses à la voile au monde !

www.voilesetvoiliers.com

TribuGlénans

Forums au look rétro, cela reste cependant le lieu incontournable pour les férus des Glénans, la célèbre école de voile française. On y discute de tout et de rien, dans une ambiance nettement moins acide que sur HEO. Le lieux idéal si vous cherchez une petite communauté en ligne (+-500 membres actifs).

tribuglenans.org/forums

Blog Francis Fustier

Dernier lieu « incontournable » du web, le blog de Francis Fustier. L’endroit idéal pour découvrir en détail le fonctionnement des derniers gadgets « voileux », quelle tablette utiliser? Quel logiciel de navigation ? etc…

blog.francis-fustier.fr

Bonus

2 bons blogs avec des histoires marrantes et variées.

Blog de l’Equipe

http://levendeeblog.blogs.lequipe.fr/

Page Voile du Figaro

http://nautisme.lefigaro.fr/

 

Émotions garanties

On a accumulé quelques soucis techniques les dernières heures. On a hier soir en arrivant à Methania d’ abord eu un soucis avec la grand voile. On avait beaucoup de mal à la dérouler car elle bloquait dans le mât. Arnaud est d’abord monté en navigation en haut du mât pour la ranger temporairement.

J’ai ensuite passé une demi-heure en haut de notre espar pour « huiler » la voile avec du produit vaisselle. Tout est rentré dans l’ordre.

On prend notre rythme. Au moins 5 baignades quotidiennes, café frappé dans un village, et le soir une bonne fête. Je pense d’ailleurs que nos voisins s’en souviennent !

Aujourd’hui, le meltem souffle à plus de 25 nœuds. On a fait le plein d’eau et malheureusement constaté que la vache fuyait. Résultat le plein s’est retrouvé au fond de notre voilier Galaxy III !

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Les grecs n’ont qu’à bien se tenir!

Le meltem souffle modérément, la température de l’air est de 28 degrés, l’eau est à 24…

Les grecs n’ont qu’à bien se tenir, 16 belges enragés débarquent pendant 2 semaines…
Suivez nos aventures au quotidien sur migthesailor.com !

Greek Waters Pilot - Rod Heikell

Greek Waters Pilot – Rod Heikell – Le guide nautique pour la Grèce.

Découvrir la voile à Oostende 6-7 Octobre

Hello tout le monde,

Pour ceux que cela intéresse, petit week-end de voile au départ de Oostende le 6-7 octobre, rendez-vous le vendredi soir sur place. Le port d’Oostende est très facilement accessible en train. Retour dimanche fin d’après-midi, on loge à bord du bateau.

Exemples de week-end au départ d’Oostende

Plus d’infos et inscriptions

COMPLET 

Mail:   MigTheSailor@gmail.com

Jour 21 – Valdolanded – Vaxholm

Journée fort semblable à la veille. Le soleil refuse de nous quitter et nous terminons cette croisière de rêve dans une grande crique à 10 MN de Stockholm. On est tous unanimes, s’il existe un paradis de la voile, c’est en Suède qu’il se trouve.

Nous avons pu admirer la citadelle de Vaxholm. Le traffic nautique y était impressionnant. Vedettes, ferrys, voiliers et autres embarcations se croisent dans tous les sens et cela cause pas mal de remous.

Amarré à un sauna nous en profitons pleinement. D’abord un apéritif sur ce petit ponton. Le poêle à bois allumé à la tombée du jour fait monter la température rapidement à 60 °C dans cette petite cabane. L’équipage au complet termine la soirée dans l’eau suédoise à 14 °C. Le pire: on trouvait l’eau chaude !

Mambo Tango et notre sauna pour ce soir !

Mambo Tango et notre sauna pour ce soir !

Navigation dans l'archipel de Stockholm

Navigation dans l’archipel de Stockholm

Citadelle de Vaxholm

Citadelle de Vaxholm

Pierre coupe les oignons

Pierre coupe les oignons

La vaisselle

La vaisselle

 

 

 

 

Jour 18 – Visby/Gotland (Suède)

Fortification de Visby

Fortification de Visby

Après une ballade dans la vieille ville de Visby (membre de la ligue hanséatique comme Gdansk, Heiligenhafen et Stralsund), nous partons à la découverte du sud de l’île (200 km de long tout de même) au volant du Seat Toledo de location. Les filles s’endorment après 5 minutes d’autoroute. Les paysages défilent au son de Bon Jovi, U2 et Evanescence, chanteurs préférés des Suédois apparamment.

Visby Cathédrale

Visby Cathédrale

Nous traversons de vastes champs de blé des forêts; visitons des petites chapelles perdues et des minuscules ports isolés. Le climax de la journée est cependant un parcours tout terrain sur les falaises au sud de Visby.

L'équipe et notre Seat Toledo

L’équipe et notre Seat Toledo

L'équipage en haut des falaises au sud de Visby

L’équipage en haut des falaises au sud de Visby

Jour 16 – Gdansk – Hel (Pologne)

Partis pour la Suède, on se ravise à cause des conditions météorologiques et des petites fuites des capots (=ouvertures). On retrouve le port de Hel à la pointe du golf de Gdansk. Le temps est maussade et l’humeur s’en ressent. Fanny par contre a déjà prouvé qu’elle était à l’aise à bord pour sa première sortie. Elle parvient déjà à barrer au près sans problème.

Fanny à la barre de Mambo Tango dans le golfe de Gdansk.

Jour 14 – Sopot (Pologne)

Excursion à Sopot avec Evarest, les filles préférant rester à Gdansk avant de prendre leur vol plus tard dans la journée. Quinze minutes de train et nous y sommes.  C’est clairement la plus huppée des stations balnéaires qu’on a visitées, la ville charmante et l’ambiance jet set, moins d’enfants qui pleurent à patauger sur la plage. L’eau par contre est vraiment sale !

Jour 11 – Leba beach (Pologne)

Journée relax avec ce matin une longue ballade sur la plage de Leba et cette après-midi un tour en ville.

Leba beach

Leba city

J+29: baleine en vue

Nu sur la plage avant (du bateau), cap à l’ouest avec notre spi blanc, face au soleil, je prends ma douche à coup de grand sceau d’eau de mer. Le vent me sêche rapidement. Je me sens propre !

Ce midi, pendant que j’explique à l’équipage comment utiliser les tables de Friocourt, une baleine passe à l’arrière de Zébulon, on a vu une dizaine de jet. Parait que ca pue assez fort si cela nous retombe dessus.

On n’avance plus, le vent mollit sans arret et cela va encore durer 2 jours, je me demande comment on va être à l’heure aux Antilles…

Aymeric a eu ses premiers cours de cuisine aujourd’hui; on a fort bien mangé par ailleurs. J’ai un peu gueulé ce matin pour que les repas soient pris à l’heure, càd 13H30 et 20H, temps universel bien sûr.

On est de nouveau sous spi cette nuit, c’est le pied, manque juste 5 noeuds de vent supplémentaires.

J’espère mettre des photos en ligne du cap vert.

à bientôt

Chanson du moment, Tracy Chapman – Revolution

cap vert

J+28: Cocôtier du spi de nuit…

-Miguel, faut que tu viennes, le spi s’est enroulé autour de l’étai. Il est 4H du mat, on tient le spi depuis le début de la nuit. -Ok, réveille David aussi.
Pendant plus d’une heure on se débat pour démêler le spi. Maël monte 2 fois dans le mat pour finalement décrocher la drisse qui était enroulé autour de l’étai. Deux minutes avant, après avoir désenroulé le merdier, David et Maël en coeur me disent
-bah il est démêlé on le garde
– euh non on affale
Heureusement que j’ai insisté, sinon on avait toujours la drisse coincé sans le savoir. Bon Sylvain à l’origine de l’aventure nous doit une bière au cap vert. Le pauvre Jean-Marie qui allait pisser au mauvais moment s’est retrouvé à ranger le spi trempé au milieu de sa nuit en calecon.

On devrait être demain matin à Mindelo, Cap Vert. Comme aime à le préciser notre doyen du bord (Jean-Marie , j’ai presque envie de rajouter Messier), en Afrique on ne dit pas courtisane mais ménagère !

J+27: Problèmes d’avitaillement: clémentines et bananes

Nuit sous spi, c’est grisant, on file à 7 kts dans la bonne direction sous spi. J’ai bu mon premier café depuis les Canaries, je ne ferai pas de sieste dans mon quart cette nuit. Maurice a remplacé Aymeric hors quart cette nuit, on reforme notre vieux binôme dans des conditions nettement plus favorables. C’est le pied, short t shirt pieds nus… pas d’étoile mais une lune voilée par quelques stratus.

Cette après midi j’ai mené des consultations (royales comme pour notre Roi Albert II) en parlant en tête-à-tête avec tout l’équipage, à priori tout se passe bien, ils sont tous contents d’être là, et en redemandent. Moi je demande surtout pas d’accidents ni de casse, puis du vent; ca risque d’être mou pendant quelques heures dimanche lundi.

Le sentiment qui nous habite est la quiétude ! Les carottes clémentines et bananes commencent à souffrir, il faut les manger rapidement. Ce soir on a mangé du couscous.

Maurice me rappelle que ma prochaine Transmanche au départ de Nieuwpoort, je dois absolument aller à Harwich.

bonne nuit à vous
je mets vivaldi et je prends la barre !