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J+29: baleine en vue

Nu sur la plage avant (du bateau), cap à l’ouest avec notre spi blanc, face au soleil, je prends ma douche à coup de grand sceau d’eau de mer. Le vent me sêche rapidement. Je me sens propre !

Ce midi, pendant que j’explique à l’équipage comment utiliser les tables de Friocourt, une baleine passe à l’arrière de Zébulon, on a vu une dizaine de jet. Parait que ca pue assez fort si cela nous retombe dessus.

On n’avance plus, le vent mollit sans arret et cela va encore durer 2 jours, je me demande comment on va être à l’heure aux Antilles…

Aymeric a eu ses premiers cours de cuisine aujourd’hui; on a fort bien mangé par ailleurs. J’ai un peu gueulé ce matin pour que les repas soient pris à l’heure, càd 13H30 et 20H, temps universel bien sûr.

On est de nouveau sous spi cette nuit, c’est le pied, manque juste 5 noeuds de vent supplémentaires.

J’espère mettre des photos en ligne du cap vert.

à bientôt

Chanson du moment, Tracy Chapman – Revolution

cap vert

J+28: Cocôtier du spi de nuit…

-Miguel, faut que tu viennes, le spi s’est enroulé autour de l’étai. Il est 4H du mat, on tient le spi depuis le début de la nuit. -Ok, réveille David aussi.
Pendant plus d’une heure on se débat pour démêler le spi. Maël monte 2 fois dans le mat pour finalement décrocher la drisse qui était enroulé autour de l’étai. Deux minutes avant, après avoir désenroulé le merdier, David et Maël en coeur me disent
-bah il est démêlé on le garde
– euh non on affale
Heureusement que j’ai insisté, sinon on avait toujours la drisse coincé sans le savoir. Bon Sylvain à l’origine de l’aventure nous doit une bière au cap vert. Le pauvre Jean-Marie qui allait pisser au mauvais moment s’est retrouvé à ranger le spi trempé au milieu de sa nuit en calecon.

On devrait être demain matin à Mindelo, Cap Vert. Comme aime à le préciser notre doyen du bord (Jean-Marie , j’ai presque envie de rajouter Messier), en Afrique on ne dit pas courtisane mais ménagère !

J+27: Problèmes d’avitaillement: clémentines et bananes

Nuit sous spi, c’est grisant, on file à 7 kts dans la bonne direction sous spi. J’ai bu mon premier café depuis les Canaries, je ne ferai pas de sieste dans mon quart cette nuit. Maurice a remplacé Aymeric hors quart cette nuit, on reforme notre vieux binôme dans des conditions nettement plus favorables. C’est le pied, short t shirt pieds nus… pas d’étoile mais une lune voilée par quelques stratus.

Cette après midi j’ai mené des consultations (royales comme pour notre Roi Albert II) en parlant en tête-à-tête avec tout l’équipage, à priori tout se passe bien, ils sont tous contents d’être là, et en redemandent. Moi je demande surtout pas d’accidents ni de casse, puis du vent; ca risque d’être mou pendant quelques heures dimanche lundi.

Le sentiment qui nous habite est la quiétude ! Les carottes clémentines et bananes commencent à souffrir, il faut les manger rapidement. Ce soir on a mangé du couscous.

Maurice me rappelle que ma prochaine Transmanche au départ de Nieuwpoort, je dois absolument aller à Harwich.

bonne nuit à vous
je mets vivaldi et je prends la barre !

J+27: dauphins et poissons volants

Hier soir, on a organisé notre première soirée à bord. Au menu galettes et crêpes, pain ( fait par le chef de bord), bière, vin, … Je vous rassure, à 22h, tout le monde était dans son lit et j’étais de quart avec Aymeric. Enfin, j’ai fait une sieste à l’intérieur et ensuite je me suis débattu avec le tangon pour le remettre comme il faut, on est sous gênois tangonné et GV haute, on file en ligne directe vers le cap vert, à 250 MN au 230°.

Les dauphins ont été remplacé par des poissons volants cette nuit, il y en a des petits des gros, des rapides et des encore plus rapides. Il nous faudra attendre lundi matin pour arriver à Mindelo si on s’en tient au programme. La bonne nouvelle est que les Alizées se renforcent et remontent un peu plus au nord.

Le soleil cogne déjà dur le matin et Jean-Marie semble avoir la tête ailleurs:
– on réveille le quart de 11h ?
Euh…il n’y a jamais eu de quart de 11h …. petit moment d’absence mais un bonheur simple. On se réveille sur la plus grande piscine du monde avec un soleil qui chauffe, le bimini (parasol pour nous protéger) est déjà sorti à 10h et on le garde jusqu’à la fin de l’après-midi.

David est gabier aujourd’hui, après la répa du gênois hier, il s’occupe du feu de navigation tribord qui a encore lâché… Les livres circulent de plus en plus, j’ai déjà bien entamé mon 5ème roman. Les jours et les nuits se confondent, on a perdu le fil du temps, seul mon mail quotidien au responsable Glénans à Concarneau me rappelle que les jours passent…. et surtout qu’il faut arriver au Marin en Martinique pour le 10 décembre. A ce propos, notre navire est beaucoup plus rapide que Gaia qui pointait à 70 MN hier soir et Périne à 240 MN. Ils auront peut-etre la chance de ne pas devoir descendre aussi sud que nous.$

Encore 2360 MN jusqu’à la Martinique, soit 100 noeuds jour… on est donc obligé de faire désormais plus de 5 noeuds de moyenne pour arriver à l’heure de l’autre côté.

Il est temps que je remonte, Jean-Marie enchaine les embardées à la barre.

à très bientot

J+26: Quels options de route pour la transat ?

Mercredi matin, David a trouvé une réparation provisoire qui tient encore pour le problème de vît de mulet (axe qui tient la bôme en place). Depuis lors, Aymeric a grimpé au mât pour enlever un feu de pont emmerdant, et lors d’un envoi de spi catastrophique (3tours autour du genois déroulé), nous avons déchiré le gênois à 2 endroits. Sinon, je touche du bois, je peux dire que le matos va plutôt bien.

Les dauphins nous accompagnent de nombreuses heures par jour/nuit et des oiseaux tournent autour de notre leurre pour la pêche, mais malheureusement, on ne pêche rien. Aujourd’hui c’est moi le cambusier, c’est à dire que le repas sera incertain encore longtemps. Le bord commence à s’habituer aux quarts, les nuits sont très claires, sans aucun nuage, et toutes différentes, d’abord parce que le cap a changé (donc les étoiles aussi), on tire à l’ouest au lieu de tirer sud, ensuite parce que les vagues sont à chaque fois différentes. La nuit passée, j’ai fait un lâché de ris et un empannage en solo, c’était assez sportif sur un bateau de 14m. Mon cirré reste au placard, c’est un bonheur même s’il ne fait pas spécialement chaud (short t shirt casquette lunettes crème quand même). On est plus rapide que Gaïa, le bateau de mon ami Roland, il est grosso modo 50 miles nautiques (100km) derrière nous, alors qu’on s’est arreté pour divers réparations pendant plus de 2h30 ( soit 15-20 miles).

On a des options à prendre, arrêt ou non au cap vert, et puis par où passer ? Au vu des fichiers météo, une zone sans vent se dessine au nord-ouest du cap vert, il faut donc l’éviter sous peine de perdre de précieux jours, l’idée serait de filer plus sud, et d’aller chercher le 15ème parallèle (15 nord) pour profiter des alizés qui sont plutôt faibles cette année, 15-20 noeuds maximum.

L’équipage est très calme, ca manque presque d’un troublion, chose amusante, Aymeric et moi avons un ami en commun. Ce soir c’est soirée bretonne !!!

position ce mardi matin 21N28’19W36′, cap 205° à 8kts, càd au large de la Mauritanie, on prie pour qu’ils ne se mettent pas au piratage avant le mois prochain.

Zébulon

J+24: soucis matos commencent

La journée de hier aurait pu être un long fleuve tranquille, nous avons rapidement hissé le spi pour ne pas le quitter jusqu’à 21h. Tout le monde a pris son pied à la barre, le soleil et la chaleur étaient déjà au rendez-vous.

Durant l’après-midi, on a constaté un petit problème qui peut devenir un gros problème au vit de mulet, l’axe qui relie bôme et mât s’est en effet mis de travers et commence à ronger les autres pièces, on devra probablement le remplacer dans les jours à venir… heureusement on a en principe toutes les pièces à bord. On a déjà essayé après avoir affalé toutes les voiles spi et gv (grand voile), et tapé sur cet axe au combien précieux, malheureusement il n’est resté en place que 10 minutes.

La bonne nouvelle est que les batteries fonctionnent à merveille, j’ai trouvé la fuite dans le circuit électrique et après moulte recherche réussi à mettre le niveau batterie sur le répétiteur GPS. En dessous de 11.7V,on démarre le moteur pour les recharger jusqu’à 12.9V.

L’ambiance à bord est bonne, tous les équipiers sont calmes je trouve ! On est plus ou moins en escadre avec Gaia, bateau skippé par mon ami Roland !

Position à 9h TU ce matin, 25N00′ , 16W55′.

J+23: derniers préparatifs et départ de Ténérife

Avant- hier, dimanche, on est sorti devant le port de Santa Cruz (Ténérife) la matinée. Au moment d’envoyer la GV (grand voile), 3 dauphins passent sur l’arrière. Sous le commandement de Maël, les virements de bord, empannages et mise à la cape s’enchainent jusqu’au moment où un grand cétacé, orque ou baleine nous croise par derrière. On continuera les manoeuvres de quick-stop pendant une heure avant de rentrer à la marina.

Bonne nouvelle, le sac de David est arrivé… après un repas à l’arrache, pain pâté sardines et du jamon de la Corogne, liste de courses puis quelques petites réparations avant un topo sécu avec l’équipage de Gaïa (Roland, Thibaut, Marc, Sophie, René et Benjamin). Roland s’est rasé la barbe pour que Sophie arrête de fûmer ! Sur Zébulon, il n’y a qu’un seul fûmeur, bonne nouvelle.

Gaïa et Zébulon ont ensuite mangé dans un resto chinois ! Cela m’a permis de converser un peu en mandarin mais j’ai déjà oublié pas mal de mots et cela ne nous a pas aidé pour avoir une réduction…

Lundi, avitaillement, gaz, ligne de pêche, et surtout rangement. L’équipage est vraiment exemplaire, on sent une spirale positive, c’est très agréable.

Départ mardi matin à 7h10 car la journée de lundi fût fort longue. Mon réveil n’ayant pas fonctionné (oops), Roland de Gaia nous réveille à la bourre. Après une heure de moteur, le vent se lève, on déroule le GN et l’aventure commence ! A 10h, on laisse déjà Gaia dans notre sillage, ils sont déventés à la côte.

J+20: à Ténérife

nous voilà à Ténérife, voici une petite vidéo de notre arrivée.

c'est magnifique ténérife

Trop beau les grands bateaux de croisière qui débarquent tous les jours.

Je vous laisse pour rejoindre mon équipage, j’espère que les commentaires vont fonctionner, et j’enverrai des mails tous les jours. on part lundi !

J+17: vive le WD40

Mercredi 10 novembre au matin, il commence enfin à faire chaud, ça sent l’Afrique. Notre position à 9h34 UTC, 31N31,8′ 14W44,3′, soit 8.3 noeuds-jour (200 miles nautiques) au nord de Ténérife où l’on devrait arriver demain après-midi.

Pauline nous a fait des oeufs au bacon ce matin, un régal, et Maurice m’a servi un café au lait. Il faut préciser que
Maurice se prépare tous les matins 2 cafés car il renverse systématiquement le premier 🙂 . Les nuits sont plus agréables, c’est la nouvelle lune mais je n’arrive pas à retrouver la constellation ‘M’ dans les étoiles que j’avais vu lors du fort coup de vent il y a 2 semaines plusieurs nuits d’affilées.

On commence à prendre beaucoup de plaisir en mer, surtout quand vos bonnes étoiles tiennent mon mauvais oeil à l’écart, on sera presque déçu d’arriver à Ténérife tant on est comblé. Maurice appelle cela ‘la plénitude’. La nuit passée on a renvoyé toute la toile, j’ai d’abord lâché les 3 ris pour retrouver une grande voile pleine et Jean-Marie et Pauline on ensuite affalé le solent et déroulé le gênois.

La barre à roue grinçait depuis plusieurs jours, j’ai vidé le coffre arrière du 2ème spi et de l’annexe (zodiac gonflable), me suis faufilé dedans en évitant les nouveaux bleus, et ai aspergé le système de barre à roue abondamment de WD40, résultat plus de bruit et Pauline qui peut dormir paisiblement, j’en profiterai cette après-midi.

J’ai fort envie de passer par le cap vert avant de filer sur les Antilles, je doute que ce soit vraiment raisonable mais ce serait tellement bien, ca va probablement dépendre de ce que Roland ( chef de bord sur Gaïa) fera.

J’enlève mon cirré et je remonte sur le pont lire mon 3ème bouquin déjà, un polar celtique. Je serai sûrement joignable par téléphone de vendredi à lundi.

Je vous embrasse,

Chanson du jour: beach boys – wouldn’t it be nice to be together

Miguel à 8 noeuds la tête dans les étoiles

mes compagnons

J+15: encore 19 noeuds-jour

Tout d’abord, petit rectificatif, le radar qui git désormais dans ma cabine ne pèse que 10 kg. Il fait mal quand même.

Journée tranquille ou presque, au niveau événement à peine 2 verres et un bol de cassé. On est passé tout près d’un cargo qui me faisait les yeux doux ( des ptits coucous avec son projecteur) just au moment où le vent forcissait à 30 noeuds,
sinon il a oscillé toute la journée entre 20 et 25 kts, relativement calme donc par rapport au 40, 50 kts de la semaine
passée. Ce petit cargo donc nous a obligés à nous dérouter et Bernard Moitessier en aurait sûrement profiter pour envoyer un message au lance pierre sur le pont du cargo (cfr. la longue route) pour informer ses proches que tout va bien évidemment parce qu’il est en mer.

Bref je remercie donc tout ceux ont aidé à chasser le mauvais oeil de notre navire et je compte sur eux pour nous protéger de futurs malheurs avec leur bonne étoile. Maurice et Jean Marie commencent à devenir des bons barreurs au portant et du coup c’est moi qui ai préparé le repas ce midi pates pesto !!!! Maurice m’a demandé comment j’allais faire le pesto !!!???? Mon pesto « fait bateau » était nettement meilleur que le cassoulet de ce soir que j’ai du mal à digérer.

Notre position est 35N39′ 14W06′ , soit un bon 500 km (oh le barbare, un marin n’utilise que les milles nautiques pour exprimer des distances) à l’ouest de Gibraltar. On file toujours à bonne vitesse vers les Canaries et j’ai déjà complètement rayé mes plans Madériens…. bref je n’aurai vu ni Porto ni Lisbonne ni Madère c’est un
peu triste !! On est à 19 noeuds-jour des Canaries, càd 450 MN. Si on fait 6 noeuds de moyenne, cela nous mettra un peu plus de 3 jours (19/6)… de là mon invention des noeuds jour…

A propos de noeuds, le record de Zébulon est passé à 10.2 kts, et le nouveau détenteur est une détentrice. Malgré ma rage et les yeux doux du cargo, je n’ai réussi à dépasser un minable 8.7 la dernière heure.

Il y a 2 choses auxquelles je ne me ferai pas à bord, me réveiller et devoir m’habiller dans une auto-tamponeuse 2 fois par jour, et le claquement des portes, surtout que mes équipiers sont des maîtres dans l’art de mal fermer les portes; clak , clak clak clak clak…..

Je remonte sur le pont, le vent forcit de nouveau à 30 kts et le bateau part au tas; mais avant ca je mets les 4 saisons de VIVALDI dans les speakers dehors.

Le bonheur est en mer.

M

PS Chanson du jour: The Passenger – Absynthe Minded

réparation du mât

J+14: un dimanche de haute voltige

Hello les amis,

Nous filons depuis vendredi 13h vers les Canaries. Apres quelques heures de moteur, on a déroulé le Gênois et samedi à l’aube on a envoyé notre spi blanc qui n est pas si grand que cela. Résultat dimanche midi, on avait progressé à plus de 7 nœuds de moyenne sur la route directe depuis le départ. On admire les étoiles, les cargos que j’adore dérouter, les dauphins, les oiseaux, on mange un jamon espagnol de 7 kg ….

La loi de Murphy agissant, le radar avait décidé de se décrocher et de se balader et cogner le mat. Me voilà chargé d’aller couper les fils du mât de le libérer pour le ramener tranquillement. Pauline prend la barre pour « stabiliser » le bateau, Jean-Marie me hisse tranquillement avec la drisse de spi. Je précise, le vent souffle à un bon 20 nœuds et il y a 3 mètres de houle. arrivé à hauteur du radar, je mets d’abord 5 min à m’accrocher au mat pour éviter de trop valser avec les vagues tout en me protégeant du radar (30kg) qui veut me fracasser le crane. J’ai besoin de 10 nouvelles minutes pour attacher la drisse de Solent au radar pour l’assurer et éviter qu’il ne tue Maurice qui l’attend bravement en bas…

Je me prends une fois le radar dans la gueule, une fois le mât, une fois les haubans (x100 ou x500 je ne sais plus), je commence à avoir sérieusement mal partout que j’ai encore rien fait !!! cela dure encore un bon 20 min pour couper avec une pince coupante les câbles qui retiennent le radar, ça y est, il se ballade formidablement de gauche à droite et heureusement Maurice et Jean-Marie gèrent la récupération !!!

Pauline me demande d’isoler les fils électriques, je lui dis gentiment que j’en ai marre de faire le singe ou tarzan ou les 2 mais en ayant des bleus partout en haut et que j’en ai raf du radar que toute façon, cela ne sert à rien; sur ce Jean-Marie me descend sur la drisse de spi et j’atterris sur le pont, les avant bras complètement paralysé suite à la tension que j avais dedans pendant 45 min, les doigts ensanglantés parce que j’ai chopé le radar dessus (papa, maman, bonne-maman… tout va au mieux no stress !) et des bleus partout sur les jambes.

De retour dans le cockpit, Maurice me sert une quiche et un cake, tout ça fait maison ou plutôt fait bateau.

On installe le Solent à la place du Génois et je vais me coucher, et terminer le livre de Jean-Marie, L’état est mort, Vive l’état.

Ce soir JM nous a préparé une omelette et Maurice et moi avons repris notre quart à 20h jusqu’à 2h du mat.

Positioni 38N25′ et 13W39′ , vitesse 6.3noeuds ( on est sous-toilés pour la nuit, GV3ris et solent) et cap compas 210° .

On a donc déjà passé Lisbonne à plus ou moins 250 km de la côte, je veux aller à Madère mais notre chef Pauline ne veut pas parce qu’on sera en retard aux Canaries, mais bon on sera de toute façon en retard,… elle a raison, cela risque de pétoliser (pas de vent) bientôt et puis le bateau ce n’est pas une démocratie !!!

bref tout va au mieux, je mange bien , même des fruits, et Maurice s’occupe de moi (bobos, manger) mieux qu’une Maman et je débats politique avec Jean-Marie.

Avec Pauline, je débats de notre admiration pour nos 2 retraités, qui même s’ils ne me remplaceront pas pour faire l’acrobate en tete de mat, tiennent quand même très bien la route.

ETA (Estimated time of Arrival) pour Tenerife, Vendredi après-midi, jour d’anniversaire de bon papa !

bisous a tous,

Miguel le Zébuleux

PS Record de vitesse pour Zébulon, 10.1 kts, devinez qui était a la barre et vous pouvez lui payer une bière !

J+13: départ pour les Canaries

Ca y est, on a réparé presque tout, on repart cet aprem de la Corogne(enfin) pour les Canaries. Gros regrets de ne pas pouvoir aller à Porto, Lisbonne et Madère. On risque aussi de ne pas arriver à temps aux Canaries… Ca va être stressant le changement de stage.

hauban cassé

Faut plus qu’espérer que le chantier installe le hauban ce matin ! Arrivée prévue vendredi / samedi 11/12 nov.

mes équipiers

vidéo de départ de la Corogne, enfin !!!

J+10: On répare à la Corogne

On a bougé le bateau de marina ce matin. On est désormais coincé jusqu’à vendredi à La Corogne en  attendant la fin des réparations (hauban, chandelier, vaigrage ) . Il faudra ensuite tracer jusqu’aux Canaries. Le plus difficile sera de souder une fissure dans le mât.

Vaisselle à bord de Zébulon

Vaisselle à bord de Zébulon

J’ai la chance de faire partie d’un équipage génial. Pauline s’occupe des infiltrations d’eau par les chandeliers, Jean-Marie de toute la visserie, Maurice du grand nettoyage, des fonds, des bouteilles de bière. Je m’occupe de détecter les fissures dans le mât, les fuites de gasoil …

L’ambiance est très bonne.

au milieu de mes 7h de barre d\’affilée.

J+8: La Corogne

Arrivés à la Corogne en Espagne. Ce fut extrêmement dur et pénible !!!

Marina La Corogne

Marina La Corogne

On prévoit de rester 2 jours ici pour réparer le bateau. La marina n’a aucun charme et vraiment vide. Hier, nous avons passé la soirée avec un autre bateau des Glénans, Périne, c’était chouette ! On a mangé dans un resto typique de typique, et cela s’est terminé en discussion très animé sur le droit (abus 🙂 ) de grève des jeunes lycéens français, j’adore !

Au programme des réparations, vaigrages (plafonds), toutes les portes et tiroirs, grand voile, antenne Irridium (arrachée par une déferlante), jupe arrière (explosée par un déferlante), bouilloire (défoncée par Maurice qui a volé dessus), enlever le bout dans l’hélice (qui nous a valu un remorquage magique),…

Après avoir quitté Concarneau, nous avons dé-Golfé (Golfe de Gascogne), et on peut dire que cela ne nous a pas vraiment réussi. Le vent n’est jamais passé en dessous des 30 nœuds, et pendant 2 jours il était établi à plus de 40 kts !

Nous avons déchiré la grand voile, le solent, et l’arrivée fut encore très intense. Alors que la houle très importante nous poussait déjà vers le port de la Corogne, un grain a surgi au moment où nous entrions dans le port.

Une écoute de génois s’étant enroulée dans l’hélice, on n’avait pas de moteur pour manœuvrer ! Heureusement, après multiple mal entendus, la croix-rouge de La Corogne est venue nous remorquer jusqu’au port (voir vidéo ci-dessous).

J+3: départ imminent !

H-2: dernières réparations effectuées, courses faites, la météo nous oblige à partir 12h plus tôt pour éviter de se faire trop chahuter au large du cap Finistère. Je serai de quart jusqu’à 2h du mat avec Maurice, ensuite Jean-Marie nous relèveront. Heureusement il ne fait pas trop froid. Destination Vigo, mais cela pourrait être Porto ou La Corogne en fonction…. Prochaines nouvelles dans maximum 6 jours !

J+2: Préparation sécurité grande traversée à la voile: HLM et évacuation !

J+2, ce matin on a fait la liste de courses avec Maurice et
Jean-Marie, cette aprem exercices HLM (homme à la mer), et ensuite un vrai exercice évacuation, on a percuté un radeau de survie (bib), et on est tous monté dedans. Demain on fera les courses et dernières réparations. Départ prévu mercredi matin. Le bateau Glénans parti de Corse est coincé par une tempête en Sardaigne.

à demain

Exercice d\’évacuation

J+1:Zebulon, son équipage et son chargement !

J+1 car le stage ou l’aventure a commencé officiellement hier. Nous serons 4 à bord jusqu’aux Canaries, 2 retraités et une jeune chef de bord (25ans). Je suis son second, aux Canaries je deviendrai chef de bord car elle changera de bateau.

Journée plutôt calme à faire l’inventaire du bateau; drisses; boutes; tuyaux d’arrosage, perceuse, imprimante, vaisselle; cafards, 5 bidons de gasoil, 2 bidons d ‘essence, 6 bouteilles de gaz, 2 gps, 2 balises de détresse, 3 extincteurs, 5 voiles, 2 moteurs, cartes, documents, radio….
Hier soir, après un apéro à la base de Concarneau avec des autres stages, Maurice nous a très gentiment invités au restaurant ! Ce matin on a fait une petite sortie à la voile et j’ai déjà pris pas mal de couleurs. Cette après-midi Jean-Marie est arrivé. Au programme de demain topo sécu et exercice d’évacuation. Départ prévu mardi ou mercredi direction cap finistère, escales prévues espérées au Portugal et à Madère.

Ca va être un peu physique pour les quarts vu qu’on n’est que 4; mais génial, en plus on a chacun notre cabine. J’essaie de joindre une petite photo !

Zébulon, Sun Odyssey 44i des Glénans

Zébulon, Sun Odyssey 44i des Glénans

J-1: Le soleil est toujours en Bretagne

Arrivée à Concarneau après 9h30 de route depuis Bruxelles. Il fait splendide. Le bateau a été bichonné pendant une semaine par toute l’équipe de la base Glénans de Concarneau. J’ai trouvé mon lit dans le dortoir pour cette nuit à la base. Demain matin, petit déj moniteurs et briefing ensuite accueil stagiaire à partir de 15h. J’espère qu’ils arriveront tous sans soucis avec les problèmes de carburant ici en France.

Ce soir, visite ville close de Concarneau avec mes parents !

Mes Sacs pour partir en mer sur un voilier!

Je reconnais le peu d’intérêt du post, mais bon c’est avant tout pour être sûr de n’avoir rien oublié. Voilà la liste de ce qu’il y aura dans mes sacs:

Vêtements :

Sous-vêtements, T-shirts (courte et longue manche), Chaussettes, 2 shorts, 2 pantalons, Ciré complet, Bottes, Chaussures bateaux « dockside », Chaussure en toile, 2 Polaires, 2 chemises, Bonnet, Gants, Echarpe, 2 serviettes (essuies en belge !), Maillot, Mouchoirs papiers + tissus, Vareuse bretonne, 1 Pull en laine, Casquette « Rolex », Blouson « Glénans », Sac de couchage (de papa), Housse de couette (pour remplacer le sac de couchage quand il fera chaud.)

Trousse de toilettes:

Brosse à dent neuve, Dentifrice non-entamé, 3 petits shampooings d’hôtel, Coton tige, Kit couture vêtements, Médicaments, Rasoir électrique + chargeur, Crème solaire, Deo axe neuf, Parfum

Autres:

– 1 lampe de poche frontale multi mode (rouge – blanc – clignotant) + 1 pile de rechange, 1 lampe de poche à main avec panneau solaire intégré – lumière blanche, Ipod + émetteur sur la radio + câble ordinateur, GSM + chargeur + adaptateur multiprise, Passeport + carte d’identité + permis de conduire, Couteau marin + housse, Lunettes de soleil + cordon + boite + 2ème paire de lunettes, Appareil photo + housse + 2 cartes mémoires + chargeur + câble ordinateur, 4 livres de poche, Cahier « péda » ( Tables de Friaucourt,Point sextant, Route orthodromique – route loxodromique, Polaires de vitesse sun odyssey 44i, Séances), Papiers inscription Glénans, Copie CRR, STCW95, Erste Hilfe, MF1 FFV, Carte VISA, Carte Maestro, XXX EUR cash, Montre, 1 paquet de Chokotoff