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Sporades (Grèce) – paradis caché de la voile

C’est au près et sous un ciel gris que nous parcourons les premiers milles à bord de Alkinoï, un Sun Odyssey 39 loué pour deux semaines au départ de Volos. Nous sommes arrivés la veille dans cette ville sans charme particulier, située à mi-chemin entre Athènes et Thessalonique. Les touristes y sont rares car ils vont directement sur la populaire Skiathos. L’ambiance dans la ville et sur le long quai du port y est donc plus agréable.

Il y a une vingtaine de nœuds de vent (5-6 beaufort) et le voilier gîte malgré les tours dans la grande voile et le foc de petite taille. Le Golfe de Volos offre un espace abrité mais avec un vent fortement influencé par le relief. Après deux heures, le vent tourne progressivement, on choque les écoutes, on abat,…

J’en profite pour faire des exercices de HLM (homme à la mer) en jetant à l’eau un seau et un pare-battage par dessus bord. Je drille l’équipage aux quelques réflexes à avoir en cas de chute d’un équipier par dessus bord. C’est pendant les premières secondes que tout se joue. On crie pour prévenir tout le monde. Une personne est désignée pointeur, elle ne doit pas quitter le HLM des yeux. Une autre enroule le génois. Une troisième borde la grand voile puis s’active pour préparer la remontée du HLM à bord (le seau et le pare-battage). Enfin je gère la manœuvre à la barre et démarre le moteur. Si je tombe à l’eau, Mano occupera ce rôle. Nous faisons deux fois l’exercice, nous y parvenons en moins de 3 minutes, ce qui évite de paniquer au cas où…

Première et unique tempête

Afin d’éviter la tempête qui s’annonce pour l’après-midi et la soirée, nous nous arrêtons à Trikeri, petit port à la sortie du golfe de  Volos. Nous serons trois voiliers amarrés ici pour les 24 prochaines heures. Le lieu est très isolé et les quatre restaurants font le plein à midi mais c’est carrément désert le soir. Devant notre bateau, le plus grand restaurant. Les serveurs viennent vider les poissons juste devant nous et jettent les intestins à la mer. Après le service de midi, on y va pour prendre un café « frappé » (#3 des vacances déjà) et on tire un câble électrique pour avoir l’électricité à bord.

Pendant que l’équipage siestouille, je monte jusqu’au « vrai » village de Trikeri, situé 300 m plus haut, une petite heure de marche. Dès qu’on est abrité du vent, le mercure monte au delà des trente degrés. La vue est sublime, on a l’impression de voir des fjords norvégiens… je suis surpris par le peu de bateaux. À mon retour, tout le monde dort encore… une fois réveillés, on entame la soirée.. baignade, apéro, … puis dîner au restaurant devant notre bateau. La météo est devenue exécrable et il pleut comme un 21 juillet.

Après une matinée de glande relative à cause de la météo pourrie, nous déroulons les voiles pour rejoindre l’île de Skiathos. La navigation est particulièrement agréable avec un vent soutenu mais une mer calme. Le décor est majestueux, des montagnes qui tombent dans la mer, on se croirait presque seul au monde. Contrairement aux Cyclades ou au Kornati (Croatie) qui sont arides, les îles des Sporades sont majoritairement boisées. On jette l’ancre devant la plage de Koukounias. Pierre et Arnaud nagent jusqu’à la grande plage déserte à cause du mauvais temps. Vous devinez la suite, – apéro – dîner à bord… on passe une très mauvaise nuit à cause d’un minuscule clapot qui fait rouler le voilier et cause un bruit infernal à bord. Au milieu de la nuit, on se retrouve même avec Pierre et Louis sur le pont pour essayer de réduire les bruits intempestifs.

C’est donc avec une tête des mauvais jours que nous partons pour Skiathos – la ville. Tout l’équipage retourne faire la sieste pendant les deux heures de nav. À nouveau, le vent est bien présent et nous n’utilisons pas le moteur. Arnaud barre et on tire des bords à l’approche de Skiathos. Le mouillage est bien abrité et chargé. L’eau est turquoise et on pourrait presque se croire au Marin en Martinique. Sauf que… des avions de ligne nous survolent à 50 mètres d’altitude et se posent 2 km plus loin. Des ferrys vont dans tous les sens. Des bars et des discothèques, et les milliers de touristes (anglais) qui vont avec envoient du son. La petite ville de Skiathos a beaucoup de charme, on monte jusqu’au clocher qui surplombe l’agitation.

On navigue encore quelques heures jusqu’à Skopleos. On y amarre dans un petit port  – Neo Klima – trouvé un peu par hasard. Le port y est de nouveau gratuit, il y a une plage à moins de 50 m avec une douche … oui une douche… eau douce à volonté pour se laver… 🙂 ! A côté de nous, des retraités français qui naviguent sur leur voilier en Grèce 6 mois par an. Ils accueillent leurs petits enfants cette semaine.

Skopelos

Après le repas du soir, on joue « comme d’hab » à « Président »… Jeu débile mais révélateur de caractère… Je déplore cependant la mise en place de « l’alliance tous contre le capitaine… »

3 visiteurs à bord pour une journée farniente

Journée inhabituelle. En plus de faire la vaisselle du lendemain de la veille, les hommes du bord ont également récuré le pont avant l’arrivée de trois amies anglaises à bord pour la journée. Elles débarquent équipée de 4 bouteilles de Prosecco qu’elles siroteront tout au long de la journée. Nous naviguons sous le vent de Skopelos et hormis les 2 premières heures, c’est plutôt calme. A midi on s’arrête à Staphylos, petite crique bien bondée… Baignade bien rafraîchissante puis lunch… ! Pierre a transpiré de toutes ses pores à l’intérieur en cuisinant.

Devant tant d’hospitalité, nos trois anglaises se proposent de faire la vaisselle. Après quelques explications comme, la vaisselle c’est dans un seau à l’eau de mer, elles se mettent à la tache avec bonne humeur… jusqu’à ce que le petit drame arrive. Venetia casse un verre maladroitement… Evénement récurrent sur un voilier, elle est tellement désolée qu’elle paiera une tournée pour s’excuser le soir 🙂 ! (notons… 3 ans plus tard, Venetia épousera Arnaud 😉 )

On finit la journée au moteur pour rejoindre la belle ville de Skopelos. De même envergure que Skiathos, elle est beaucoup plus calme. On dînera au resto puis on prend un verre dans un super bar de la vieille ville.

Alonnisos la méconnue

Plus on s’éloigne du continent ou de Skiathos, plus cela devient sauvage. En cette journée de pétole molle (=pas de vent), nous ne parcourrons que quelques milles jusqu’à Nisos Alonnisos (l’île Alonnisos). Autant l’île se révèle charmante, autant le maître du port devra réviser ses cours de politesse. Il nous accueille à grand engueulade pour raison inconnue, puis nous fait payer (pour la première fois du séjour) un montant mirifique de 5€ pour la place port…! Quand je pense à nos amis à la Côte d’Azur ou en Croatie qui paient 30-40 voire même 100 € la nuit…

Nous nous levons de bonne heure après une nuit paisible. Petit dej dans un tout nouveau snack bar qui n’a jamais eu 6 commandes à la fois… On loue des quads pour la journée et explorons l’île par la terre et non par la mer. Le routes sont bonnes et les voitures rares, ce qui rend le périples vraiment top. Notre premier arrêt est au village médiéval au sommet de la colline, où un défi d’homme forcera Pierre à manger une mante-religieuse et Louis à boire de l’ouzzo … à 10h du mat… On poursuit la route jusqu’à une petite plage calme, eau turquoise, soleil brûlant… vous imaginez le truc 🙂 ! On pousse ensuite nos quadricycles jusqu’à la pointe nord de l’île où la seule âme qui vive sert des poissons frits préparés dans sa roulotte.

On passe la nuit à quelques milles du port d’Alonnisos au mouillage. En route pour la réserve naturelle de Kira Panagia, on fait escale sur l’île inhabitée de Peristera. Arnaud et Pierre envisagent une balade à pied sur l’île. Hélas, Pierre ne résiste à l’envie de se piquer à un oursin et leur balade est annulée… c’est au moteur qu’on finit la route jusqu’à Kira Panagia. Il y a beaucoup de voiliers dans la grande crique à l’ouest ainsi que quelques pêcheurs. Pendant que Mano & Roxane profite du soleil et de l’eau crystalline, les garçons tentent de traverser l’île à pied jusqu’à un monastère. On croise des chèvres sauvages et une tortue de terre, avant d’abandonner à cause de la chaleur et l’absence de chemin.

Nous avons atteint le point le plus lointain de notre port de départ – Volos. Le jour suivant, nous commençons par le tour de l’île à la voile pour aller voir ce fameux monastère. Nous jetons l’ancre dans une petite crique sous la chaleur écrasante. Le monastère est très bien entretenu et clairement habité, mais nous ne voyons personne. A notre retour, nous abordons un petit pêcheur qui fait sa sieste dans sa barque. Il a quelques langoustes à nous proposer… et souhaite en échange une bière fraîche !! Ni une ni deux, 3 bières valent 3 langoustes ! La fin de journée est longue, nous naviguons vers Alonnisos.

Le lendemain, c’est retour sur Skopelos. Pendant la sieste de l’aprèm dans la crique de Agontas, je me fais piquer par un guêpe… Cela va gonfler rapidement et me poursuivre pendant une semaine. Le bateau voisin est un Outremer 45 (bateau préféré du capitaine), dont le propriétaire se baigne à poil. Nous passons la nuit dans la baie de Panormos, à l’écart d’une énorme armada de voiliers (yacht week?). Pierre et Arnaud – épris de liberté – vont explorer les bars du coin et reviendront tant bien que mal en annexe…

Skiathos la branchée

… ce n’est que l’échauffement car la pire/meilleure nuit doit encore venir. De retour à Skiathos, nous mouillons à quelques centaines de mètres des bars branchés de la ville et pas loin de l’aéroport… Grave erreur… Il sera impossible de fermer l’œil de la nuit car les « beats » ne s’arrêteront qu’après le lever du soleil. Pour couronner le tout, le vent se lève, les bateaux bougent dans tous les sens et on est coincé sans annexe (zodiac) à bord… Car les 2 comparses ne sont toujours pas de retour…

La journée sera longue mais heureusement agrémentée d’un bon vent et de dauphins. Nous rentrons dans les terres et passons la nuit dans le port de Oraioi (je n’ai pas inventé le nom). C’est nettement moins touristique… après 15 min de calcul avisé, le maître de port nous réclame 4,27€ de ‘droit de port’. La bourgade est authentique et j’en profite pour faire un passage à la pharmacie.

Pour notre avant dernier jour, nous retournons dans le golfe de Volos et la chance nous sourit ! Après le traditionnel arrêt pour un café glacé, nous jetons une énième fois notre ligne de traîne à l’eau… qui sait… et bien oui ! Alors que nous sommes presque arrivés, un magnifique thon se jette sur l’appât… On le dégustera sous toutes les formes, cru, cuit, mi-cuit, tartare, …

Le retour à Volos se passe sans soucis. On passe le début d’après-midi en ville avant de prendre un vol direct TUI vers Bruxelles.

Pourquoi on a adoré les Sporades à la voile

  1. C’est magnifique, les montagnes qui tombent dans la mer, c’est boisé et vert contrairement à d’autres régions (Kornati, Cyclades) qui peuvent être très arides
  2. Les Grecs sont très accueillants, contents de nous voir
  3. C’est relativement calme, il n’y a pas de milliers de touristes, on ne se bouscule pas dans les ports, seule exception peut-être Skiathos
  4. Le plan d’eau est facile, il est abrité protégeant de la houle, il y a peu de courant, les étapes sont courtes, et pas de pièges ou cailloux à éviter

Les Sporades (extrait Navionics)

Salamis, dernière étape pour notre croisière

La boucle est bouclée. Il y a 2 semaines, on entamait notre périple par une escale à Salamis. Des Grecs à l’hospitalité abondante nous avaient inondé de mets et boissons.

Galaxy III passera sa dernière soirée au mouillage également dans cette crique de Salamis. La nostalgie de ces 2 semaines est déjà présente. Mno et moi avons l’impression d’être partis 1 mois.

Entre Korfos et Salamis, les filles ont cherché des dauphins en vain, Marine et Delphine ont fait une sieste durant une bonne partie de l’aprem, Antoine a pris son pied à la barre du voilier alors que le vent se renforçait.

Ce midi, j’ai préparé des pêches au thon… Il nous reste suffisamment de nourriture pour repartir une semaine…avis aux amateurs !

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Sauce bolognaise en préparation

Galaxy III est à Korfos

Hier soir nous avons sacrément fait la fête au mouillage d’Angistris. Marie avait préparé des mojitos, Chloé des petits fours au chèvre. Nos voisins norvégiens par contre ont moins aimé !

Le vent s’est bien calmé par rapport à la semaine passée, si bien que nous n’avons pas utilisé les voiles entre Angistris et Korfos.

Les 7 femmes du bord sont même devenus hystériques lorsqu’une heure durant, Galaxy III a tourné au milieu d’un banc de dauphins. Les photos et vidéos go pro suivront ! En bref c’est le plus beau jour de leur vie.

La prise de pendilles au quai de Korfos a été bien réussie, les passagères de Galaxy III commencent à bien comprendre les subtilités de chaque poste lors d’une arrivée au port.

Ce soir nous mangeons dorades, calamars et autres spécialités grecques dans une Taverna !

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Amarré à Korfos

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Korfos en voilier

Brochette de filles à l’eau

Nous avons fuit Methania, sa folle et son odeur d’œuf pourri. J’ai essayé de régler le port, mais je n’ai jamais trouvé la capitainerie.

Les 7 filles, Antoine et moi-même avons repris la mer avec plaisir. Florence a fait ses débuts à la barre. Le vent plutôt faible, l’équipage de Galaxy III s’est d’abord baigné avant un taboulé en pleine mer.

Plus de signes de mal de mer (imaginaire), la fête fut complète alors qu’on entrait dans le mouillage de nisos Angistris. On jette l’ancre au milieu de la baie avant de reculer vers les rochers. Moment choisi pour nos nageurs Chloé et Antoine de tendre des amarres vers les cailloux. Nos voisins sont norvégiens et hollandais.

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Brochette de filles à l'eau

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Mouillage Nisos Angistris

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La folle et l’œuf pourri

Les filles se souviendront longtemps de l’arrivée à Methania. L’odeur d’œuf dans ce petit port d’une presqu’île du Peloponèse transperce les narines les plus résistantes. La voix de la folle du village sonne la bienvenue.

La journée commença par une visite de Poros, et de clock tower, son point culminant. Le traditionnel tomates féta du midi fut suivi d’un snorkeling enrichi de mini espadons.

Après 2 petites heures au moteur, on arrive à Methania. La folle du village se mit d’abord à nous hurler dessus, elle monta ensuite à bord, pour amarrer notre Galaxy III ! Insupportable comme l’odeur d’oeuf pourri qui règne dans ce port.

Après une bonne douche, Chloé nous prépara un poulpe succulent !

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Conditions de rêve

Cette nouvelle croisière commence fort bien, avec des conditions idéales pour la voile. Le vent bien que variable, souffle entre 10 et 20 nœuds du Nord.

Galaxy III glisse bien au départ de la marina Alimou. Avec le nouvel équipage, on s’entraîne à dérouler et enrouler les voiles. Antoine prend rapidement ses marques à la barre, tandis que les filles sortent des magazines ‘féminins’ de leurs sacs, ‘Elle’, ‘Cosmopolitan’, etc. Après 3 heures de nav, nous effectuons une première halte dans une crique au sud d’Aegina, principale île du Golfe Saronique. Delphine en profite pour retrouver ses esprits.

Après une salade tomate féta, une baignade et l’exploration d’une grotte avec masque et tuba, nous repartons vers Poros.

A peine arrivé, on file en annexe pour un premier apéro dînatoire, tzatziki, féta, olives, fix et vin grec…

Le soleil se couche derrière les montages, il fait place à une pluie d’étoiles filantes !  Ah, c’est bon les vacances!!!!

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Le blues du skipper

Vendredi et samedi derniers, j’ai retrouvé ce sentiment que j’ai si souvent connu aux Glénans, le blues du moniteur. Après une semaine tellement riche, où trouver l’énergie pour la semaine suivante? Comment chasser cette nostalgie qui vous envahit?

Le vendredi et samedi entre deux stages, deux équipages, sont des moments où le skipper se sent perdu, où il aime errer de terrasse en terrasse, de verre en verre ! En Grèce je passe du café ‘skipper yacht ‘n roll’ de la marina au ‘Edem’ café sur la plage. Les cafés frappés sont accompagnés de tzatziki ou de tarama.

Cette fois-ci pourtant j’ai beaucoup de chance. Tout d’abord Mno est là pour me tenir compagnie et me remonter le moral, et deuxièmement, le fils du loueur Ionian-Charter de notre voilier Galaxy III s’occupe des petites réparations à bord. Une équipe nettoie aussi notre sun odyssey 45.2 de fond en comble.

Marine et Éléonore arrivent et voilà, le blues du skipper disparait, une nouvelle aventure commence !

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Café frappé !

Retour à Alimos et dernière soirée !

Par crainte du Meltem, Galaxy III quitte son mouillage de très bonne heure, alors que le soleil ne s’est pas encore détaché de l’horizon.

Nous alternons voile et moteur pour passer le reste de la journée dans une crique. À 7 milles nautiques à peine de la marina de ce soir, elle est parfaite. Nous y sommes le seul voilier, une résidence au loin nous met des transats à disposition, et surtout il y a des centaines de petits poissons à observer en snorkeling.

Ce vendredi soir, nous rentrons à Alimos pour changer d’équipage demain. On prend le temps pour rentrer, à tirer des bords en long et en large. Le vent est enfin idéal et nous en profitons. De nombreux voiliers se ruent au moteur vers le port pendant qu’on organise une compétition filles vs garçons pour le meilleur virement de bord. Les filles s’imposeront sans difficulté !

La manoeuvre de port est réussie cette fois-ci, et Stathis, Grec travaillant pour la compagnie charter, monte immédiatement inspecter la vache d’eau. Il y trouvera une petite fuite. Cédric réalise son rêve, non sans émotion, en montant en haut du mât.

Après une douche et un dernier apéro à bord, nous dînons dans un resto très local pour une bouchée de pain!

Nos amis prennent le bus en emportant un papillon pour l’aéroport à une heure du mat. Merci à eux nous avons passé une excellente semaine, Pauline, Aline, Viviou, Alex, Cédric, Brieuc et Arnaud !

Mno et moi allons enfin dormir, demain matin le réveil sonne à 8h pour le nettoyage complet du bateau !

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Navigation matinale en Grèce

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Sounion… En bus !

J’ai renoncé à naviguer jusqu’à Sounion, distant d’une quinzaine de milles à peine pourtant. À peine sortis de notre baie, l’anémomètre indique 50 nœuds (90 kmh !). Trop à mon goût et donc Galaxy III a rejeté l’ancre au même endroit. Excès de prudence? Peut-être mais le retour face au vent m’inquiétait un peu trop.

En attendant, la boulette du jour a été de jeter les couverts de la vaisselle à la mer. Les hommes du bord ont réussi tout juste à récupérer couteaux et cuillères du petit-déjeuner à 5 m de profondeur.

Après avoir pris multiples précautions, notamment en envoyant Alex vérifier la tenue de l’ancre, je me joins au reste de l’équipage pour une excursion à terre.

En bus nous rejoignons le cap sounion et son temple. Le vent y souffle me semble-t’il encore plus fort. J’ai une vraie boule au ventre en pensant à notre voilier! Est-ce que l’ancre et les 60mètres de chaîne vont suffire? Mes équipiers ne semblent pas partager mon inquiétude !

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Excursion en annexe à saint Nicolay

Nous revenons de saint Nicolay. Village comme il en existe sûrement des milliers en Grèce, sans charme particulier dû à une urbanisation pas toujours bien encadrée, si ce n’est la ravissante serveuse du bar de plage.

Bien que balayé par le vent intense, nous avons apprécié les pina colada sur cette plage perdue de Grèce.

Afin de mériter ces cocktails, nous avons d’abord gravi un petit sommet avec une vue imprenable sur la mer. Un sac de glaçons gracieusement offert par le bar de plage nous a permis de continuer la fête (et les mojitos) à bord.

Trois bateaux partagent le mouillage avec Galaxy III. Les 70m de chaîne m’ont aidé à passer une bonne nuit.

Aujourd’hui nous allons tenter de rejoindre le temple de Poséidon à Sounion. Il fût construit en 444 avant JC. C’est la dernière baie avant les cyclades, mais nous n’irons pas plus loin. Le vent y souffle trop fort et samedi nos équipiers ont un avion à 6h du matin !

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Vent fort

Restés calmes les derniers jours, nous nous sommes levés de bonne heure ce mercredi. A 7h notre voilier Galaxy III croisait déjà en s’éloignant de Methania.

Le vent trop calme s’est renforcé progressivement pour atteindre 30 nœuds établis! Les rafales de Meltem ont même atteint 50 nœuds.

Sans paniquer mais en restant prudents nous avons adapté la voilure. J’étais content de voir l’équipage effectuer toutes ces manœuvres avec brio. A 11h30 nous avons jeté l’ancre dans une crique à côté du temple de Sounion.

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Émotions garanties

On a accumulé quelques soucis techniques les dernières heures. On a hier soir en arrivant à Methania d’ abord eu un soucis avec la grand voile. On avait beaucoup de mal à la dérouler car elle bloquait dans le mât. Arnaud est d’abord monté en navigation en haut du mât pour la ranger temporairement.

J’ai ensuite passé une demi-heure en haut de notre espar pour « huiler » la voile avec du produit vaisselle. Tout est rentré dans l’ordre.

On prend notre rythme. Au moins 5 baignades quotidiennes, café frappé dans un village, et le soir une bonne fête. Je pense d’ailleurs que nos voisins s’en souviennent !

Aujourd’hui, le meltem souffle à plus de 25 nœuds. On a fait le plein d’eau et malheureusement constaté que la vache fuyait. Résultat le plein s’est retrouvé au fond de notre voilier Galaxy III !

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Poros

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Vue depuis clock tower de Poros

Vue depuis Poros.
Matinée agitée car nousn’avons pas trouvé d’emplacement de port à Poros. Nous sommes donc retournés à notre mouillage de la nuit dernière et avons pris l’annexe.

Le vent souffle en rafale mais Arnaud a effectué 2 aller retour à la rame !

L’équipage a très bon moral même si une bonne douche ferait le plus grand bien!

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Golfe Saronique

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Nous laissions la bataille de Salamis derrière nous(480 avant JC) qui opposait Grecs et Perses pour nous diriger vers Poros.

En route, nous nous arrêtons à Aegine, importante île du golfe saronique. A une heure à peine du Pirée en ferry.

Le meltem est plutôt faible et bien souvent nous allumons le moteur pour ne pas trop traîner et abréger le supplice des 2 âmes sensibles au mal de mer.

Qu’ils soient rassurés, demain nous ne naviguerons pas beaucoup !

Bonne nuit depuis Poros !

Première journée en Grèce

Une journée de contrastes, en nous rendant vers la marina Alimou, le tram sillonne à travers la ville. On passe devant des vieux temples et au loin nous distinguons l’acropole.

La dure crise qui frappe les grecs n’est pas flagrante. Nous constatons bien que les voitures sont plus anciennes et les modèles de téléphones portables ne sont pas dernier cri.

Après la prise en main de notre voilier Galaxy III, ainsi que les courses, nous effectuons une courte traversée jusqu’à Salamis. Ce détroit est connu pour sa célèbre bataille navale éponyme durant l’Antiquité.

La magie de la Grèce et du voilier opèrent. Le Meltem pousse notre Sun Odyssey 45.2 à plus de 8 nœuds. Par chance je retrouve la même crique qu’il y a 2 ans, où nous serons royalement accueillis.

Quatre équipiers se jettent immédiatement à l’eau pour la première baignade de la semaine. Ils nagent vers une terrasse où spontanément on nous arrose de raki, bière, vin, viande, salade… Entre-temps nous sommes 9 et la fête se poursuivra….

Ça va, la semaine a bien commencé, nos soucis quotidien sont déjà loin !

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Crique sur Salamis

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Vue sur Athènes