Archives de l’auteur : migthesailor

The Grenadines – living the great life

With a strong wind – 25 knots of north east – we sailed from Bequia to Canouan and then Mayreau. While arriving at Canouan, a barracuda fish decided he would be our lunch and put our fishing hook in his mouth.

image

After that delicious lunch and a walk on the island, we continued to Mayreau were we met Tikehau and its crew. Benoît the owner, Gabi and Théo (with whom we crossed the Atlantic),  were with 3 ladies on board, Judith, Madeleine and Catherine. It was nice seeing them over there 3 weeks after we left the boat in le Marin.

We spent the next day in Tobago Cays – the well-known marine park. We saw manta rays and turtles… And finished it in Petit Saint Vincent with Pina Coladas…

image

image

Our Grenadines trip continued at Clifton on Union Island. While the crew did walk to the top of Fort Hill, Mano and I did the clearance out of SVG (Saint Vincent and the Grenadines ). It’s depressing how much time and money I wasted with those formalities in every country. Union Island differs from other Grenadines islands as it is more developed and hosts a small (30? People) French expats community.

Turtle in Tobago Cays Turtle in Tobago Cays

2015/01/g0570767.jpg

On our way back to the north, we successfully stopped in a small bay in Saint Vincent and then in Sainte Lucie – two pitons and finally at Rodney bay (still Ste Lucie). I will always remember Petit Byahaut Bay in SV. This deserted bay was the more than perfect spot for snorkeling, fishing and (trying to) catch coconuts from the trees. We also had a small birthday party for Pieter ! Last but not least, Pauline ( vriendje ) decided to go bare feet on a sea urchin…. As a result, lots of tears and certainly 40 pins in her foot ! (Aie aie aie).
The two pitons mooring was also very impressive, and our two professional snorkelers (aka Pieter & Roeland) enjoyed that spot as well… I was told there are some lobsters as well…

On our last day, Saturday Jan 17 , we sailed from Rodney Bay to Les Salines in Martinique, where we swum the whole afternoon and closed the trip in Sainte Anne.

Sainte Lucie les Deux Pitons Mooring Sainte Lucie les Deux Pitons Mooring Petit Byahaut - Saint Vincent (3NM south of Walilabou Bay) Petit Byahaut – Saint Vincent (3NM south of Walilabou Bay)

IMG_0532

DCIM100GOPROG0017739.

Bequia – the most perfect Caribbean Island

We arrived yesterday morning in Bequia – according to the Lonely Planet « The most perfect Caribbean Island « . I’m glad to believe it. The 2500 inhabitants managed to keep an equilibrium between authentic life and tourism.

The night sailing between Saint Lucia – La Raye Bay – was heavy – with 25 knots wind for the first night at sea for most of the crew.

On Bequia, the first Grenadines island when sailing from north to south, we did first some snorkeling followed by a jeep tour on the island. We finished the day by a drink at the Gingerbread café and dinner on board prepared by Roeland and Pieter. Jetlag combined with little sleep past 3 nights made us all go to bed at 8.30 pm.

Today we are heading to Mayreau and will likely meet with the crew of Tikehau.

image

Port Elizabeth in Bequia

image

Part of the team

Voyage Transat – Caraïbes – Amérique Centrale

Bonjour,

Vous êtes nombreux à nous suivre sur ce blog – plus de 100 visiteurs par jour! Notre périple de 6 mois s’organise comme ceci

– Transatlantique à bord de Tikehau du 19 octobre au 19 décembre. Sur le voilier Tikehau long de 11m, avec Théo, Gabi et Jean-Michel nous avons traversé l’océan Atlantique. Après un départ de Bretagne (Le Crouesty), nous nous sommes arrêtés à La Corogne, Lisbonne, Madère, Tenerife, La Gomera, Cap Vert et la Barbade pour arriver en Martinique.

– Dominique et Guadeloupe pendant les fêtes de fin d’année en sac à dos. Rien qu’à nous deux,nous avons apprécié la douche, le grand lit propre et ces deux pays magnifiques.

– Grenadines en Catamaran , que nous avons exploré pendant 3 semaines en janvier au départ du Marin en Martinique. Deux équipes de choc nous ont accompagné …. Plages, tortues, vent, soleil, rires, pêche, pina colada ou encore hiking étaient au programme !!

Panama jusqu’au Mexique de février à avril en sac à dos via le Costa Rica, Guatemala et le Belize. Éventuellement un prolongement jusqu’à Cuba!

Retour en Belgique fin avril!

Merci de nous suivre. N’hésitez pas à laisser des commentaires, cela nous fait toujours grand plaisir.

Mano et Miguel

2015/01/img_0512.jpg

Guadeloupe – moins carte postale, plus authentique que la Martinique

Après la Dominique, nous avons passé une semaine en Guadeloupe. Les premiers instants sur l’île ont été plutôt rudes. Il y eut d’abord cette interminable queue pour passer l’immigration au débarquement du ferry (deux heures plutôt nous avions vécu la même queue à la sortie de la Dominique). Une fois franchi l’obstacle administratif, Mr. Georges nous attendait pour nous conduire jusqu’à notre logement – vue sur mer – à Ste Anne.

2015/01/p1230500.jpg

Le trajet dans la Fiat cabossée de Mr. Georges était très contrastée. Sa serviabilité et gentillesse étaient précieuses, mais la vue des immeubles HLM dans Point-à-Pitre ainsi que les milliers de panneaux publicitaires (pour frigidaires, McDo, Peugeot, fer à repasser) au bord de la route ne nous donnaient pas franchement l’impression d’être sur une île paradisiaque. De plus, les embouteillages se révélèrent plutôt pénibles – tout ça un 31 décembre.

2015/01/p1230256.jpg

Pour fêter le passage à l’an neuf, des centaines de personnes s’installent sur la plage de Sainte Anne avec barbecue, table pliable etc…. Et au moment des douze coups de minuit, tout le monde se jette à l’eau et admire le feu d’artifice du Club Med sur la plage de la Caravelle un peu plus loin.

Notre première journée en Guadeloupe fut calme, plage de la Caravelle puis un petit saut jusqu’à Saint François et retour à la plage de Sainte Anne. Notre excursion du lendemain jusqu’à Marie Galante était prête.

Deuxième jour à Marie Galante, véritable Havre de paix et calme.

Madame Patricia, compagne de Mr. Georges, nous loua la Fiat cabossée pour le troisième jour – Samedi 3 janvier – afin d’explorer Basse – Terre, l’île sous le vent de la Guadeloupe. On nous avait vanté le côté sauvage de Basse-Terre, on fut un peu déçu. Le village de Deshaies bien que mignon ne correspondait pas vraiment à nos attentes, trop touristique et fort petit. Plus loin sur la côte, on s’est arrêté à la plage de Malandure. De là, en kayak de mer on a été jusqu’à l’Islet Pigeon. Cette petite réserve naturelle est magnifique pour le snorkeling et rendue célèbre grâce au Commandant Cousteau qui décréta que c’était le plus bel endroit pour de la plongée.

On n’eut plus le temps d’explorer les cascades de Basse Terre.

2015/01/p1230210.jpg

2015/01/gopr2737.jpg

2015/01/gopr2734.jpg

Dimanche, la pointe des châteaux à l’extrémité Est de l’île offrit un spectacle formidable. Ce site sauvage était balayé par les alizés et de nombreux randonneurs venaient admirer la vue.

2015/01/p1230260.jpg

2015/01/p1230229.jpg

On prit le lundi le ferry pour les Saintes. Petit archipel au sud de Basse Terre.

Mardi, pour notre dernier jour en Guadeloupe. Plage et laser au départ du centre régional de voile de Sainte Anne. J’avais oublié combien il était difficile de manœuvrer ces petites embarcations. Et par 3 fois, dans 20 nœuds de vent, je chavirais !!

Que Faire en Guadeloupe ?

Les plages de Guadeloupe sont plus belles et authentiques qu’en Martinique.

La pointe des châteaux est d’une rare beauté.

L’Islet Pigeon en Kayak de mer vaut le détour. Prévoir une demi journée !

Les Saintes et Marie Galante, ainsi que probablement la Désirade, sont encore authentiques et sauvages. On vous recommande d’y passer au moins une journée si pas une nuit.

Les Saintes – reportage photos

Quelques photos de la très chouette journée passée aux Saintes . Une destination rêvée pour les marins. Avec l’affluence de touristes, le vrombissement des scooters peut être assommant. Cependant, le soir venu, le calme revient, le paysage est toujours grandiose, les habitations avec leurs toits rouges uniformes, les chèvres en liberté….

2015/01/p1230402.jpg

2015/01/p1230341.jpg

2015/01/p1230404.jpg

2015/01/p1230435.jpg

2015/01/p1230399.jpg

Marie Galante – une journée en scooter

Marie Galante est une île de l’archipel Guadeloupéen, située dans le canal entre la Guadeloupe et la Dominique. Je ne la connaissais que de nom pour son rhum et de la chanson de Laurent Voulzy. L’île est relativement petite 158 km2 et ne compte même pas 15.000 habitants. Elle n’est pas trop touristique, c’est avant tout l’agriculture qui domine l’activité locale. Les vestiges de la culture intensive de la canne sont bien visibles: Des moulins en pagaille (et en ruine) et des rhumeries agricoles. Chèvres et vaches s’y promènent en liberté, ce qui donne un charme certain !

Nous avons passé une journée sur cette île paisible. La traversée en ferry depuis Saint François est plutôt agitée, les cœurs les plus sensibles n’y résistent pas. Sur place, une longue balade en scooter au milieu des champs et au bord des plages plutôt désertes. Nous avons même fait deux fois le tour du caillou. Seule déception, les accras (mets typiquement antillais) ne goûtent pas plus la morue qu’ailleurs.

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230157.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230158.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230123.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230139.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230115.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1230108.jpg

Dominique – île oubliée des Caraïbes

Avec ses 70.000 habitants, la Dominique est un des nombreux micro-état des Caraïbes. L’activité sur l’île est rythmée par l’arrivée de paquebots de croisière qui y font escale. C’est à ce moment là que les bars et les échoppes ouvrent. Comme à la Barbade ou la Martinique , la culture est très « peace&love », et vous connaîtrez la moitié des chansons qui passent à la radio car elles n’ont pas trop évoluée depuis 30 ans, c’est toujours Bob Marley qui est en tête des Hits Parades.

La capitale Roseau se transforme les vendredis soirs (ou le soir de Noël) en gigantesque rave party. C’est à celui qui mettra la sono le plus fort.

image

Paquebot mythique Queen Mary II quittant Roseau - Dominique

Île peu touristique, il n’a pas toujours été facile de trouver un resto convenable même dans la capitale. Nous avons aimé le local « Living » situé sur la George V street ainsi que le plus chic mais délicieux « Fusion Village » au croisement de Old Street et Kennedy Street (essayez le Chicken Kiev et les Cabbage Rolls – sans manquer la betterave rouge au fromage de chèvre!!). Dernière recommendation culinaire, le « Old Stone » à quelques encablures du réputé « Fort Young Hotel ».

La semaine en Dominique a été dictée par les rencontres faites au bord de la route. Pour notre deuxième jour, Mano et moi espérions faire la balade autour du Freshwater Lake. Nous avons finalement fait les 7 heures de marche sous la pluie tropical pour arriver au Boiling Lake (lac d’altitude d’eau bouillante) en compagnie de Français qui nous avait pris en auto-stop.

Deux jours plus tard, c’est avec Lasse et Maria, couple Germano-Suisse que nous visitions le Indian Lake près de Porthmouth. Ils nous avaient également ramassé au bord de la route. On continua ensuite notre chemin ensemble jusqu’à Douglas Bay pour du snorkeling.

Enfin, avec Suzanna et Markus, Allemands de Francfort, nous avons loué une voiture pendant une journée pour explorer le centre de l’île.

Au cas où le stop ne marche pas, il y a toujours de très nombreux bus collectifs qui sillonnent l’île dans tous les sens… La Dominique n’est pas vraiment reliée par des routes aériennes régulières, nous avons adoré son authenticité ainsi que l’éloignement du reste du monde.

Que faire en Dominique?

Les fanatiques de randonnée feront le Waitukubuli National Trail qui permet de remonter l’île du Sud au Nord en deux semaines à travers jungle et montagne. Pour les marcheurs plus modeste, et en ordre décroissant de difficulté, il y a:
Boiling Lake , 7 heures de marche à travers jungle, boue et rivières – inutile d’espérer de rester au sec – vers un lac en ébullition (100 degrés).
Cappuchin à Pennville , 4 heures à l’extrémité nord de l’île, on appréciera la vue plus dégagée sur la Guadeloupe ainsi que les cultures de Bananiers.
Freshwater Lake, 1 heure autour d’un lac en altitude avec vue sur l’océan Atlantique et la mer des Caraïbes. Possibilité d’enchaîner avec Boeri Lake juste à côté.

La Dominique est le pays des cascades et des piscines naturelles chaudes. Évitez Jaco Falls, Emerald Pool, ou encore soufrière. Les Trafalgar Falls valent un détour, mais ces chutes et bains chauds seront envahis par les toutous des paquebots.

Enfin, ne manquez pas la plage de Batibout, où de nombreuses scènes de la trilogie pirates des Caraïbes ont été tournées.

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220640.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220690-0.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220664-0.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220659-0.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220697.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220614.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220671-0.jpg

/home/wpcom/public_html/wp-content/blogs.dir/234/14699586/files/2015/01/p1220681.jpg

Martinique – escale française des Caraïbes

La Martinique est avec la Guadeloupe l’île principale des petites Antilles. Par sa superficie, sa population (500.000) et son développement économique largemement supérieur à la moyenne de la zone, l’île française influence grandement la région.

Presqu'ile de la Caravelle

Presqu’ile de la Caravelle

C’est une escale incontournable pour les plaisanciers. Le port du Marin dans le sud de l’île est ce qu’il y a de mieux en matière de nautisme. On appréciera aussi d’être en France ici au milieu des Caraïbes. Mais c’est aussi ce côté français qu’on aime moins…

Plage des Salines

Plage des Salines

Étang des Salines

Étang des Salines

Nous avons passé 4 jours à la pointe du bout dans la commune des Trois-Ilets. Pour Mno et moi c’était l’occasion de se réadapter à la vie à terre – une vraie douche, lessive de nos vêtements, un grand lit stable, Skyper avec la famille … Pour mon troisième séjour dans l’île, nous avons exploré l’île en utilisant l’autostop comme unique moyen de transport. Le premier jour c’était la plage des Salines, deuxième jour un transfert du Marin au Trois-Ilets avec nos grands sacs, troisième la côte est avec la presqu’île de la Caravelle suivi de concerts à Ti Sables (17 voitures différentes en une journée), une journée plage et enfin une journée Diamant et Grand Anse.

On aime

De la baguette, des routes en bon état, l’ambiance créole avec musique et chanté nowel, la nature, les compétences des différents intervenants nautiques au Marin, des formalités administratives expéditives pour entrer dans le pays (rien avoir avec la Barbade), les plages, les randonnées, Fort-de-France, la météo, les vols pas chers depuis Paris,…

Ainsi que l’accueil extrêmement aimable des locaux, l’autostop par exemple fonctionne super bien. Nous avons rarement attendu plus de 2 minutes avant qu’une voiture ne s’arrête pour nous emmener.

On n’aime pas

Que 90% des restaurants soient attrape-toutous avec le même menu médiocre trop cher, le manque de charme de beaucoup de constructions années ’70, la connexion internet indigne d’un pays développé (beaucoup plus lente qu’au Cap Vert ou en Dominique), qu’il soit impossible de réserver un ferry par internet mais qu’il faille appeler numéro spécial à 3€ la minute, les panneaux publicitaires xxl plantés au milieu de la nature magnifique…


Que faire en Martinique pendant une semaine ?

Voici une petite liste non-exhaustive de choses à faire en Martinique. La taille de l’île et sa variété permettent de s’occuper au moins une bonne semaine.

Visite rhumerie – Le rhum est aux Antilles ce que la bière est à la Belgique. La plupart des rhumeries agricoles de l’île ont cependant fermées. Nous vous conseillons la visite de Rhum JM – où l’on a particulièrement aimé le tour en 4×4 au milieu des plantations de canne à sucre et de bananier – ou La visite de l’habitation Clément – pour son musée et sa didactique particulière.

– L’ancienne capitale Saint Pierre située sur les flancs du Mont Pelé vaut également le détour. La ville a été entièrement détruite lors d’une éruption du volcan en 1902. Un rien plus au Nord, au Prêcheur et à l’anse Couleuvre, il y a de magnifiques plages de sable noir.

– Partez tôt le matin pour visiter et marcher sur la presqu’île de la Caravelle. Ce site vous séduira par son aspect plus sauvage.

– Les amateurs de randonnée aimeront les 20 km de marche à la pointe nord de Martinique entre Grand Rivière et l’anse Couleuvre, le retour au point de départ se fait en bateau. Autre randonnée célèbre en Martinique est la Montagne Pelée en prenant le chemin via Grande Savane.

– La plage et l’étang des Salines à l’extrémité sud de l’île est extraordinaire. Ne ratez pas non plus la balade autour de l’étang juste derrière la plage.

– Pour le snorkeling et ses pêcheurs, l’anse chaudière (Anses d’Arlets) vaut le détour. D’autres sites intéressants pour le masque et tuba sont l’anse noire, l’anse Dufour…

– Visitez la capitale Fort-de-France le matin, avec l’animation du marché. Durant l’après-midi c’est plutôt très calme.

image

image

image

19 déc – Arrivée en Martinique

Deux mois jour pour jour après notre départ du Crouesty le 19 octobre 2014, nous arrivons au Marin à la date prévue !

Les 115 MN qui sépare Carlisle Bay (Barbade) du Marin ont été avalés en 22h à peine – et cela faisait longtemps – au près (càd en remontant le vent). Arrivés à l’aurore, nous avons pris la première place disponible dans la marina bondée et sommes allés prendre le petit déjeuner au Mango Bay. Ce café bar resto (quoique trop cher et pas délicieux) est un célèbre repère des marins au long cours ainsi que des professionnels de la voile travaillant par ici.

Après le nettoyage à l’eau douce du voilier, nous faisons du stop jusqu’à la fameuse plage des Salines au sud de l’île. L’eau est turquoise et on étend nos serviettes à l’ombre de cocotiers.

Nous retournons au Mango Bay le soir pour la fameuse happy hour du vendredi !! J’y retrouve un ancien stagiaire des Glénans – Fred. On s’est connu lors d’un mémorable trajet Glasgow Paimpol. Avec sa compagne Maïté – ils vivent sur leur voilier « la belle Hélène  » et viennent d’arriver aux Antilles également.

P1220321.JPG

P1220341.JPG

P1220337.JPG

P1220345.JPG

P1220350.JPG

P1220368.JPG

P1220346.JPG

Barbade – ancienne île britannique – qu’y faire en 3 jours?

Quelques photos de notre escale à la Barbade !!! Cette île densément peuplée (300.000 habitants et 2 fois la densité de la Belgique) a longtemps été la première productrice de sucre pour l’empire britannique. Aujourd’hui elle s’est partiellement reconvertie vers un tourisme abondant mais pas abusif. La plupart des hôtels sont en style anglais cottage et donc jolis.

Si le Cap Vert est devenu connu grâce à Cesaria Evora, la Barbade est devenue plus célèbre avec la très populaire chanteuse pop rock dance Rihanna (ses tubes Unfaithful, SOS, S&M).

Le seul autre fait marquant de l’île est le séjour du – alors futur premier président des États-Unis d’Amérique – George Washington et son frère Lawrence au 18ème siècle.

Que faire à la Barbade?

La capitale Bridgetown mérite le détour, ne cherchez pas trop de resto ou terrasse sympathique ailleurs qu’au Fishermen Wharf. Le lieu à touristes par excellence. En fin d’après-midi on y voit les bateaux revenir de la pêche aux gros et d’autres touristes poser pour les photos souvenirs avec espadons, dorades ou tazars.

Remontez la côte ouest en faisant escale à Speighstown en vous arrêtant en chemin sur les plages des hôtels. Tout au nord il y a des ranchs avec des chevaux.

Le sud est la partie la plus animée, avec nombreux hôtels et lieux de fêtes, mais aussi de magnifiques plages de sable blanc. Nous avons apprécié Miami Beach pour son côté authentique (locaux et visiteurs se mêlent en buvant les mêmes rhum-punchs) ainsi que le sable blanc de Accra Beach.

Enfin, ne ratez pas les pierres taillées à Bathsheba sur la côte Est. C’est là que les vagues de l’Atlantique touchent en premier la terre. Les amateurs de surf y trouveront de chouettes vagues.

P1220283.JPG

P1220200.JPG

P1220226.JPG

P1220264.JPG

P1220185.JPG

P1220181.JPG

P1220257.JPG

La Barbade n’aime pas les plaisanciers – histoire de clearance et immigration

Une des tâches les plus ingrates d’un skipper aux Caraïbes est ce qu’on appelle la « clearance » et l’immigration. Ces formalités administratives actent l’entrée et la sortie du voilier (clearance) dans les eaux territoriales ainsi que l’arrivée et le départ des personnes (immigration) dans un pays. Au Cap Vert j’avais fait part de ma frustration car le bureau des douanes (customs) n’avait pas vraiment d’heure d’ouverture, à la Barbade, cela s’est avéré bien pire. 

Nous entamons notre deuxième jour sur cette ancienne colonie britannique par ces formalités. Arrivés au port de commerce, qui se trouve à 30 min (à pied) du Fisherman Wharf où nous avons débarqué en annexe, nous remplissons un premier registre pour accéder à la zone franche. Des milliers de toutous s’y promènent, fraîchement descendus de leur paquebot de croisière. Au milieu des boutiques duty free, nous trouvons un premier responsable du port. Je remplis ma deuxième et troisième liste d’équipage. Je signe également plusieurs documents pour attester que personne n’est malade à bord, ni d’animaux  et ….

L’homme avec un petit embonpoint nous reproche de ne pas avoir fait la clearance hier… Difficulté supplémentaire – je veux faire la clearance IN et OUT en même temps…. Il me reproche aussi de ne pas avoir débarqué dans le port de commerce en voilier. Que c’était illégal de jeter l’ancre à Carlisle Bay… Bon… Le guide nautique dont nous disposons n’expliquait pas les choses comme ça mais il ne veut rien savoir. Après 20 minutes de débat stérile, il nous indique la marche à suivre.
1. Aller dans bureau à 200 m pour payer clearance (100 barbadian $ = 40€)
2. Aller aux douanes (customs) pour clearance IN et OUT  (autre bureau bien-sûr )
3. Aller à l’immigration pour tamponner nos passeports 

Dans ce second bureau, la personne est plutôt aimable et me demande de remplir pour la quatrième fois une liste d’équipage…. Il m’explique qu’il doit aller réceptionner un cargo et sera bientôt de retour. Pendant les 30 minutes d’attente, un de ses sous fifres qui ne sert à rien, me demande de lui acheter 6 bouteilles de rhum et whisky au duty free… Chose dont on s’occupe , et au retour du bonhomme, je paie les 100 bd$ et reçoit 2 coupons en preuve.

Étape suivante, une madame fonctionnaire dans l’âme qui me fait remplir pour la 5 et 6ème fois une liste d’équipage … Très perturbée qu’on fasse le IN et OUT en même temps. Et oui ma petite dame, vais pas reperdre trois nouvelles heures pour faire la sortie demain. 40 minutes de plus, des papiers en plus, reste la dernière étape !!

Dans ce quatrième bureau pour l’immigration – les deux hommes m’agressent spontanément…. Me reprochant tantôt d’être un trafiquant de drogue, puis d’armes…. Qu’ils peuvent me poursuivre en justice car je suis un clandestin. Ils refusent de tamponner nos passeports. On peut retourner au voilier (1h de trajet aller) pour faire remplir de nouveaux papiers par chaque membre d’équipage…. Je les aurais bien envoyés bouler. Au diable petits fonctionnaires mesquins… Le hic est que Jean Michel a absolument besoin de ce cachet dans son passeport car il repart en avion de la Barbade. Sans tampon, il se retrouve à coup sûr coincé l’aéroport. 

Il est midi passé, Nous repartons avec Mano et JM vers la ville…. En bon clandestins…. On marche sous le soleil brûlant des tropiques, JM avec son grand sac. On s’arrête au premier resto qu’on voit, quelque peu affamés, énervés et révoltés. Un bon burger dans l’estomac, nous remplissons les documents pour Theo et Gabi, et retournons à l’immigration. Au passage, on a rempli la 7, 8 et 9ème liste d’équipage. Par précaution j’emporte le nom du consul de Belgique à la Barbade (Mrs Jennifer Field) au cas où ces zouaves mettraient leurs menaces à exécution.

Il est 13h30 et nous retournons à l’immigration. Mno et JM sont avec moi dans le petit bureau. Tony White, le fonctionnaire semble être calmé – ravi d’avoir gâché notre journée. 45 minutes plus tard, nous sortons ENFIN de cette douane, avec l’immigration IN mais pas OUT…. Il faudra malheureusement refaire cette dernière étape demain.

JM file à l’aéroport, Mno et moi sommes au bord de la crise de nerfs. Les rabatteurs qui nous confondent avec des toutous des paquebots Carnival et TUI ne font que rajouter une couche…. On quitte la zone franche et arrêtons la première voiture qui passe. Le conducteur, un employé de KFC nous emmène jusqu’à Paynes Beach sur la côte ouest.

Le lendemain on repasse par l’immigration vers 13h30 — une heure d’attente…. Dixième liste d’équipage et même pas de cachet sortie dans les passeports… Cela ne se fait pas à la Barbade … Pffff

Conclusion – plus facile d’arriver avec 3000 personnes sur un paquebot qu’à 5 sur un voilier !!!

conseils immigration pour plaisanciers 
1. Faire l’immigration « immédiatement » en arrivant – où prétendre qu’on vient d’arriver 
2. Venir avec son voilier dans le port de commerce, appeler le port control 
3. S’armer de patience, nous avons patienté 5h30— ce n’est pas exceptionnel – des norvégiens avant nous en ont mis 4h30…
4. Faire IN et OUT si possible en même temps- histoire de gagner du temps
5. Venir avec tout l’équipage a la douane…

IMG_0496.JPG

P1220200.JPG

15 déc – fin du voyage transatlantique – Barbade nous y sommes

Après 17 jours de mer (16 jours et 23h), 2000 MN sous la quille entre le Cap Vert et la Barbade… Nous retouchons la terre. Les dernières 24 heures ont été en partie motorisées, l’alizé étant un peu à bout de souffle.

Nos deux derniers repas ont été des pâtes et ce midi on s’est même offert le luxe de prendre une bière. On va profiter 2-3 jours de cette île avant de rallier la Martinique pour vendredi matin.

Tikehau a jeté l’ancre dans la baie juste devant la capitale Bridgetown. Malheureusement, aucune marina ou port n’accepte les plaisanciers de passage ici. La première chose que nous avons fait, était de se baigner dans cette eau turquoise à 29 degrés. Sous la coque, on a découvert un petit filet dans l’hélice, ainsi que quelques algues sur l’arrière de carène.

Bon courage dans le froid et les grèves à Bruxelles !

P1220076.JPG

P1220088.JPG

P1220119.JPG

P1220125.JPG

P1220121.JPG

P1220098.JPG

14 dec – 100 MN jusqu’a la Barbade

Demain nous serons apres 17 jours de navigation ENFIN au mouillage de Carlisle Bay, devant Bridgetown, capitale de la Barbade. L’equipage doit avoir conscience des conditions incroyablement favorables que nous avons eues. Pas de vraie casse materielle, pas de tempete, pas de petole (dans le Gascogne c’estait bienvenu)….

Ce matin, un espadon de 3m de long est venu salue la fin du quart de Mano.
Les boutes s’usent. On a entaille la drisse de spi et casse le bout du point d’amures du spi ce matin lors de plusieurs envois successifs.
Theo nous a trouve une excellente conserve de saumon au fond de la cale, ce qui nous a fait un tres bon repas de midi.

Hate d’etre a terre, avec wifi, une bonne biere fraiche, et un steak…

Position a 14h TU-3 le 14 decembre
13N33,4′
57N52,8′
Cap 245
Vitesse 5,0 kts sous spi babord amures
Distance Barbade 106 MN, soit 94 MN les derniers 24 heures.
Temperature de l’eau 28,5 degres Celsius

13 dec – Courses de Noel

Tikehau navigue entoure d’animaux.
Des poissons volants par centaine, dont un petit de 4-5 cm qui s’est ecrase sur notre pont.
Quelques dauphins en pleine chasse au loin. Sautant bien haut au dessus des vagues. Un fou de bassan a la recherche de son repas de midi.
Deux sternes tournoyant autour de notre embarquation, jouant avec le devent de la grand voile. Une dorade faisant surface juste a cote de notre coque.

Dans 200 MN nous serons a la Barbade. Nous en avons parcourru au moins 4000 depuis la Bretagne. Ce dernier effort se finira lundi, le cagnard ne le rend que plus dur. Imaginez vous prendre un coup de soleil a 8h du matin !!

Puisque j’imagine que vous etes en train de preparer Noel, voici notre liste pour le pere Noel. – Steak sauce au poivre frites
– Bonbons tapis rouge acidules
– 300L d’eau douce avec un bon pommeau de douche
– un matelas avec sommier et des draps secs non sales
– Un peu d’air conditionne
– 5h de courant 220 V (pour charger appareil photo et autres) – vetements propres sentant la vanille
– 3h de femme/homme de menage pour nettoyer l’interieur du bateau (rajouter de l’eau douce pour ce nettoyage)

Position a 14h TU-3 (18h a Bruxelles) le 13 decembre
14N18,3′
56N26,3′
Cap 240
Vitesse 5 kts sous spi assymetrique
Distance Bridgetown Barbade 200 MN – soit 120 MN les dernieres 24 Heures.

P1220004.JPG

12 dec – 20 noeuds de nord et des grains

Ah, vous vous souvenez de la deprime de hier. Le dieu des vents nous a ecoutes, on a eu 20 noeuds de ENE (Est Nord Est) toute la nuit. Resultat on a tres bien progresse, plein ouest. Il nous reste 320 MN aujourd’hui. En prime on a pu resortir les cirres car il y a eu pas mal de grains. La nuit a l’interieur a du coup ete pas trop bonne, mal dormi… Le reveil plein de courbatures, les yeux embues. Entre autres vers minuit, Theo me reveilla pour m’avertir d’un enorme grain noir qui fondait sur nous. On empannait sur le champ pour l’eviter, mais le vent est quand meme monter jusqu’a 30 noeuds (7 bft) pendant un bon quart d’heure.

On continue au cap 280 tribord amures jusqu’a samedi soir. Le vent faiblira jusqu’a 12 noeuds, et basculera ESE (Est Sud Est). Tikehau empannera a ce moment la, et nous terminerons notre transat babord amures en faisant une route plutot sud vers Bridgetown a la Barbade. Arrivee prevue lundi 15 decembre. Nous serons au mouillage pendant 2 jours avant de reprendre notre chemin jusqu’a la Martinique (il restera 24 heures de navigation).

Le soleil tape sec, ceux qui viennent aux Antilles … N’oubliez pas de prendre de la creme solaire en abondance.

Si la memoire est bonne, ce soir c’est vendredi. Alors on se permettra une petite fete a bord. L’equipage a decrete 2 heures d’apero vu qu’on a change d’heures pour etre plus en phase avec le soleil. Il y a maintenant 4 heures de difference entre Paris et l’heure Tikehau.

Position a 14h00 TU-3 le 12 decembre 2014 (on a change d’heure encore une fois) 14N31,1′
54W21,6′
Cap 290
Vitesse 5 kts
Distance Barbade 320 MN – soit 137 MN les dernieres 24 heures.

11 dec – Le temps se fait long

Il y a des journees ou pas grand chose ne vous sourit. Evidemment, on plaint plus ceux qui changent de metro a Chatelet (Paris) ou Arts-Loi (Bruxelles). Mais quand meme. Le vent ressemble plus qu’a une petite brise, mais la houle est forte. Cela suggere qu’il y a une depression plus haut. Ce qui nous embete c’est que la houle empeche les voiles de bien rester gonflees. Du coup, ca tape, ca fait du bruit. Le pire, on progresse lentement mais pas du tout sur le bon cap car le vent n’est pas assez puissant et vient pile de derriere. Soit on fait du 310, soit on fait du 240… alors qu’on aimerait faire du 275 …. bref…

Ajouter cela un sentiment de fin de traversee… Le repas de ce midi etait infecte… (je ne juge pas du tout le cuisinier par ailleurs qui a fait de son mieux). Il fait trop chaud, il y a trop d’algues pour pecher, trop de houle pour se baigner… Presque envie de retourner au metro !!

Position le 11 decembre a 14h50 TU-2
14N25,7
51W55,2′
Cap 310
Vitesse 4,5 kts
Distance Barbade – 457 MN – soit 113 MN les dernieres 24 heures… La galere !!!

10 dec – Le décompte commence

L’impatience monte a bord, sauf mésaventure, nous serons lundi 15 decembre, apres 17 jours de mer, a la Barbade. On parle tous de ce qu’on fera une fois arrive. Internet étant une des premières choses sur la liste… On n’a que peu de nouvelles de vous terriens qui nous suivez … Ce soir nous entamons le dernier roulement de quart. J’abandonne mon quart 2h – 6h du matin pour le quart 8h – 12h… Et bien contrairement à ce que vous pouvez pensez; j’en suis plutot triste, les étoiles, la lune, les astres vont me manquer. Le temps est plus couvert, il y a quelques grains de pluie autour de nous mais il fait toujours trop chaud. Lorsqu’un grain passe la nuit, on perd sa tranquilite. Le vent peut subitement tomber a 5 noeuds, comme il peut monter a 25. Bien souvent il fait l’un, puis l’autre… au plus grand bonheur de nos nerfs.

Au moment de finir le repas hier soir, un poisson volant est passe juste au dessus du cockpit de Tikehau. Quatre semaines apres notre avitaillement a Tenerife, il nous reste des citrons, pamplemousse, orange, et courgettes en parfait etat. La pata negra procure de la bonne viande, et tout le monde se demene pour preparer des patisseries pour le dessert. Chaque jour on prepare aussi un pain.

Mano se revele pleine de resources. Ayant perdu notre dernier hamecon, elle en a fabrique un avec des lichettes de conserves et de canettes. On vient de le mettre a l’eau et croisons les doigts pour que cela marche.

Position a 14h50 TU-2
14N00,7′
49W55;1′
Cap 310 (mais on va probablement empanner bientot)
Vitesse 5,5 kts
Le vent mollit un peu, du coup la moyenne baisse.
Distance de Bridgetown – Barbade – 570 MN, soit 124 MN les derniers 24 heures.

9 dec – Encore 692 MN jusqu’a Bridgetown

On pourrait croire que les jours se ressemblent, mais chaque instant est different. Au cours d’une meme journee, d’innombrables variations de vent, de mer ou d’ensoleillement peuvent ameliorer ou pourrir votre journee. Par exemple en ce moment, nous ne pouvons faire route directe sur la Barbade car le vent vient trop de derriere. Nous tirons par consequent des bords au grand largue. Et bien, ce matin, le vent a tourne de E a SE, et pendant 2 heures, nous etions sur la route directe, pleine Ouest. Cela met tout de suite de bonne humeur !!

Cette nuit, nous avons revu des bateaux autour de nous. Cela faisait longtemps. A 4h30 du mat je vis une lueur a l’horizon. A y regarder de plus pres, il devait s’agir d’un bateau moteur de moins de 50m (du moins ce que ces feux indiquaient). Un peu etrange en pleine mer car ce n’est ni un cargo, ni un pecheur, ni un bateau de croisiere. Il n’y avait aucune raison de s’inquieter, le bateau etait sur l’AIS (automatic identification system) et avait change son cap pour nous eviter. Manatee, un remorqueur de 28m de long passait 2 milles derriere nous quelques instants plus tard.

Cette transat ne sera pas bonne pour mes arteres… Je renomme affectueusement mes amis bretons ici a bord Mr. Creme Fraiche, Mr. Beurre, et Mr. Double Beurre… Non mais, faire revenir du bacon dans du beurre… Mano m’annonce deja le regime auquel j’aurai droit une fois de retour a terre.

Avoir fait plus de la moitie du chemin, on sent l’impatience de l’arrivee monter en nous. On sent aussi une discipline assoupie. Ainsi je me suis autorise vendredi et samedi 2 bieres au lieu d’une biere reglementaire… (il nous en reste assez). Aussi, meme s’il on n’a pas beaucoup d’eau, certains equipiers se sont rinces les cheveux a l’eau douce aujourd’hui…

Si nous marchons fort, on arriverait dimanche 14 en fin de journee, mais selon toute vraisemblance, on sera plutot lundi 15 decembre au mouillage de Bridgetown. Jusqu’a present, nous avons eu beaucoup de chance. Aucune casse materielle, aucune situation meteo perilleuse…

Position a 15h le 9 decembre ( TU-2)
14N28,8′
47W50,7′
Cap 264
Vitesse 6 noeuds
Distance de Bridgetown, Barbade – 692 MN. Soit 132 MN en 24 heures.

PS Ce mail a ete retarde a cause d’un probleme (resolu??) avec notre telephone Iridium (Sattelite) – pas d’inquietude si vous ne recevez plus de nouvelles, on a encore une balise de secours et une radio VHF en cas de problemes !

8 dec – Ocean d’algues et steak frites

Depuis 3-4 jours, nous traversons des milliers (millions ??) d’algues, agglutinées en paquet allant jusqu’à former des plaques de 10 mètres sur 5. Un territoire au moins aussi grand que la France au milieu de l’Atlantique est donc recouvert de ces algues. Je n’ai jamais vu cela et je ne sais d’où elles viennent. Quelqu’un pour nous éclairer? (note: il s’agit de la Mer des Sargasses)

On rêve haut et fort d’un bon steak, ou d’un canard a l’orange. Encore 7 jours et nous serons – sauf contre temps – a la Barbade. Gabi fait des miracles avec les restes. Hier soir, Mno et moi avions l’impression d’être en Malaisie, de manger du riz avec une préparation massala. Il fait franchement chaud, TROP chaud. Le soleil cogne cogne cogne, et heureusement que Tikehau est équipé d’un Bimini, un au-vent qui recouvre le cockpit pendant la journée.

Position a 14h50 TU -2 (17h50 a Paris) le 8 decembre
14N25,6′
45W31,4′
Cap 300
Vitesse 5 noeuds
Distance Barbade 824 MN – soit 115 MN en 24 heures. On devrait y être pour le lundi 15 décembre. Nous croisons évidemment tous les doigts que rien de fâcheux n’arrive d’ici là.

Bonne journée à tous

P1210888.JPG

P1210891.JPG