Archives du mot-clé Cap Vert

29 nov – Conditions molles pour commencer

Difficile de maîtriser nos emotions au moment de notre depart devant nos amis ce vendredi. Un cafard inexplicable nous envahit, alors qu’ils agitent les bras et que Tikehau s’eloigne. On espère les revoir aux Antilles ou en Bretagne. Dans le chenal entre Santo Antao et Sao Vicente, l’alizé accélère (effet venturi) jusqu’a 25 noeuds. On trace en compagnie de 5 autres voiliers qui ont également quitté Mindelo cette apres-midi.

Alors qu’on fait 2 heures au moteur sous le vent de Santo Antao, Theo et Gab nous préparent du poisson achete au marche. Ce qui est sur c’est qu’ils savent bien cuisiner, maintenant il ne faut plus que pêcher.

Pour ces premiers jours de nav, le vent est bien calme, une dizaine de noeuds de Nord- Nordest. On avance a une vitesse entre 4 et 6 noeuds. Des conditions idéales pour se remettre dans le bain avec notre escale de 5 jours au Cap Vert. La nuit a été fort calme.

Position a 14h22 TU-1 (soit a l’heure du Cap Vert, il est 16h22 en Belgique) 16N32,5′
26W50,7′
Cap 280
Vitesse 4 kts
Distance Barbade 1911 MN – on espère y etre pour le 16 décembre

Avis sur la Marina Mindelo – São Vicente – Cap Vert

La Marina Mindelo est exceptionnelle si l’on prend en compte qu’on est en Afrique, et qu’avant son ouverture en 2008 il n’y avait pas grand-chose. La ville se développe grâce à l’aéroport, la marina et sa baie abritée pour le mouillage. C’est à peu près le seul mouillage correct des environs. Sur l’île de Boavista par exemple il vous sera difficile de laisser votre voilier au mouillage pour explorer l’île. 

Points forts

– Localisation idéale à 50 mètres du centre de Mindelo – deuxième ville du Cap Vert
– Avitaillement facile et relativement correct.
– électricité et eau sur les pontons / sanitaires propres 
– Seule Marina au bout du monde … Quand même vachement pratique
– Ambiance exceptionnelle
– Shipchandler Boatcv correct, ils pourront vous aider avec vos problèmes (électroniques e.a.).

Points négatifs 

– wifi de la marina limité – la plupart des plaisanciers vont dans des bars environnants, 
– Énormément de clapot, faites attention à bien tendre votre pendille car à marée basse, des voiliers peuvent taper les pontons avec leur poupe ! Beaucoup de voilier préfèrent rester au mouillage pendant quelques jours avant de prendre un ponton au moment de faire l’avitaillement ou de circuler sur les îles. 
– Formalités lentes, heures d’ouverture du bureau d’immigration aléatoire 

Que faire à Mindelo

Mindelo est une ville agréable avec tout ce dont vous rêvez, wifi, gaz, gasoil, bar, resto… Pour voir de beaux paysages, faire des randos, prenez le ferry Armas jusqu’à Porto Novo sur Santo Antao. Prenez votre temps, jusqu’à une semaine pour explorer cette île à l’extrémité nord est de l’archipel. 

Sur l’île de Mindelo (São Vicente), il n’y a vraiment pas grand chose à faire hormi
– profiter du wifi correct
– se balader dans les faubourgs de Mindelo
– grimper le Monte Verde (740m)
– voir la tombe de Cesaria Evora
 Oubliez les villes de Baia de Gatas et Calhau, minuscules et complètement mortes en dehors du week-end.

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28 nov – 16h10 on largue les amarres

Nous sommes partis a 16h10 du port de Mindelo. Tikehau a les cuves d’eau et de gasoil remplies. On a un peu plus de 2000 MN jusqu’a la Barbade ou 2100 MN jusqu’a la Martinique. 17 jours de mer est un objectif… le 15 decembre de l’autre côté de la mare donc !

Le départ était émouvant avec les saluts de nos amis Patricia, François, Evelyne, Patrick et François. Ils nous ont donné un petit souvenir au couleur du cap vert à mettre sur notre frigo a Bruxelles.

Cap Vert on reviendra.

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Santo Antao – randonnées joyeuses

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Sur le débarcadère de Porto Novo, une trentaine de chauffeurs de taxi ou minibus haranguent les passagers fraîchement débarqués du ferry de 9 heures. L’un d’entre eux me convainc presque que 2000 escudos (20€) jusqu’au sommet du Cova sont un bon deal. Alors qu’il ne me lâche pas la grappe, je demande à Mno d’aborder le groupe juste à côté de nous afin de partager un « aluguer ». Ils nous acceptent à bord de leur 4×4 avec grand plaisir et cet instant chanceux eut un impact génial sur notre séjour à Santo Antao.

Cette île verdoyante est la deuxième plus importante du Cap Vert avec 779 km2 et située à l’extrémité nord ouest de l’archipel. Santo Antao est très escarpée et volcanique avec trois sommets qui culminent au dessus de 1800 m. L’activité principale est l’agriculture. Les récoltes de banane, canne à sucre et maïs sont ensuite exportées vers Mindelo – capitale de l’île voisine de São Vicente. 

Notre aluguer nous emmène à 1200m au cratère de Cova via l’estrada corda, un chemin pavé (comme tous sur l’île) au milieu d’un décor désertique ! Nos cinq français, Patricia et François, Evelyne et Patrick, et François , naviguent sur 3 voiliers – tous prêts à traverser l’océan comme nous. Avec Isabel, une portugaise nous formons un joyeux groupe de 8.

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Durant 5 heures, nous avons marché autour du cratère de Cova et descendu la vallée de Paúl ( pa-oul). Evelyne et Patrick, ainsi que Patricia et François, nous servent de guide sur les petits chemins raides, ils ont déjà fait cette rando il y a plusieurs années lors de leur précédent tour de l’Atlantique avec leur 2 filles. On est impressionné par le paysage, des terrasses, des pics, des petites maisons. Une capverdienne avec au moins 10 kg de bois sur la tête nous dépasse pieds nus dans la descente.

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Alors que nous nous connaissons à peine, on se surprend à rire à pleins poumons en permanence. Le pique-nique prouve que nos nouveaux amis sont pleins de resources inattendues. Dans leur petit sac à dos, ils ont prévu pain, fromage, jambon, salade de pâte, banane, vin, bière, couvert assiette verre !!!!!!!! Mno et moi sommes bien gênés, on était loin de s’attendre à pareil festin et nous n’avons que de pauvres Tucs et une bouteille d’eau dans notre sac à dos déjà trop lourd à notre goût. Pourtant ils partagent leur festin généreusement avec nous.  Le chemin devient moins raide après le déjeuner et nous finissons la rando autour d’une bonne bière à Vila Das Pombas au bord de l’eau.

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Après une demi-heure de « aluguer » jusqu’à la capitale de Santo Antao, Ponta Do Sol, nous descéndons tous au même hôtel, les jambes plutôt lourdes ! Ponta Do Sol est une jolie petite bourgade avec quelques « pensions » et restos. Après les caipirinhas d’usage pour l’apéro, Nous dînons dans le très recommandable BeiraMar – thon grillé légume et dessert pour 600 escudos (6€).

Mercredi neuf heures, nous sommes tous les 8 déjà en route sur le spectaculaire Sentier côtier qui relie ponta do sol à cruzinha. Pendant 12 km, ce chemin monte et descend à flanc de falaise. La mer sur la droite et des terrasses (pour la culture de maïs) sur la gauche. Patrick, marathonien, imprime le rythme, nous essayons de suivre ! On en revient pas, après 1h30 de marche, on passe par les villages de Fontainas et Corvo, uniquement accessible par ce chemin casse gueule ! Il y a des éboulis par endroits, et à un endroit il faut se tenir à une corde pour éviter de tomber 50 m plus bas dans la mer. Mno et Evelyne affrontent leur vertige grâce à leur chéri 🙂 . On finit cette nouvelle rando à Cruzinha. Le retour en aluguer par la montagne restera aussi un grand moment, avec des paysages inoubliables. Santo Antao est un paradis pour randonneurs, nous serions bien restés encore plus longtemps.

Ces deux jours sur cette île africaine du bout du monde resteront parmi les excellents souvenirs de notre voyage. Pour les paysages grandioses mais aussi pour la fabuleuse rencontre avec nos nouveaux amis.

Patricia et François de Saint-Malo continuent leur chemin à bord de leur voilier Sun Fizz nommé Loustal, ils prendront la semaine prochaine la direction de Salvador de Bahia au Brésil. C’est déjà leur troisième grand voyage.

Evelyne et Patrick à bord de Julia II, un Etap 37, traverseront vers Grenade aux Antilles. Avec de la chance, nous les reverrons en janvier là-bas ! Les deux veinards en sont également à leur troisième boucle atlantique !

François, à bord de Jonathan, un côtre Alu de 12m, va partir pour la Martinique. Il vit et navigue depuis plus de 5 ans sur son bateau – sans date de retour imposée ! Pour la traversée il sera aidé par deux bato-stoppeuses !

Isabel la Portugaise, démarre sa société pour promouvoir les énergies renouvelables dans les pays portugophones. Elle vient de finir un stage au conseil européen pour les énergies renouvelables (EREC).

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Récit Vidéo: La Gomera – Cap Vert

La semaine de navigation entre les deux splendides îles de La Gomera (Canaries) et Sao Vicente (Cap Vert) n’a pas été de tout repos. Tikehau et son équipage ont dû faire face à de nombreux grains. Les premiers jours on a même dû faire du près – chose inhabituelle sur cette route là.

ile de São Vincente

ile de São Vincente

Mindelo – deuxième ville du Cap Vert

L’archipel du Cap Vert est situé au large du Sénégal et a été colonisé par les portugais jusqu’à l’indépendance en 1975. Pour l’Afrique noire, le Cap Vert peut se vanter d’avoir une démocratie solide et stable. Mindelo est un port naturel et aussi la deuxième ville du Cap Vert avec un peu plus de 70.000 habitants.

Cette citée coloniale a connu ses heures de gloire comme station ravitaillement en charbon pour les vapeurs qui traversaient vers l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, la petite ville revit grâce au tourisme. Une marina qui peut accueillir jusqu’à 120 voiliers a été construite en 2007. Les plaisanciers (comme nous) profitent de cette douce escale qui raccourcit la traversée vers les Antilles ou le Brésil.

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24 nov – Terre en Vue

Plus qu’une douzaine de milles nautiques jusqu’a Mindelo et sa marina promise. La VHF crache en Cap Verdien, la terre est en vue. Le soleil radieux, l’alizé solide d’une vingtaine de noeuds, on progresse sous un ris et génois roule. On arrive par l’est, en longeant l’ile de Santa Luzia. Durant mon quart de nuit, entre 23h et 3h, le rituel est toujours le même . D’abord un bon café pour me tenir éveillé , ensuite écouteurs sur les oreilles et on passe en revue les chansons stockees sur mon portable. Le plus grand artiste belge du 21ème siècle , Stromae, a fait une chanson « Ave Cesaria » en hommage à la plus célèbre des CapVerdiennes, Cesaria Evora. Et elle n’est pas mal du tout ! L’autre artiste que vous devez découvrir est Ayo, avec ses chansons comme Fire ou Who ! (faites une recherche dans google pour les écouter sur Youtube)

On aura mis exactement 7 jours (7x 24h) pour effectuer les 800MN entre La Gomera et Mindelo. Il faudra augmenter un peu cette moyenne de 4,8 noeuds pour la suite du voyage vers la Martinique. Prochaines nouvelles depuis la terre ferme !

Position le 24 nov a 10h20
16N57,1′
24W49,0′
Vitesse 6 noeuds
Cap 284
Distance de Mindelo 12 MN !!!! Encore 2 bonnes heures quoi !

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23 nov – 7eme jour – Atterrissage africain

L’Atterrissage en voilier consiste à arriver dans un port ou un mouillage pour mettre fin a la navigation. Cette phase est aussi délicate que pour un avion. Les dangers sont des courants inconnus, des marées surprenantes, des cailloux non-hydrographiés, des récifs … Idéalement, l’approche se fait pendant la nuit. De loin, il est en effet plus facile d’identifier des feux (3 éclats toutes les 10 sec ou 2 éclats toutes les 20 sec) que des crêtes ou des villages. Et se finit de jour pour identifier les bouees du chenal jusqu’au port. Pour notre atterrisage africain a Mindelo, il n’y a pas de dangers particuliers. Pas de passe sinueuse entre les récifs, ni de houle mauvaise. Le plus grand danger est une ou deux épaves dans le port qu’on évitera soigneusement. De plus, il y a 4 ans je m’étais rendu dans le même port cet archipel du Cap Vert.

L’escale fera du bien a tout le monde. Avec Madère, c’est un peu l’escale de rêve de ce voyage aller.

Hier samedi, nous avons passé la journée sous spi tribord amures, direction plein ouest. Durant la nuit, Tikehau naviguait sous Génois et Grand Voile vers le Sud Sud Ouest. Theo et Gab ont profite des conditions clementes pour travailler sur leur projet. Hier soir, apres avoir affalé le spi(naker), on a mis Tikehau a la cape pour profiter d’une baignade. L’eau est très bonne à 25 degrés. Risotto courgettes champignons gingembre ail (ail ail ail) tomates sechees jambon de parme parmesan arrose de vin rouge pour le repas (delicieux) du soir. JM s’est même resservi.

Il y a plein de poissons volants autour de nous, mais nos 2 pêcheurs du bord n’attrapent toujours rien avec leur traîne (trop courte). Je garde de très bons souvenirs des dorades d’il y a 4 ans… On n’a pas croisé de bateau depuis 2 jours.

Position le 23 nov a 13h40 TU
17N43,5′
23W14,9′
Cap 280
vitesse 5,5 kts
Il y a 15 noeuds de NNE sur zone, on est a 110 MN de Mindelo, on devrait arriver demain debut d’apres midi.

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20 nov – 4ème jour de mer – Rock n Roll

Petit message court, on a 20 noeuds de W, on est au pres (GV 2 ris et Genois enroule),
ca tape pas mal, la sensation d’etre dans un lave linge avec les embruns qui passents, la gite permanente etc…

Moral bon, mais ou sont ces fichus alizes. Il y a 4 ans on avait du NE entre les Canaries et le cap vert, et mtn c’est W…. bon la bonne nouvelle cela va adonner dans l’apres midi.
On a tres bien progresse les derniers 24h, apres le gros grain sans vent mais plein de flotte de hier midi, le vent a tourner nord et on a pu faire route directe jusqu’en fin de nuit. On voit quelques bateaux durant la nuit, c’est sympa.

Tout le monde essaie de s’occuper mais impossible de lire ou de faire des sudokus, ni meme des parties de rikiki sur le pont…

Pour communiquer depuis notre voilier on utilise principalement
le telephone satellite (irridium) pour envoyer des nouvelles et telecharger la meteo
la VHF (sorte de radio talkie walkie avec portee d’une 50taine de km) que tous les bateaux ont pour communiquer entre bateaux et avec les ports

En plus ce cela, en cas d’urgence (vie ou mort) on a une balise de detresse (copas sarsat) qui en cas de declenchement amenerait les secours rapidement !

Position a 11h40 TU (temps universel) le 20 novembre
22N39,2′
19W23,3′
Cap 190
Vitesse 6 noeuds
Distance de Mindelo 466 MN

19 nov – Troisième jour vers le Cap Vert – Les Quarts

Bonjour,

En ce mercredi 19 novembre, nous filons plein sud a 6 noeuds. La vie bord s’organise. On est au pres depuis 2 jours alors on espere que le vent va basculer rapidement Nord, comme cela on pourra faire route directe sur le Cap Vert – Mindelo.

On est a 180 MN du Cap Blanc en Mauritanie, a plus ou moins 100 MN de la cote la plus proche. Cette nuit fut plutot calme, 2 voiliers a notre babord, et quelques eclairs a notre tribord. En ce moment, un IMMENSE grain bien noir est a notre tribord, probablement le meme que cette nuit, il se rapproche tout doucement mais peut etre passera t on encore juste devant.

Les quarts a bord sont organises de la maniere suivante

20h – 24h Jean Michel
23h – 3h Theo
2h – 6h Gabi
5h – 9h Mano
8h – 12h Miguel

Je vous entends crier a l injustice, ne vous inquietez pas, demain soir on change tous d’horaire… on passera donc tous par les quarts dits difficiles en milieu de nuit. Pour les repas, on y passe chacun notre tour aussi. Je suis peu vernis aujourd’hui car c’est a moi a preparer a manger et cela bouge plutot.

J’ai appris a l’équipage à ne pas se servir du pilote pour chaque pause café en milieu de nuit, cela a bien marché. La nuit précédente, pilote au moins 10 fois (donc j’étais réveillé 10 fois), cette nuit ci, pas une seule fois. Le bateau tient plutôt bien sa route tout seul au près.

Mano écoute les chansons du film Everything is Illuminated, souvenir de sa première croisière en 2009 en Croatie. JM ecoute du Vivaldi breton à tue tête dans son casque. Theo lit un ouvrage sur Porto Santo, et Gabi essaie de travailler sur son PC. Pour ma part je viens de finir les Lions du Panshir de Ken Follet sur la liseuse.

Position le 19 novembre a 11h08 TU
24N22,0′
17W57,3′
Cap 185
Vitesse 5,5-6 kts
Disance de Mindelo 595 MN (1 MN = 1.852 km)

Deuxieme jour de nav direction cap vert

Bonjour a tous,

Tikehau a quitté La Gomera lundi 17 novembre vers 11h20 TU. Cette escale restera certainement parmis les très bons souvenirs de ce voyage. L’île a tout pour plaire.

Le vent s’est rapidement orienté Ouest et entre les îles de la Gomera et El Hierro, a même forcit jusqu’a 18 noeuds à cause de l’effet Venturi. On prit notre diner alors qu’on etait sous le vent de El Hierro. Au menu, couscous du capitaine arrosé d’un verre de rose. Notre première nuit en mer fut excellente. Tout le monde a pu très bien dormir, cela fait fort plaisir. On filait sous génois et GV vers le Sud.

Ce matin, notre antenne VHF tirait un peu la gueule, Gabi est monté en haut du mat pour la redresser ainsi que reserrer l’ecrou qui la tient. Le vent est calme, une petite dizaine de noeuds de W, on fait route au Sud. Il y a une goelette (voilier avec 2 mâts de même hauteur) à notre babord.

JM a préparé le repas du midi, sa spécialité, guacamole d’avocat et de pamplemousse. Les fruits achetes au Carrefour a Tenerife mercredi la semaine passée semble avoir du mal a tenir. Du coup on n’est pas loin de 5 fruits par jour par personne.

Au programme de l’apres midi, lecture, bricoler une traine ainsi que tester le panneau solaire.

Le vent va forcir du SW en fin de journee et tourner progressivement nord pendant la nuit, 15-20 noeuds, conditions idéales !!

Position a 13h TU le 18 novembre
26N10,2′
17W58,0′
cap 185
vitesse 4,5 noeuds
encore 676 MN jusqu’au Cap Vert (Sao Vincente)
Arrivee prevue Dimanche (?) à Mindelo

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Transat Glénans 2010 à bord du voilier Zébulon

Première étape entre Concarneau (France, Bretagne Sud) et La Corogne. Nous affrontons une bonne tempête (F9-F10), arrivée chaotique à la Corogne en remorquage par la croix-rouge espagnole.

Deuxième étape entre La Corogne (Espagne) et Ténérife (Iles Canaries). Zébulon, notre Sun Odyssey 44i, file à une moyenne de 7 noeuds, Pauline, Maurice, Jean-Marie et Miguel profitent enfin de cette transat après la première semaine passée dans la baston, la deuxième à réparer à La Corogne.

Nous sommes organisé en 2 quarts de 2 (Pauline + Jean-Marie et Miguel + Maurice) qui durent chaque fois six heures. Fini les trombes d’eau de mer qui arrivent par dessus, ou la pluie/embrun horizontal qui fait mal aux yeux, la temps se réchauffe. L’événement sera une partie de haute voltige pour détacher le radar qui se faisait la malle.

Malheureusement, pas d’escale à Lisbonne ou à Madère, nous arrivons juste à temps à Ténérife pour les prochains stagiaires.

Troisième étape entre Ténérife et Mindelo au Cap Vert, Pauline a changé de bateau, et 4 autres gaillards ont rejoint Maurice, Jean-Marie et Miguel: Sylvain, David, Maël et Aymeric. Les 4 semaines de voyage dans la pétole se passent à merveille. Encore un énorme merci à eux d’avoir su garder cette ambiance maximale. Nous découvrons le Cap Vert pendant une très courte escale de 24h, et nous l’adorons tout de suite. C’est certain, on y retournera !

Quatrième étape, entre Mindelo (Cap Vert) et Le Marin (Martinique). 16 jours dans une pétole parfois aliénante (voir post J-37 Aliénation), nous croisons globicéphales, puis pêchons une dorade coryphéne, et le grand moment, tout l’équipage qui nage avec les dauphins au milieu de l’Atlantique.

La Martinique nous accueille et nous profitons de la chaleur de l’île ! On reviendra 2 ans plus tard pour découvrir les Caraïbes.

J+46: arrivés au Marin (Martinique)!

Zébulon et son équipage au complet sont bien arrivés au Marin en Martinique, le 10 décembre à 01h00 UTC, après 16 jours et 8heures de traversée depuis Mindelo, Cap Vert. Nous sommes au ponton 2.

Photos et vidéos suivront très bientôt, merci pour votre suivi durant la traversée, vous étiez en moyenne 80 par jour à vous connecter !

Miguel & Zébulon

Terre en vue !

Martinique, baie de fort de france

J+45: terre en vue – fin de notre transat en Sun Odyssey 44i

TERRE EN VUE

Message pour les familles:

Alors que jeudi passé, nous essuyons grain après grain, le club de nudistes ayant même pris un place pour la journée entière sur le pont, certains faisant même leur linge, curieux pour des nudistes n’est-ce pas. Vendredi a vu le retour du soleil, grand séchoir dehors, le chef
de bord ayant mis son haro sur le séchage des vêtemenst dans le carré, qui aimerait avoir le slip de … dans la figure pendant qu’il cuisine pour la communauté.

Les journées se sont suivies à une vitesse dingue, notre progression journalière a été de 142, 93, 136, 189, 181, 168, 160 milles par jour. Tour à tour, un équipier a présenté un sujet à l’équipage, on a parlé de préparer et vivre sa retraite, de comptabilité, de généalogie, de fonds d’investissement, un cours de photographie… etc.

Grand moment également, lorsqu’on a remonté au bout de notre ligne une dorade énorme, de 1m20, les Zébuleux ont dégusté des filets pendant 2 jours.
L’avitaillement bien fait à Ténérife a permis de garder des fruits frais jusqu’à mercredi (la veille de notre arrivée) et d’avoir un premier mauvais repas (reconnu unanimement) seulement mardi, avec des lentilles préparées par Aymeric… La veille, il nous a gratifié d’un départ au lof (coucher le bateau sur l’eau dans une survente) au moment du déjeuner, toute la vaisselle a volé en éclat sur Miguel, pas de chance pour son short et pour la salade pommes de terre préparée par Jean-Marie, qui contaminée par les débris de verre a rejoint les dorades à l’eau.

Chaque jour, on fait notre pain, les spécialistes sont sans conteste David et Mael, Miguel fait aussi régulièrement un cake (il nous reste des oeufs) et David a repris sa recette et a ajouté du gingembre ! Vous l’aurez compris, l’estomac est primordial pour un marin transatlantique, surtout lorsqu’on fait des journée à 7.5 noeuds de moyenne sur la route directe, soit au moins 8.5 noeuds sur l’eau. Dès que le temps le permet, notre spi blanc est en tête de mât et nous fait gagner quelques milles supplémentaires, on l’a gardé 30 heures
d’affilées (jusqu’au départ au lof de Aymeric). On est même devenu spécialistes de l’affalage d’urgence, Jean-Marie se trouvant systématiquement dans la descente à ranger le spi dans le sac pour le renvoyer le plus vite possible, et Sylvain reprenant à grandes brassées le spi au moment de l’affalage, et Maurice qui essaie de ne pas laisser filer la drisse trop vite pour que le spi ne valse à l’eau.

Peu de dauphins, voire pas du tout ces derniers temps, mais énormément de poissons volants, le soleil se couche de plus en plus tard. Maurice, Sylvain, Aymeric, Maël et Miguel sont devenus des assidus de la belotte, si bien qu’ils réquisitionnent parfois des non-beloteurs pour manoeuvrer pendant la partie qui ne peut être interrompue.

Et voila cette grande traversée touche à son but nous voila à 59 milles du port du Marin nous y arriverons probablement en début de soirée heure locale (- 5 heure /France) notre position à 16h Ut : 14°N03,1 – 59°W57,5.

L’équipe Zébulon fier d’avoir accompli son rêve… !!!!

J+44: position

Hello à tous,

Zébulon à 16h UTC se trouve par 14N15,4 57W09,4 à 219M de la Martinique. Avons souffert toute la journée avec du vent plein cul, des grains, des départs au lof sous spi, etc… On a notamment pris un beau paquet de flotte lors du dernier départ au lof, heureusement Maurice et Jean-Marie ont bien écopé car ca faisait beaucoup en plus de nos 100 L journalier via le presse étoupe.

ETA Le Marin, Vendredi 10/12 à 12h UTC.

Bon vent à tous,

Miguel

Maurice et Jean-Marie (preque habillés pour un fois) en pleine action

J+45: nuit animée à bord de Zébulon

Nuit agitée sur l’Atlantique à bord de Zébulon. Aymeric et moi de quart jusqu’à 3H TU avons d’abord gardé le spi jusqu’au changement de quart avec Sylvain et Jean-Marie.

Avant ca, au moment du coucher collectif, on a fait notre premier empannage sous spi depuis le départ, un empannage de nuit svp, qui s’est parfaitement passé. à 8h TU, nouveau changement de quart, Maurice et David prenant le relais, j’en profite pour me lever aussi et empanner à nouveau, nous voilà sur un bon cap à nouveau presque sur la route directe, il reste moins 270 milles, une paille, si …. on touche du bois!

Notre position à 10h TU ce matin, 14N09,2 et 56W20,5.

Gaia se trouvait par 12°41N 046°59 W à 16h30 hier et Périne 13°13’57 N / 049°42’45 W à 18h30, vous aurez compris qu’ils sont loin derrière…

En attendant, j’entends l’eau se ballader dans les fonds, la fuite par le presse étoupe ne s’étant par vraiment améliorée. Je retourne écoper !

SUAN LE BA en chinois, Let It Be en anglais.

A bientôt de la terre ferme !!

J+44: on avance

Hello,

à 16h UTC, Zébulon se trouve par 14N32,7 et 54W25,4, à 379 M de la Martinique. Comme dirait l’autre, on n’a jamais été aussi près du but.

Cours financier par Padawan à l’heure du repas.

Avons passé une mauvaise journée au grand grand largue sous spi et sans bimini à tirer au 300 alors que la route directe exige un 270°

bonne nuit à tous,

Miguel et Mael

 » Celui qui désobéira à son chef ou officier, pour la première fois, aura 3 coups de corde, à la seconde, sera passé sous la quille. » Ordonnance royale de 1634 concernant la discipline au sein de l’escadre.

J+43: ca forçit

A 16h UTC, Zebulon est par 13N47,9 51W32,8, filant à 7.5 kts sur la route directe pour le Marin, nous avons progressé depuis hier 16h de 181 milles nautiques ! Vent de 15-20 noeuds du ENE, et cap au 270°.

Les parties de belotte s’enchainent et les milles aussi, il nous reste même des fruits comestibles encore !

Ce midi, probablement le pire repas, petit sâlé compote… Merci Padawan !

Arrivée estimée vendredi si Dieu nous préserve.

Miguel

J+42: navigation dans les alizés et voie d’eau

Bonjour,

nous sommes par 13N37,2 48W27,8 à 16h UTC, c’est-à-dire qu’on a progressé de 189 miles sur la route directe en 24heures… pas mal du tout.

Le repas fût perturbé par un départ au lof sous spi, merci à jeune padawan, résultat verres cassés et salade à balancer car contaminée par les débrits de verre. Quelques instants avant, le doyen du bord nous gratifiait d’une séquence encore une fois mythique de vidéo.

Après la partie de belotte où le jeune padawan et le capitaine écrasèrent sêchement leurs adversaires, dont on ne taira pas les noms pour qu’ils ne gardent pas leur dignité (Sylvain et Maël), Miguel décrouvrit enfin la cause des sceaux d’eau qu’on avait à vider quotidiennement: un suintement continu d’eau de mer qui pénètre par le presse-étoupe (impossible d’accès). Maurice et Miguel suèrent de tout leur corps pour tenter de resserrer le col, sans beaucoup de succès, en tous les cas rien de visible concernant la voie d’eau, si quelqu’un à des suggestions… Merci ! On est à +- 100L/jour.

La nuit dernière était magnifique avec des éclairs au loin et sous spo, on l’a gardé pendant 28 heures d’affilées jusqu’au départ au lof malheureux. Jean-Marie souffre beaucoup dans son rôle de cambusier mais a assuré un thé vert qui ferait des envieux à Pékin.

Le club des nudistes a repris sa place sur le pont pour la douche.

Hier, les premières tensions sont arrivées à la surface en même temps que les alizées, Maël insistant pour le moteur, Sylvain me reprochant de manger des oranges, Aymeric et Jean-Marie se disputant pour la voilure la nuit. Enfin, tout roule je vous rassure !!!

Zébulon, à 720 M de l’arrivée à 6.5 noeuds

 » On est sur un bateau  » pour le départ au lof et la vaisselle brisée

 » Sans me vanter, c’est une belle journée » pour les 189 MN parcourrus

J+40: Comment pêcher de la Dorade !

Hello a tous,

Nous nous trouvons par 13N53,1′ et 42W51,9′. Journée mémorable, car en plus du retour du soleil, nous avons pêché une dorade ENORME, de 90cm a 1m !!! et 10 kg !

Pour s’occuper pendant les pauses moteur, on fait des pommes de touline a ramener en gri-gri une fois rentre dans la froideur nord-européenne. La lune a presque entièrement disparue, mais les étoiles sont de retour en attendant le vent portant demain peut-être normalement, on ne sait pas !

Grand moment également ce soir, alors qu’on fera notre troisième soirée officielle, la soirée de l’avant-dernière chance, on sera a mi-parcours entre le Cap Vert et la Martinique.

Ca vole !

Zébulon

La preuve par image