Virtual Regatta – Routage 16 novembre – Atlantique Sud

La louche brésilienne ou couper le fromage? Tel est le dilemme pour la flotte des e-sailors de ce 9ème Vendée Globe au moment où ils déboulent au reaching plein sud vers le pot-au-noir. La louche brésilienne demande d’investir des milles et de s’éloigner de la route directe, tandis que tenter la route plus directe (couper le fromage) est moins risquée au niveau des classements intermédiaires.

Pour rappel, en 2008-2009, cette fameuse louche brésilienne avait permis au Professeur – Michel Desjoyeaux – de revenir sur la flotte avant d’ensuite arracher un deuxième sacre sur le Vendée.

Routage au 16 novembre à 8h45 UTC

J’ai effectué 3 routages en ce 16 novembre à 8h45 UTC. (9h45 heure française). En disposant des waypoint plus sud, plus est, et en ayant une vue à 10-12 jours. Le routage Sud et Est m’envoie via la fameuse louche brésilienne.

Sur le premier graph, on voit que la route en rouge (louche brésilienne) avance mieux et passe très proche de Recife. Elle demanderait de faire un cap au 190-200 dès maintenant, tandis que la route « directe » demande de faire un cap au 170°.

Atlantique Sud

Sur le prochain graph, on voit que la louche brésilienne est gagnante sur les 2 waypoints plus au sud (et est). Il s’agit cependant d’un routage à 12 jours, faible en fiabilité.

Investissement à haut risque

D’autant plus que à l’heure où j’effectue cette première analyse, l’investissement que représente la louche brésilienne est énorme. Ainsi, le 24 novembre à 12h UTC, les bateaux seront presque à la même latitude (quoique un peu d’avance pour la route brésilienne), mais avec un décalage de 800 MN en EST-OUEST. Qui osera investir un retard de 800 MN (soit 3 jours de nav!!!) dans l’espoir de toucher des meilleurs vents?

Conclusion: trop tôt pour conclure – je reste au centre

Alors que mon IMOCA est placé entre les OUEST (Toppen, Tipapachéri) et les EST (Luxairfrance, Loskipper), je vais rester bien sagement au centre, entre les 2 options et attendre encore 1-2 jours que la situation se décante dans l’Atlantique sud. Je fais cap au 176°, compas non verrouillé pour encore 24 heures.

Virtual Regatta – Météo et Routages au 10 novembre

Ce début de Vendée Globe 2020-201 est tout simplement inédit d’un point de vue météorologique. Alors que la baston est traditionnellement réservée pour le Golfe de Gascogne et les côtes portugaises ou du moins les Canaries signifient l’arrivée des jours meilleurs. Traduisez: long surf au portant, vent d’une vingtaine de nœuds, poisson volant et le thermomètre qui grimpe. Cette édition est inédite. Les concurrents (virtuels) affronteront au moins 2 bastons entre la point de l’Espagne (Cap Finisterre) et les Alizés au Sud des Canaries.

Pascal Bidégorry expliquait il y a quelques jours: « La situation météo est beaucoup plus complexe qu’il y a quatre ans où les concurrents avaient fait du reaching dans le golfe de Gascogne, mis une voile de portant au cap Finisterre, contourné l’anticyclone des Açores et c’était parti ! Ils étaient rentrés dans les Quarantièmes en n’ayant pas du tout de mauvais temps. »

Mercredi 11 novembre : passage de front, vent favorable, puis vent faible

La météo de ce mercredi 11 novembre se comprend le mieux en l’analysant en 3 phases.

  • Phase 1: vent fort défavorable. Il s’agit de faire route vers le front le plus vite possible pour prendre les vents portant (=favorable) le plus vite possible. Avantage au bateau le plus au Nord
  • Phase 2: vent favorable au portant. Une fois le front passé, les bateaux peuvent faire cap au sud (200 puis 220°) à des grandes vitesses (20 nœuds). Les bateaux qui n’ont pas encore pas encore franchi le front n’avancent qu’à 10 nœuds face au vent.
  • Phase 3: vent faible: Mercredi après midi, une vaste zone sans vent (ou vent faible) va venir perturber la marche des bateaux vers le sud.
Phase 1: Vent fort défavorable. Les 3 bateaux (nord (jaune), milieu (vert) et sud (rose) font route face au vent
Phase 2: Vent favorable après le passage du front. Les bateaux MigTheSailor1 et Tipapacheri ont franchi le front, et ont du vent favorable. Ils avancent à 20 nœuds dans la bonne direction
Phase 3: Les bateaux longent (ou atterrissent?) dans une zone sans vent

Jeudi 12 novembre : s’extraire de la molle à tout prix !

De très nombreux skippers risquent de s’arracher les cheveux durant la journée de jeudi. Le premier enjeu sera de sortir de la molle (zone sans vent). Gare à ceux qui restent englués trop longtemps.

Ensuite, il s’agira d’enrouler la dépression (tropicale?) au large des Açores pour descendre dans du vent favorable vers le sud.

Vendredi 13 novembre – tempête tropicale Têta

Autres sources:

https://www.ouest-france.fr/vendee-globe/vendee-globe-virtual-regatta-ne-pas-rater-les-prochaines-heures-7045480

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/vendee-globe/vendee-globe-l-heure-des-choix-nouvelle-analyse-strategie-de-mino-vittet-c8f4787a-2105-11eb-9386-cdc1164295a9

Centre de surveillance des Cyclônes: https://www.nhc.noaa.gov/

Virtual Regatta – H-5 – Briefing météo départ Vendée Globe

Routage 8 novembre à 6h UTC – Virtual Regatta – Départ Vendée Globe

Le vent sera finalement moins soutenu que prévu, une petite bulle de molle se mettant même en travers de la route des marins virtuels (flèches bleues d’une dizaine de nœuds) durant les premières heures de course. Le résultat est un premier passage de front un peu plus tard que prévu, lundi 9 nov vers 11h15 UTC (12h15 heure française). Le deuxième front devrait se franchir en début de nuit du mardi 10 novembre.

Routage 8 n ov 6h UTC – départ à 12h15 UTC Source: SailGrib

Prévisions météos golf de Gascogne 8 novembre vers 21h UTC – Source: WIndFinder

La situation à partir de mercredi 11 nov s’annonce complexe. Les marins virtuels devront gérer une très grande zone de calme devant Gibraltar ainsi qu’une dépression sur les Açores.

Roadbook pour les 3 premiers jours de course – Source: Squid

Pour aller plus loin dans l’analyse, je conseille la lecture suivante:

Bon vent !

Virtual Regatta – J-2 routage départ Vendée Globe

A J-2. Le Vendée Globe, et sa version virtuelle sur Virtual Regatta, est l’occasion de faire tourner des routages dans Squid – le logiciel de routage de la société belge Great Circle. Un logiciel de routage permet d’optimiser la route d’un voilier en fonction des polaires du bateau et des données météos.

Routages dans Squid

Paramètres de bases

Pour faire tourner le routage, j’utilise les paramètres de base suivant.

  • Polaire de vitesse du voilier (version Virtual Regatta)
  • Prévisions de vent Modèle GFS 25km
  • Date & heure départ (8 novembre 13h02 heure française)
  • Point départ & point d’arrivée

La polaire de vitesse exprime la vitesse d’un bateau en fonction de la direction et de la force du vent. Les polaires peuvent aussi varier en fonction des voiles (Spi, Gennaker, etc.) et de l’état de la mer.

Le modèle météo de prévisions a également son importance. Il en existe des dizaines (en France: arôme, arpège, etc.) qui ont chacun leur spécificités. Certains sont payants. J’utilise le modèle gratuit GFS (Global Forecast System) avec une maille de 25 km (c’est à dire qu’il prédit le vent dans des cases de 25km). Il existe aussi le GFS 112 km par exemple, qui sera moins précis.

La date et l’heure de départ sont fixés par la course. Dimanche 8 novembre à 13h02.

Le point de départ: Les Sables-d’Olonnes bien sûr. Le point d’arrivée est à choisir, car le routage ne sera précis que sur 5-6 jours, il faut choisir l’endroit vers lequel on souhaite se rapprocher le plus. J’ai pris un point proche de l’équateur, légèrement à l’ouest du Cap Vert.

Polaires de vitesse dans Squid pour Imoca ancienne génération
Ecran input de Squid – heure départ 8 novembre 2020 à 13h02 heure française – j’ai choisi 12h15 heure TU (soit 13 min plus tard)

Analyse de sensibilités

Le routage initial est basé sur une série d’hypothèses. Il est important d’analyses la robustesse du routage en analysant la sensibilité d’une série de paramètres

  • Polaire de vitesse du voilier (utiliser un facteur 0,95 ou 1,15 sur la polaire)
  • Prévisions de vent Modèle GFS 25km (utiliser un autre modèle météo)
  • Date & heure départ (8 novembre 13h02 heure française – 12h15 TU dans squid) (décaler le départ plus tôt ou plus tard)
  • Point départ & point d’arrivée (déplacer le point d’arrivée)

Sensibilité sur l’heure de départ

Je fais 2 simulations sur l’heure de départ (qui est fixe pour la course). Cela permet d’estimer la sensibilité si le système météo est en avance ou en retard par rapport aux prévisions. Les 3 courbes, scénario de base et -6 heures plus tôt et +6 heures plus tard ont grosso modo la même trajectoire et durée jusqu’au waypoint au cap vert. Un scénario où la flotte partirait bien au large, vers l’ouest (et non vers la point de l’Espagne) se confirme.

Sensibilité sur la polaire de vitesse

Je fais 2 simulations supplémentaires pour analyser la sensibilité du routage à la vitesse du bateau. Une simulation avec 5% de plus, et une avec 5% de moins. Encore une fois, les routages se confirment. Un bateau plus rapide – à 105% – pourrait virer un rien plus tôt (la courbe jaune)

Roadbook

L’outil Squid permet de lister les caps à suivre. On comprend qu’il faudra virer au moment ou le front passe (vers 5:15).

Grevelingenmeer – première navigation de l’année

Week-end du premier avril nous avons emmené pour la première fois Gloria sur un voilier. Au programme un aller retour entre Sint-Annaland et Brouwershaven dans le Grevelingenmeer. Bien que le vent fut très bon et la pluie absente … il a fait polaire !

On a découvert les joies d’avoir un chauffage (au diesel) à bord et la cabine était en permanence chauffée à bloc pendant que dehors on se pelait les miches 🙂

C’était aussi l’occasion de naviguer « en solo » car un de nous deux devait en permanence s’occuper de Gloria !

Le samedi soir à Brouwershaven, nous tombâmes sur la fête du village et mangeâmes au ´t Swarte Schaep un super mixed grill.

Dimanche matin, après une petite balade dans le bled et un capucino au « Moeders » on repartit dans le sens inverse en faisant une petite boucle par le village de Scharendijke ! L’aprem le soleil pointa même son nez et on rentra sans accroc à Sint-Annaland.

5 conseils pour éviter la mutinerie à bord d’un voilier

Je viens de retrouver un texte écrit il y a plusieurs années et jamais publié…

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Quelques semaines ont passé depuis cette dernière traversée où l’ambiance n’était pas au beau fixe dans l’équipage. Partant de cette expérience ainsi que d’autres stages aux Glénans un peu foireux,  voici ce que j’en retiens

« Une tribu d’Indiens ne peut avoir qu’un chef »

Pendant cette dernière traversée, les frictions sont apparues à cause du syndrome que j’appelle « les chefs de Tribu ». En effet, l’équipage du voilier était composé de trois propriétaires de bateaux et deux chefs de bord confirmés (qui en réalité avaient probablement plus d’expérience que les propriétaires).

A bord, le manque d’organisation, de consignes, de définitions claires des rôles, de concertation avant les décisions, de changement incessant de ces décisions… ont mené à une vraie cacophonie. Les égos se sont entrechoqués, tout le monde pensant savoir mieux que l’autre … Un bateau ne peut pas avancer correctement s’il y a plusieurs chefs…

chef indien

Une tribu d’Indiens ne peut avoir qu’un chef

Comme jeune skipper, c’était avant tout le manque de participation des équipiers aux décisions qui m’avait été reproché (je crois), un peu dépassé par les éléments, je ne laissais pas l’équipage « décider » alors que le niveau général était très bon.

Pendant la croisière en Écosse j’avais laissé plus de liberté à l’équipage. Durant la première semaine du cabotage dans les lochs, les équipiers avaient décidé de passer par le canal de Crinan, c’était une expérience géniale bien qu’à la base j’étais personnellement « contre »! Plus tard lorsque des problèmes sont apparus, comme les déchirures à répétition de la Grand Voile, ils ont géré la réparation de manière autonome, trouver une voilerie ouverte, l’appeler, gérer le transport de la voile, etc. Cette approche plus relax, a permis de laisser des soucis sur le dos de l’équipage (la réparation de la voile, le choix de l’itinéraire…) et en même temps d’avoir moins de mal à imposer des décisions « dictatoriales », ou prises sans concertations. J’avais par exemple une nuit de quart décidé de ne pas réveiller un équipier au changement de quart, la personne en question était malade en permanence, ne tenait clairement pas le coup physiquement… On ne s’est aussi pas arrêter aux Scilly. Ces décisions n’ont eu aucun mal à passer.

Trucs et astuces pour gérer son équipage

Alors qu’un bon chef de bord n’aura en général pas de mal à gérer des débutants, le skipper étant « le sauveur » dans bien des situations. Voici quelques recettes éprouvées qui ont fonctionné avec des équipages « compétents ».

  1. Valoriser l’expérience des équipiers
    Un équipier confirmé n’aime pas être pris pour un imbécile, il a aussi son avis sur tout ou presque. Il faut impérativement le laisser participer aux décisions. Ainsi, pour l’élaboration du programme de la semaine, j’explique les contraintes (de retour à 9h le samedi matin, dépression sur la fin de la semaine donc vent du NW, tirant d’eau 2m50, marées importantes… – le mieux est qu’il ait déjà une idée des contraintes), mes envies (j’ai été 5 fois à Saint-Malo cette année, jamais à Jersey…) et mes recommandations (fest noz à Tréguier mercredi). L’itinéraire qu’ils choisiront correspondra souvent à l’itinéraire que je m’étais fixé. De plus, quand fatigué, à la bourre, je n’aurai eu le temps de me faire un programme, les équipiers le fixeront pour moi, ils porteront aussi une partie de la réussite de la navigation ! Comme expliqué plus haut, le fait que 90% des décisions étant prises par l’équipage, les 10% qui restent pourront être imposées facilement.*
  1. Montrer sa maîtrise
    Étant skipper assez jeune, j’ai souvent cru que j’aurais un problème pour m’imposer comme chef de bord, difficile à 20 ans d’être le chef d’un chef d’entreprise propriétaire de bateau depuis 15 ans…La légitimité se joue au niveau des qualifications (diplômes), expérience, compétences techniques et savoir humain. La meilleure façon d’être reconnu et écouté est de partager des petites astuces et de montrer ses qualités humaines. Le fait de récupérer un HLM** tout seul sous spi en 3 min, aura un effet « waw » mais n’imposera jamais le respect des équipiers. Expliquer en détail comment gérer « la cape »***, reconnaître les feux de nuit, arriver en solitaire à quai… aura un bien meilleur effet. Préparer un gratin dauphinois le troisième jour de mer par force 7****, nettoyer le vomi, mener un concours de blague, ou jouer de la guitare… sont de bonnes idées.
  1. Pour éviter les problèmes de discipline, laisser fixer les règles par les équipiers.

–       Quand est-ce qu’on s’attache ?
–       Quand il y a trop de vent…
–       Ca veut dire quoi trop de vent ?
–       Force 4 !
–       Force 4, de nuit à 2 sur le pont au milieu de la mer d’Irlande ?
–       …

Conclusion on s’attache de nuit, ou quand le vent dépasse 20 kts, ou quand on manœuvre sur le pont avec plus d’un mètre de houle. BIEN. C’est désormais leur règle, consignée dans le livre de bord, à eux de la respecter !

  1. Alterner la fusion et la fission
    La difficulté en voilier est la fusion totale entre équipiers: on mange, on dort, on chie, on vomit, on boit, on se lave, on pleure ensemble. L’intimité grandit très vite et cela se passe généralement bien, on est les meilleurs amis alors qu’on se connait depuis 10 heures ! Lorsque vous arrivez au port, profitez-en pour opérer la fission, chacun dans son coin, je cuisine pendant que vous prenez votre douche, je me promène pendant que vous faites les courses ! Une bonne séparation de quelques heures fera le plus grand bien.
  1. Organiser des conseils de crise quand tout va bien
    En effet, lorsque la situation s’envenime, le skipper est souvent mêlé, difficile de prendre le recul nécessaire pour parler calmement de la situation. Le fait de s’entretenir sur l’ambiance permettra de déceler les frictions entre équipiers, et les points sensibles.

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* Naviguer n’est pas de tout repos, en effet, le chef de bord ou skipper devra prendre sans arrêt des décisions. Où va-t-on ? Avec quelles voiles ? Qui est de quart ? Quand s’arrête-on ? Que mange-t-on ? Qui fait la manœuvre de port/porc ?

** HLM : Jargon Marin français pour Homme à la Mer (et non pas Habitation à Loyer Modeste).

*** La cape : allure ou le bateau est à l’arrêt, travers au vent, et facilite la récupération de l’HLM.

**** Comme on disait pour les femmes qui « retiennent » leurs hommes par l’estomac, rien de mieux qu’un bon repas pour remettre l’équipage en selle.

Nieuwpoort Londres en voilier pendant le weekend de l’Ascension

Ce weekend de l’Ascension était l’occasion pour nous de refaire une traversée sur Londres au départ de Nieuwpoort. La dernière fois que nous sommes allés à Londres datait déjà d’avril 2012 ! Nous nous retrouvons donc mercredi soir au VVW à bord de Oceanlord. Un Sun Odyssey 509 relativement récent et le bateau amiral du loueur Westcoastsailing.

 

Jeudi 25 – Traversée de Nieuwpoort à Queenborough/Sheerness

Nous partons de bonne heure jeudi matin. La marée est basse à Nieuwpoort et je sens que le bateau passe tout juste avec ses 2,20 m de tirant d’eau. Le vent s’annonce très calme pour ces 4 jours, et les premières heures se passent au moteur car le bateau n’avance pas même lorsqu’il y a 10 nœuds de vent. Fort heureusement, les occupations en mer ne manquent pas. Nous croisons d’abord la route d’une cinquantaine de voiliers participant à la course Oostende Ramsgate. Leur spis colorés hissés tapissent l’horizon et offrent un spectacle majestueux.

Course voiliers Oostende Ramsgate

Régate Oostende Ramsgate

Charline réclame des dauphins et à l’approche des falaises de Margate et du premier parc éolien anglais, nous apercevons à une centaine de mètres 2 puis 5 dauphins (ou marsouins).  Je ne manque pas d’insister que l’équipage est « very very lucky ».  Quelques instants plus tard, nous faisons route de collision avec un chalutier français venant de Boulogne-sur-Mer. Ni une ni deux, nous décidons de nous approcher et de lui demander à la vhf si on peut lui acheter du poisson frais

  • Vincent pour Oceanlord : Bonjour, est-ce qu’en tant que confrères marins, nous pourrions vous acheter du poisson frais ?
  • Chalutier Saint-François : Bonjour Oceanlord, Qu’est-ce que vous souhaitez ?
  • Oceanlord : Peu importe, du poisson frais… !
  • Saint-François : Approchez-vous, on va voir ce qu’on a sur le pont

Quelques instants plus tard, nous faisons courses à 3 m du Saint-François (le nom a été modifié pour des raisons de confidentialité). Les 5 marins du chalutier nous observent avec un drôle de regard puis nous jette un sac plastique rempli de poissons, quatorze bars ! Wahou, délire total à bord, l’Oceanlord s’enflamme. Nous remercions le Saint-François et après quelques selfies poissons, les marins du bord mettent une vraie chaine de production en place avec différents ateliers : assommer les poissons, les vider et couper la tête, lever les filets, les écailler, les faire griller dans la poêle puis préparer l’accompagnement légumes et riz.

Pendant ce temps, Julien plongeait dans la mer pour se rafraichir et Pierre mettait les têtes des poissons sur ses orteils. Nous remontons l’estuaire de la Tamise, qui compte pas moins de 4 champs d’éoliennes distincts, et passons à côté des fameuses Red Sand Towers. Ces tours construites pendant la Seconde Guerre mondiale servaient de défense anti-aérienne contre les bombardiers allemands qui remontaient l’estuaire.

Quel gaillard !

Quel gaillard !

 

On arrive la nuit tombante au mouillage de Queenborough. La prise de pendille est merveilleusement ratée. D’abord Pierre et Thomas prennent la bouée puis lâchent l’aussière passée dans l’anneau… Ensuite à l’arrière, François lâche la gaffe pour attraper la bouée à l’arrière. S’en suit un premier plongeon à l’eau pour récupérer la gaffe. Ce premier plongeur sera rejoint par un second… Tout cela alors que le courant dépasse probablement les 2 nœuds…

Vendredi 26 – Queenborough / Sheerness à Londres Limehouse Basin

Départ matinal pour la remontée de la Tamise. Tout le monde est rapidement sur le pont pour prendre le petit déjeuner. Nous faisons enfin quelques heures à la voile, et finissons ensuite les deniers lacets de la Tamise au moteur. Une patrouille en zodiac nous rejoint et un policier monte à bord pour vérifier que nous sommes des gens raisonnables.

Oceanlord passe par la Thames Barrier – ces portes servant à protéger Londres d’inondation en cas de forte marée. Ensuite Canary Wharf, et le musée de Greenwich – le méridien zéro. On arrive vers 13h au Limehouse basin, une des trois marinas de Londres. Cette marina n’est pas la plus sexy et un rien excentrée, mais offre un certain folklore. Des dizaines de personnes y vivent à l’année à bord de péniches.

Après une rapide douche, nous partons en balade dans la ville. On longe la Tamise jusqu’à la Tour de Londres et le London Bridge. Avant d’enchainer (gentiment) les terrasses qui sont bondées de fêtes « afterwork ». C’est vendredi après-midi, il fait beau, les anglais mais aussi énormément de travailleurs étrangers enchainent pinte de bière et apérol spritz au soleil, le mercure atteint les 28°C !

L’équipage du Oceanlord se retrouve ensuite à Shoreditch, quartier branché du centre de Londres. Giulia, une ancienne stagiaire Glénans de 2008 en Irlande, nous y rejoint. Burger, pinte,… Même les plus fervents fêtards du bord rentrent bien tôt à la marina pour faire dodo.

Samedi 27 & dimanche 28 – Londres Limehouse Basin à Nieuwpoort

Samedi matin, l’équipage se divise en petits groupes pour continuer à explorer Londres. Julien et Pierre se chargent de faire le plein de gasoil, pendant que d’autres explorent Greenwich. Avec Mano et François, on se ballade devant Westminster, Big Ben, Buckingham, où on voit la Garde Royale à cheval, et ensuite Hyde Park. Au retour Picaddily, Trafalgar et Covent Garden. La ville bouillonne de badauds et touristes, et dégage une énergie folle. Elle nous impressionne aussi par son histoire qui jaillit à chaque coin de rue.

A 16h (heure anglaise), nous larguons les amarres et passons l’écluse pour sortir de la marina. Nous hissons très rapidement la voile alors que nous sommes encore dans Londres. Alors que le vent monte gentiment et que quelques rafales apparaissent, notre voilier devient incontrôlable, il part au lof. Ce comportement est vraiment anormal et je soupçonne que quelque chose soit pris dans le safran. Alors que je mets le bateau à la cape (=à l’arrêt), Julien, notre plongeur, retourne faire un tour dans l’eau pour vérifier le safran. Rien d’anormal sur le safran mais par contre la coque est couverte de petits coquillages. Cela explique instantanément les nombreux doutes que j’avais déjà exprimés… Ce bateau n’avance pas et même au moteur à 2000 RPM, a du mal à dépasser les 5 nœuds. Cela fout ma journée en l’air et me plombe le moral… On paie un bateau bien cher et on se retrouve avec un veau couvert de coquillages…

On se traine à la sortie de la Tamise mais on apprécie le coucher de soleil en mangeant des lasagnes réchauffées au four. Alors que la nuit est tombée, Oceanlord se retrouve contre-courant dans une passe peu profonde au sud de l’estuaire. On longe ensuite les falaises de Margate pendant que François, Vincent, Charline et Vero s’essaient aux joies de barrer un voilier. Le tout sous l’œil vigilant de Mano.

On rallume le moteur au début du second quart de la nuit, et le soleil fait rapidement de nouveau son apparition. Thomas gère le quart et laisse le capitaine dormir sur ses deux oreilles. A l’approche des côtes belges, le vent reprend et tourne Nord. Arnaud nous prépare des pâtes au brocoli.

Le weekend se termine en passant le chenal de Nieuwpoort à la voile. Un tout grand merci aux équipiers du weekend, tous ont été vaillants à terre comme en mer.

Marin du weekend – récompenses individuelles !

Pour le fun, voici les 2 distinctions que je voulais décerner à la fin du weekend.

Meilleur novice : Entre en compte dans cette catégorie, les marins pour qui ce fut leur première navigation. Après concertation, le jury n’a pu départager 2 candidats qui se sont révélés précieux pour la vie à bord et précis lorsqu’ils ont barré le navire, nous nommons François et Vincent.

Espoir masculin de l’année : Il n’y a pas eu photo dans cette catégorie. C’est sans appel que le jury a désigné « Tom le bâtisseur » comme futur star de la voile. Le jury souhaite récompenser un état d’esprit irréprochable, une grande curiosité intellectuelle, ainsi qu’une rapidité impressionnante à assimiler de nouveaux éléments. L’élément déterminant, Thomas a su gagner la confiance du capitaine très rapidement, s’élevant au rang de chef de quart.

Bilan

  • Londres est une ville merveilleuse, pleine de vitalité, et chargée d’histoire
  • Le mal de mer n’est pas une fatalité, nous n’avons eu aucun malade à l’aller ni au retour, c’est avant tout un état psychologique qu’il faut avoir !
  • Un voilier de 50 pieds c’est beau, mais il est recouvert de coquillages cela n’avance pas à la voile ni au moteur. Tout le weekend on s’est fait « tracer » par des voiliers plus petits et plus légers.
  • L’aller-retour à Londres en 4 jours c’est plutôt chaud, il faut compter 24 heures de nav aller et autant au retour

 

Nouvelle marina à Cadzand

Nous avons découvert la nouvelle marina de Cadzand-bad située en Hollande, juste passée la frontière avec la Belgique. Pour les plaisanciers, cela offre une nouvelle alternative entre Zeebrugge et Breskens ou Vlissingen, à l’embouchure de l’Escaut.

 

 

La marina est accessible à toute heure de la marée (quoique à marée basse avec beaucoup de houle je ferais attention à l’entrée). Les pannes sont bien larges et les catways stables, ce qui rend les manœuvres agréables. On peut regretter le peu d’espace à l’entrée de la marina, c’est trop étroit pour manœuvrer, envoyer la grand voile ou ranger les pare-battes.

Les cartes marines (et google earth) n’étant pas encore à jour, le mieux est d’utiliser la web app de navionics pour repérer l’entrée du port

https://webapp.navionics.com/#boating/search@14&key=%7B_rxHepsS

Les sanitaires sont tout neufs et tout propres, j’apprécie particulièrement les douches spacieuse. le tout est dans un nouveau bâtiment au look très moderne. A l’étage, un resto bar que nous n’avons pas testé mais qui offre une vue imprenable sur les cargos qui remontent ou sortent de l’Escaut.

La marina est plutôt chère – 43 EUR pour 7 personnes (24 EUR + 8 EUR taxe de séjour + 10 EUR pour une carte d’accès aux sanitaires + électricité). On est obligé d’acheter cette carte, même quand on ne passe qu’une nuit dans le port. Vraiment dommage.

Dans les environs (<1 km), une magnifique plage avec la vue sur les cargos et sur Knokke (Belgique), quelques restos, un supermarché….

 

entree marina cadzand

Entrée marina Cadzand (screenshot Navionics)

Conseils pour éviter le mal de mer

Dans cet article j’explique comment éviter le mal de mer et comment s’assurer qu’une première navigation en voilier – à fortiori avec moi – se passera bien

J’entame la rédaction de cet article car je suis énervé, frustré, fatigué… surtout déçu pour toi. Oui – TOI – qui refuses de naviguer car tu as peur d’avoir le mal de mer mais n’as jamais mis les pieds sur un voilier… ou parce que tu as eu une fois le mal de mer sur un ferry, en plein hiver, au milieu d’une tempête entre Calais et Douvres…

Tu rates cette superbe navigation en Zélande (phoques, villages pittoresques, etc.), tu rates cette traversée vers Londres au milieu des cargos et la remontée de la Tamise, tu rates cette baignade au milieu des tortues aux Grenadines, tu ne viens pas en Grèce explorer les Sporades, …

Sur les près de 500 équipiers que j’ai eu la chance de côtoyer, un petit 5% a eu le mal de mer. Ces malades l’étaient lors de navigations difficiles, rudes… Dans lesquelles la plupart (90%) de gens attrapent la nausée avant d’être véritablement amarinés. (c’était en Ecosse de nuit pendant la tempête,  durant mes deux transatlantiques, ou encore lors d’une traversée de la Manche en hiver).

La vérité, seulement 10% des gens sont vraiment insensibles au mal de mer… Par chance, ma tendre et chère et moi-même en sommes !

Voilier au Panama

Ce que vous ne verrez jamais à cause de votre psychose du mal de mer…

Mal de mer physiologique

Le mal de mer est psychologique et physiologique… Seulement une infime partie de la population (~5%) a le mal de mer physiologique – c-à-d irréversible et inguérissable. Par exemple, il existe même des pilotes d’avion avec le mal des airs… Pour eux, le meilleur remède est de prendre un antihistaminique (Touristil, MerCalm) 30 minutes avant le départ en mer. Ils éprouveront une petite somnolence à cause du médicament mais s’en sortent pas trop mal.

Mal de mer psychologique… et les 5 F

Les autres souffrent de – ce que j’appelle – mal de mer psychologique. Il est favorisé par les fameux 5 F – la faim, la frousse (peur), la foif (soif), le froid et la fatigue. Par exemple, cette personne qui n’a jamais navigué, qui part avec un équipage qui ne s’y connait pas plus que ca… il fait gris, il pleut, il fait froid … De peur de devoir aller à la toilette, il ne mange pas, et ne boit pas… en plus il a mal dormi pour sa première fois sur un voilier…

5F

5 F favorisant le mal de mer

Plus les conditions sont dures, plus les 5 F vont favoriser la nausée, voire les vomissements…

Conseils pour éviter le mal de mer

Rappelle-toi le début de l’article, sur 500 équipiers, seulement 5% ont été malade, et c’était à chaque fois dans des conditions pénibles… et surtout – TOUS – sont revenus faire de la voile. Voici quelques conseils pour éviter le mal de mer, le premier conseil étant le plus important, naviguer dans des endroits calmes pour commencer.

  • Naviguer pour la première fois dans un endroit calme – la Zélande, la Croatie, la Bretagne – avec une météo favorable (vent léger, pas de houle et du soleil)
  • Manger & boire suffisamment. Quand j’ai un petit coup de moins bien, j’adore manger quelques chips ou bonbons pour retrouver mes esprits
  • Prendre la barre et barrer le voilier afin de t’obliger à sentir les vagues, le vent…
  • Avoir chaud et rester au sec
  • Rester actif, aller chercher à manger dans la cabine, participer aux manœuvres, chanter, etc.
  • Ne pas lire, ne pas rester à l’intérieur ou cuisiner

Personnellement, je m’assure de naviguer dans des bonnes conditions avec des « novices » de la voile. Je tiens aussi les gens occupés, on chante, on mange, on prépare à manger, on fait la vaisselle sur le pont… Tout ça pour oublier qu’on est sur un bateau.

… et si jamais tu as quand même le mal de mer

Sache tout d’abord que la plupart des coureurs au large (voileux professionnels) ont aussi le mal de mer (après eux ne naviguent pas dans des conditions vraiment clémentes).

  • Il ne sert à rien de paniquer, reste dehors au grand air, éventuellement attache toi si la mer est vraiment agitée
  • Préviens le chef de bord le plus rapidement possible, il pourra te donner d’autres conseils / s’occuper de toi
  • Au plus tard, on guérit en 2 secondes une fois arrivé au port
  • Cependant, le mal de mer passe après quelques heures, souvent après une régurgitation ou un petit somme
  • Allonge toi, et ferme les yeux, si possible dors
  • S’il fait froid, il vaut mieux dormir à l’intérieur. Dans ce cas-là on rentre et on se jette sur sa couchette directement, sans essayer de ranger des chaussures ou autres, la priorité, s’allonger, fermer les yeux

Conclusion: La première expérience est fondamentale

Pour ceux qui rêvent d’emmener leur proches naviguer, il est indispensable de faire en sorte que leurs premières expériences nautiques soient bonnes. Oubliez une sortie à la mi-saison par un 5-6 Beaufort sur un petit voilier, préférez plutôt un grand voilier, au soleil, où on peut se baigner, et une courte navigation de quelques heures dans des bonnes conditions. Bon vent !

Zeebrugge – Zierikzee – Veerse Meer

Cela faisait longtemps que nous n’avions plus fait de weekend à la mer du nord. Avec Camille, Loïc, Roxane, Cédric, Arnaud et Mano, nous nous retrouvons vendredi soir au fond du port de Zeebrugge. Après le traditionnel poulet boursin brocoli et une tentative de jeu de société, on se couche alors qu’Arnaud n’est pas encore arrivé de Londres. Après une très courte nuit, le réveil du capitaine sonne à 6h15. Le jour a déjà fait son apparition et c’est bien la seule chose qui nous rappelle que c’est presque l’été. Le temps est maussade et la météo s’annoncera à moitié correcte… pluie pluie pluie… par contre nous aurons 20 nœuds de vent au lieu des 10 annoncés. Le tout au portant donc vraiment agréable.

Un petit détour par la seule boulangerie ouverte à Zeebrugge à 6h30, et nous partons de la Westhinder Marina. Camille fait la manœuvre de port et le reste de l’équipage range pare-battages et aussières. On passe devant un bateau vert de Deme (dragage) et puis on se retrouve coincé 20min à cause d’un feu rouge… On ne peut pas sortir de Zeebrugge car un paquebot de croisière P&O fait son entrée… avec probablement un millier d’anglais qui iront visiter Bruges tout à l’heure.

On longe Knokke, le Zwin, et Cadzand en enchainant les empannages pour rester entre la plage et le rail des cargos qui s’engouffrent ou sortent de l’Escaut. Un marsouin (petit dauphin) vient nous saluer, seul Loïc faisant la sieste sortira trop tard de la cabine pour l’apercevoir. Le courant de marée devient de plus en plus fort et on passe Vlissingen, Breskens puis Terneuzen à plus de 10 nœuds sur le fond ! On aperçoit des phoques au loin sur un banc de sable alors qu’on prend le Kanaal door Zuid-Beveland qui relie Westerschelde et Oosterschelde.

La météo est de plus en plus grise et à la sortie du dit canal, le vent monte à 20-25 nœuds et la pluie s’invite… On prend rapidement 1 ris et on roule le génois. Nos diables rouges commencent simultanément la deuxième mi-temps de leur match Euro 2016 contre l’Irlande. On enchaine les virements de bord toutes les 3 minutes pour rester dans les étroits canaux du Oosterschelde. Une personne est chargée de tenir le PC avec la connexion pour regarder le match de foot, 2 autres servent d’embraques afin de réussir des virements parfaits – càd sans utilisation de la manivelle, et enfin le reste fait le boulet pour éviter de partir au lofe en positionnant son poids le plus au vent possible.

Le passage sous le pont Zeelandbrug, reliant l’île de Noord Beveland et Schouwen Duiveland (ouverture du pont toutes les demi-heures), signifie la fin de notre longue journée… On a fait plus de 60 MN de route et navigué presque 12 h ! Le canal d’entrée du port de Zierikzee est situé juste après le pont, et comme par miracle, le vent se calme, la pluie disparait, et un autre marsouin vient nous faire un coucou.

Zierikzee est une ville « typique » hollandaise, qui peut faire penser à Amsterdam en nettement plus petit. chaque weekend, des centaines de voilier y passent et c’est donc en tant que 3ème bateau à couple que nous installons notre Oceanis 37 au port. Nos voisins Anversois, sur un beau 40 pieds sont très fatiguant concernant l’amarrage de notre voilier, …  Heureusement j’avais prévenu l’équipage que ce serait pénible J .

Petit tour en ville puis un apéro plus tard… tout le monde est bien claqué de sa journée. On découvre dimanche matin qu’aucune boulangerie n’est ouverte avant 11h, c’est donc sans pain qu’on repart. Le vent est plutôt mou et on passera quasiment toute la journée au moteur. On recroise le marsouin de la veille puis on s’arrête un quart d’heure devant un banc de sable avec une trentaine de phoques. Ensuite passage d’écluse et on traverse tout le Veerse Meer. Petit tour à Veere et canal door Walcheren, qui passe par Middelburg et qui relie Veere à Vlissingen. Cela nous prend beaucoup de temps, ayant raté le Blauwe Golf …  Arrivée 19h45 à Zeebrugge… L’équipage est au top et en 10 min à peine, le bateau est rangé, nettoyé et vidé. Une nouvelle très longue journée. Un très beau weekend !

Merci à tous

 

 

Les Canaries faites pour la voile en hiver

Un an après avoir fait escale dans les Canaries à bord de Tikehau lors de notre transat l’année dernière, et  5 ans après la transat Glénans, nous sommes de retour dans ce merveilleux archipel. Les Canaries sont à tort dépeintes comme une destination à « toutous » – c’est le cas si vous restez coincés autour du Sud de Tenerife (los Cristinianos et compagnie), le Nord est déjà beaucoup plus plaisant Santa Cruz, la plage las Teresitas, le parc Anaga et la Orotava. Sans oublier le volcan El Teide. Et puis, n’oubliez pas la Palma, El Hierro ou la Gomera qui sont de véritables bijoux.

Après 4h de vol RyanAir, nous atterrissons à Tenerife Sul et louons une voiture pour toute la semaine, bien qu’on ne l’utilisera que 2-3 jours, le prix étant tellement dérisoire (10€/jour). 2h de route et nous sommes à la Darsena Pesquera, à quelques kilomètres au nord de la Capitale Santa Cruz, nous y retrouvons le Mambo Tango – le Dehler 39 sur lequel nous avions déjà navigué vers la Suède en 2012. Un peu plus loin se trouve le nouveau voilier de Dominique, qui fut jadis mon stagiaire à bord de l’Oceanis 43 Manoua.

Avant de décharger nos affaires, le gardien de cette marina nous demande qui on est. Je lui montre un document signé comme quoi Roland nous prête son voilier, rien n’y fait. Il croit qu’on est des imposteurs malgré le témoignage de Dominique, le fait qu’on ait la clef du voilier… Heureusement que Roland répondra quand le gardien l’appela en Belgique !

Cette fois-ci, Mano et moi ne naviguerons qu’à deux, quel bonheur de ne pas devoir expliquer, ré-expliquer, vérifier, attendre, comprendre, d’autres équipiers. Après avoir déchargé nos courses, nous passons rapidement dire bonjour à Dominique avant de filer manger à Santa Cruz. On est HEUREUX. Déjà on est en T-shirt, les gens sont détendus, les serveurs sont sympathiques, et il y a du Gin Tonic.

2ème jour – Santa Cruz – Los Cristianos 

Après une mauvaise nuit due à l’excitation de renaviguer, nous nous mettons très doucement en route. On passe par le bateau de Dominique pour le café, expliquons au capitaine du port qu’on revient fin de semaine, et yallah c’est parti.

Pour cette première étape, nous longeons la côte sud de Tenerife, au portant, et c’est juste dingue. Les souvenirs de notre passage il y a 1 an nous envahissent et nous profitons de cet instant magique. Le vent forcit et la mer monte, et  à hauteur du cap Punta de Abona, les creux de ~2-3m se révèlent un rien dangereux. Je n’ai plus l’habitude et je stresse même un peu. 20 nœuds de vent, 2m de creux, 8 nœuds de vitesse pour Mambo Tango ! Le tout accompagné par un gigantesque banc de dauphins chassant des poissons qui sautent hors de l’eau en banc également.

Passé la pointe, le vent tombe totalement et c’est au moteur, le soleil tombant que nous finissons notre trajet jusqu’à los Cristianos. Il fait quasiment nuit quand nous jetons l’ancre à quelques lieues du port à toutou par excellence. Le mouillage est un brin rouleur et nous y passons une très mauvaise nuit.

3ème jour – Los Cristinianos – San Sebastian de la Gomera

La principale difficulté de la navigation aux Canaries est le manque de mouillage et de ports abrités. Impossible de faire de courtes etapes de 15-20 MN, il faut souvent 30 à 50 milles de navigation (6 à 10h) entre deux abris.

C’est donc avec des petits yeux que nous quittons Los Cristianos. Le mouillage recommandé par Roland est abrité des alizés mais le petit clapot nous a empêchés de dormir. Comme prévu, le vent monte progressivement alors qu’on fait route plein ouest et le ris dans la grande voile se révèle bien utile. On aperçoit quelques dauphins et des globicéphales au loin.

En 3 heures à peine, nous atteignons San Sebastian de la Gomera. On se prélasse le restant de la journée sur la petite plage à côté du port avant de finir pour l’apéro sur la place du village. Autour de nous, nous entendons parler français et italien. Ce sont des marins qui rêvent tout haut de leur première transat à venir. Et si on lâchait tout et on empruntait Mambo Tango pour 1 mois ou 2… histoire de vivre l’aventure rien qu’à deux.

4ème jour – Randonnée sur la Gomera – vallée de Benchijigua

C’est en stop que nous partons à la découverte de la partie Sud de l’île. Un couple d’Allemands ne parlant pas un demi-mot d’anglais nous emmène gentiment à l’aventure. Ils sont cependant des pros de la rando sur la Gomera (equipés d’un GPS et de cartes high tech), et c’est avec leurs conseils que nous entamons une balade de 4h un peu au milieu de nulle part. Nous partons de ~1100m d’altitude est descendons une vallée incroyablement verte et déserte. #GrandKiffe

Nous sommes véritablement seuls dans ce dédale verdoyant qu’est la vallée de Benchijigua. Le calme nous impressionne. Après plusieurs heures de descente, nous arrivons un peu par hasard à Santiago, village côtier un rien perdu. Par hasard, c’est le même village où nous avions été après l’ascension du mont Garajonay l’hiver dernier. Sans rater le bus retour vers San Sebastian cette fois-ci. Sur la place du village, nous nous attablons au seul café un rien ouvert pour manger un petit morceau et gratter les « win for life » ramenés de Belgique. Petite baignade dans l’eau plutôt agitée et frisquette.

De retour à San Sebastian, nous dînons à bord du Mambo Tango avant de retrouver les platanes de la place centrale.

5ème jour – Randonnée Valley Gran Rey à la Gomera

Sans avoir trouvé de voiture voulant nous prendre en stop, nous nous résignons à prendre le bus partant à 10h30 de San Sebastian. On mettra plus de 2h de serpentins dans la montagne de la Gomera pour atteindre Arure. Après un petit morceau de pain avec du Jamon dans la seule taverne du village, nous marchons sur une crête durant de nombreuses heures avant d’arriver à l’aplomb de Valle Gran Rey.  La vue est incroyable et ressemble à ce que nous avons vu au Cap Vert (Santo Antao).

La dernière heure de la rando consiste en une descente abrupte d’un escalier. L’arrivée à Valle Gran Rey – La Calera n’augure rien de bon. Les restos ont des menus en allemand (à la rigueur en espagnol mais pas en anglais), c’est bétonné, et il y a du monde. Après du réconfort à une terrasse, je me baigne brièvement dans la mer toujours trop froide à mon goût avant de reprendre le bus pour ~3h dans la montagne.

On dîne dans le dernier resto à la mode de San Sebastian, tenu par une française, on y mange un burger au foie gras et de l’excellent poisson frais.

6ème jour – navigation San Sebastian (La Gomera) à San Miguel (Tenerife)

30 MN de navigation (~6 heures) pour rejoindre San Miguel (Tenerife). Le vent est favorable et nous progressons bien jusqu’à la pointe sud de Tenerife où le dévent est trop important. C’est à ce moment que nous croisons 3-4 globicéphales. Nous restons prudemment à une centaine de mètres, contrairement à un autre voilier qui n’hésite pas à foncer au milieu du groupe. Malgré les presque 1000 photos prises en rafale, rien de digne à vous montrer !!

Roland nous avait prévenu. La marina de San Miguel n’a que 2 intérêts. Son nom et sa localisation à quelques km à peine de l’aéroport et surtout le seul port entre Santa Cruz et La Gomera. Pour le reste circulez il n’y a rien à voir. Le personnel est plutôt désagréable. Heureusement nous y avions réserver une place bien à l’avance.

Aux alentours, un complexe touristique vide et… c’est tout. Bref on s’emm… !

7ème jour – San Miguel à Santa Cruz (Tenerife)

Nous partons extrêmement tôt de San Miguel pour passer le fameux cap Abonda avant le lever du soleil, avant que le vent ne se renforce… Car même s’il n’est que 5 h du mat, le vent de face souffle à plus de 20 nœuds de vent et c’est au moteur que nous affrontons les vagues. Pendant que Mano continue sa nuit, je suis seul dehors (attaché avec un harnais biensûr) et j’enchaîne les embruns en pleine figure. Oh joie… Le tout pendant plus de 3h… jusqu’au franchissement du fameux cap Abonda où le vent se calme. En route nous croisons à nouveau des dauphins (on en a presque plus rien à fiche 🙂 ).

Alors qu’on arrive à la Darsena Pesquera au nord de Santa Cruz, nous croisons le voilier de Dominique qui fait la très courte navigation entre la Darsena et le port de Santa Cruz.

L’après midi, nous nous languissons sur la Plage las Teresitas jusqu’à ce que les rafales de vent aient raison de notre tolérance au sable dans les yeux. On finit la journée comme il le faut à Santa Cruz… Resto, Gin Tonic… bref la totale quoi !

 

8ème jour – San Miguel à Santa Cruz (Tenerife)

Après le rangement et nettoyage du Mambo Tango, nous profitons des dernières heures à Tenerife sur la plage de Las Teresitas.

A la prochaine les Canaries – car oui on reviendra c’est certain !

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Articles Tenerife sur le blog MigTheSailor

Vidéo de Tenerife en Novembre 2014

 

Cuba – entre drame et charme !

Cuba nourrit beaucoup de fantasmes et de préjugés, surtout depuis le réchauffement des relations diplomatiques entre Etats-Unis et la plus grande île des Caraïbes. Impossible de se faire une idée claire de la vie cubaine avant de se rendre sur place…

Cuba est aussi la dernière étape de notre périple de 6 mois, il y a d’abord eu la transat à bord de Tikehau (entre Bretagne et Martinique), les Antilles (Guadeloupe, Dominique, Martinique, Ste Lucie, et St Vincent & les Grenadines), et l’Amérique Centrale à sac à dos de Panama jusqu’au Mexique et Cuba.

 
Histoire Cubaine du 20ème siècle 
 

Trois hommes marquent l’histoire de Cuba au 20ème siècle. Batista, Fidel Castro et Che Guevara. Fulgencio Batista, est le chef militaire qui dirigea Cuba de 1933 à 1944 et de 1952 à 1959. Sous son pouvoir, Cuba s’américanise considérablement et la Havane est envahie par des milliers d’américains à la recherche de débauche, La Havane se transforme en une sorte de précurseur à Las Vegas. En 59, Castro renverse le régime de Batista avec l’aide du Che. Tous deux alors poussés par un idéal communiste, ils se mettront très rapidement les USA à dos en privatisant les hôtels et casinos. Le point d’orgue de ces tensions fut la crise des missiles russes en ’61 qui mena à l’embargo américain dont l’île a tant souffert.

Fidel devint le leader de Cuba pour près de 50 ans avant d’être remplacé par son frère Raul. Le Che se retrouva rapidement ministre dans l’administration Castro, et même directeur de la banque centrale alors qu’il n’avait aucune connaissance économique. Peu attiré par le confort et l’opulence, le médecin argentin quitta rapidement l’île pour retrouver son rôle de chef révolutionnaire. Il tenta d’abord d’installer un régime marxiste au Congo belge, puis alla en Bolivie où il se fit capturé puis assassiné par la CIA.

La Havane – de décadence à romantisme 
 

Dans notre vol entre Cancún et la Havane, les passagers embarquent fours, micro-ondes ou frigos car ils sont introuvables sur l’île. À notre arrivée à Cuba, le seul distributeur de billets de l’aéroport accepte heureusement ma carte visa et nous donne des précieux CUC, la monnaie « convertible » pour touristes. Dans le hall des départs, nous abordons un couple qui finit son voyage. Ils nous donnent (enfin on leur extorque) leur routard et nous recommandent à la Havane de loger Chez Fragnol la casa de los amigos, située dans le quartier du Vedado à côté de l’ambassade suisse (redevenue ambassade américaine le 14 août 2015).

Chantal, propriétaire française de notre casa particular, est mariée à un Cubain et nous pouponne comme si nous étions ses enfants. Elle nous explique tous ses bons plans sur l’île, comment la vie est difficile car tout doit s’acheter au marché noir et confie également faire son shopping à Cancún. Chez Fragnol, le petit déjeuner est royal et le dîner succulent. On regrettera d’avoir mangé un soir en ville dans un restaurant touristique au lieu de manger à la casa chez l’excentrique Chantal.

Se promener à la Havane est comme un retour dans les années ’50. Les magnifiques immeubles sont souvent en ruine, il n’ont connu de restauration depuis les fifties, les voitures sont soit des vieilles américaines avec de gros moteurs très polluants, des petites russes (Lada) ou des nouvelles françaises (Peugeot). Ce n’est pas seulement l’embargo qui empêche les Cubains de se développer, c’est aussi le régime qui impose des taxes très élevées sur les importations (une voiture neuve y coûte 2 fois plus chère que chez nous).

Nos lieux préférés sont la fort touristique Calle Obispo et les nombreuses places dans le centre historique, le Malecon, la digue au bord de mer longue de plusieurs kilomètres où les havanais se retrouvent en soirée pour jouer de la musique ou flirter; l’usine à cigares Partagas ou encore l’hôtel Inglaterra devant lequel de nombreuses (voitures) américaines attendent d’emmener des touristes pour un tour de la ville.

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Viñales – à cheval au milieu des mogothes

Après 3 nuits à la Havane, nous prenons les bus « touristiques » viazul jusqu’à Viñales. Située à l’ouest de la Havane, la région de Viñales est relativement riche et verdoyante. La moitié des maisons de la petite ville se sont transformées en casa partciular. Nous logeons pendant trois nuits chez Mayi et Yeyo, un couple extrêmement accueillant et bienveillant. Un gros orage justifie une siesta pour notre première après-midi par ici. Même si Viñales a beaucoup de restaurants dans la rue principale, on mange mieux dans les casas. Yeyo, ayant travaillé comme cuisinier dans un hôtel réputé, nous prépare pour le dîner notre deuxième langouste du séjour, avec une sauce tomate délicieuse. Le troisième soir on aura un magnifique morceau de canard !

Le second jour à Viñales, c’est à cheval que nous explorons la campagne autour de la ville. Les paysages me rappellent un peu la région de Yangshuo / Guilin en Chine avec d’imposants mogothes. Nos chevaux connaissent tellement la balade par cœur qu’il est inutile de les diriger, ils sont en mode pilote automatique. On s’arrête en haut d’une colline pour admirer la vue et boire un coco loco, noix de coco avec rhum et miel. Toujours à cheval, on visite une grotte et enfin on s’arrête chez des cultivateurs de tabac et de café. L’après-midi on se repose à notre casa après un lunch tapas où nous avons discuté avec un Anglais et une Néo-Zélandaise. C’est la première fois en trois mois de voyage sac à dos qu’on ose véritablement ne rien faire pendant quelques heures. Il n’y a même pas internet. Tous les soirs, la fête se passe à la casa de la musica. Des locaux et des touristes dansent de la salsa comme de véritables professionnels, nous nous contentons de boire des mojitos et d’admirer le spectacle.

Le lendemain, Geneviève et Laurent nous embarquent dans leur voiture pour un roadtrip. On commence par la ferme de Robainas où un excellent guide nous explique ce qu’il faut savoir dans un parfait français. Il n’est pas peu fier de nous montrer des photos souvenirs des venues du chanteur Sting et de Gérard Depardieu. Obélix y aurait dévoré 3 poulets et fumé cigare sur cigare durant toute une aprem avec le propriétaire Hiroshi Robainas.

Pendant l’hiver, on cultive le tabac qui sert à la fabrication des cigares. En 45 jours à peine, un plant de tabac atteint une hauteur de 2 mètres, s’en suit la récolte des 18 feuilles de tabac, 2 par semaine par plante (donc 9 semaines en tout), le séchage et puis vient la fermentation des feuilles. Ce procédé comporte de hauts risques de moisissures ou d’incendies. Le tabac est ensuite empaqueté dans des caisses de feuilles de palmiers et vendu pour 90%’à l’état. C’est le gouvernement cubain qui contrôle fabrication et vente des précieux cigares. Le tabac sera d’abord conservé pendant 1 à 3 ans dans des chambres climatisées avant d’être roulé pour faire des cigares.

Après la ferme à tabac nous roulons jusqu’à Cayo Jutias. Belle plage à 60 km de Viñales. La plage est plutôt belle, l’eau quasi bouillante mais le snorkeling n’est que moyennement intéressant. Un violent orage met un terme un peu prématuré à la bronzette. Dans la voiture, Geneviève et Laurent qui viennent d’Ardèche, nous racontent avec beaucoup d’enthousiasme leurs précédents voyages, en Inde ou au Pérou dans les années ’80.

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Playa Larga – découverte de la plongée sous marine
 

Nous rallions Playa Larga en taxi collectif avec deux Français. C’est plus rapide et moins cher que les bus viazul. En chemin pour Playa Larga, notre chauffeur s’arrête au bord de la route dans une ferme. Il s’agit en fait d’une pompe à essence – marché noir. Le fermier siphonne d’abord les camions de l’état qui s’arrêtent chez lui, en donnant un petit billet au chauffeur, avant de revendre le fuel aux chauffeurs de taxi.

A Playa Larga, nous sommes à nouveau reçus comme des rois dans notre casa particular – El Varadero – avec vue sur mer. Playa Larga est située au fond de la baie des cochons, lieu d’un débarquement improbable en avril ´61 de 1.500 belligérants cubains soutenus par l’administration Eisenhower/Kennedy. La mission avait pour but de renverser le régime castriste échoua magistralement.  La ville est morte, un pauvre resto bar, quelques casas particular, et comme d’habitude pas de magasins. Tony et Osmara, nos hôtes nous recommandent le club de plongée / snorkeling.

L’activité du deuxième jour sera donc le snorkeling ! Arrivés sur place, voyant une vingtaine de touristes choisissant leurs tenues de plongée et pour ne pas mourir abrutis, nous changeons nos plans et optons également pour un baptême de plongée. On s’attendait à du snorkeling en version mieux, on a été servi ! Le spot de Playa Larga est idéal pour la plongée car on part du bord de la plage et ensuite en pente douce, le fond progresse jusqu’à une paroi qui va de 30 à 300 m de profondeur. Notre moniteur nous explique d’abord les bases de la plongée, fonctionnement du détendeur, communication par signe, etc… La première plongée, nous descendons jusqu’à 6-7 m avec un groupe de 8 plongeurs. Un gros mero, poisson de 2 mètres d’envergure nous suit pendant une dizaine de minutes. L’eau est chaude, les coraux préservés, … Bref l’éclate !

L’expérience est tellement incroyable que nous enchaînons avec une deuxième plongée deux heures plus tard. Nous sommes en plus petit groupe et descendons jusqu’à 15 mètres de profondeur pour voir une épave d’un navire. L’émerveillement devant les poissons, coraux… est tel que nous prolongeons notre séjour à Playa Larga pour faire deux nouvelles plongées le lendemain. Pour la première, à une vingtaine de mètres, nous allons vers une deuxième épave et voyons une murène  un peu agressive et passons ensuite par un petit tunnel à travers la roche. Mno est particulièrement à l’aise et ne consomme que très peu d’oxygène. Pour notre quatrième et dernière, nous descendons jusqu’à une trentaine de mètres de profondeur le long de la paroi au milieu de la baie. Pour la première fois, nous ne voyons même plus la surface de l’eau cristalline.

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Trinidad – ville coloniale surchauffée 
 

Alors qu’on attend le bus Viazul, à un carrefour à Playa Larga, nous nous regroupons avec d’autres voyageurs pour prendre un taxi collectif. En plus d’être plus rapide, cela nous permet de faire une courte escale pour se ballader dans le centre de Cienfuegos. Des rabatteurs particulièrement malicieux nous harcèlent quelque peu à notre arrivée à Trinidad. Ils prétendent être de la casa qu’on a réservé, ou que cette casa est déjà complète … Finalement un jeune homme sur un tricycle vient nous chercher pour nous emmener à la bonne casa. C’est une très belle maison coloniale avec une courette intérieure. La chaleur à Trinidad est écrasante et la limonade de bienvenue est salvatrice.

La plage Ancon au sud de Trinidad n’a que peu d’intérêt, trop bondée, transats réservés pour un hôtel, et surtout rien à voir dans l’eau. Nous préférons déambuler dans le centre de la ville en fin de journée, et entrer dans de nombreux anciens palais coloniaux. Après le dîner, tous les touristes convergent vers la Plaza Mayor et la casa de la musica. L’ambiance y est moins dansante qu’à Viñales.

La vallée de los Indigenos est située à quelques kilomètres de Trinidad est magnifique. Pour une fois on négocie mal notre coup, payant beaucoup trop un chauffeur de taxi et un guide alors que ce n’est qu’à quelques kilomètres… Cette vallée connut autrefois une importante industrie sucrière. La tour 45 m de haut servait à surveiller toute la vallée et à signifier avec des cloches le début et la fin du travail.

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Varadero – dans la lignée des Tenerife et Cancún – en très low cost
 

Le couple argentin avec qui nous partagions la casa à Trinidad nous propose de les accompagner en voiture jusqu’à Varadero. C’est ainsi qu’on se retrouve six heures en route jusqu’à Varadero, station balnéaire low cost au nord de Cuba. Nous demandons une chambre dans le premier hôtel que nous voyons, c’est un all-in. Il est envahi par des Canadiens qui s’y plaisent. Deux nuits et une journée suffiront largement à notre malheur. On se console avec la belle plage et l’eau cristalline dans laquelle nous nageons beaucoup.

Nous passons la dernière nuit de notre voyage chez Chantal à la Havane pour se faire dorloter avant de rejoindre l’aéroport dans une américaine décapotable – wahoo !

Conseils pour visiter Cuba
Plus de conseils encore sur www.envoyagesimone.com
  • Allez y tout de suite maintenant !
  • Go slow – à la cubaine, acheter les billets viazul nous a pris une demi-journée, il faut faire avec… Ne faites pas de planning stricte à l’avance
  • Louer une voiture est un mauvais plan, c’est très cher, et on peut être ennuyé sur la route. Il vaut mieux prendre des taxis, même pour les longues distances
  • Les immanquables sont Vinales, Trinidad et la Havane, mais n’ayez pas peur de découvrir la plongée à Playa Larga
  • Même si Cuba est plutôt pauvre, le séjour sur place ne sera pas donné, car les impôts sont très élevés sur les casa particular…
  • Évitez Varadero, vraiment !

Yucatan – bien plus que Cancun

Le Yucatan possède de nombreux sites magnifiques mais a sur-développé le tourisme de masse. Nous avons visité le Mexique après le Bélize et avant Cuba.

Laguna Bacalar – les 7 variantes de bleu

Ayant la lenteur et le coût exorbitant des formalités douanières entre Bélize et Mexique encore à travers la gorge, nous improvisons une escale à la Laguna Bacalar. La lagune intérieure est située au sud de la péninsule du Yucatan et réputée pour ses nuances de bleu. Nous n’y passons que deux jours mais c’est un lieu où l’on serait bien resté plus longtemps. Nous faisons d’abord le tour de lagune à vélo, on s’arrête à un Cenote (trou très profond rempli d’eau relié via un tunnel sous-terrain à la lagune) puis dans un hôtel chic pour le petit déjeuner. Le lendemain, c’est sur un petit bateau que nous explorons rapidement la lagune. Les autres touristes sont essentiellement des Mexicains.

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Tulum & ses ruines

C’est en bus que nous rejoignons Tulum depuis Bacalar. Ils sont propres, rapides, confortables, de même que les autoroutes, cela change du reste de l’Amérique Centrale !

Probablement blasés par les merveilles du Guatemala ou du Nicaragua, ainsi qu’effrayés par les milliers de touristes, Tulum ne nous laisse pas un souvenir génial. Pourtant les ruines d’une cité Maya au bord de la mer des Caraïbes à Tulum forment un site impressionnant.

La plage de Tulum est ‘pas mal’ (on préfère certains endroits plus sauvage au Nicaragua, Panama…) et le centre-ville a de nombreux magasins / restos. On a particulièrement aimé aller à vélo jusqu’aux ruines / la plage depuis la ville.

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Valladolid et Chichen Itza

Chichen Itza est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida, c’est l’un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités du Yucatan. Il est aussi carrément imposant. Une belle turista et une chaleur écrasante nous empêchent de profiter pleinement du site. Chichen Itza nous rappelle Tikal en moins sauvage et mieux entretenu. Et n’oubliez pas de rajouter quelques milliers touristes !!

Valladolid est une ville a priori sans intérêt au centre du Yucatan. Il est agréable de s’y promener sans but précis. Les bâtiments sont beaux et en bon état, il y a quelques musées et galeries qui valent la peine d’être vues. Ce que nous préférons, c’est de rester sur la place du village en fin de journée, moment de prédilection pour les Mexicains de se retrouver.

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Cancun – les maux du tourisme de masse

Cancun est le lieu parfait pour se dorer la pilule au soleil en hiver, vol pas cher depuis l’Europe, hôtels en abondance, un peu de shopping, une belle plage (mais des vagues et des sargasses)… La bien nommée zona hotellera est un magnifique banc de sable qui protège une large lagune intérieure. Cette zone a malheureusement été lotie à tout va.

Le soir, nous passons une super soirée sur une petite place dans le centre. Sur une estrade, un groupe enchaîne des danses traditionnelles et de nombreuses aubettes proposent burritos ou tacos. On n’aura pas le temps d’aller à l’Isla Mujeres au large de Cancun qui vaut apparemment la peine !

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Bélize – anticlimax !

Le Bélize fait figure d’exception en Amérique Centrale. Tout d’abord, c’est le seul pays anglophone, et ensuite il ressemble bien plus à la Dominique ou Sainte Lucie qu’à ses voisins Mexique ou Guatemala. Nous sommes de retour aux Caraïbes, ambiance rhum punch, rasta, afro et reggae. On se salue en faisant high five en se touchant les poings.
Belize City
 
Belize City n’est plus la capitale officielle du pays mais en reste le centre névralgique. La ville nous rappelle Bridgetown à la Barbade ou Roseau en Dominique. En 15 minutes on en a fait le tour et il n’y a pas grand chose à voir. La nouvelle capitale, Belmopan, en plein milieu de la campagne est encore moins animée. De Bélize City nous prenons un water taxi jusqu’aux îles coralliennes et récifs au large. C’est là tout l’attrait du pays, de nombreux minuscules lopins de terre entourés d’eau turquoise.
Caye Caulker
 
Caye Caulker est un haut-lieu touristique au Bélize. L’île surpeuplée de 8 km de long et quelques centaines de mètres de large est réputée bon marché, tandis que Ambergris Caye est la destination luxe. En débarquant du Water Taxi, une affiche nous rappelle à la dure réalité caribéenne – Welcome to Caye Caulke – GO SLOW. Comme le créole Pani Pwoblem, ici tout se vit au ralenti mais sans oublier le business. Tout est hors de prix. Au supermarché, comptez 4 eur le paquet de pâtes et 8 eur le pôt de sauce, 2 eur la bière…. Oh joie.
Nous n’avons pas vraiment aimé Caye Caulker, surpeuplée et une ambiance touriste de masse. Il n’y a pas de plages sur l’île, du coup on se pose entre deux averses sur des pontons pour faire bronzette ou nager.
Conseils pour Caye Caulker
 
N’y allez pas… En tous les cas ne faites pas de détour pour y aller, il y a plein d’autres endroits dans les Caraïbes plus jolis, moins cher et plus relax.

Caye Caulker

Caye Caulker

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Guatemala – Au cœur de la culture Maya

Il nous fallut dix-huit heures pour relier Léon au Nicaragua à Antigua Guatemala. Départ à 2 heures du mat à Léon, 8h petit déjeuner au Honduras , de midi à 15h lunch et plage à El Tunco au Salvador et enfin arrivée 20 heures à Antigua. J’ai été surpris de la facilité avec laquelle nous avons passé trois frontières. Autre fait remarquable, nous avions internet gratuitement dans le minibus. Chose qui en Belgique ou en France n’existe pas encore…. On ferait bien de se poser des questions…

Antigua

Antigua

Antigua – ville coloniale au charme fou
 
La ville est en ébullition en ce dimanche à quelques semaines de Pâques. Les habitants des villages environnants ont tous convergé vers Antigua pour une grande procession religieuse de plusieurs heures dans les rues. Pour la reconstitution du chemin de croix du Christ, des centaines d’hommes, habillés en mauve, et de femmes, en noir, se relaient pour porter le Christ et sa croix ainsi que la Vierge Marie. Au sein de l’impressionnant cortège se trouvent aussi des hommes déguisés en « Romains » et plusieurs orchestres. Sur tout le trajet, les habitants dressent de magnifiques tapis de fleurs promptement nettoyés quelques instants après le passage de la procession.
En ce jour de fête, nous flânons dans les rues d’Antigua avec des milliers de Guates et quelques centaines de touristes. Les échoppes et les vendeurs ambulants ont de magnifiques sacs, pochettes ou autres objets artisanaux (?). Un vrai supplice pour les acheteurs compulsifs, on s’en sort avec quelques écussons, un t shirt et une nouvelle bandoulière pour l’appareil de Mno. La vue depuis le Cerro La Cruz sur la ville et les volcans autour est géniale. On lunche pour trois fois rien au Restaurante Rinco Typico (3a avenida nr 3).IMG_0710-0
Nous terminons cette journée bien remplie au café Sky avec Marie, une amie belge qui travaille ici. Cela nous fait très plaisir de parler belge, d’échanger sur nos expériences à l’étranger et de recevoir de bons conseils pour la suite de notre voyage au Guate.
Le lendemain nous visitons la Ferme macadamia. Elle a pour but de promouvoir la culture des noix de macadamia au Guatemala. Notre guide nous explique comment la ferme aide les agriculteurs du pays à changer de la culture du café à la lucrative noix de macadamia. La journée se termine avec une délicieuse raclette Suisse et un bon chardonnay chez Christophe ! Vive le bon fromage !

Procession de Pâques à Antigua

Procession de Pâques à Antigua

Procession à Antigua

Procession à Antigua

Laguna Atitlan – Lac, Volcan & authenticité
 
La Casa del Mundo est un magnifique petit hôtel construit au bord du lac Atitlan. La vue des chambres est bluffante et les nombreuses terrasses qui surplombent le lac sont extraordinaires. Nous n’y passons que 3 nuits mais on serait bien resté un mois entier. Le soir, la plupart des convives mangent autour d’une grande table d’hôtes des plats typiquement Guate. On rencontre un groupe de lycéens américains venus donner de l’amour pendant 4 jours à des enfants Guates. Après cette épreuve ils se reposent dans notre confortable hôtel.
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A 30 min de marche de la casa, se trouve le village de Santa Cruz. Il se démarque des autres villages autour du lac par son calme et son authenticité. Nous nous perdons quelque peu au retour et notre balade se transforme en rando périlleuse sur des pentes trop raides et trop glissantes.
À San Juan nous admirons le travail des femmes tisseuses. Elles nous montrent comment le coton se transforme en tissu. De la collecte, au filage, teinture et tissage. Ces femmes travaillent pour un modeste salaire d’une dizaine d’euros par jour. Le village voisin de San Pedro est un repère à touristes avec agences de voyages, hostels, bars et pubs d’où nous nous enfuyons rapidement.
Le lac n’ayant aucune sortie d’eau, et les conditions climatiques changeantes, ont entraîné une montée des eaux de 8 mètres en deux ans !!! Des centaines de maisons ont été prises par l’eau et celles au bord du lac ont perdu toute leur valeur. Il n’est donc pas anormal de voir le long des rives des toits de paille qui dépassent de l’eau, des pontons recouverts d’eau, etc.

Vue depuis la Casa Del Mundo

Vue depuis la Casa Del Mundo

La journée d’excursion jusqu’au marché de Chichicastenango est l’occasion de voir le pays en minibus. Sur place, des milliers d’échoppes vendent des produits d’artisanat local, souvent la même chose. Touristes et locaux se mêlent dans les étroites allées mais ne s’arrêtent pas auprès des mêmes vendeurs.
Pour notre dernier jour à la Laguna Atitlan, nous profitons de la vue depuis notre balcon à l’hôtel avant de rejoindre Panajachel. Après une crêpe bretonne, nous prenons un 4*4 jusqu’en haut des falaises autour du lac. Notre chauffeur a été à l’université et nous parlons avec lui des maux du Guatemala. D’après lui, trop de gens ont trop d’enfants dont ils ne peuvent s’occuper. La vue d’en haut est pas mal, mais lorsqu’on s’élance dans le vide en parapente, c’est carrément génial !! Pendant 40 min, Mno avec son pilote, et moi avec le mien, nous tournoyons entre falaise et lac. Cela nous donne envie de passer notre brevet de pilote en Belgique.

Parapente à Panajachel

Parapente à Panajachel

Parapente à Panajachel vue

Ascension du Volcan Acatenango – vue sur une éruption volcanique 
 

Telesforo et deux Hollandaises

Telesforo et deux Hollandaises

Telesforo a 47 ans, père de 5 enfants, il vit dans sa campagne natale à une heure d’Antigua. Depuis 12 ans, il est guide de montagne et fait 4 fois par semaine l’ascension du volcan Acatenango culminant à 3900 m, un sac de 25 kg sur le dos. Plus jeune, il a aussi travaillé une dizaine d’années comme chauffeur dans la capitale, Guatemala City. Telesforo nous raconte la chance qu’il a d’être guide, gagnant jusqu’à 350 Quetzal par jour (45€), quand d’autres ne gagnent que 50 ou 100 Quetzal (6 à 12€). L’homme ne se plaint pas. Il est fier de ses deux fils travaillant dans la construction au Tenessee (Estados Unidos). Le voyage clandestin depuis le Guatemala leur a coûté US$5.000 par personne, le plus grand coût étant le passage illégal de la frontière americano-mexicaine. Leur père aimerait leur rendre visite, mais il n’obtient pas de visa pour les States, et les frangins ne peuvent revenir tout de suite, étant toujours clandestins là-bas.
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Telesforo est notre guide privé pour l’ascension du volcan. Spontanément, il vient en aide à un autre guide qui accompagne deux Danoises et deux Hollandaises ainsi qu’un Costa Ricain. C’est donc à neuf, accompagnés des deux chiens de Telesforo que nous entamons les 6 heures et 1500 m d’ascension du volcan Acatenango. La vue au sommet doit être grandiose mais les groupes que nous croisons n’ont rien vu, la montagne étant prise dans les nuages. Telesforo a raté sa carrière de pitre, bien que nous comprenions parfaitement son espagnol, il illustre le moindre de ses propos par de grands gestes et de petits sketches. Nous sommes déjà à 2000 m d’altitude, si bien qu’il ne fait pas trop chaud.
 

Eruption du Volcan Fuego

Eruption du Volcan Fuego

Arrivés en haut, nous ne voyons absolument rien et il fait froid. A près de 4000 m d’altitude, on caille dès qu’on s’éloigne du feu de camp. Nos guides érigent vite trois tentes et après un petit coup de rouge, les filles se réfugient dans leur tente. Après deux bonnes heures d’attente, les nuages laissent place à une nuit étoilée, au loin dans la vallée plusieurs villages et la ville d’Antigua. A droite, une  forme noire se distingue, c’est le volcan Fuego pour lequel on est venu. Encore une demi-heure d’attente et il se réveille. Un bruit sourd, puis une immense colonne qu’on devine être de la fumée, et enfin le feu d’artifice. De la lave projetée en l’air qui rebondit ensuite sur les flancs du volcan. Fantastique grandiose magnifique … On en redemande. Pendant la courte nuit dans notre tente frigorifique, notre surhomme de guide dormant à peine, criera plusieurs fois pour nous avertir de nouvelles éruptions, et à chaque fois le même spectacle.
La descente le lendemain matin s’effectue en 2h30 à peine. Nous retournons à notre hôtel préféré à Antigua, la Quinta Lucia, pour une bonne douche et une sieste avant une nouvelle procession dans la vieille ville et un dîner au gastronomique Como Como. Il y avait même de la Hoegaarden sur la carte mais oh frustration quand la serveuse nous dit qu’ils n’en ont plus.
 

Semuc Champey – rivière bleue dans une vallée verte

Peut-être inspiré par la procession d’hier à Antigua, les 9 heures de trajet jusqu’à Semuc Champey se sont avérées un vrai chemin de croix car nous avions hérité des pires places dans le mini bus. Tout à l’arrière, sans place pour les jambes et donc les genoux dans les dents, et vu l’absence d’amortisseurs, encaissant chaque casse vitesse, trou ou pavé sur la voie comme un coup de massue dans le dos.

Vallée autour de Semuc

Vallée autour de Semuc

Nous logeons à l’hostel El Portal située dans le parc de Semuc Champey. Cette magnifique rivière bleue cristalline et vallée verdoyante est un sanctuaire au Guate. Après être monté jusqu’au Mirador, nous passons la journée dans les différentes piscines naturelles de Semuc. Vu les vacances prolongées du chef coq à El Portal (de notoriété publique que la bouffe y est exécrable), nous nous promenons en vain le long de la rivière à la recherche d’un comedor convenable. On se pose au bord du cours d’eau pour la fin de l’aprem. Trapèze au bout des bras, je me lance plusieurs fois dans la rivière une vingtaine de mètres plus loin. Tarzan n’en revient toujours pas.

Semuc Champey

Semuc Champey

Tikal, Flores & El Remate
 

ll fallut 11 heures de bus avec six Israéliennes insupportables pour rallier Flores depuis Semuc Champey. Ces championnes de la politesse, ordonnèrent d’abord au chauffeur d’aller chercher leurs valises pour les charger. Elles entrèrent ensuite dans la voiture avec pour unique salut, un agressif « this is my seat » dans un mauvais anglais. Vingt minutes plus tard, l’une d’elle réclame déjà un « baño », madame doit aller à la toilette. Ensuite le chauffeur (plutôt prudent) doit rouler moins vite, on réclame un arrêt McDo… Avant de mettre la musique israélienne à tue-tête dans le minivan pour quelques heures…. Suédois, Anglais et nous Belges nous regardons avec incrédulité. Malheureusement, nous constatons que la mauvaise réputation des jeunes voyageurs israéliens à la sortie de leur service militaire n’est pas usurpée.

Tikal Temple

Tikal

Les ruines de Tikal sont l’attraction phare de la région. Cet immense complexe de temples et pyramides mayas a commencé à se développer au quatrième siècle avant Jésus Christ. Plusieurs constructions ont été ensevelies par la jungle, d’autres ont été restaurées. Le gigantisme du site ne manque pas d’impressionner. Malgré la chaleur et la moiteur, nous nous promenons durant plusieurs heures sur le site. La plupart des touristes restent autour des 3-4 temples les plus imposants, mais des dizaines d’autres bâtiments plus éloignés sont plus beaux et plus authentiques.
Le lendemain, un employé de l’hôtel où on loge (hôtel Mon Ami) nous conduit jusqu’à la vieille ville de Flores. C’est un petit îlot sur le lac Itza, et partiellement inondé dû à la montée des eaux. Nous en faisons le tour en une demi-heure et passons le reste de la matinée dans un petit café plein de charme. On nous a déconseillé de sortir de la vieille ville.
Conseils de voyage pour le Guatemala
 
Pays fort touristique mais encore authentique, n’attendez pas avant de vous y rendre. Prévoyez au moins deux semaines de voyage si vous souhaitez explorer autre chose que la Laguna Atitlan et Antigua. Le transport vers les autres destinations touristiques (Semuc, Tikal, Livingstone) étant très très lent (une journée complète).

  

 

Nicaragua – Pays de Lacs et Volcans

Après plusieurs heures de « chicken bus » dans la campagne Costa Ricaine, à la frontière un contrôle ebola, plusieurs « impôts » et 1 km de marche sous un soleil brûlant, nous arrivons au Nicaragua. On prend ensuite un taxi de la frontière jusqu’à San Jorge.
Ometepe – île aux deux volcans
 

À bord du ferry qui relie San Jorge à Moyogalpa, on découvre progressivement Ometepe et ses deux volcans, Madera et Concepcion, unis par la plage de Santo Domingo. L’île d’Ometepe sur le Lac Nicaragua est magnifique, splendide… Un des plus beaux endroits qu’on ait vu durant le voyage. Depuis notre auberge le « cornerhouse » à Moyogalpa, nous sillonnons l’île sur une motocross 200 cc pendant trois jours. Mno assise à l’arrière est plutôt tendue au début car la bécane est fort nerveuse, et avouons-le, mes changements de vitesse ne se passent pas toujours de manière optimale.

Nous nous perdons dans les villages et croisons sur la route des attelages de vaches ou chevaux, des vélos, quelques voitures ou bus, et des centaines d’écoliers. Sur l’île, enfants, chiens, vaches, chevaux et porcs se promènent en totale liberté.  Mno essaie (en vain) de photographier un oiseau à longue queue bleue, l’uraka, présent partout sur l’île mais sautant sans arrêt d’un arbre à l’autre. Le lac d’eau douce autour de l’île sert d’abreuvoir pour les animaux et les habitants utilisent des tables de pierre dans 1 m d’eau pour faire leur lessive.

Nous renonçons à l’ascension des volcans (1400 et 1600 m ) mais pas à la cascade sur les flancs du volcan Madera. Nous profitons des bains Ojo de Agua avec ses singes crieurs, de la réserve naturelle Charco Verde ou encore du village d’Altagracia qui semble avoir échappé au tourisme. Le dernier jour, en quittant l’île, nous tombons sur nos amis canado-suisse Jessie et Marc, que nous avions rencontrés plus tôt au Costa Rica lors de la randonnée du volcan Arenal.

  

 
San Juan del Sur – Bali bis
 
Après la grandiose Ometepe, San Juan del Sur est plutôt une déception ! Cela ressemble à la ville de Kuta à Bali, beaucoup de touristes surfeurs avec un penchant aigu pour la fête. La baie de San Juan sur la côte pacifique n’en n’est pas moins impressionnante avec son Christ perché sur une falaise (comme à Rio ou Lisbonne) et ses bateaux au mouillage. Nous passons notre seule journée là sur la plage désertique de Maderas. Le vent souffle à un bon trente nœuds. Le sable vole dans tous les sens et la mer est blanche d’écume. Je tente de surfer pendant tout l’après-midi avec les encouragements de Mno. Nous étions malheureusement un rien trop tard pour voir les tortues sur la plage voisine de Flor.
 
Granada – ville coloniale convertie au tourisme
 
Granada, située au bord du lac Nicaragua, est la capitale touristique du pays. Après une après-midi en ville où nous admirons les bâtiments coloniaux magnifiquement restaurés et assistons à un match de baseball (sport roi), nous louons une moto pour les deux jours suivants. Le premier jour nous nous perdons autour de la Laguna Apoyo dans des sentiers de boue et de terre. Les enfants qui mènent les bœufs avec un bâton sont pliés en quatre de voir deux gringos sur une moto.  Après une pause lunch dans un mauvais resto au bord du lac, nous roulons jusqu’à Masaya et son marché artisanal. La ville est moins touristique mais tout aussi accueillante.

Le deuxième jour sur notre bécane, nous commençons par les villages artisanaux de Pueblos Blancos. Mno et moi ne sommes que peu emballés par Catarina, San Juan et Diria. A Masatepe, nous prenons un chemin désaffecté à travers le parc national de Masaya, entre le volcan et le lac. Je regrette rapidement la motocross d’Ometepe et Mno doit m’aider à pousser la moto lorsqu’on s’ensable. Mais ce passage en valait la peine, au milieu des champs de lave, impressionnant !

Après un lunch avec une vue splendide sur le lac et le volcan, nous roulons jusqu’au sommet de ce dernier. La vue y est extraordinaire. Nous rencontrons Mica et Claire. Deux Suisses qui voyagent avec leurs 3 enfants pendant 3 ans autour du monde en camping car (suivez leur aventure sur http://laviedevant-leskilometresderriere.com). On s’échange les bons conseils, eux venant du Nord, nous du Sud. Mno est déjà adoptée par la petite dernière Amélie, tandis que Jimmy me montre ses legos. Nous les quittons trop vite car il commence à faire sombre et nous avons un peu de route jusqu’à Granada.

A quelques kilomètres de Grenada sur le lac Nicaragua se trouvent plusieurs îles habitées. Pour notre dernière matinée à Granada, nous visitons ces Isletas en lancha avec Cal et sa compagne Americano-Cubaine. Nous nous découvrons une passion commune pour la voile et écoutons à peine notre pauvre guide, tellement emballés par notre discussion… Les Isletas appartiennent surtout à de très riches hommes d’affaires mais n’en ont pas moins de charme.
Léon – ville petit déjeuner
 
N’ayant pas réservé de logement à Léon, nous finissons par loger dans une Hostel un peu pourrie qui ne survit que parce qu’elle est située à côté de la meilleure Hostel de la ville (tout le temps fully booked). De premier abord, Léon ressemble à Granada mais Léon est bien plus vivante que Granada. Les deux villes ont d’ailleurs longtemps été rivales pour être la capitale du pays. Pour apaiser les tensions, ce sera finalement Managua – située à mi-chemin – l’heureuse élue. Mno s’extasie devant les nombreuses boulangeries de la ville. Pan y Paz, fondé par un Français et une Hollandaise, est notre boulangerie préférée avec son patio intérieur, ses prix doux et son apport social au Nica.
On a adoré le Volcano Boarding sur le Cerro Negro. Pas vraiment pour le surf sur une planche en bois mais plutôt pour la vue magnifique – avec le coucher de soleil – depuis le petit sommet du volcan. Dans notre groupe, deux Nica-Américains ont abandonné la très courte ascension (45 min et plutôt facile) du Cerro Negro après 5 minutes seulement. Mno et moi loin d’être moqueurs, étions vraiment tristes et choqués que des jeunes de notre âge, par leur alimentation et éducation, ne soient même plus capables du moindre effort physique.
La Plage Las Penitas pas très loin de Léon n’a rien à envier aux plages panaméennes ou costa ricaines si ce n’est le manque de touristes. Nous passons la journée à essayer de surfer ainsi qu’éviter de se brûler les pieds sur le sable !
Conseils pour le Nicaragua
 

La plupart des voyageurs que vous rencontrerez au Nicaragua sont en voyage « longue durée ». Oubliez les préjugés, le Nica est un pays pauvre mais loin d’être dangereux, il est même considéré comme le plus sécurisé de l’Amérique Centrale. Contrairement à ses voisins, on n’y voit même pas de policiers armés à chaque coin de rue. De plus, il est nettement plus authentique et moins cher ! Prévoyez une quinzaine de jours pour visiter l’essentiel du pays et rajoutez quelques jours pour se rendre aux Korn Islands côté Caraïbes. Le peu de voitures et le bon état des routes en font un vrai paradis à moto ! Le Nica est facilement accessible depuis le Costa Rica voisin.

      

  

    

  

Costa Rica – Tapirs, Fourmiliers, Coucous…

Après un dernier dîner au Balboa Yacht Club de Panama, nous prenons le bus de nuit pour le Costa Rica. Au matin, à la frontière panaméo-costariciaine, les douaniers fouillent deux fois nos sacs à la recherche de substances illicites. Nous débarquons du bus peu après au milieu de nulle part. D’emblée on est impressionné. La nature est incroyablement bien protégée, pas de plastiques ou de papiers qui traînent par terre, pas de construction sauvage. Ce petit pays a compris très tôt (’70) que le tourisme de la nature était une opportunité extraordinaire. Depuis lors, les parcs nationaux et autres réserves écologiques privées se sont multipliés sur son territoire. 

Péninsule de Osa 

La chaleur est écrasante dans le Golfe Dulce que nous traversons en lancha de Golfito à Puerto Jimenez. Sur le dock à la sortie du ferry, un Italien nous convainc de le suivre dans la plus basique des auberges du bled – d’ailleurs on sera ses seuls clients pour la nuit. Puerto Jimenez est une petite ville endormie, nous y flânons l’après-midi et organisons la suite du voyage au Costa Rica. Le lendemain nous prenons deux bus pour aller à Bahia Drake, de l’autre côté de la péninsule. La mer y est brûlante, 30°C, si bien qu’on peut s’y baigner pendant des heures. 

Le parc du Corcovado est l’attraction principale de la péninsule d’Osa, à l’extrémité sud du Costa Rica. Une fois la pilule passée du prix prohibitif de la visite (minimum $80 pp la demi-journée), on profitera pleinement de cette escapade à la découverte de la forêt primaire. Notre excellent guide nous montrera des ficus dévorant un autre arbre, oiseaux, notamment un coucou en pleine action, dindes, tapirs, singes et paresseux dans leur habitat naturel. Ce qui me frappe dans cette jungle très dense, c’est la nécessité d’avoir accès à la lumière. Les arbres se battent pour monter le plus haut possible. Les arbustes restant au sol ont de très grandes feuilles pour recevoir quelques rayons UV. 

Quepos & Manuel Antonio 

La station balnéaire de Manuel Antonio est réputée pour son petit parc national et sa belle plage. Nous logeons dans la ville voisine de Quepos, plus calme et moins touristique. Le parc a l’avantage d’être fort accessible et n’oblige pas à prendre un guide. Après avoir parcouru tout le parc, vu singes, paresseux en mouvement (ils ne bougent qu’une fois semaine), oiseaux ou des raton-laveurs arrachant pique-nique à des touristes, nous nous posons sur la très belle plage (cachée) du parc. Je me réveille au milieu de ma sieste avec un immense iguane à quelques mètres de ma serviette !! A la fin de la belle journée, nous prenons le bus pour San José avant de continuer le lendemain jusqu’à Tortuguero. 

Tortuguero- tortues et mangroves 

Tortuguero est un petit village situé entre la mangrove et la mer des Caraïbes. Son centre de protection des tortues de mer est un pionnier en la matière. Nous sommes malheureusement quelques semaines trop tôt pour voir les tortues géantes (plus de 1m de diamètre) pondrent leurs œufs sur la plage. 

Nous explorons la mangrove voisine (préservée en réserve naturelle elle aussi) en canoë avec notre guide Verny. Dans un silence religieux, perturbé seulement par les cris des singes ou chants des oiseaux, nous voyons tortues (de riviere, pas de mer), caïmans, hérons bleus et blancs, et encore des paresseux. Au retour, nous nous promenons autour du village et tombons entre autres sur un magnifique fourmilier.

Le deuxième jour, nous explorons les alentours du village et faisons l’ascension du Cerro Tortuguero, une des rares activités au Costa Rica qui soit gratuite. Un petit chien tout excité nous sert même de guide pendant la courte randonnée. Au retour, la lancha qui doit nous ramener a deux heures de retard… Ce qui a le mérite de nous saper le moral alors que le trajet ne dure que 10 minutes ! 

 San José – capitale 

Les guides touristiques ne se sont pas trompés, il n’y a pas grand chose à faire à San José, capitale du Costa Rica. Ce que nous y apprécions le plus est la fraîcheur due à l’altitude !  Dans les rues du centre-ville règne une bonne ambiance avec énormément d’animation et beaucoup de commerçants. Notre hôtel Aranjuez est un pur bonheur. La déco plutôt vieillote, style maison de campagne d’une arrière grand mère, ainsi que le buffet petit déjeuner extra extra bon, en font un des hôtels les plus réputés de la ville. 

Le volcan Poas est l’excursion facile à faire depuis San José. Comme d’habitude, les deux heures de trajet se transforment en calvaire de 4 heures en bus. A attendre, attendre, attendre… Le pire, arrivés en haut, nous ne verrons absolument rien du cratère et son lac, car toute la montagne est prise dans d’épais nuages. Afin d’éviter le même calvaire au retour, nous interpellons un jeune couple sur le parking du volcan. Bien gentiment, ils acceptent de nous conduire jusqu’à la gare de bus de la prochaine ville à 20 km de là. Dans la voiture nous leur expliquons le système de covoiturage en Europe, qu’ils trouvent à la fin du trajet une super idée. 

La Fortuna et le volcan Arenal 

La ville de la Fortuna n’a pas de charme et nous fait penser à l’Amérique (USA) profonde. Elle n’est qu’une succession d’hôtels, restos vides et agences de voyage. Nous avons à peine loué un scooter pour l’après-midi qu’une grosse drache s’abat sur nous. Elle ne nous lâchera pas jusqu’au soir. 
Moto sous la pluie

Il fait fort heureusement nettement plus beau que la veille pour notre journée de randonnée autour du volcan Arenal. C’est avec un véritable groupe de toutous que nous montons d’abord jusqu’au lac du Cerro Chato et marchons ensuite dans la très belle forêt et plaine autour du volcan Arenal. La balade de 8 heures se termine au Arenal Volcano Observatory Lodge, hôtel huppé mais avec un magnifique coucher du soleil sur le lac Arenal. Nous rencontrons Marc et Jessie qui sont ici pour 2 semaines. Au retour, nous nous baignons de nuit avec des centaines de toutous dans une rivière d’eau chaude. 

Conseils voyage pour le Costa Rica 

 Le Costa Rica a tout d’un pays occidental, ses habitudes, la sécurité et les prix. C’est un des plus stables d’Amérique Centrale, sans armée et avec une large classe moyenne. Ses habitants, les Ticos, ne sont pas typés et de descendance espagnole. Vous pourrez y circuler sans crainte. Beaucoup de touristes y louent une voiture, et vu le temps perdu dans les transports, nous le recommandons.  

Le pays est un véritable modèle en ce qui concerne la protection de la nature. Les visites des parcs naturels ont été de vrais plaisirs quand les guides étaient bons. Afin de bien voir les animaux, privilégiez les petits groupes.























Panama – pays à découvrir au delà du Canal !!

Panama est le premier pays d’Amerique Centrale que nous avons visité. La liaison aérienne Martinique – Panama fut compliquée avec une escale à Puerto Rico puis à Miami… À San Juan à Puerto Rico nous sommes sortis de l’aéroport pour quelques heures, le temps de parcourir le sympathique centre ville historique avec nos deux sacs (12 kg + 6 kg) sur le dos au milieu de milliers de touristes sortis d’immenses paquebots de croisière. On a fini la soirée dans un bar resto américain à regarder le superbowl… Pour l’anecdote, en retournant à l’aéroport, il fit tellement froid dans le terminal qu’on dormit à l’extérieur à même le sol comme des clochards.

Panama City

C’est donc après 24 heures de voyage qu’on atterrit à Panama. La ville s’est développée à une allure fulgurante les 20 dernières années et ressemble à s’y méprendre à Miami. Les mauvaises langues diront que les deux villes se sont construites au même moment avec le même argent du trafic de drogue. Le skyline de Panama compte donc des centaines de gratte-ciel et nous rappelle Kuala Lumpur ou Shanghai. Nous logeons au milieu des tours dans une Hostel surpeuplée la première nuit.

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Skyline Panama

Mno et Mig - vue Panama City

Mno et Mig – vue Panama City

Outre le nouveau Panama City centré autour du quartier de Marbella, la vieille ville Casco Viejo est restaurée avec beaucoup de goût depuis quelques années. On y flâne dans les petites ruelles, ainsi qu’au marché aux poissons où l’on mange à toute heure du poisson cru (ceviche) avec une bière… Le tout pour moins de 5 $. Le pays garde des relations étroites avec les Etats-Unis et le US$ est la monnaie officielle.

Le Carnaval est très important pour le pays, 4 jours fériés, et l’artère principale de la ville est bloquée pour la fête pour la même durée. A côté des chars et troupes de danses, de très nombreux stands de bouffe et des concerts. L’ambiance est bon enfant, loin des beuveries que peuvent être les fêtes de Wallo ou autres. A quelques kilomètres de la ville seulement se trouve l’attraction phare de la ville, le Canal.

Casco Viejo - Panama City

Casco Viejo – Panama City

Carnaval Panama City

Carnaval Panama City

Canal de Panama – chef d’œuvre de l’homme 

Véritable poumon économique de la région, le Panama vit entre autres grâce à son fameux canal.   Le transit de bateau injecterait au total plus de 10 milliards de USD chaque année dans l’économie. Comptez 2500 US$ pour le passage d’un petit voilier, mais quelques centaines de milliers US$ pour un cargo.  Au Miraflores Locks Visitor Center, nous passons d’abord par un intéressant musée relatant la construction du canal ainsi que son agrandissement en cours. C’est la France (après le succès de Suez) qui a entamé la construction du canal au 19ème siècle, mais ce sont les Etats-Unis sous le commandement de l’ingénieur d’origine belge G.W. Goethals qui finissent le boulot en 1914. Le canal long de 78 km permet de réduire la route maritime reliant San Francisco à New York de plus de 10.000 km. On finit la visite du canal par une vue surplombante sur les écluses et les bateaux Panamax qui passent. Quelques jours plus tard…. Nous passions dans ces mêmes écluses à bord de Bonobo, un catamaran en Alu de Marc et Nadine. Lire récit complet ici ! 

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Boquete – fraîcheur en montagne 

Boquete est une petite ville de moyenne montagne qui a soudainement connu une renommée mondial lorsqu’un magazine américain a décrété que c’était le meilleur endroit au monde pour passer sa retraite. La ville compte donc beaucoup d’expats américains et l’immobilier s’est fortement développé. Nous y restons pour 3 agréables journées à se balader dans les montagnes, admirer le mont Barru, ainsi que visiter des producteurs de café. Ce qui nous a surtout surpris c’était la température, 20 degrés à peine en journée.

Bocas del Torro – plus que de la plage 

Bocas del Torro, littéralement « la bouche du taureau », est un archipel situé tout à l’ouest du Panama sur la côte caraïbe. Destination touristique par excellence, le surf, la plage, mais aussi des balades à vélo électrique ou encore des tours en « lancha » (barque avec puissant moteur) au milieu de la Mangrove sont nos activités préférées. Le soir, nous mangeons des ceviches ou sushis au resto « Raw Fusion ».

San Blas – territoire indigène Guna Yala

L’autre archipel panaméen à la renommée mondiale s’appelle San Blas, situé à l’extrême est côté caraïbe du Panama (frontière colombienne). Plus de 365 îles avec quelques cocotiers seulement et du sable sont habitées par les indigènes Gunas. Ils se sont battus au 19ème siècle pour rester indépendants et vivent aujourd’hui toujours dans des huttes plutôt précaires. On y a passé 3 jours à manger du poisson ou langouste fraîchement pêché(e), jouer au volley et explorer les autres îles.

San Blas Islands - Panama

San Blas Islands – Panama

Mig en Pirogue aux San Blas

Mig en Pirogue aux San Blas

Conseils pour voyager au Panama

– Pays sous estimé, accessible, américanisé, intéressant – bref à découvrir absolument

– Deux semaines ne sont pas de trop sur place – on aurait aimé aller à l’île de Taboa ou rester plus longtemps dans les San Blas.

– Allez y en hiver, lorsqu’il fait froid en Europe. Les vols depuis les USA sont très bon marché.
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Canal De Panama à Bord du Catamaran Bonobo

Les voiliers qui passent le canal de Panama, ont l’obligation d’avoir 4 équipiers dits « handliners » en plus du capitaine et du pilote à bord. C’est grâce à une annonce sur le Cruisers Forum que nous trouvons un poste de handliner sur le Bonobo. Un impressionnant catamaran en Alu mené par les atypiques Nadine et Marc.

On retrouve Marc et Romain au supermarché Rey à Colon en ce 12 février. Les deux comparses se sont connus quand ils travaillaient au Club Med dans les années ’80 comme GO de plongée. Romain, français vivant à Miami, est à Panama pour un week-end prolongé. En route pour la luxueuse Shelter Bay Marina, Marc nous raconte les dernières (més)aventures avec des équipiers embarqués … celui qui embarque pour 6 mois mais rentre déjà après 6 heures (de mal de mer), celle qui squatte le bateau pendant un mois et vide les réserves du bord… Oh bien-sûr il y a le bon souvenir de cet équipier qui dans une autre vie était chef coq !!

Après avoir franchi le canal en voiture et une bonne demi-heure de route, nous arrivons à la marina avec un brin de pression. Est-ce que nous serons nous aussi des équipiers boulets ??? L’ambiance de la marina nous met instantanément de bonne humeur, tant de voiliers qui sont en transit…. Ici on ne parle pas de la traversée de l’Atlantique (comme à Tenerife ou au Cap Vert), mais du pacifique, de la Polynésie … Nadine – la femme du bord – nous accueille avec un grand rire, nous installe dans notre gigantesque cabine pour 3 nuits et nous donne un peu de boulot… Pas grand chose en vérité hormis supporter le cagnard de 35 °C. Sur un autre ponton, nous tombons sur Lazy Jack, un gigantesque catamaran Catana skippé par un chirurgien belge. Lui aussi il fait un tour du monde et a une préférence pour les cuistots italiens.

A l’heure de l’apéro (il est toujours 5 heures quelque part), Claude – l’électricien français de la marina et sa compagne colombienne Erica – se joignent à nous. C’est le dernier soir dans la mer des Caraïbes et aussi l’heure des adieux pour Bonobo et son équipage. On enchaine les rhum punch et finissons par un délicieux poulet. Nadine et Marc sont pliés en quatre en me regardant écouter patiemment les théories conspirationnistes de Claude !

Le lendemain, au matin du vendredi 13, l’agent qui s’occupe de formalités administratives pour le passage du canal vient remettre tous les documents nécessaires. Plus qu’à attendre Guillaume, un autre français en voyage qui vient jouer le handliner comme nous et profiter de cette incroyable expérience.

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Tout était trop beau pour être vrai…. A midi trente, l’agent vêtu d’un polo orange passe en coup de vent nous annoncer que le passage du Canal est annulé car son patron n’a pas reçu de paiement. Il ne se rend pas compte des conséquences de ses propos, pire il ne semble pas gêné et ne cherche aucune solution. On le retrouve trente minutes plus tard sur un autre bateau de la marina. Marc et Nadine restent plutôt calmes malgré la gravité de la situation… Leur compte en banque a été débité (€2000 et plus…) et un report du passage retarderait leurs plans de voyage, gâcherait l’anniversaire de Marc, ainsi que notre passage du canal. De plus, il faudrait sans doute repayer le tout et perdre plusieurs jours voire semaines ici à Colon, ville sans intérêt et réputée dangereuse. T-shirt orange repasse par Bonobo pour expliquer que rien à faire, son patron a annulé le passage de notre cata…. C’est la catastrophe … Après une heure de palabres, on comprend qu’il est encore possible de passer aujourd’hui…. Mais il faut repayer l’entièreté du fee en cash… ( et espérer récupérer le montant déjà versé). Trente minutes plus tard, après un aller retour express pieds nus à l’automate pour Marc, t shirt orange compte patiemment les plus de 120 coupures de 20 USD dans le carré de Bonobo alors que le temps presse…

Nadine est la barreuse de l’imposant catamaran, et il n’a fallu qu’une minute entre le départ de l’agent et le largage des amarres. Nous traversons par un vent de plus de 25 nœuds la baie du port de Colon jusqu’au « Flats » où nous jetons l’ancre en attendant que le pilote embarque. L’horaire de notre passage des premières écluses change encore 3 fois et nous partons du mouillage qu’à la nuit tombée en compagnie de 2 autres voiliers, un danois – Sea Wolf , et un américain – Journey.

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Notre pilote n’est pas très bavard mais Nadine et Marc sont extrêmement bien préparés. La première manœuvre est d’emblée la plus délicate, les deux voiliers qui nous accompagnent se mettent à couple de chaque côté de Bonobo. Nous ne formons plus qu’un super voilier avec 3 mâts et 4 coques. C’est Nadine qui gère la manœuvre car Bonobo est le plus puissant avec deux moteurs de 55 CV et situé au centre de l’ensemble. En entrant dans les Gatun Locks, des employés du Canal lancent des pommes de touline vers les voiliers. Les handliners y accrochent leurs grosses aussières en nylon (qui flottent) et veillent ensuite à ce que les aussières restent tendues pour maintenir nos 3 voiliers au milieu de l’écluse. Il y a 4 aussières, 2 à l’avant et 2 à l’arrière… Si bien que nous sur Bonobo n’avons rien à faire car à tribord les « vieux » de Journey essaient de s’en sortir, et à bâbord les « jeunes » (et jolies) de Seawolf font le contraire de ce qu’il faut faire… Tout cela sous le regard amusé de l’équipage du Valliant Ace – mastodonte avec plus de 5000 voitures dans ses entrailles avec qui nous partageons l’écluse. Les remous que son hélice provoque sont impressionnants, nos amarres se tendent à bloc et un chaumard de Journey cède sous la tension !

A la sortie des 3 chambres des Gatun Locks, nous sommes montés en une petite heure de 3 fois 8 mètres à l’altitude du Lago Gatun. Ce lac artificiel est aussi une magnifique  réserve naturelle où passent plus de 30 porte-conteneurs, vraquiers ou transporteur de voiture par jour.  Il est 22 heures passé et nous passons la nuit à une bouée au mouillage. Pour fêter l’anniversaire de Marc – a mi chemin entre l’Atlantique et le Pacifique – et entre l’Amérique du Sud et du Nord – tequila et spaghetti Bonobo !!! Nadine est très contente de ses matelots et nous propose même de rester à bord jusqu’en Nouvelle Zélande… !! (Disons 1 an !) Marc approuve avec vigueur l’invitation de Nadine en me voyant faire la vaisselle comme un marin – c’est à dire avec un rikiki d’eau douce.

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Un nouveau pilote vient nous réveiller à 6h30 en ce jour de Saint-Valentin. Nous naviguons 30 MN (5h30) sur le Lago Gatun jusqu’à l’écluse de Pedro Miguel. Nous croisons un bateau de croisières et plusieurs autres navires au dimension Panamax…. Soit 12 mètres de tirant d’eau, 32 mètres de large et 305 mètres de long. Avec la construction de nouvelles écluses (prévue pour 2017) – la largeur maximale passera à 48 mètres  (dimension POSPANAMAX). D’ici une dizaine d’année, le projet de canal au Nicaragua porté par un consortium chinois aura peut être aussi abouti.

Nous voyons un crocodile sur les berges du fameux Gaillard Cut. Cet étroit goulot creusé par les français et puis par les américains, fit énormément de morts.

L’écluse de Pedro Miguel n’a qu’une chambre et nous descendons de 8 mètres avec nos deux voiliers amis mais sans cargo si bien que nous avons toute la place. Un mille plus loin se trouvent les portes du Pacifque – les écluses de Miraflores. Dans le centre des visiteurs, le speaker annonce que Bonobo est dirigé par une femme ! Deux chambres plus loin et nous quittons l’eau douce du Gatun pour le sel du Pacifique. Le pilote débarque également et nous amarrons Bonobo à une bouée du Balboa Yacht Club à Panama City. La ville est morte mais en agitation car tout le monde a pris congé pour le carnaval. On raccompagne Guillaume à Casco Viejo et nous continuons vers la première parade du Carnaval… Pendant 4 jours la ville ne s’est pas arrêtée…. L’artère principale longeant la côte étant d’ailleurs bouclée dans les deux sens et l’accès sévèrement contrôlé par des centaines de policiers.

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Conseils pour le passage du canal de Panama
– Prévoyez minimum deux semaines de formalités
– la Shelter Bay Marina de Colon a un forfait intéressant pour 31 jours si vous payez à l’avance par visa sur leur site web
– Choisissez votre agent avec soin, sachez que la société recommandée par la Shelter Bay Marina fait partie du même groupe que la marina
– Faites vous la main en tant que handliners sur un autre bateau
– Louez vos aussières en nylon de 50 mètres auprès de Tito – personne de confiance
– Les pneus ne se louent pas mais s’achètent auprès du même Tito – par contre bonne chance pour s’en débarrasser
– n’oubliez pas la clearance sortie à Colon ou à Panama, ainsi que le plein de fuel – car aux Las Perlas – ni clearance ni fuel !!

le jour J
– Briefer l’equipage et vos hardliners
– La qualité des pilotes varient fortement, ne comptez pas sur lui pour les manoeuvres, seulement pour les instructions – maintenant on entre, on se met à couple etc….
– Prévoyez glacière remplie de boissons car cela surchauffe….

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Les Bronzés aux Antilles – deuxième croisière aux Grenadines

Pas le temps de se reposer…. Nos amis flamands, avec qui nous avons passé un super moment à bord de notre Catamaran Noix de Coco, débarquent à peine leurs affaires que Mno et moi filons faire les courses (dans trois supermarchés différents) pour le groupe suivant: 8 quinqa et sexagénaires bien décidés à passer deux semaines inoubliables aux Antilles. La chaleur pesante du Marin rend les courses encore plus épuisantes, mais c’est plutôt rigolo de revenir du Leaderprice en annexe remplie à rabord de bouffe au milieu d’une course de Yoles traditionnelles dans la baie du marin !!

Courses au Leaderprice en annexe - Le Marin

Courses au Leaderprice en annexe – Le Marin

Courses de Yoles traditionnelles - Le Marin - Martinique

Courses de Yoles traditionnelles – Le Marin – Martinique

Après un tour du propriétaire et un briefing sécu, nous naviguons en ce premier jour jusqu’à Sainte Anne à seulement 3 MN. Mno et moi avons dû émigrer vers les cabines « skipper » moins confortables à l’avant car on est désormais dix à bord de Noix de Coco, notre catamaran Lipari 41: Claire, Bénédicte, Donatienne, Martine, Sabine, Éric, Philippe et Guibert.

Au mouillage, nous organisons le premier apéro royale deluxe. L’entièreté de l’équipage cède déjà aux sirènes du doux breuvage fait bateau – Pina Colada (1/5 rhum, 1/5 jus d’ananas, 1/10 concentré noix de coco, reste de glaçons et un zeste de noix de muscade)… A quelques encablures de Noix de Coco, nous retrouvons un voilier familier Julia II et son extraordinaire équipage Evelyne et Patrick. Toujours souriants et rieurs, ils se joignent à nous pour cette première soirée antillaise.

Les hommes manoeuvrent Noix de Coco

Vue sur le mouillage de Sainte Anne

Vue sur le mouillage de Sainte Anne

Nous naviguons longtemps le lundi 19 – car le vent est plutôt mou – jusqu’à Marigot Bay à Sainte Lucie. Petite balade à terre dans la marina huppée suivi du repas à bord, et hop nous entamons navigation de nuit jusqu’à Bequia (oui! l’île la plus parfaite des Caraïbes). Claire qui a le mal des transports ne se sent pas au top durant les navigations – mais oh chance pour tous – elle découvrira que le remède est de cuisiner en navigation (!!! Oui oui !!!).

Le matin sur Bequia nous explorons le village de Port Elizabeth, et l’après midi nous faisons le traditionnel tour guidé en touk touk. Alors que Mno et moi faisons ce tour de Bequia pour la troisième fois déjà, nous découvrons de nombreuses nouvelles choses avec notre chauffeur guide respirant la bonté avec son teint hâlé et ses yeux plissé. Rally, à bord de Jumpin Taxi, nous fait explorer un côté moins touristique de l’île, toujours avec un mot d’explication à chaque nouvel arrêt pour son auditoire attentionné. En prime une dégustation de noix de coco et menthe fraîche. L’équipage est ravi.

Après la nuit en mer du lundi au mardi, nous sombrons dans un profond sommeil le mardi soir. Mercredi le vent nous pousse jusqu’à Mayreau. A midi nous faisons une escale à Canouan dans une petite crique déserte. J’y trouve deux langoustes en dessous d’un rocher à 4-5 m de profondeur. Avec une pique tahitienne je parviens à harponner la première langouste et la remonte à la surface. Au moment où je crois que c’est bon, la langouste se cabre et casse une patte… Et retombe au fond de l’eau. Après cet épisode malheureux, nous finissons la traversée jusqu’à Salt Whistle Bay à Mayreau.

Salt Whistle Bay - Mayreau

Salt Whistle Bay – Mayreau

Le cinquième jour commence par un cours de snorkeling collectif à Mayreau. Il est en effet indispensable de maîtriser masque et tuba pour observer la faune et la flore à Tobago Cays. Donatienne couve ses deux élèves avec la plus grande attention. Une petite heure suffit pour rejoindre les îles de Tobago Cays. On se jette immédiatement à l’eau pour voir tortues et raies. Bénédicte en est même émue tellement c’est beau.

Snorkeling aux Antilles

Snorkeling aux Antilles

Tortue Tobago Cays

Tortue Tobago Cays

Noix de Coco reprend la mer vers quatre heures. Le vent soutenu est un vrai plaisir et nous zigzaggons à 8 noeuds entre les récifs vers PSV. Petit Saint Vincent est la petite île caraïbe par excellence. Petit hôtel privé, service de luxe, mais surtout plage de sable blanc, petits sentiers pour se balader. L’heure de l’apéro a bien sonné lorsque nous jetons l’ancre au sud de l’île. En dinghy (synonyme pour l’annexe) nous allons à terre au fameux Beach bar de l’hôtel PSV. Guibert et Dona offrent le champagne et nous enchaînons avec la légendaire Pina Colada. C’est la seule qui est meilleure que celle du capitaine…

Petit Saint Vincent (PSV) plage

Petit Saint Vincent (PSV) plage

Voyage en Annexe

Voyage en Annexe

Les soirées s’animent autour de jeux différents. SET est rapidement banni car Mno est imbattable. ANAGRAMME rencontre un vif succès et déclenche de nombreux fou rire. Ainsi Philippe est le seul à trouver un anagramme pour « luciole ». Lorsque les paupières deviennent bien lourdes, Claire se transforme en prof de Bridge et quelques donnes se jouent.

PSV depuis le bateau....

PSV depuis le bateau….

Le lendemain matin, nous visitons l’île et l’hôtel en petite voiturette… Cela amuse beaucoup nos brûlés (en voie de devenir bronzés). PSV n’a que 22 chambres / maisons privées , mais tout de même 90 employés, 4 générateurs d’électricité et un desalinisateur pour produire de l’eau douce.

PSV encore et toujours

PSV encore et toujours

Tour en voiturette sur PSV

Tour en voiturette sur PSV

Notre catamaran Lipari 41 continue sa route par une courte navigation jusqu’à Union Island. Les femmes gardent leurs mauvaises habitudes …. A 5 dans la cuisine alors qu’on passe au large de l’île de Morpion et que la mer s’agite un peu… Bref elles oublient qu’on est sur un bateau… Arrivés à Union, le repas est évidemment prêts… Guibert monte en haut du mât, à la force des bras d’Eric (qui le hisse en winchant), et prend quelques photos d’en haut ! On finit la journée par une rando sur Fort Hill avec une vue imprenable sur Cariacou.

Union Island pris en photo par Guibert du haut du mat

Union Island pris en photo par Guibert du haut du mat

Sur Fort Hill (Union Island), vue sur Cariacou

Sur Fort Hill (Union Island), vue sur Cariacou

Union Island...

Union Island….

Réveil extrêmement matinal le 24 janvier pour naviguer 40 milles jusqu’à Saint Vincent Walilabou Bay. Nous pêchons un thon mahimahi avec notre matériel de pêche.

Les femmes logeant dans la coque tribord font la grève et décident de ne pas se lever… Au lieu de profiter du soleil levant, des 25 nœuds de vent et des poissons volants, elles se retournent toute la matinée dans leur couchette jusqu’à tomber malade… Le jour d’après elles auront retenu la leçon et seront les premières à l’extérieur !! A Walilabou, lieu de tournage de pirates des Caraïbes, nous faisons une petite visite guidée de la vallée, suivi par une douche collective dans une cascade. Nous finissons par un verre dans le décor qui a servi aux tournages. Le plus importants pour les bronzés est la très lente connexion internet du bar… Incroyable – mais ils sont quasiment tous des geeks accros !!

Walilabou Bay - Saint Vincent - lieu de tournage de Pirates des Caraibes

Walilabou Bay – Saint Vincent – lieu de tournage de Pirates des Caraibes

Après un nouveau réveil très matinal, et quelques heures de nav nous prenons un coffre à Soufrière à Sainte Lucie. Le cadre est très impressionnant, les deux pitons juste à côté et un village très vivant et pas touristique juste à coté.

Pendant que tout le monde prend son repas – thon œufs Mayo avocats – je fais les formalités de douane et d’immigration. Nous visitons l’après-midi le volcan de Soufrière. Cela sent le soufre, autrement dit cela pue l’œuf pourri… Le lendemain quelques courageux grimpent le Gros Piton. L’ascension dure deux heures et la descente est tout aussi pénible. On regrettera un peu d’être traités comme des machines à sous… Payer 30€ pp pour une petite randonnée c’est plutôt exagéré. Alors que c’est déjà la fin de l’aprèm, nous quittons le mouillage de Soufrière et filons dans l’obscurité jusqu’à Rodney Bay. Le vent souffle à plus de vingt nœuds mais les dames du bord oublient d’être malade car on est tous à table.

Noix de Coco évite de justesse un autre catamaran qui fait des cabrioles devant et jette l’ancre dans la nuit noir à Rodney.

Pour notre dernier jour complet, Noix de Coco fait des pointes de vitesse à 10 nœuds dans le chenal séparant Sainte Lucie et Martinique. En deux heures à peine nous arrivons à Sainte Anne. L’heure du shopping a sonné et les commerçantes de Sainte Anne s’en frottent encore les mains tant les valises des dames et des messieurs se sont épaissies ce jour-là.

Petit Piton vu de Soufriere (Sainte Lucie)

Petit Piton vu de Soufriere (Sainte Lucie)

Saint Lucia Local Woman

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Mouillage a Soufriere Sainte Lucie

Mouillage a Soufriere Sainte Lucie

Au sommet du Gros Piton

Au sommet du Gros Piton

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