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Les Canaries faites pour la voile en hiver

Un an après avoir fait escale dans les Canaries à bord de Tikehau lors de notre transat l’année dernière, et  5 ans après la transat Glénans, nous sommes de retour dans ce merveilleux archipel. Les Canaries sont à tort dépeintes comme une destination à « toutous » – c’est le cas si vous restez coincés autour du Sud de Tenerife (los Cristinianos et compagnie), le Nord est déjà beaucoup plus plaisant Santa Cruz, la plage las Teresitas, le parc Anaga et la Orotava. Sans oublier le volcan El Teide. Et puis, n’oubliez pas la Palma, El Hierro ou la Gomera qui sont de véritables bijoux.

Après 4h de vol RyanAir, nous atterrissons à Tenerife Sul et louons une voiture pour toute la semaine, bien qu’on ne l’utilisera que 2-3 jours, le prix étant tellement dérisoire (10€/jour). 2h de route et nous sommes à la Darsena Pesquera, à quelques kilomètres au nord de la Capitale Santa Cruz, nous y retrouvons le Mambo Tango – le Dehler 39 sur lequel nous avions déjà navigué vers la Suède en 2012. Un peu plus loin se trouve le nouveau voilier de Dominique, qui fut jadis mon stagiaire à bord de l’Oceanis 43 Manoua.

Avant de décharger nos affaires, le gardien de cette marina nous demande qui on est. Je lui montre un document signé comme quoi Roland nous prête son voilier, rien n’y fait. Il croit qu’on est des imposteurs malgré le témoignage de Dominique, le fait qu’on ait la clef du voilier… Heureusement que Roland répondra quand le gardien l’appela en Belgique !

Cette fois-ci, Mano et moi ne naviguerons qu’à deux, quel bonheur de ne pas devoir expliquer, ré-expliquer, vérifier, attendre, comprendre, d’autres équipiers. Après avoir déchargé nos courses, nous passons rapidement dire bonjour à Dominique avant de filer manger à Santa Cruz. On est HEUREUX. Déjà on est en T-shirt, les gens sont détendus, les serveurs sont sympathiques, et il y a du Gin Tonic.

2ème jour – Santa Cruz – Los Cristianos 

Après une mauvaise nuit due à l’excitation de renaviguer, nous nous mettons très doucement en route. On passe par le bateau de Dominique pour le café, expliquons au capitaine du port qu’on revient fin de semaine, et yallah c’est parti.

Pour cette première étape, nous longeons la côte sud de Tenerife, au portant, et c’est juste dingue. Les souvenirs de notre passage il y a 1 an nous envahissent et nous profitons de cet instant magique. Le vent forcit et la mer monte, et  à hauteur du cap Punta de Abona, les creux de ~2-3m se révèlent un rien dangereux. Je n’ai plus l’habitude et je stresse même un peu. 20 nœuds de vent, 2m de creux, 8 nœuds de vitesse pour Mambo Tango ! Le tout accompagné par un gigantesque banc de dauphins chassant des poissons qui sautent hors de l’eau en banc également.

Passé la pointe, le vent tombe totalement et c’est au moteur, le soleil tombant que nous finissons notre trajet jusqu’à los Cristianos. Il fait quasiment nuit quand nous jetons l’ancre à quelques lieues du port à toutou par excellence. Le mouillage est un brin rouleur et nous y passons une très mauvaise nuit.

3ème jour – Los Cristinianos – San Sebastian de la Gomera

La principale difficulté de la navigation aux Canaries est le manque de mouillage et de ports abrités. Impossible de faire de courtes etapes de 15-20 MN, il faut souvent 30 à 50 milles de navigation (6 à 10h) entre deux abris.

C’est donc avec des petits yeux que nous quittons Los Cristianos. Le mouillage recommandé par Roland est abrité des alizés mais le petit clapot nous a empêchés de dormir. Comme prévu, le vent monte progressivement alors qu’on fait route plein ouest et le ris dans la grande voile se révèle bien utile. On aperçoit quelques dauphins et des globicéphales au loin.

En 3 heures à peine, nous atteignons San Sebastian de la Gomera. On se prélasse le restant de la journée sur la petite plage à côté du port avant de finir pour l’apéro sur la place du village. Autour de nous, nous entendons parler français et italien. Ce sont des marins qui rêvent tout haut de leur première transat à venir. Et si on lâchait tout et on empruntait Mambo Tango pour 1 mois ou 2… histoire de vivre l’aventure rien qu’à deux.

4ème jour – Randonnée sur la Gomera – vallée de Benchijigua

C’est en stop que nous partons à la découverte de la partie Sud de l’île. Un couple d’Allemands ne parlant pas un demi-mot d’anglais nous emmène gentiment à l’aventure. Ils sont cependant des pros de la rando sur la Gomera (equipés d’un GPS et de cartes high tech), et c’est avec leurs conseils que nous entamons une balade de 4h un peu au milieu de nulle part. Nous partons de ~1100m d’altitude est descendons une vallée incroyablement verte et déserte. #GrandKiffe

Nous sommes véritablement seuls dans ce dédale verdoyant qu’est la vallée de Benchijigua. Le calme nous impressionne. Après plusieurs heures de descente, nous arrivons un peu par hasard à Santiago, village côtier un rien perdu. Par hasard, c’est le même village où nous avions été après l’ascension du mont Garajonay l’hiver dernier. Sans rater le bus retour vers San Sebastian cette fois-ci. Sur la place du village, nous nous attablons au seul café un rien ouvert pour manger un petit morceau et gratter les « win for life » ramenés de Belgique. Petite baignade dans l’eau plutôt agitée et frisquette.

De retour à San Sebastian, nous dînons à bord du Mambo Tango avant de retrouver les platanes de la place centrale.

5ème jour – Randonnée Valley Gran Rey à la Gomera

Sans avoir trouvé de voiture voulant nous prendre en stop, nous nous résignons à prendre le bus partant à 10h30 de San Sebastian. On mettra plus de 2h de serpentins dans la montagne de la Gomera pour atteindre Arure. Après un petit morceau de pain avec du Jamon dans la seule taverne du village, nous marchons sur une crête durant de nombreuses heures avant d’arriver à l’aplomb de Valle Gran Rey.  La vue est incroyable et ressemble à ce que nous avons vu au Cap Vert (Santo Antao).

La dernière heure de la rando consiste en une descente abrupte d’un escalier. L’arrivée à Valle Gran Rey – La Calera n’augure rien de bon. Les restos ont des menus en allemand (à la rigueur en espagnol mais pas en anglais), c’est bétonné, et il y a du monde. Après du réconfort à une terrasse, je me baigne brièvement dans la mer toujours trop froide à mon goût avant de reprendre le bus pour ~3h dans la montagne.

On dîne dans le dernier resto à la mode de San Sebastian, tenu par une française, on y mange un burger au foie gras et de l’excellent poisson frais.

6ème jour – navigation San Sebastian (La Gomera) à San Miguel (Tenerife)

30 MN de navigation (~6 heures) pour rejoindre San Miguel (Tenerife). Le vent est favorable et nous progressons bien jusqu’à la pointe sud de Tenerife où le dévent est trop important. C’est à ce moment que nous croisons 3-4 globicéphales. Nous restons prudemment à une centaine de mètres, contrairement à un autre voilier qui n’hésite pas à foncer au milieu du groupe. Malgré les presque 1000 photos prises en rafale, rien de digne à vous montrer !!

Roland nous avait prévenu. La marina de San Miguel n’a que 2 intérêts. Son nom et sa localisation à quelques km à peine de l’aéroport et surtout le seul port entre Santa Cruz et La Gomera. Pour le reste circulez il n’y a rien à voir. Le personnel est plutôt désagréable. Heureusement nous y avions réserver une place bien à l’avance.

Aux alentours, un complexe touristique vide et… c’est tout. Bref on s’emm… !

7ème jour – San Miguel à Santa Cruz (Tenerife)

Nous partons extrêmement tôt de San Miguel pour passer le fameux cap Abonda avant le lever du soleil, avant que le vent ne se renforce… Car même s’il n’est que 5 h du mat, le vent de face souffle à plus de 20 nœuds de vent et c’est au moteur que nous affrontons les vagues. Pendant que Mano continue sa nuit, je suis seul dehors (attaché avec un harnais biensûr) et j’enchaîne les embruns en pleine figure. Oh joie… Le tout pendant plus de 3h… jusqu’au franchissement du fameux cap Abonda où le vent se calme. En route nous croisons à nouveau des dauphins (on en a presque plus rien à fiche 🙂 ).

Alors qu’on arrive à la Darsena Pesquera au nord de Santa Cruz, nous croisons le voilier de Dominique qui fait la très courte navigation entre la Darsena et le port de Santa Cruz.

L’après midi, nous nous languissons sur la Plage las Teresitas jusqu’à ce que les rafales de vent aient raison de notre tolérance au sable dans les yeux. On finit la journée comme il le faut à Santa Cruz… Resto, Gin Tonic… bref la totale quoi !

 

8ème jour – San Miguel à Santa Cruz (Tenerife)

Après le rangement et nettoyage du Mambo Tango, nous profitons des dernières heures à Tenerife sur la plage de Las Teresitas.

A la prochaine les Canaries – car oui on reviendra c’est certain !

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Articles Tenerife sur le blog MigTheSailor

Vidéo de Tenerife en Novembre 2014

 

Retour des JOs de Londres à la voile !

Opportunité de dernière minute, je suis invité aux JO de Londres pour skipper un Etap 39 entre Londres et Oostende. Coup de bol, je trouve encore des tickets pour assister au dernier match des Red Lions (hockey) contre l’Espagne, ainsi que le match pour la médaille de bronze (Australie – Team G.B.). Deux matchs se concluant par la victoire de mes favoris, Belgique et Australie ! Je retrouve mes amis Moïse et Véronique au Belgian House le soir pour assister au concours de Tia Hellebaut.

Nous quittons Londres alors que la quinzaine olympique entame son dernier jour. La marée est haute et il faut profiter des 6 heures de courant favorable pour descendre la Tamise. Arrivé à Sheerness, à l’entrée de l’Estuaire, nous affrontons 20 noeuds de pleine face alors que les fichiers météo avaient annoncé du travers à 10 noeuds. Je suis gêné pour mon équipage à qui je n’avais pas promis pareille fête. 3 heures durant Urga, notre voilier, tape dans les vagues. Le vent se calme enfin et nous essayons de progresser à la voile, cela marchera brièvement en longeant les falaises de Margate.

On avale des pâtes avant d’arriver de nuit à Ramsgate. Je ne dispose pas de la carte détaillée, mais heureusement je me souviens des lieux suite à notre visite en avril. Amarré dans le port de Ramsgate, Pierre est embarqué par la police…. jusqu’à une pompe à essence pour faire le plein de Diesel. Pendant ce temps, avec le reste de la famille j’assiste à la cérémonie de clôture des JOs, je suis impressionné par la prestation de l’anien monty python. Les Spice Girls me laissent plutôt froid.

On part avant l’aube, Pierre et moi nous relayant à la veille, malheureusement quasiment l’entièreté de la traversée se fera au moteur. On avalera les 55 MN entre Ramsgate et Oostende en 8 heures.

Jour 22 – Vaxholm – Stockholm

Ayant promis d’être à 10 heures à la marina Wasahammen, nous nous levons de trop bonne heure pour effectuer les derniers milles nous séparant de Stockholm au moteur. Pendant que Pierre gère la conduite du bateau, ainsi que le suivi de la navigation au milieu des îles toujours aussi nombreuses et jolies, les filles anticipent déjà le nettoyage de Mambo Tango.

Arrivés en voilier au centre de Stockholm !

Arrivés en voilier au centre de Stockholm !

 

Stockholm vu depuis l'eau

Stockholm vu depuis l’eau

 

Jour 20 – Nynashamn – Valdolanded (crique magnifique)

Sous spi, Mambo Tango slalome entre les 10.000 îles de l’archipel de Stockholm. La beauté du paysage nous éblouit. Fanny grimpe en haut du mât pour s’assurer que la hauteur d’un pont, reliant Djüro et Hölo, est suffisante pour laisser passer Mambo Tango et ses 18 mètres de tirant d’air. Mano quant à elle s’occupe du suivi de la navigation, pas évident de s’y retrouver parmi ce dédale d’îlôts.

Fanny l'acrobate

Fanny l’acrobate

Après avoir vainement essayé de nous amarrer directement à la roche pour la nuit, nous trouvons un petit ponton avec un sauna. Malheureusement pour ce soir, le sauna est fermé à clé.

Pierre prêt à sauter sur la roche

Pierre prêt à sauter sur la roche

Pierre sur le caillou !

Pierre sur le caillou !

Sauna suédois

Sauna suédois

Jour 19 – Visby – Nynashamn (Suède)

Partis à 22 heures la veille, nous foncons de nouveau au portant pour effectuer les 100 MN entre visby et Nynhamn. Les nuits sont particulièrement agréables, elles sont courtes et les étoiles filantes fusent. Le soleil disparait vers 22 heures pour se lever vers 3 heures du matin. Nous apercevons la pointe sud de Oja vers 8 heures. Deux heures  d’empannages sous spi plus tard, nous jetons l’ancre dans une première baie désertique.

Spi assymétrique et la grand voile en ciseau

Spi assymétrique et la grand voile en ciseau

Aaaaah. On comprend tous pourquoi on aime le bateau. Autant les fuites des hublots, les quarts de nuit sous la pluie (entre Hel et Visby), le lait qui se renverse dans le frigo sont des désagréements, autant nous profitons pleinement de ce premier mouillage isolé.

Après une heure de contemplation bouche-bée, nous lisons tous notre livre préféré (Pancrole pour Pierre, Follet pour Mno et Miguel, de Maupassant pour Fanny et FForde pour l’italienne Giulia). Le chef cuistot Pierre, 1 heure durant, fait sauter des crêpes dans sa poêle. Après la sieste digestive, nous naviguons encore une dizaine de milles nautiques vers une nouvelle crique, tout aussi jolie mais nettement moins désertique, il y a une quinzaine de voiliers. Nous croisons en chemin un voilier francais un Ovni et une vedette de l’armée nous dépasse à gros coup de klaxon.

Le navigateur du bord doit être particulièrement vigilant, les cailloux à fleur d’eau se comptent par millier et toutes les îles se ressemblent. Heureusement il n’y a pas de marée ni de courant.

Navigatrices qui étudient la carte !

Navigatrices qui étudient la carte !

Jour 17 – Hel (Pologne) – Visby (Suède)

Capot avant recouvert de Grey Tape

Après que Mano ait astucieusement colmaté les fuites des hublots/capots avec de l’isolant et du grey tape, nous larguons les amarres pour Gotland vers midi. Le vent est mou, les premières longues heures se passent au moteur.

Départ trop calme de Hel. Mambo Tango fonce plein nord vers Gotland, au moteur.

Le vent rentre au milieu de la nuit. Après plusieurs tentatives pour hisser les voiles, le vent s’établit cette fois-ci à plus de 20 noeuds, soit 6 beauforts, heureusement de Sud-Ouest. Giulia bat un nouveau record de vitesse à la barre de notre Dehler 39, 11.6 noeuds !

Mambo Tango entre après 22 heures de navigation dans le seul -grand – port de Gotland  alors que le soleil se couche, juste à temps pour obtenir les précieuses cartes d’accès aux douches.

Gotland est la plus grande île suédoise. Avant d’arriver à Visby, nous avons dû longer la côte pendant plus de 100 km. Une côte plutôt basse et boisée.

Route de Hel (Pologne) à Visby (Suède) sur l’île de Gotland

Jour 16 – Gdansk – Hel (Pologne)

Partis pour la Suède, on se ravise à cause des conditions météorologiques et des petites fuites des capots (=ouvertures). On retrouve le port de Hel à la pointe du golf de Gdansk. Le temps est maussade et l’humeur s’en ressent. Fanny par contre a déjà prouvé qu’elle était à l’aise à bord pour sa première sortie. Elle parvient déjà à barrer au près sans problème.

Fanny à la barre de Mambo Tango dans le golfe de Gdansk.

Jour 15 – Gdansk (Pologne)

Pierre et Fanny arrivés la veille, nous finissons les courses dans la superette à côté de la marina quand Giulia nous rejoint en provenance de Camebridge. Marie-Noëlle arrive alors qu’on déjeune sur la grand place de Gdansk Dlugi Targ. Le nouvel équipage est au complet et on passe l’après-midi à jouer du tam-tam géant sur cette même grand place, à déambuler dans la vieille ville, boire des bières aux terasses et profiter de la chaleur.

Hotel de ville Gdansk

Fanny sur le tam-tam géant sur la grand place de Dansk.

Jour 14 – Sopot (Pologne)

Excursion à Sopot avec Evarest, les filles préférant rester à Gdansk avant de prendre leur vol plus tard dans la journée. Quinze minutes de train et nous y sommes.  C’est clairement la plus huppée des stations balnéaires qu’on a visitées, la ville charmante et l’ambiance jet set, moins d’enfants qui pleurent à patauger sur la plage. L’eau par contre est vraiment sale !

Jour 13 – Hel – Gdansk (Pologne)

C’est un vent molasson de Nord Ouest qui pousse Mambo Tango vers le port industriel de Gdansk. A vrai dire, nous ne sommes pas pressés d’arriver. On sent l’émotion quand nous affalons une dernière fois les voiles. Avant d’arriver à la marina, il y a 5 milles à travers le port industriel de Gdansk. Mes équipiers se demandent franchement pourquoi je les ai emmenés ici ! Après le plein de gasoil, nous arrivons au coeur du centre ville historique de Gdansk. Notre marina est à peine à 500 mètres de la place principale, Dlugi Targ.

Gdansk Industrial Harbour

Port industriel de Gdansk – un peu abandonné … pour l’instant.

Les aussières nouées autour des taquets, nous filons en ville à la recherche d’une terasse. On profite pleinement de l’instant, nous y sommes ! Il fait trop chaud au soleil !

Au menu, plat traditionnel de la région, des pierogis à la viande ou au fromage arrosés d’un chablis. Les pierogis ressemblent très fort au « Dim sum » chinois, mais ont un goût différent.

L’estomac plein, on part à la découverte de la ville et ses nombreuses églises.

Gdansk  Dlugi Targ

Gdansk Dlugi Targ – La grand place de Gdansk – à 500m de notre voilier

Jour 12 – Leba – Hel (Pologne)

Départ à 6h30 pour 8 heures de moteur car le vent trop faible vient également de la mauvaise direction. La nuit fût agitée à l’arrière de Mambo Tango. Evarest réveillant ses voisines de la cabine tribord suite à un rêve agité.

Après le petit déjeuner, Pia et Elisabeth replongent dans une très longue sieste, Evarest s’occupe de la veille, quant à moi je suis passionné par mon livre « Exodus » de Leon Uris.

Oiseau au large de la Pologne

Oiseau au large de la Pologne

Arrivé à Hel, l’accueil n’est pas chaleureux. Le Capitaine du port vient d’abord nous initimider, plus tard le soir ce seront deux militaires qui viendront questionner le skipper de Mambo Tango. Entre temps nous avons fait une charmante ballade dans la ville de Hel et pris une bière sur la plage.

Pour avoir maintenant parcourru toute la côte polonaise, on peut dire que c’était impressionnant ! Près de 200 km de plage de sable blanc, plutôt propre, derrière la plage une épaisse forêt. La plage est bondée à hauteur des rares stations balnéaires, mais désertique ailleurs.

Demain nous arrivons à Gdansk !

Jour 11 – Leba beach (Pologne)

Journée relax avec ce matin une longue ballade sur la plage de Leba et cette après-midi un tour en ville.

Leba beach

Leba city

Jour 10 – Ustka – Leba (Pologne)

Image

Leba (prononcez Weba) ressemble à Ustka que nous avons visité précédemment. Un port au milieu de la forêt situé du mauvais côté de la rivière, nous obligeant à 2 km de marche. Il y a également une fête forraine…

Nous avons à nouveau foncé sous spi et grand voile pour effectuer les trente milles nautiques jusqu’ici. Pia et Elisabeth sont devenues expertes à la barre et maîtres de la cuisine en navigation. Hier c’était cordon bleu salade concombre, aujourd’hui spaghetti alors que Mambo Tango file à 8 noeuds sous spi.

A peine arrivés à la confortable marina de Leba, Evarest emmène les filles à la plage.

Jour 9 – Kolobrzeg – Ustka (Pologne)

Quarante-cinq milles avalés au soleil, au portant et sous spi (recousu) en compagnie de deux voiliers qui ont quitté Kolobrzeg en même temps que nous. Nous sommes passés au travers des « zones de tir » de l’armée polonaise – les militaires ne travaillant pas le dimanche. Ustka est un port de pêche, pas spécialement prévu pour accueillir des plaisanciers. Nous sommes amarrés dans un coin avec quelques suédois, danois et un bateau norvégien.

A peine arrivé, nous filons à la plage pour profiter des magnifiques dunes et du soleil de fin d’après-midi.

Coucher de soleil polonais

Jour 8 – Ueckermünde (Allemagne) – Kolobrzeg (Pologne)

Après le plein de fuel, nous quittons la charmante marina de Ueckermünde. Une heure de navigation plein pot et nous franchissons la frontière. Elisabeth et Evarest se chargent de la navigation, et font cela fort bien. Le chenal tracé à travers le Stiffener Haff est balisé par des bouées eaux saines, pratique peu commune en Europe occidental.

On déjeune dans le chenal qui relie Szczecyn à Swinojuscie (Wolin). A l’unanimité, nous décidons de profiter des 20 noeuds de Nord-Ouest pour allonger l’étape jusqu’à Kolobrzeg, soit 50 MN de plus (= 8 heures de navigation). Les côtes polonaises sont plutôt monotones, relativement sans reliefs et ne sont que de bois. Le problème que pose la navigation sont les « zones de tir » ou « Sperrgebiet » qu’il faut éviter. Cela nos contraint à faire d’énormes détours. En attendant le vent est toujours très favorable et pousse Mambo Tango à 8 noeuds (record de la journée 8,8 noeuds) et nous sommes sous le soleil ! On arrive à a tombée de la nuit dans cette charmante ville. On trouve encore un restaurant ouvert dans le centre (il est 23h…) et nous mangeons pizza et kebab.

La traditionnelle photo du jour

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Jour 8 / Day 8 – Leaving Ueckermünde

We leave Ueckermünde and Germany within one hour, going to Poland. We first have to fill our fuel tank before.

There is a good and a bad news. The good news it that the weather is becoming hotter (up to 27 degrees) and the sun is shining for coming days. The bad news though, is that the wind will fall fall fall fall fall…. That’s a pity. We’ll try to keep you updated !

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Jour 7 – Wolgast – Ueckermünde (Allemagne)

Journée plutôt relax. Après quelques courses dans le plutôt sympathique centre-ville de Wolgast, nous larguons les amarres à 12h40… pour passer en dessous du pont en compagnie d’une vingtaine d’autres voiliers. Le ciel est toujours aussi monochrome gris, mais il ne pleut pas !

Le thème de la journée est la navigation. Les chenaux sont étroits (quelques dizaines de mètres à peine) et balisés par quelques bouées seulement, de plus ils sont peu profonds. La navigation depuis 4 jours (Stralsund) est étonnante, on navigue sur des lacs entourés de sapins, de forêts ou encore de vieux bâtiments industriels. Les paysages de Rügen (Jour 5&6) me rappelaient parfois l’Irlande.

On sent qu’on est dans la vieille Allemagne de l’est, les boutiques sont vides ou fermées, l’activité économique pauvre. Pourtant je suis très heureux d’être ici, les paysages de la semaine passée étaient incroyables, et beaucoup de plaisanciers. Les gens sont plutôt surpris de voir un bateau belge.

Notre marina de ce soir est à 3 km du centre d’Ueckermünde. Après un repas tagliatelles – tomates cerises – scampis – roquette, nous prenons la direction de la kermesse au centre. Une jeune polonaise nous prend en stop jusque là. Elle travaille en Allemagne depuis 1.5 mois.

Les filles du bord sont heureuses du dépaysement que propose l’énorme kermesse de Ueckermünde (Hafftagen Ueckermünde 2012). De plus, Mickie Crause, un « Eddy Wally » (ou Grand Jojo) allemand y est en concert. On découvre l’Allemagne profonde mais on s’amuse beaucoup. Le retour est moins chouette, 2 km à travers champ dans le noir complet. Mais pour la première fois du voyage, le ciel est dégagé et on distingue les étoiles. Chacun se vante de connaître une constellation – grande ourse, cassiopée, orion… Il est temps de dormir… demain on va en Pologne !

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Jour 6 – Seedorf/Rügen – Wolgast (Allemagne)

On entame la journée par une grande ballade à vélo. Première halte le Jagdschloss (château de la chasse) après une montée épique de plus de 100 mètres (de dénivelé) pour y arriver. Elisabeth et Pia ne peuvent cacher leur joie d’être à Rügen…

Elles parlent de cette île depuis le début de notre voyage à Kiel… Le Jagdschloss est en rénovation et le seul intérêt que présente la seconde résidence du prince de Putbus est la tour qui offre une vue imprenable sur les bois de pinèdes, les bras de mer et les villages environnants.

Deuxième escale cycliste de la journée à 8 km de là, le très impressionnant Seebrücke de Sellin. Cette construction fait penser à Brighton ou encore à la petite estacade à Blankenberge. Plus impressionnants, les grandes falaises au bord des plages. La pluie menace et on se réfugie dans un restaurant (bien nommé « zum Skipper »). On trinque à l’aperol – sekt, suivi de « Seelachs ». Pendant ce temps il drache… (pleut très fort).

Rügen – Seedorf harbour

Après ce repas conséquent, on se dépêche de repédaler… Heureusement il n’y a plus de montée dans les bois ou de faux plat. Et il ne pleut plus ! Petit passage par Moritzdorf, histoire d’enrichir le passeur local (pour traverser un bras de mer de … dix mètres. Quinze minutes plus tard nous sommes de retour à Seedorf, il est temps de larguer les amarres.

Après une demi-heure au moteur face au vent, Mambo Tango file sous grand voile (avec 2 ris) et son gênois à plus de 7 noeuds au près. Evarest et les filles cherchent les bouées qui délimitent notre passage dans ces eaux peu profondes (rarement plus de 8m à la sonde). Nous arrivons claqués à Wolgast, la chance a encore une fois été de notre côté, il ne pleut qu’une fois le voilier amarré au port de la Schlossinsel.

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Jour 5 – Stralsund – Seedorf Rügen (Allemagne)

Message from Elisabeth and Pia in German !

Tag 5 hat heute Morgen ganz gemütlich begonnen. Nach dem Frühstück haben wir uns auf den Weg in die Altstadtgemacht. Nach einem Stadtbummel haben wir uns einen Kaffee auf einer sonnigen Terrasse mit Blick auf das historische Rathaus gegönnt. Zurück auf dem Boot konnten wir uns darüber freuen, dass Miguel und Evarest zwischenzeitlich einige Reparaturen (Vorderlampe, Spinnacker,…) erledigt hatten.

Da die Durchfahrt unter der Brücke hindurch nur fünf mal täglich möglich ist, mussten wir pünktlich los. Um 12:20 segelten wir mit vielen anderen Booten in den Strelasund Richtung Rügen.Obwohl wir als letzte starteten, konnten wir schnell an Fahrt gewinnen und die anderen hinter uns lassen: Pia auf der Überholspur!!

eli&pia main sail

Elisabeth and Pia in the mainsail !

Nach einer Teambesprechung wurde die ursprüngliche Route ein wenig angepasst: Lauterbach adieu – Seedorf voraus! Die Fahrt vorbei an der Küste hat unsere Neugier geweckt: Mehr davon, bitte! Die bewaldete und felsenreiche Küste sieht vom Boot aus traumhaft schön aus. Nach ungefähr sechs Stunden (ohne Regen!) war Seedorf in Sicht; ein kleines verschlafenes Dörfchen an der Südküste. Leider spielt jetzt das Wetter nicht mit: Es regnet und wir können nicht wie geplant planschen. Egal – wir haben uns unter Deck verzogen und geniessen das Bootsleben bei ein paar Bierchen. Heute Abend gibt’s deutsche Küche: Rotkohl, Bratwurst und natürlich Knödel. Mhmhmhmm!!! 🙂

Stralsund Altstadt

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Jour 3/4 – Heiligenhafen – Stralsund (Allemagne)

Initialement on avait prévu de partir tôt pour Gedser (Danemark) ou Warnemünde (Allemagne) à l’embouchure du fleuve qui mène à Rostock. Les rafales de vent sérieuses ici à Heiligenhafen auront eu raison de nos ambitions, on retarde le départ jusque ce soir, et on ralliera Stralsund en une étape.

Départ à 20h pour les 95 MN jusqu’à Stralsund. On évite chanceusement les premiers grains (gros nuages orageux avec rafales de vent et surtout beaucoup de pluie), mais alors que Evarest et Pia assurent le quart, on ne peut éviter des trombes d’eaux. Ma décision de prendre un ris plus tôt se révèle judicieuse, le vent souffle à 25 noeuds (40 kmh) de nouveau et Mambo Tango à plus de 8 noeuds (15 kmh).

Trajet Heiligenhafen – Stralsund – 90 milles nautiques en 18 heures ! Et beaucoup de grains !

Ce temps de chien prend le dessus sur les estomacs féminins, Evarest assure un travail d’orfèvre: prise de ris, affalage gênois, barrer pendant des heures….

Le jour se lève et Pia retrouve ses esprits et prend la barre alors qu’on zigzagge entre les centaines de bouées délimitant l’entrée de Rügen. Petite omelette pour le petit déjeuner en navigation.

Arrivée à 14 heures à Stralsund. Après un bon spaghetti carbonara, tout le monde s’écroule pour une sieste de 2 heures. La ville est magnifique ! C’est une ville de la période hanséatique, les bâtiments sont imposants !

The team !

The team ! – Miguel, Evarest, Pia et Elisabeth

il pleut