19 nov – Troisième jour vers le Cap Vert – Les Quarts

Bonjour,

En ce mercredi 19 novembre, nous filons plein sud a 6 noeuds. La vie bord s’organise. On est au pres depuis 2 jours alors on espere que le vent va basculer rapidement Nord, comme cela on pourra faire route directe sur le Cap Vert – Mindelo.

On est a 180 MN du Cap Blanc en Mauritanie, a plus ou moins 100 MN de la cote la plus proche. Cette nuit fut plutot calme, 2 voiliers a notre babord, et quelques eclairs a notre tribord. En ce moment, un IMMENSE grain bien noir est a notre tribord, probablement le meme que cette nuit, il se rapproche tout doucement mais peut etre passera t on encore juste devant.

Les quarts a bord sont organises de la maniere suivante

20h – 24h Jean Michel
23h – 3h Theo
2h – 6h Gabi
5h – 9h Mano
8h – 12h Miguel

Je vous entends crier a l injustice, ne vous inquietez pas, demain soir on change tous d’horaire… on passera donc tous par les quarts dits difficiles en milieu de nuit. Pour les repas, on y passe chacun notre tour aussi. Je suis peu vernis aujourd’hui car c’est a moi a preparer a manger et cela bouge plutot.

J’ai appris a l’équipage à ne pas se servir du pilote pour chaque pause café en milieu de nuit, cela a bien marché. La nuit précédente, pilote au moins 10 fois (donc j’étais réveillé 10 fois), cette nuit ci, pas une seule fois. Le bateau tient plutôt bien sa route tout seul au près.

Mano écoute les chansons du film Everything is Illuminated, souvenir de sa première croisière en 2009 en Croatie. JM ecoute du Vivaldi breton à tue tête dans son casque. Theo lit un ouvrage sur Porto Santo, et Gabi essaie de travailler sur son PC. Pour ma part je viens de finir les Lions du Panshir de Ken Follet sur la liseuse.

Position le 19 novembre a 11h08 TU
24N22,0′
17W57,3′
Cap 185
Vitesse 5,5-6 kts
Disance de Mindelo 595 MN (1 MN = 1.852 km)

Deuxieme jour de nav direction cap vert

Bonjour a tous,

Tikehau a quitté La Gomera lundi 17 novembre vers 11h20 TU. Cette escale restera certainement parmis les très bons souvenirs de ce voyage. L’île a tout pour plaire.

Le vent s’est rapidement orienté Ouest et entre les îles de la Gomera et El Hierro, a même forcit jusqu’a 18 noeuds à cause de l’effet Venturi. On prit notre diner alors qu’on etait sous le vent de El Hierro. Au menu, couscous du capitaine arrosé d’un verre de rose. Notre première nuit en mer fut excellente. Tout le monde a pu très bien dormir, cela fait fort plaisir. On filait sous génois et GV vers le Sud.

Ce matin, notre antenne VHF tirait un peu la gueule, Gabi est monté en haut du mat pour la redresser ainsi que reserrer l’ecrou qui la tient. Le vent est calme, une petite dizaine de noeuds de W, on fait route au Sud. Il y a une goelette (voilier avec 2 mâts de même hauteur) à notre babord.

JM a préparé le repas du midi, sa spécialité, guacamole d’avocat et de pamplemousse. Les fruits achetes au Carrefour a Tenerife mercredi la semaine passée semble avoir du mal a tenir. Du coup on n’est pas loin de 5 fruits par jour par personne.

Au programme de l’apres midi, lecture, bricoler une traine ainsi que tester le panneau solaire.

Le vent va forcir du SW en fin de journee et tourner progressivement nord pendant la nuit, 15-20 noeuds, conditions idéales !!

Position a 13h TU le 18 novembre
26N10,2′
17W58,0′
cap 185
vitesse 4,5 noeuds
encore 676 MN jusqu’au Cap Vert (Sao Vincente)
Arrivee prevue Dimanche (?) à Mindelo

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Et la Gomera nous enchanta

Une fervente suiveuse de notre blog fit la remarque prémonitoire « c’est bien que tous les touristes s’entassent à Tenerife ». Elle ne crut pas si bien dire, loin de l’agitation de sa grande sœur Tenerife, la Gomera avec ses 400 km2 et 29.000 habitants attire moins de touristes (ils sont toujours allemands), n’est pas infestée d’hôtels et son aéroport n’accueille que quelques coucous d’une vingtaine de places par jour. Ce calme se ressent aussi auprès de la population qui est nettement plus accueillante et chaleureuse.

La nature y est extraordinairement préservée, des cultures en terrasse, des vallées vierges de toute habitation, des paysages à couper le souffle un peu partout. Se promener sur les nombreux sentiers de l’île est un vrai bonheur.

Aujourd’hui, Mno et moi sommes partis de Hermigua à 200m d’altitude dans une vallées à l’Est de la Gomera. 5 h plus tard, après avoir traversé une forêt dense ressemblant à celles de Madère, nous étions au sommet du Garajonay dans le parc naturel éponyme à 1481 m !! La légende de Gara et Jonay ressemble à celle de Roméo et Juliette, un amour interdit qui finit par un double suicide. La randonnée bien que fatigante pour nos jambes peu entraînées, est sans hésitation un des meilleurs moments du voyage jusqu’ici.
Alors que nous redescendions de notre sommet, une dame originaire de Séville mais vivant à la Gomera depuis 7 ans nous a emmenés jusqu’à Playa de Santiago au Sud de l’île. Les vallées, bien que toujours escarpées, sont nettement plus arides qu’au nord. C’est à 17h à Playa de Santiago qu’on prit enfin notre premier repas de la journée – 2 Burgers à 2.20€ pièce !

Alors qu’on ratait le bus retour pour la capitale San Sebastian, on se mit à l’autostop pour rentrer …

Conclusion, pour des vacances de rêve – prenez un vol low cost jusqu’à Tenerife, et ensuite un ferry pour La Gomera (ou La Palma ou El Hierro)!

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Tenerife – La Gomera

Les 60 MN qui séparent Santa Cruz de San Sebastian sur l’île de la Gomera ont été avalés en 13h. Le départ à 6h30 fut plutôt rude après la sortie de la veille dans Santa Cruz. Une pensée pour les deux bato stoppeurs qui avaient choisi de loger sur Tikehau… Le bateau qui s’est réveillé le plus tôt ce samedi!!

Le départ dans le noir, au moteur et sous un crachin breton ou belge n’était pas très excitant…

Vers 11h, alors que l’equipage complet semblait enfin réveillé, on hissa notre spi fraîchement réparé! A notre grand bonheur, la voile est comme neuve et permit à Tikehau de filer plein sud en longeant la côte Est de Tenerife. Après le passage de la pointe sud de l’île, il nous restait une bonne vingtaine de milles jusqu’à san Sebastian.

Pendant ce temps là, le soleil tapait fort en mer mais il pleuvait sec à terre!

Ce détroit ne fit pas exception à sa réputation très venteuse… Le vent est rapidement monté à 20 puis finalement 25 noeuds (5-6 Beaufort). C’était génial de voir Tikehau filer à plus de 7 noeuds au près sous grand voile (1 ris) et trinquette (solent ) . Le tout agrémenté de quelques globicephales (entre dauphins et baleines) ainsi que d’un coucher de soleil magnifique… Impossible de vous décrire les milliers de variation de jaune, orange ou rouge…

Dernière palpitation de la journée, une arrivée dans la nuit noire dans le petit port de San Sebastian… Alors qu’un gros ferry Fred Olsen express nous signalait avec sa corne qu’on devait déguerpir de sa zone!!

La Gomera nous plaît énormément, calme, mignon, posé!

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San Sebastian de la Gomera

Tenerife – massacre urbanistique pour le tourisme de masse

Quelques photos qui vous feront rêver! Sérieusement – visiter Madère avant Tenerife est une très mauvaise idée. L’équipage de Tikehau est unanime – on préfère tous Madère.

Les côtes de Tenerife ont été bâties sauvagement presque partout, l’île n’a pas d’âme et plus de charme. Tout cela pour attirer un tourisme de masse et low-cost. Le long des autoroutes, de grands panneaux publicitaires indiquent – en allemand – où acheter ou revendre sa voiture…
Il y a au moins trois stations radios en Anglais…

Mno et moi sommes d’accord – JAMAIS – nous ne viendrons ici en vacances… Mais Tenerife reste néanmoins une escale presque idéale pour se ravitailler avant une transat.

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Playa Las Americas

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Si vous cherchez un peu de charme malgré tout, la côte nord a un rien plus de charme. Nous avons apprécié La Laguna à quelques kilomètres de Santa Cruz , la Orotava qui est une belle vallée ainsi que le village de Garachico. La capitale Santa Cruz est fort touristique car il y a des bateaux de croisières qui déversent des milliers de touristes chaque jour. Cependant, la ville est agréable, et puis rien de mieux que de boire un jus frais en terrasse un 14 novembre 🙂 .

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Si vous cherchez de la belle nature, le parc national du Teide vaut certainement le détour. Ce volcan qui culmine à plus de 3000 mètres occupe le centre de l’île. Malgré les nombreux cars de touristes, les plaines volcaniques nous ont fortement impressionnés. Les coulées noires de lave nous rappellent le volcan de Big Island à Hawaii.

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Avitaillement pour la transat

10 kg de pâtes
5 kg de riz
3 kg de semoule
14 kg de farine
1 pata negra
60 œufs
120 bouteilles de 1,5L d’eau
120 canettes de bières
2 bouteilles de rhum
120 oranges
50 citrons

Voici entre autres ce que contiennent désormais les soutes de notre Oceanis 37 afin de réussir la traversée Îles Canaries , Cap Vert puis Antilles !

On a finalisé l’avitaillement mercredi soir, il nous manque plus qu’un peu de pain.

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Avis sur la Marina de Santa Cruz à Tenerife

On peut dire que tout oppose la Marina de Santa Cruz à Tenerife à celle de Quinta do Lorde à Madère. Le seul point positif ici à Santa Cruz est que les pontons pour les voiliers sont situés à quelques centaines de mètres du centre de la capitale de l’île. Les sanitaires, wifi et le cadre de la marina laissent par contre fortement à désirer. 

Points forts

– Localisation idéale à 300 mètres de Plaza de España – centre de Santa Cruz
– Avitaillement facile et bon marché à condition d’avoir une voiture de location. Lidl, Carrefour ou Mercadona à proximité. Carrefour organise même une livraison aux pontons mais ce service n’est pas pratique. Long délai et livraison bordélique .
-Voiture de location bon marché (30€ par jour assurance comprise)
– électricité et eau gratuit sur les pontons 
– Ambiance sympa sur les pontons, la plupart des voiliers sont de passage en route vers les Antilles ou l’Amérique du Sud.
– Pour le plein de gasoil, faites le à la marina Tenerife à 3 MN au nord, il n’y a pas de pompe à la marina Santa Cruz

Points négatifs 

– Wifi gratuit mais indigne dans la marina. N’espérez rien d’autre que de lire le sujet de vos emails après 15 minutes d’attente. Bien qu’il y ait wifi dans la plupart des restos bars, il est généralement de faible qualité.
– Je n’arrivais pas à me rappeler des sanitaires après ma visite d’il y a quatre ans, et pour cause, les douches sont froides et à faible débit bien que gratuites.
– Situé dans le port de commerce, les ferrys peuvent faire du bruit la nuit.

Que faire à Tenerife 

Longer les côtes de l’île en voiture est une mauvaise idée, vous passerez de complexe hôtelier en complexe hôtelier. Des monstres de béton sans charme. Les rares plages de l’île sont bondées. La meilleure plage de l’île, sable blanc, sans hôtels, eau calme se trouve à 10 min au nord de la marina. Prenez le bus 910 jusqu’au terminus Las Teresitas.

Le mieux à faire est de visiter le parc national du Teide au centre de l’île ! Paysages lunaires majestueux garantis !

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Réparation spinnaker

Première journée complète à Tenerife. L’occasion d’amener notre spi au shipchandler pour le faire réparer.

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La marina de Tenerife n’a pas beaucoup de charme mais est à 500 mètres à peine du centre-ville. Les paysages sont plus arides, il fait un peu plus chaud.

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10 novembre – arrivée Tenerife

En arrivant à Tenerife, nous avons prouvé que Tikehau était capable de faire une étape entière sans utiliser le moteur.

L’équipage bénéficie aussi d’une bonne étoile. Après avoir traversé le golfe de Gascogne dans la pétole, nous avons fait Madère Ténérife entouré de grains (nuages de pluie)  sans jamais en avoir au dessus de nous. Quelle chance. Les conditions de vent n’étaient non plus pas loin d’être idéales, le vent oscillant entre nord et nord-est et 10 et 20 nœuds.

Alors qu’on approchait de Tenerife, deux globicephales sont passés à côté de nous. Nous sommes arrivés à Santa Cruz à 14h, et j’ai immédiatement repéré Zébulon, le voilier avec lequel j’ai traversé en 2010. L’équipage finalisait l’avitaillement et partait aujourd’hui !

Nous sommes à Tenerife pour 4 jours au moins.

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Zébulon transat 2014

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Centre Santa Cruz de Tenerife

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Santa Cruz

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Récit vidéo: de Madère à Tenerife !

Petit résumé vidéo de notre navigation entre Madère et les Canaries. Nous venons de trouver un wifi suffisamment puissant pour pouvoir charger les vidéos !! Les autres vidéos vont suivre dans les jours qui viennent !!

Tikehau prêt à partir

Un cas d’ecole

Cela faisait 3 heures que Tikehau avait quitte Madere. Route plein sud, sur les Canaries en longeant les iles desertes. Le vent forcit progressivement de 9 a 15 noeuds. Notre beau spi est hisse et je sens qu’on partira bien au loffe (cad qu’on ne pourra plus maîtriser la voile). J’appelle Mno et Theo pour m’aider à affaler la grande voile, mais JM, le barreur a encore envie de le garder.

JM – Allez, pour une fois qu’on s’amuse
Mig – On va partir au loffe, le vent forcit
JM – C’est super la, le bateau est a 8 noeuds
Mig – Je le sens pas…

5 minutes plus tard, la maîtrise du bateau échappe au barreur lors d’une risée à 17 noeuds, le bateau part au loffe, se couche, le passe avant tribord est dans l’eau, le spi fasseye. On affale en catastrophe tant bien que mal. Le mousqueton de l’ecoute lache et finalement on ramene le spi par le point d’amures. Malheureusement, la voile se déchire un petit peu au niveau du renforcement du point de drisse sur 50 cm en forme de L. On la fera réparer à Tenerife… Et on apprend surtout qu’on ne garde pas le spi au delà de 13 noeuds.

Pourquoi je n’ai pas été plus ferme alors que je voulais affaler la voile? Pas facile a dire. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. A vrai dire cela arrive chaque semaine, chaque jour… L’équipage doit aussi acquerir son experience. Il y a 4 ans, j’avais du batailler ferme avec mon second Maël pour faire affaler un spi dont la drisse etait mal passée. La dernière fois aux Antilles, mon manque de fermeté nous avait coûté une manivelle de spi valsée à la mer.

Avant ce petit événement de samedi midi, nous avons fait quelques exercices de récupération d’homme à la mer. Ensuite des globis ont croisé la route de notre voilier… Le temps samedi était très nuageux avec beaucoup de grains autour de nous. Heureusement, aucun de ces cumulonimbus chargés de pluie et de vent ne nous est passé dessus.

En ce dimanche 9 novembre ensoleillé, il fait chaud, 25 degres, le vent souffle a 15 noeuds de NE, la houle attaque les estomacs habituels… La mer est croisée et desagreable, de petits embruns passent sur le pont. On fait le suivi de la nav sur une carte papier, c’est plus rigolo, et de plus on peut economiser de l’electricite. L’hydro ne marche toujours pas malgré la tentative de reparation de Jean-Michel et Mno.

Position le 9 novembre a 13h45 TU.
30N17,2′
16W27,1′
Cap 170
Vitesse 6 noeuds

On fait route vers Santa Cruz de Tenerife encore 120 MN, arrivee prevue pour demain vers midi.

Bonne journee

Miguel

Avis sur la Marina Quinta do Lorde à Madère

La marina Quinta do Lorde est située à l’extrême Est de l’île de Grand Madère. Elle fait partie d’un nouveau complex d’appartements et un hôtel qui étaient pour la plupart vide au moment de notre visite début novembre 2014. La marina peut être fort peuplée lorsque des flottilles y passent.

L’accès à la marina par la mer est fort simple. Aucun danger n’est présent.

Points forts 

– Ponton avec électricité et eau gratuit
– douches et sanitaires propres (gratuit)
– environnement très sécurisant 
– wifi gratuit rapide et accessible à bord
– prix doux (20€ par nuit pour 5 personnes sur 37 pieds)
– personnel agréable 
– avitaillement abondant possible dans les villes voisines de Canical ou Machico. Le bus vous déposera devant le supermarché « continente ».
– Il y a un petit restaurant bar sur le port

Points négatifs 

– la marina est fort éloigné du centre. En bus, vous mettrez 1h30 jusqu’à Funchal, capitale de l’île. (1 bus par heure, dernier retour part à 18h15 de Funchal).
– quasiment indispensable de louer une voiture pour visiter l’île au départ de Quinta do lorde. Nous avons payé 140€ pour 2 jours (assurances comprises) pour une petite voiture au départ de la marina. Un peu cher, sachant qu’à l’aéroport (40 min en bus) les prix sont 30-40% plus bas.
– En mars 2013, un fort coup de vent de sud avait sérieusement endommager plusieurs voilier et casser des pontons. 

Que faire à Madère 

Madère est une île très montagneuse et peu tournée vers la mer. Les randonnées dans les sentiers balisés (PR) sont à ne pas manquer. Au départ de la marina, il est possible de faire la magnifique ballade de Baia d’Abra.  Comptez 4 heures aller retour au départ de la marina. Prévoyez suffisamment d’eau et de bonnes chaussures, 600 m de dénivelé tout de même. 

La capitale Funchal est pleine de charme, mais aussi pleine de touristes, surtout allemands et nordiques. 

Enfin, prévoyez d’explorer le milieu montagneux de l’île, de magnifiques paysages lunaires s’offriront à vous si les nuages le permettent.

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Madère – escale séduisante entre l’Europe et les Amériques

Nous avons passé 5 jours à Madère depuis lundi 3 novembre et notre arrivée à Quinta Do Lorde à la pointe Est de l’île principale. Cette île compte 260.000 habitants dont près de la moitié massée dans la capitale pleine de charme – Funchal.

L’île est extrêmement montagneuse et assez peu tournée vers la mer. Pour trouver une plage, il faut aller 60 km à l’est sur une autre île de l’archipel – Porto Santo. La côte nord est très sauvage et peu peuplée, le sud est plus habitée mais toujours aussi escarpé. Quant au centre, c’est de la moyenne montagne, plus de 1800 m pour le sommet. On a de la chance quand on y voit clair car les nuages y restent souvent « collé ».

L’île vit principalement du tourisme (3 millions de visiteurs par an) et produit entre autre du vin de Madère et des bananes. Le secteur de la construction est également fort actif.

En tant que touriste, il faut passer une journée à Funchal, et ensuite explorer la nature et les nombreuses randonnées faciles qu’offre l’île. Notre préférence va à la rando de Baia D Abra sur la pointe est de l’île.

Nous partons ce matin en direction de Tenerife. 270 milles nautiques de navigation, arrivée prévue lundi.

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Récit vidéo: Lisbonne – Madère – Transat Tikehau

Voici la vidéo de notre traversée de 5 jours entre Lisbonne et Madeira. Traversée plutôt calme au portant avec une arrivée magique sous spi accompagnés de dauphins et bercés par un grand soleil!!

Lisbonne – Madère – Transat Tikehau:

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3 novembre – On est à Madère

Le sentiment d’avoir accompli quelque chose en arrivant à Madère en cette fin d’après-midi!

Après 5 jours de mer depuis Lisbonne, nous sommes à Quinta do Lorde sur l’île de Grand Madère. L’arrivée fut très agréable,  d’abord deux envois de spi et ensuite accompagné par quelques dauphins,  cette fois-ci on les a en vidéo ci-dessous. Ensuite Théo nous a préparé des pâtes.

Au programme de la soirée: apéro et demain on a hâte de partir à la découverte de cette île.

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J’avoue tout et bruits a bord

C’est bon, j’avoue tout. OUI, tous les marins passent par des pensees, qu’est-ce que je fous ici? On se promet tous a un moment ou l’autre que celle-ci est la derniere. La der ders ders !! Plus jamais je remets les pieds sur un bateau. Quand est-ce que cela me prend? Bien quand j’ai 2 equipiers malades, qu’il fait froid, que le vent souffle mal, que la mer est mauvaise et croisee, quand j’arrive pas a lire un livre parce que cela bouge trop, quand faire une quiche signifie renverser tout par terre, quand je dois me lever a 5h du mat pour prendre mon quart sous la pluie, quand je dors 5 fois 20 min par jour… Ma bonne-maman adoree me dit plus ou moins chaque fois que je la vois – on est mieux sur le plancher des vaches !

Bon, j’avoue, si j’ose vous ecrire ces pensees, c’est qu’elles sont forts eloignees en ce moment. La magie de la voile opere. O combien j’etais heureux au moment de defourner ma quiche reussie ce samedi soir, de voir Tikehau qui glisse qui glisse sous l’oeil attentif de la lune. La mer s’est bien rangee depuis hier, c’est plus confortable. Faut plus que les barreurs fassent le bon cap. 230 et pas 260 par paresse. Comment leur dire 100 fois en restant calme? La on a un challenge.

Bruits

Le jeu qui m’occupe le plus la nuit, c’est la chasse au bruit. On repere un bruit enervant, frustrant, agacant, percant, en suite il faut comprendre d’ou il vient, puis il faut l’eliminer. J’en suis a 3 cette nuit. 1. toc toc toc toc toc
Bon, c’etait facile, c’est la bouteille de rhum et celle de porto (non entamees aucune des 2 – sauf un tout petit peu pour des bananes flambees de JM) qui s’entrechoquaient depuis qu’on a empanne.

2. kling, kling, klinging, klinging, kling
Le mousqueton de la longe de JM qui touche la barre a chaque coup de volant…

3. puk puk puk puk
Plus dur celui ci, j’etais content de l’avoir repere et compris exactement ce que c’etait avant meme d’aller voir. Dans le coffre avec le radeau de survie (BIB), une bouteille de liquide de refroidissement qui n’etait pas calee, a chaque coup de roulis, PUK. c’etait regle en la calant avec une bouteille d’eau vide…

Vous pensez que je suis le seul a jouer ?? Que neni. 6h du matin – Mno et Theo qui sont censes dormir jusqu a 8h se retrouvent dans le carre pour chasser le bruit de la bouteille d’huile d’olive contres les plaques… ah je vous disais. Et puis il y a tous les bruits qu’on ne peut eliminer, ces vagues qui splashent contre la coque, l ecoute du genois qui frappe contre le pont, le vent qui siffle dans les haubans…

Sur ce, le vent a bien molli (ou moli?) cette nuit, du coup on va lacher le 2eme ris. Finalement on ne l’a pas lache, bien nous a pris, le vent est reparti de plus belle a 20 noeuds.

On arrivera demain a Madere – marina quinta do lorde, a la pointe est de l’ile principale. Cette nuit un paquebot de croisiere nous a depasse, a 20 noeuds direction Funchal… mais ou est le fun?? Ah oui le Watt&Sea ne fonctionne pas mais les batteries tiennent du tonerre. Va falloir trouver une solution a Madere avec l’electronicien Jean-Baptiste.

Position a 11h30 TU
34N15,5′
14W35,0′
Vitesse 6 noeuds au 180.
Distance jusqu a Madere – 140 MN – On est situe a la hauteur de Rabat au Maroc.

Conditions, vent de NE 20 kts, mer un peu agitee mais grand soleil. Les malades ont l’air d’aller un peu mieux. Tout le monde dort mieux la nuit, du coup cela aide.

Bonne journee a tous, ici c’est le roulis garanti ! Et Mno vient d’enfourner un cake.

Mer agitee cela existe

On aurait pu croire jusqu’a hier soir que cette transat serait un jeu d’enfant. Un bon grain cette nuit est venu nous rappeler que la mer est inpitoyable. Il etait exactement 5h11 quand JM a crie – Miguel – le temps d’enfiler mon cire et mon gilet, j’etais sur le pont pour rouler du genois et prendre 2 ris dans la GV. Un nuage orageux avait rattrape Tikehau, et cela soufflait maintenant a 25 noeuds. Notre voilier partait au loffe… Avec Gabi en pied de mat, JM au piano et moi a la barre, nous avons donc effectue ces manoeuvres alors que ciel etait illumine par quelques eclairs. Cette piqure de rappel, va me servir a etre encore plus stricte quant aux regles, attache sur le pont, lampe de poche sur sois la nuit, vaisselle rangee etc…

La nuit fut aussi animee par quelques cargos qui passerent parfois a moins d’1MN de Tikehau.

La journee de vendredi avait jusque la ete fort calme, au moteur entre 9h20 du matin et 22h, un spaghetti bolo maison prepare par moi meme comme repas du soir, et des premiers sudokus faits pour tuer le temps.

Aujourdhui, samedi 1 novembre, la mer est fort agitee, mais le vent plutot raisonable, une quinzaine de noeuds. Theo nous prepare le dejeuner, Mno a la barre, et les 2 du quart 2h a 8h du mat sont en train de dormir.

Position a 12h TU
35N56,9′
13W31,8′
Cap 240
Vitesse 6,5 noeuds

Nous sommes a 250 MN de Madere et sa marina. Arrivee toujours estimee pour Lundi 3 octobre. Nous y passerons 3-4 jours, Theo et Gabi ont des interviews prevues afin de mieux comprendre les contraintes des milieux insulaires.

Ne ratez pas le depart de la route du rhum demain, Saint-Malo – Point A Pitre !!!

bonne journee

Nuit agitee et route directe

Bonjour,

Tikehau a quitte Lisbonne hier matin (jeudi) a 10h. Le vent est rentre du SE vers 15-16h, pour monter jusqu’a 20 noeuds etablis au milieu de la nuit. Le tout dans une mer plutot desorganisee a laquelle 2 estomacs n’ont pas resistes. L’Oceanis 37 progressait plutot bien sous GV 1 ris et GN roule. La mer deferlait un peu, et quelques embruns n’ont pas manque de mouiller l’equipage.

Durant la journee de hier, une epidemie de mouche a contamine notre voilier, un massacre en regle a ete organise.

Les nuits sont maintenant differentes, car la lune nous accompagne jusqu’a minuit, du coup on y voit plutot clair. Autre donnee interessante, cela fait 12 jours que nous sommes partis, et nous n’avons toujours pas eu une seule goutte de pluie.

Position a 12h30 TU (temps universel) – 31 octobre 2014
37N23,7′
11W24,8′
Cap 225
Vitesse 4,7 noeuds au moteur.

Le vent va rentrer par le nord d’ici la fin de la journee, on pourra alors progresser sur la route directe a 6-7 noeuds. Il reste 385 MN jusq’a Madere. Arrivee prevue lundi a Madere – Marina Quinta Do Lorde.

A bientot,
Miguel

Jardin botanique de Lisbonne

Agréable surprise cet après-midi en visitant le jardin botanique située au dessus de Barrio Alto, plusieurs arbres centenaires ainsi qu’un papillonarum (?) avec des centaines de papillons à observer de très près. Ce qui m’a également plu c’était le calme qui y régnait – en contraste avec l’animation de la ville.

Bon c’est pas tout, j’ai hâte de retrouver la mer, ses odeurs, ses bruits et ses couleurs. Départ prévu demain 10 heures avec escale plein gasoil à Belem!!

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Papillon jardin botanique

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Jardin botanique de Lisbonne

Dernier jour à Lisbonne

Après une escale de cinq jours à Lisbonne, nous reprendrons la mer demain jeudi 30 octobre pour Madère. L’équipage de Tikehau espère que ce sera pour de bon cette fois-ci.

Hier, je me suis promené avec Mno à Setubal- au sud de Lisbonne. Cette station balnéaire est aussi un port de pêche.

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Port de pêche Setubal

Au programme de cette dernière journée à la marina de Alcantara, lessive , nettoyage et petites courses. Tout cela sous grand soleil et 27 degrés!

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Le linge sèche

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Vue sur Lisbonne depuis pont du 25 avril

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Tour de Bélem visitée lundi