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20 nov – 4ème jour de mer – Rock n Roll

Petit message court, on a 20 noeuds de W, on est au pres (GV 2 ris et Genois enroule),
ca tape pas mal, la sensation d’etre dans un lave linge avec les embruns qui passents, la gite permanente etc…

Moral bon, mais ou sont ces fichus alizes. Il y a 4 ans on avait du NE entre les Canaries et le cap vert, et mtn c’est W…. bon la bonne nouvelle cela va adonner dans l’apres midi.
On a tres bien progresse les derniers 24h, apres le gros grain sans vent mais plein de flotte de hier midi, le vent a tourner nord et on a pu faire route directe jusqu’en fin de nuit. On voit quelques bateaux durant la nuit, c’est sympa.

Tout le monde essaie de s’occuper mais impossible de lire ou de faire des sudokus, ni meme des parties de rikiki sur le pont…

Pour communiquer depuis notre voilier on utilise principalement
le telephone satellite (irridium) pour envoyer des nouvelles et telecharger la meteo
la VHF (sorte de radio talkie walkie avec portee d’une 50taine de km) que tous les bateaux ont pour communiquer entre bateaux et avec les ports

En plus ce cela, en cas d’urgence (vie ou mort) on a une balise de detresse (copas sarsat) qui en cas de declenchement amenerait les secours rapidement !

Position a 11h40 TU (temps universel) le 20 novembre
22N39,2′
19W23,3′
Cap 190
Vitesse 6 noeuds
Distance de Mindelo 466 MN

Deuxieme jour de nav direction cap vert

Bonjour a tous,

Tikehau a quitté La Gomera lundi 17 novembre vers 11h20 TU. Cette escale restera certainement parmis les très bons souvenirs de ce voyage. L’île a tout pour plaire.

Le vent s’est rapidement orienté Ouest et entre les îles de la Gomera et El Hierro, a même forcit jusqu’a 18 noeuds à cause de l’effet Venturi. On prit notre diner alors qu’on etait sous le vent de El Hierro. Au menu, couscous du capitaine arrosé d’un verre de rose. Notre première nuit en mer fut excellente. Tout le monde a pu très bien dormir, cela fait fort plaisir. On filait sous génois et GV vers le Sud.

Ce matin, notre antenne VHF tirait un peu la gueule, Gabi est monté en haut du mat pour la redresser ainsi que reserrer l’ecrou qui la tient. Le vent est calme, une petite dizaine de noeuds de W, on fait route au Sud. Il y a une goelette (voilier avec 2 mâts de même hauteur) à notre babord.

JM a préparé le repas du midi, sa spécialité, guacamole d’avocat et de pamplemousse. Les fruits achetes au Carrefour a Tenerife mercredi la semaine passée semble avoir du mal a tenir. Du coup on n’est pas loin de 5 fruits par jour par personne.

Au programme de l’apres midi, lecture, bricoler une traine ainsi que tester le panneau solaire.

Le vent va forcir du SW en fin de journee et tourner progressivement nord pendant la nuit, 15-20 noeuds, conditions idéales !!

Position a 13h TU le 18 novembre
26N10,2′
17W58,0′
cap 185
vitesse 4,5 noeuds
encore 676 MN jusqu’au Cap Vert (Sao Vincente)
Arrivee prevue Dimanche (?) à Mindelo

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Un cas d’ecole

Cela faisait 3 heures que Tikehau avait quitte Madere. Route plein sud, sur les Canaries en longeant les iles desertes. Le vent forcit progressivement de 9 a 15 noeuds. Notre beau spi est hisse et je sens qu’on partira bien au loffe (cad qu’on ne pourra plus maîtriser la voile). J’appelle Mno et Theo pour m’aider à affaler la grande voile, mais JM, le barreur a encore envie de le garder.

JM – Allez, pour une fois qu’on s’amuse
Mig – On va partir au loffe, le vent forcit
JM – C’est super la, le bateau est a 8 noeuds
Mig – Je le sens pas…

5 minutes plus tard, la maîtrise du bateau échappe au barreur lors d’une risée à 17 noeuds, le bateau part au loffe, se couche, le passe avant tribord est dans l’eau, le spi fasseye. On affale en catastrophe tant bien que mal. Le mousqueton de l’ecoute lache et finalement on ramene le spi par le point d’amures. Malheureusement, la voile se déchire un petit peu au niveau du renforcement du point de drisse sur 50 cm en forme de L. On la fera réparer à Tenerife… Et on apprend surtout qu’on ne garde pas le spi au delà de 13 noeuds.

Pourquoi je n’ai pas été plus ferme alors que je voulais affaler la voile? Pas facile a dire. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. A vrai dire cela arrive chaque semaine, chaque jour… L’équipage doit aussi acquerir son experience. Il y a 4 ans, j’avais du batailler ferme avec mon second Maël pour faire affaler un spi dont la drisse etait mal passée. La dernière fois aux Antilles, mon manque de fermeté nous avait coûté une manivelle de spi valsée à la mer.

Avant ce petit événement de samedi midi, nous avons fait quelques exercices de récupération d’homme à la mer. Ensuite des globis ont croisé la route de notre voilier… Le temps samedi était très nuageux avec beaucoup de grains autour de nous. Heureusement, aucun de ces cumulonimbus chargés de pluie et de vent ne nous est passé dessus.

En ce dimanche 9 novembre ensoleillé, il fait chaud, 25 degres, le vent souffle a 15 noeuds de NE, la houle attaque les estomacs habituels… La mer est croisée et desagreable, de petits embruns passent sur le pont. On fait le suivi de la nav sur une carte papier, c’est plus rigolo, et de plus on peut economiser de l’electricite. L’hydro ne marche toujours pas malgré la tentative de reparation de Jean-Michel et Mno.

Position le 9 novembre a 13h45 TU.
30N17,2′
16W27,1′
Cap 170
Vitesse 6 noeuds

On fait route vers Santa Cruz de Tenerife encore 120 MN, arrivee prevue pour demain vers midi.

Bonne journee

Miguel

Transat Glénans 2010 à bord du voilier Zébulon

Première étape entre Concarneau (France, Bretagne Sud) et La Corogne. Nous affrontons une bonne tempête (F9-F10), arrivée chaotique à la Corogne en remorquage par la croix-rouge espagnole.

Deuxième étape entre La Corogne (Espagne) et Ténérife (Iles Canaries). Zébulon, notre Sun Odyssey 44i, file à une moyenne de 7 noeuds, Pauline, Maurice, Jean-Marie et Miguel profitent enfin de cette transat après la première semaine passée dans la baston, la deuxième à réparer à La Corogne.

Nous sommes organisé en 2 quarts de 2 (Pauline + Jean-Marie et Miguel + Maurice) qui durent chaque fois six heures. Fini les trombes d’eau de mer qui arrivent par dessus, ou la pluie/embrun horizontal qui fait mal aux yeux, la temps se réchauffe. L’événement sera une partie de haute voltige pour détacher le radar qui se faisait la malle.

Malheureusement, pas d’escale à Lisbonne ou à Madère, nous arrivons juste à temps à Ténérife pour les prochains stagiaires.

Troisième étape entre Ténérife et Mindelo au Cap Vert, Pauline a changé de bateau, et 4 autres gaillards ont rejoint Maurice, Jean-Marie et Miguel: Sylvain, David, Maël et Aymeric. Les 4 semaines de voyage dans la pétole se passent à merveille. Encore un énorme merci à eux d’avoir su garder cette ambiance maximale. Nous découvrons le Cap Vert pendant une très courte escale de 24h, et nous l’adorons tout de suite. C’est certain, on y retournera !

Quatrième étape, entre Mindelo (Cap Vert) et Le Marin (Martinique). 16 jours dans une pétole parfois aliénante (voir post J-37 Aliénation), nous croisons globicéphales, puis pêchons une dorade coryphéne, et le grand moment, tout l’équipage qui nage avec les dauphins au milieu de l’Atlantique.

La Martinique nous accueille et nous profitons de la chaleur de l’île ! On reviendra 2 ans plus tard pour découvrir les Caraïbes.