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Nieuwpoort Londres en voilier pendant le weekend de l’Ascension

Ce weekend de l’Ascension était l’occasion pour nous de refaire une traversée sur Londres au départ de Nieuwpoort. La dernière fois que nous sommes allés à Londres datait déjà d’avril 2012 ! Nous nous retrouvons donc mercredi soir au VVW à bord de Oceanlord. Un Sun Odyssey 509 relativement récent et le bateau amiral du loueur Westcoastsailing.

Jeudi 25 – Traversée de Nieuwpoort à Queenborough/Sheerness

Nous partons de bonne heure jeudi matin. La marée est basse à Nieuwpoort et je sens que le bateau passe tout juste avec ses 2,20 m de tirant d’eau. Le vent s’annonce très calme pour ces 4 jours, et les premières heures se passent au moteur car le bateau n’avance pas même lorsqu’il y a 10 nœuds de vent. Fort heureusement, les occupations en mer ne manquent pas. Nous croisons d’abord la route d’une cinquantaine de voiliers participant à la course Oostende Ramsgate. Leur spis colorés hissés tapissent l’horizon et offrent un spectacle majestueux.

Course voiliers Oostende Ramsgate

Régate Oostende Ramsgate

Charline réclame des dauphins et à l’approche des falaises de Margate et du premier parc éolien anglais, nous apercevons à une centaine de mètres 2 puis 5 dauphins (ou marsouins).  Je ne manque pas d’insister que l’équipage est « very very lucky ».  Quelques instants plus tard, nous faisons route de collision avec un chalutier français venant de Boulogne-sur-Mer. Ni une ni deux, nous décidons de nous approcher et de lui demander à la vhf si on peut lui acheter du poisson frais

  • Vincent pour Oceanlord : Bonjour, est-ce qu’en tant que confrères marins, nous pourrions vous acheter du poisson frais ?
  • Chalutier Saint-François : Bonjour Oceanlord, Qu’est-ce que vous souhaitez ?
  • Oceanlord : Peu importe, du poisson frais… !
  • Saint-François : Approchez-vous, on va voir ce qu’on a sur le pont

Quelques instants plus tard, nous faisons courses à 3 m du Saint-François (le nom a été modifié pour des raisons de confidentialité). Les 5 marins du chalutier nous observent avec un drôle de regard puis nous jette un sac plastique rempli de poissons, quatorze bars ! Wahou, délire total à bord, l’Oceanlord s’enflamme. Nous remercions le Saint-François et après quelques selfies poissons, les marins du bord mettent une vraie chaine de production en place avec différents ateliers : assommer les poissons, les vider et couper la tête, lever les filets, les écailler, les faire griller dans la poêle puis préparer l’accompagnement légumes et riz.

Pendant ce temps, Julien plongeait dans la mer pour se rafraichir et Pierre mettait les têtes des poissons sur ses orteils. Nous remontons l’estuaire de la Tamise, qui compte pas moins de 4 champs d’éoliennes distincts, et passons à côté des fameuses Red Sand Towers. Ces tours construites pendant la Seconde Guerre mondiale servaient de défense anti-aérienne contre les bombardiers allemands qui remontaient l’estuaire.

Quel gaillard !

Quel gaillard !

 

On arrive la nuit tombante au mouillage de Queenborough. La prise de pendille est merveilleusement ratée. D’abord Pierre et Thomas prennent la bouée puis lâchent l’aussière passée dans l’anneau… Ensuite à l’arrière, François lâche la gaffe pour attraper la bouée à l’arrière. S’en suit un premier plongeon à l’eau pour récupérer la gaffe. Ce premier plongeur sera rejoint par un second… Tout cela alors que le courant dépasse probablement les 2 nœuds…

Vendredi 26 – Queenborough / Sheerness à Londres Limehouse Basin

Départ matinal pour la remontée de la Tamise. Tout le monde est rapidement sur le pont pour prendre le petit déjeuner. Nous faisons enfin quelques heures à la voile, et finissons ensuite les deniers lacets de la Tamise au moteur. Une patrouille en zodiac nous rejoint et un policier monte à bord pour vérifier que nous sommes des gens raisonnables.

Oceanlord passe par la Thames Barrier – ces portes servant à protéger Londres d’inondation en cas de forte marée. Ensuite Canary Wharf, et le musée de Greenwich – le méridien zéro. On arrive vers 13h au Limehouse basin, une des trois marinas de Londres. Cette marina n’est pas la plus sexy et un rien excentrée, mais offre un certain folklore. Des dizaines de personnes y vivent à l’année à bord de péniches.

Après une rapide douche, nous partons en balade dans la ville. On longe la Tamise jusqu’à la Tour de Londres et le London Bridge. Avant d’enchainer (gentiment) les terrasses qui sont bondées de fêtes « afterwork ». C’est vendredi après-midi, il fait beau, les anglais mais aussi énormément de travailleurs étrangers enchainent pinte de bière et apérol spritz au soleil, le mercure atteint les 28°C !

L’équipage du Oceanlord se retrouve ensuite à Shoreditch, quartier branché du centre de Londres. Giulia, une ancienne stagiaire Glénans de 2008 en Irlande, nous y rejoint. Burger, pinte,… Même les plus fervents fêtards du bord rentrent bien tôt à la marina pour faire dodo.

Samedi 27 & dimanche 28 – Londres Limehouse Basin à Nieuwpoort

Samedi matin, l’équipage se divise en petits groupes pour continuer à explorer Londres. Julien et Pierre se chargent de faire le plein de gasoil, pendant que d’autres explorent Greenwich. Avec Mano et François, on se ballade devant Westminster, Big Ben, Buckingham, où on voit la Garde Royale à cheval, et ensuite Hyde Park. Au retour Picaddily, Trafalgar et Covent Garden. La ville bouillonne de badauds et touristes, et dégage une énergie folle. Elle nous impressionne aussi par son histoire qui jaillit à chaque coin de rue.

A 16h (heure anglaise), nous larguons les amarres et passons l’écluse pour sortir de la marina. Nous hissons très rapidement la voile alors que nous sommes encore dans Londres. Alors que le vent monte gentiment et que quelques rafales apparaissent, notre voilier devient incontrôlable, il part au lof. Ce comportement est vraiment anormal et je soupçonne que quelque chose soit pris dans le safran. Alors que je mets le bateau à la cape (=à l’arrêt), Julien, notre plongeur, retourne faire un tour dans l’eau pour vérifier le safran. Rien d’anormal sur le safran mais par contre la coque est couverte de petits coquillages. Cela explique instantanément les nombreux doutes que j’avais déjà exprimés… Ce bateau n’avance pas et même au moteur à 2000 RPM, a du mal à dépasser les 5 nœuds. Cela fout ma journée en l’air et me plombe le moral… On paie un bateau bien cher et on se retrouve avec un veau couvert de coquillages…

On se traine à la sortie de la Tamise mais on apprécie le coucher de soleil en mangeant des lasagnes réchauffées au four. Alors que la nuit est tombée, Oceanlord se retrouve contre-courant dans une passe peu profonde au sud de l’estuaire. On longe ensuite les falaises de Margate pendant que François, Vincent, Charline et Vero s’essaient aux joies de barrer un voilier. Le tout sous l’œil vigilant de Mano.

On rallume le moteur au début du second quart de la nuit, et le soleil fait rapidement de nouveau son apparition. Thomas gère le quart et laisse le capitaine dormir sur ses deux oreilles. A l’approche des côtes belges, le vent reprend et tourne Nord. Arnaud nous prépare des pâtes au brocoli.

Le weekend se termine en passant le chenal de Nieuwpoort à la voile. Un tout grand merci aux équipiers du weekend, tous ont été vaillants à terre comme en mer.

Marin du weekend – récompenses individuelles !

Pour le fun, voici les 2 distinctions que je voulais décerner à la fin du weekend.

Meilleur novice : Entre en compte dans cette catégorie, les marins pour qui ce fut leur première navigation. Après concertation, le jury n’a pu départager 2 candidats qui se sont révélés précieux pour la vie à bord et précis lorsqu’ils ont barré le navire, nous nommons François et Vincent.

Espoir masculin de l’année : Il n’y a pas eu photo dans cette catégorie. C’est sans appel que le jury a désigné « Tom le bâtisseur » comme futur star de la voile. Le jury souhaite récompenser un état d’esprit irréprochable, une grande curiosité intellectuelle, ainsi qu’une rapidité impressionnante à assimiler de nouveaux éléments. L’élément déterminant, Thomas a su gagner la confiance du capitaine très rapidement, s’élevant au rang de chef de quart.

Bilan

  • Londres est une ville merveilleuse, pleine de vitalité, et chargée d’histoire
  • Le mal de mer n’est pas une fatalité, nous n’avons eu aucun malade à l’aller ni au retour, c’est avant tout un état psychologique qu’il faut avoir !
  • Un voilier de 50 pieds c’est beau, mais il est recouvert de coquillages cela n’avance pas à la voile ni au moteur. Tout le weekend on s’est fait « tracer » par des voiliers plus petits et plus légers.
  • L’aller-retour à Londres en 4 jours c’est plutôt chaud, il faut compter 24 heures de nav aller et autant au retour

 

Conseils pour éviter le mal de mer

Dans cet article j’explique comment éviter le mal de mer et comment s’assurer qu’une première navigation en voilier – à fortiori avec moi – se passera bien

J’entame la rédaction de cet article car je suis énervé, frustré, fatigué… surtout déçu pour toi. Oui – TOI – qui refuses de naviguer car tu as peur d’avoir le mal de mer mais n’as jamais mis les pieds sur un voilier… ou parce que tu as eu une fois le mal de mer sur un ferry, en plein hiver, au milieu d’une tempête entre Calais et Douvres…

Tu rates cette superbe navigation en Zélande (phoques, villages pittoresques, etc.), tu rates cette traversée vers Londres au milieu des cargos et la remontée de la Tamise, tu rates cette baignade au milieu des tortues aux Grenadines, tu ne viens pas en Grèce explorer les Sporades, …

Sur les près de 500 équipiers que j’ai eu la chance de côtoyer, un petit 5% a eu le mal de mer. Ces malades l’étaient lors de navigations difficiles, rudes… Dans lesquelles la plupart (90%) de gens attrapent la nausée avant d’être véritablement amarinés. (c’était en Ecosse de nuit pendant la tempête,  durant mes deux transatlantiques, ou encore lors d’une traversée de la Manche en hiver).

La vérité, seulement 10% des gens sont vraiment insensibles au mal de mer… Par chance, ma tendre et chère et moi-même en sommes !

Voilier au Panama

Ce que vous ne verrez jamais à cause de votre psychose du mal de mer…

Mal de mer physiologique

Le mal de mer est psychologique et physiologique… Seulement une infime partie de la population (~5%) a le mal de mer physiologique – c-à-d irréversible et inguérissable. Par exemple, il existe même des pilotes d’avion avec le mal des airs… Pour eux, le meilleur remède est de prendre un antihistaminique (Touristil, MerCalm) 30 minutes avant le départ en mer. Ils éprouveront une petite somnolence à cause du médicament mais s’en sortent pas trop mal.

Mal de mer psychologique… et les 5 F

Les autres souffrent de – ce que j’appelle – mal de mer psychologique. Il est favorisé par les fameux 5 F – la faim, la frousse (peur), la foif (soif), le froid et la fatigue. Par exemple, cette personne qui n’a jamais navigué, qui part avec un équipage qui ne s’y connait pas plus que ca… il fait gris, il pleut, il fait froid … De peur de devoir aller à la toilette, il ne mange pas, et ne boit pas… en plus il a mal dormi pour sa première fois sur un voilier…

5F

5 F favorisant le mal de mer

Plus les conditions sont dures, plus les 5 F vont favoriser la nausée, voire les vomissements…

Conseils pour éviter le mal de mer

Rappelle-toi le début de l’article, sur 500 équipiers, seulement 5% ont été malade, et c’était à chaque fois dans des conditions pénibles… et surtout – TOUS – sont revenus faire de la voile. Voici quelques conseils pour éviter le mal de mer, le premier conseil étant le plus important, naviguer dans des endroits calmes pour commencer.

  • Naviguer pour la première fois dans un endroit calme – la Zélande, la Croatie, la Bretagne – avec une météo favorable (vent léger, pas de houle et du soleil)
  • Manger & boire suffisamment. Quand j’ai un petit coup de moins bien, j’adore manger quelques chips ou bonbons pour retrouver mes esprits
  • Prendre la barre et barrer le voilier afin de t’obliger à sentir les vagues, le vent…
  • Avoir chaud et rester au sec
  • Rester actif, aller chercher à manger dans la cabine, participer aux manœuvres, chanter, etc.
  • Ne pas lire, ne pas rester à l’intérieur ou cuisiner

Personnellement, je m’assure de naviguer dans des bonnes conditions avec des « novices » de la voile. Je tiens aussi les gens occupés, on chante, on mange, on prépare à manger, on fait la vaisselle sur le pont… Tout ça pour oublier qu’on est sur un bateau.

… et si jamais tu as quand même le mal de mer

Sache tout d’abord que la plupart des coureurs au large (voileux professionnels) ont aussi le mal de mer (après eux ne naviguent pas dans des conditions vraiment clémentes).

  • Il ne sert à rien de paniquer, reste dehors au grand air, éventuellement attache toi si la mer est vraiment agitée
  • Préviens le chef de bord le plus rapidement possible, il pourra te donner d’autres conseils / s’occuper de toi
  • Au plus tard, on guérit en 2 secondes une fois arrivé au port
  • Cependant, le mal de mer passe après quelques heures, souvent après une régurgitation ou un petit somme
  • Allonge toi, et ferme les yeux, si possible dors
  • S’il fait froid, il vaut mieux dormir à l’intérieur. Dans ce cas-là on rentre et on se jette sur sa couchette directement, sans essayer de ranger des chaussures ou autres, la priorité, s’allonger, fermer les yeux

Conclusion: La première expérience est fondamentale

Pour ceux qui rêvent d’emmener leur proches naviguer, il est indispensable de faire en sorte que leurs premières expériences nautiques soient bonnes. Oubliez une sortie à la mi-saison par un 5-6 Beaufort sur un petit voilier, préférez plutôt un grand voilier, au soleil, où on peut se baigner, et une courte navigation de quelques heures dans des bonnes conditions. Bon vent !

J’avoue tout et bruits a bord

C’est bon, j’avoue tout. OUI, tous les marins passent par des pensees, qu’est-ce que je fous ici? On se promet tous a un moment ou l’autre que celle-ci est la derniere. La der ders ders !! Plus jamais je remets les pieds sur un bateau. Quand est-ce que cela me prend? Bien quand j’ai 2 equipiers malades, qu’il fait froid, que le vent souffle mal, que la mer est mauvaise et croisee, quand j’arrive pas a lire un livre parce que cela bouge trop, quand faire une quiche signifie renverser tout par terre, quand je dois me lever a 5h du mat pour prendre mon quart sous la pluie, quand je dors 5 fois 20 min par jour… Ma bonne-maman adoree me dit plus ou moins chaque fois que je la vois – on est mieux sur le plancher des vaches !

Bon, j’avoue, si j’ose vous ecrire ces pensees, c’est qu’elles sont forts eloignees en ce moment. La magie de la voile opere. O combien j’etais heureux au moment de defourner ma quiche reussie ce samedi soir, de voir Tikehau qui glisse qui glisse sous l’oeil attentif de la lune. La mer s’est bien rangee depuis hier, c’est plus confortable. Faut plus que les barreurs fassent le bon cap. 230 et pas 260 par paresse. Comment leur dire 100 fois en restant calme? La on a un challenge.

Bruits

Le jeu qui m’occupe le plus la nuit, c’est la chasse au bruit. On repere un bruit enervant, frustrant, agacant, percant, en suite il faut comprendre d’ou il vient, puis il faut l’eliminer. J’en suis a 3 cette nuit. 1. toc toc toc toc toc
Bon, c’etait facile, c’est la bouteille de rhum et celle de porto (non entamees aucune des 2 – sauf un tout petit peu pour des bananes flambees de JM) qui s’entrechoquaient depuis qu’on a empanne.

2. kling, kling, klinging, klinging, kling
Le mousqueton de la longe de JM qui touche la barre a chaque coup de volant…

3. puk puk puk puk
Plus dur celui ci, j’etais content de l’avoir repere et compris exactement ce que c’etait avant meme d’aller voir. Dans le coffre avec le radeau de survie (BIB), une bouteille de liquide de refroidissement qui n’etait pas calee, a chaque coup de roulis, PUK. c’etait regle en la calant avec une bouteille d’eau vide…

Vous pensez que je suis le seul a jouer ?? Que neni. 6h du matin – Mno et Theo qui sont censes dormir jusqu a 8h se retrouvent dans le carre pour chasser le bruit de la bouteille d’huile d’olive contres les plaques… ah je vous disais. Et puis il y a tous les bruits qu’on ne peut eliminer, ces vagues qui splashent contre la coque, l ecoute du genois qui frappe contre le pont, le vent qui siffle dans les haubans…

Sur ce, le vent a bien molli (ou moli?) cette nuit, du coup on va lacher le 2eme ris. Finalement on ne l’a pas lache, bien nous a pris, le vent est reparti de plus belle a 20 noeuds.

On arrivera demain a Madere – marina quinta do lorde, a la pointe est de l’ile principale. Cette nuit un paquebot de croisiere nous a depasse, a 20 noeuds direction Funchal… mais ou est le fun?? Ah oui le Watt&Sea ne fonctionne pas mais les batteries tiennent du tonerre. Va falloir trouver une solution a Madere avec l’electronicien Jean-Baptiste.

Position a 11h30 TU
34N15,5′
14W35,0′
Vitesse 6 noeuds au 180.
Distance jusqu a Madere – 140 MN – On est situe a la hauteur de Rabat au Maroc.

Conditions, vent de NE 20 kts, mer un peu agitee mais grand soleil. Les malades ont l’air d’aller un peu mieux. Tout le monde dort mieux la nuit, du coup cela aide.

Bonne journee a tous, ici c’est le roulis garanti ! Et Mno vient d’enfourner un cake.

5 (+2 bonus) Blogs et Forums de voile à ne pas rater

Oiseau au large de la PologneDe retour à terre, les marins et autres navigateurs se retrouvent sur la toile. Voici les liens vers mes 5 sites préférés pour trouver des informations, poser mes questions.

Hisse et oh !

HEO, Le plus grand forum libre d’accès sur le net, vous y trouverez quelques articles, mais surtout une multitude de discussions généralement animées. Besoin de conseils, ou d’aide pour votre prochaine croisière, c’est assurément le bon endroit pour poser votre question. Le site à malheureusement un design rétrograde et certains participants sont plus aigris que constructifs, ne prenez pas leurs remarques personnellement.

www.hisse-et-oh.com

Sail The World

Communauté mieux organisée que leurs voisins héotiens. STW s’adresse surtout aux voyageurs au long cours. STW sort également du virtuel gràce à différents services qu’ils offrent comme des formations sécurité, assurance etc…

http://stw.fr 

Voiles & Voiliers

Probablement le meilleur magazine de voile francophone, leur site web regorge d’exclusivité, de chouette vidéo, ainsi que de blogs tenus par des professionnels de la voile. Les analyses faites par Loïc Le Bras sur la coupe de l’america (lebras.blogs.voilesetvoiliers.com/) valent la peine, de même que celles du directeur de la Volvo Ocean Race Knut Frostad (knutfrostad.blogs.voilesetvoiliers.com); soit les 2 plus presitigeuses courses à la voile au monde !

www.voilesetvoiliers.com

TribuGlénans

Forums au look rétro, cela reste cependant le lieu incontournable pour les férus des Glénans, la célèbre école de voile française. On y discute de tout et de rien, dans une ambiance nettement moins acide que sur HEO. Le lieux idéal si vous cherchez une petite communauté en ligne (+-500 membres actifs).

tribuglenans.org/forums

Blog Francis Fustier

Dernier lieu « incontournable » du web, le blog de Francis Fustier. L’endroit idéal pour découvrir en détail le fonctionnement des derniers gadgets « voileux », quelle tablette utiliser? Quel logiciel de navigation ? etc…

blog.francis-fustier.fr

Bonus

2 bons blogs avec des histoires marrantes et variées.

Blog de l’Equipe

http://levendeeblog.blogs.lequipe.fr/

Page Voile du Figaro

http://nautisme.lefigaro.fr/

 

Retour à Alimos et dernière soirée !

Par crainte du Meltem, Galaxy III quitte son mouillage de très bonne heure, alors que le soleil ne s’est pas encore détaché de l’horizon.

Nous alternons voile et moteur pour passer le reste de la journée dans une crique. À 7 milles nautiques à peine de la marina de ce soir, elle est parfaite. Nous y sommes le seul voilier, une résidence au loin nous met des transats à disposition, et surtout il y a des centaines de petits poissons à observer en snorkeling.

Ce vendredi soir, nous rentrons à Alimos pour changer d’équipage demain. On prend le temps pour rentrer, à tirer des bords en long et en large. Le vent est enfin idéal et nous en profitons. De nombreux voiliers se ruent au moteur vers le port pendant qu’on organise une compétition filles vs garçons pour le meilleur virement de bord. Les filles s’imposeront sans difficulté !

La manoeuvre de port est réussie cette fois-ci, et Stathis, Grec travaillant pour la compagnie charter, monte immédiatement inspecter la vache d’eau. Il y trouvera une petite fuite. Cédric réalise son rêve, non sans émotion, en montant en haut du mât.

Après une douche et un dernier apéro à bord, nous dînons dans un resto très local pour une bouchée de pain!

Nos amis prennent le bus en emportant un papillon pour l’aéroport à une heure du mat. Merci à eux nous avons passé une excellente semaine, Pauline, Aline, Viviou, Alex, Cédric, Brieuc et Arnaud !

Mno et moi allons enfin dormir, demain matin le réveil sonne à 8h pour le nettoyage complet du bateau !

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Navigation matinale en Grèce

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Golfe Saronique

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Nous laissions la bataille de Salamis derrière nous(480 avant JC) qui opposait Grecs et Perses pour nous diriger vers Poros.

En route, nous nous arrêtons à Aegine, importante île du golfe saronique. A une heure à peine du Pirée en ferry.

Le meltem est plutôt faible et bien souvent nous allumons le moteur pour ne pas trop traîner et abréger le supplice des 2 âmes sensibles au mal de mer.

Qu’ils soient rassurés, demain nous ne naviguerons pas beaucoup !

Bonne nuit depuis Poros !

Première journée en Grèce

Une journée de contrastes, en nous rendant vers la marina Alimou, le tram sillonne à travers la ville. On passe devant des vieux temples et au loin nous distinguons l’acropole.

La dure crise qui frappe les grecs n’est pas flagrante. Nous constatons bien que les voitures sont plus anciennes et les modèles de téléphones portables ne sont pas dernier cri.

Après la prise en main de notre voilier Galaxy III, ainsi que les courses, nous effectuons une courte traversée jusqu’à Salamis. Ce détroit est connu pour sa célèbre bataille navale éponyme durant l’Antiquité.

La magie de la Grèce et du voilier opèrent. Le Meltem pousse notre Sun Odyssey 45.2 à plus de 8 nœuds. Par chance je retrouve la même crique qu’il y a 2 ans, où nous serons royalement accueillis.

Quatre équipiers se jettent immédiatement à l’eau pour la première baignade de la semaine. Ils nagent vers une terrasse où spontanément on nous arrose de raki, bière, vin, viande, salade… Entre-temps nous sommes 9 et la fête se poursuivra….

Ça va, la semaine a bien commencé, nos soucis quotidien sont déjà loin !

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Crique sur Salamis

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Vue sur Athènes

Navigation entre Oostende, Vlissingen et Zeebrugge

Le vent ne portant malheureusement pas vers l’Angleterre, c’est avec plaisir que nous avons fait escale au Pays-Bas, à Vlissingen. Ville qui assiste au spectacle incessant des cargos qui entrent et qui sortent de l’Escaut.

Vlissingen, destination de la Mer du Nord

Vlissingen, destination de la Mer du Nord

Antilles – le paradis de la voile

10 jours de rêve à bord de Goyave, notre catamaran. Au départ du Marin (Martinique), nous avons exploré les Grenadines. Au programme Tobago Cays, Petit Saint Vincent, Union Island ou encore Sainte Lucie….

Petit récit vidéo:

Oosterschelde et Veerse Meer – une fin inattendue

Vendredi fin d’après midi, nous quittons le port de Wemeldinge à bord de notre Oceanis 43, le vent souffle en rafales et de nombreux grains sont visibles à l’horizon. Une bonne mer se soulève même dans l’Oosterschelde. Les nombreux passages étroits nous oblige à rester vigilants.

L’équipage ne peut cacher son enthousiasme débordant ! Ils sont tous surexcités, imaginez un peu, cela faisait 26 ans que mon Papa attendait ce moment, une croisière ses « potes » avec son fiston de skipper ! Les cales sont remplies à ras bord, dignes des étudiants de l’ULYC partant pour une semaine en Bretagne.

Christian passe de la barre à la carte à la manœuvre, JW prend quelques photos et apprécie le confort du voilier, Frédéric mène le voilier au près pour remonter jusqu’au Zeelandbrug, Philippe observe tous cela attentivement et Ghislain raconte sa dernière traversée vers la Corse (il y a 26 ans…).

Le front passé, la mer s’aplatit, le soleil arrive, fini les virements de bords, bienvenue les empannages. Alors qu’on s’enfonce dans le Mastgat à vive allure, le premier apéro est servi sur le pont alors que le soleil se couche. Inimaginable que quelques heures plutôt, nous étions encore au bureau, à l’usine, ou dans une réunion !

On franchit l’écluse de Bruinisse où nous passons la nuit. Au menu, pâtes fourrées, tomates cerises, roquette et parmesan ! L’équipage a amené les meilleurs crus de vin de la décennie passée que nous dégustons – non sans honte – dans des verres en plastique. La prochaine fois, j’achèterai des verres ikea pour le week-end !

Les douches de Bruinisse sont plutôt médiocres, mais le moral des troupes est excellent. Mes 5 excités sont des équipiers modèles, Christian s’active aux amarres, tandis que Jean fait la manœuvre moteur pour quitter notre emplacement. Moteur qui bizarrement a peu de reprise.

Matinée de samedi où nous comptons d’abord aller jusque Brouwershaven (Grevelingen Meer) pour le midi avant de rejoindre Zierikzee pour la soirée. On navigue dans les méandres du Grevelingen Meer, beaucoup de voiliers sont de sortie et le soleil est radieux. On s’amarre à un petit ponton à l’entrée du port de Brouwershaven pour partir faire un tour en ville.

Alors que nous repartons, toutes les amarres lâchées, le moteur n’a plus de reprise. Un super saut de JW nous permet de rattraper le quai… 15 min plus tard, après avoir plongé sous le bateau, on constate la mort dans l’âme que le bateau a perdu son hélice. Le week-end ne faisait que commencer…

Une partie de l’équipage prend un taxi jusque Wemeldinge pour récupérer nos voitures, c’est ici qu’on abandonne notre voilier. Après un dîner à Zierikzee, Jean et Philippe rentrent sur Bruxelles.

Dimanche, avec Frédéric, Ghislain et Christian, nous passons une super journée à bord d’un polyvalk. On arrivera même à faire un aller retour de Wolphaartsdijk jusqu’au village de Veere.

Tout le monde est cependant resté sur sa fin et on repartira l’année prochaine, à bord d’un bateau avec hélice !

Coucher de soleil sur le Mastgat

Coucher de soleil sur le Mastgat

En grande discussion avant l'apéro

En grande discussion avant l’apéro

Brouwershaven

Brouwershaven

Jour 7 – Wolgast – Ueckermünde (Allemagne)

Journée plutôt relax. Après quelques courses dans le plutôt sympathique centre-ville de Wolgast, nous larguons les amarres à 12h40… pour passer en dessous du pont en compagnie d’une vingtaine d’autres voiliers. Le ciel est toujours aussi monochrome gris, mais il ne pleut pas !

Le thème de la journée est la navigation. Les chenaux sont étroits (quelques dizaines de mètres à peine) et balisés par quelques bouées seulement, de plus ils sont peu profonds. La navigation depuis 4 jours (Stralsund) est étonnante, on navigue sur des lacs entourés de sapins, de forêts ou encore de vieux bâtiments industriels. Les paysages de Rügen (Jour 5&6) me rappelaient parfois l’Irlande.

On sent qu’on est dans la vieille Allemagne de l’est, les boutiques sont vides ou fermées, l’activité économique pauvre. Pourtant je suis très heureux d’être ici, les paysages de la semaine passée étaient incroyables, et beaucoup de plaisanciers. Les gens sont plutôt surpris de voir un bateau belge.

Notre marina de ce soir est à 3 km du centre d’Ueckermünde. Après un repas tagliatelles – tomates cerises – scampis – roquette, nous prenons la direction de la kermesse au centre. Une jeune polonaise nous prend en stop jusque là. Elle travaille en Allemagne depuis 1.5 mois.

Les filles du bord sont heureuses du dépaysement que propose l’énorme kermesse de Ueckermünde (Hafftagen Ueckermünde 2012). De plus, Mickie Crause, un « Eddy Wally » (ou Grand Jojo) allemand y est en concert. On découvre l’Allemagne profonde mais on s’amuse beaucoup. Le retour est moins chouette, 2 km à travers champ dans le noir complet. Mais pour la première fois du voyage, le ciel est dégagé et on distingue les étoiles. Chacun se vante de connaître une constellation – grande ourse, cassiopée, orion… Il est temps de dormir… demain on va en Pologne !

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Jour 3 – Journée à Heiligenhafen

Le vent soufflant plus fort que raison – 7 beaufort, nous passons la journée à Heiligenhafen. Cette petite bourgade est un lieu touristique assez fréquenté. Les hommes partent à la recherche d’une recharge de gaz, les femmes achètent du poisson pour ce soir, et finalement on se retrouve tous sur la place du village pour boire un café.

Les Allemands qu’on rencontre sont souvent obèses, fûment beaucoup mais sont d’une gentillesse et très serviables. Les prix dans les magasins sont relativement faibles.

Heiligenhafen Strand

Jour 1 – Bruxelles – Kiel (Allemagne)

Avertis que les trains allemands sont trop rarement à l’heure, nous avons attendu 2 heures notre correspondance à Cologne. Enfin arrivé à Kiel, c’est le bus 41 (ou 42) qui nous emmène de la gare jusqu’à la marina Düsternbrook. Elisabeth et Pia reviennent quelques minutes après notre arrivée en taxi du Aldi avec quelques provisions pour la semaine. Le soleil est radieux et le premier apéro de la semaine commence !

Stage Grand Voile aux Glénans Paimpol (récit & vidéo)

Quatre jours de pur bonheur, au plus près des cailloux sans moteur dans l’Archipel de Bréhat avec deux Djangos de la base Lula et Sailor !

Au programme un enchainement de chenaux, la Trinité, le Ferlas, le Kerpont et le chenal de l’Île Verte.

Le stage Grand Voile est très agréable à encadrer pour un moniteur, car les stagiaires sont tous motivés, cela permet de progresser rapidement. Nous sommes restés dans l’Archipel de Bréhat, ce qui favorise l’apprentissage car le courant, la marée, la lecture de carte et les manoeuvres incessantes sont inévitables !

Location au départ de Granville avec Colombine: Chausey, Jersey, Saint-Malo et VieuxVille

On passe le seuil du port de Granville, Mano à la barre et à la manette des gaz, moi en pied de mât en train de hisser la GV, ca bloque, ça coince un peu, finalement on y arrive. Cap sur Chausey. Un peu de houle résiduelle, un peu de vent, on déroule le génois et je tire sur l’étouffoir du moteur. Mano me rassure d’emblée: « je crois que j’aurai le mal de mer ! ».

Colombine, un Gib Sea 92.

Deux heures plus tard, on arrive à Chausey, soleil, mer calme, quelques virements de bord pour le fun, un affalage sans trop de problèmes de la GV, c’est le pied. Et surtout pas une goutte de pluie en mer !!! La veille en arrivant à Granville; et le matin; la pluie n’avait cessée… désormais c’est le soleil qu’on admire depuis notre coffre.

... et seulement 2 heures de navigation pour arriver à Chausey.

Après une super nuit au mouillage, on met route sur Jersey. Option un peu « chaude »; on passe entre les Minquiers et l’archipel de Chausey. Deux tas de cailloux mal indiqués, des courants violents, quelques grains au loin (aucun sur nos têtes, fini le suspense, il ne pleuvra pas cette semaine). Encore merci au GPS.

Arrivée chez les Britanniques en fanfare, le soleil est radieux, la marina vide et les douches chaudes ! Petite Guinness au pub après nos saucisses purée compote !!

Marina de Saint-Helier à Jersey.

On visite un peu Jersey le mercredi, notamment le fort de Saint-Helier, la principale ville de l’île. L’après-midi, quelques manœuvres de port pour le fun sous le regard curieux de nos rares voisins de pontons.

Fort de Saint-Helier.

Grosse journée ce jeudi, plus de 45 MN* à parcourir ! On part à fond; avec un courant favorable et un vent soutenu; plus de 7 nœuds sur le fond. On est bien en avance sur mon planning; on arrive une heure trente avant la renverse (de courant) à l’ouest des Minquiers; direction le cap Fréhel maintenant (où les plus chanceux iront suivre le départ de la route du Rhum le 31 octobre).

On embouche dans les premiers chenaux pour Saint-Malo; ça devient assez sportif de tirer des bords à 2 dans le chenal. On croise un cargo et au loin un voilier qui n’est pas dans le chenal !! Réflexion à peine faite, appel de détresse sur le canal 16 de la VHF, ils ont touché du caillou et plus de safran (gouvernail). On démarre le moteur et enroule le génois, difficile d’aller les aider sur les cailloux, finalement un bateau moteur vient remorquer le voilier en détresse. On s’amarre à un emplacement réservé route du rhum, Mano apprécie la vue sur la ville vauban et sur Dinard. Coucher de soleil, apéro, Chimay Bleue…

Ville close à Saint-Malo

Réveil 4h45, départ 5h10, on a de la route à tracer, on doit obligatoirement être à Granville avant 11h, sinon la marée nous empêchera d’accéder au port. On slalome au moteur entre les bouées du chenal, le jour se lève en même temps que le vent, et des dauphins nous accompagnent au près, quelques exercices de récupération d’objet à la mer pour la forme; et retour au port. Yann, de la société de location, nous accueille avec grande dévotion:  » Alors Mr. VENTDamme ça c’est bien passé ? Je suis vraiment content, vous avez eu beaucoup de chance…  » . J’étais surtout content de récupérer ma caution. En rangeant le bateau, on voit des navigateurs du dimanche aborder un autre voilier… très drôle.

Granville

Aventures maritimes pas tout à fait terminées, le samedi on visite les plages de Normandie, pour atterrir le soir dans un petit port normand, on se promène sur la digue le soir; quand j’entends dans le noir et la brume « à l’aide ! ». Un mec en train de couler dans l’avant-port, il tire une fusée de détresse, on appelle le 112 qui est déjà au courant; les secours mettent 3 heures à arriver, ils sauvent le mec, mais le bateau se fracasse lamentablement sur les rochers… conclusion; la prochaine fois que je navigue, je ferai un peu plus attention au topo sécu !

Reste du bateau; une épave.

* MN miles nautiques. 1MN = 1852m