Archives par étiquette : Skipper

J+40: retour soleil

Le jeudi je suis cambusier, impossible d’avoir une minute à moi entre les vaisselles, le pain, le cake, les réparations. Tout cela par 30° degré de gite au près sous des grains continus.

Ce vendredi, J+40, le vent a tourné nord, il va monter dans les jours qui viennentà 10 kts. On arrivera en retard, mais je devrais être à l’heure pour mon avion.

J+38: ALIENATION BIS

à la dérive par 13N41 et 38W09 à 7h UTC. Je n’étais pas de quart cette nuit, qu’est-ce que j’ai mal dormi. Il apparait d’ailleurs que mes équipiers n’ont pas spécialement fait les bons choix… Ca m’énerve assez fort mais je reste COOOOOL en apparence du moins. Un petit peu de musique et on retrouve la zénattitude. Hier soir, on a dansé sur le pont au son de Rockcollection de Laurent Voulzy…

Hier après-midi, pendant que je vous écrivais, David est monté en tête de mât pour fixer l’antenne vhf. on lui envoie des outils avec un sceau sur la balancine de bôme, elle reste coincée au 2èmes barres de flêche, du coup on envoie Maël en dessous pour décoincer le sceau. Je mettrai les photos de Maurice en ligne à notre arrivée (si on arrive – vous connaissez murphy ?), avec nos deux trapézistes dans le mât. Pour ma part j’ai déjà bien donné avec le radar (voir post du +- 7novembre).

bon réveil, ici c’est magnifique mais ca fait un vacarme d’enfer. boUM bOUM BOum CLKA KLAK CLack dans tous les sens … 1.5 kts, record de vitesse depuis le début de notre quart.

Petite citation de notre ami Roland sur Gaia:

« Toute longue navigation est d’abord une circumnavigation de soi-même. » Jean-François Deniau

J+37: Aliénation – où sont les alizés ?

Aliénation, j’ignore ce que cela veut dire mais c’est le terme du moment. Pas de vent depuis 2 jours, pas de vent prévu les 3 prochains jours et après on ne sait pas trop.

Dur pour les nerfs. Il est acquis qu’on arrivera en retard, j’espère désormais limiter la casse à 2-3jours. Avec les 1380 miles restants, on devrait progresser à 6 noeuds de moyenne sur la route directe, ce qu’on fait depuis 2 heures presque mais avec la risée Yanmar (marque de notre moteur).

Il nous reste suffisamment de vivre et d’eau pour vivre large en volupté pendant 2 semaines, avec un petit doute sur la bière quand même, il n’y en a plus que 50. Par contre, j’échangerais volontier quelques litres d’eau contre du gasoil, on brûle on brûle ce précieux liquide ! D’après mes calculs, et sans jauge ce n’est pas facile, il nous en reste 50 heures, soit 300 miles.

Sylvain voulait monter au mat, il a renoncé à mi-chemin. Mael va devoir monter, l’antenne VHF doit etre refixée en tête de mât. Le moral reste bon, l’équipage vaillant.

Hier soir, de quart de nuit avec Aymeric, un bateau, le premier en vue depuis 3 jours, nous a plus ou moins foncé dessus. Je loffe, il change de cap, j’abats, il change de cap, je ralentis, il coupe le moteur, Aymeric l’appelle à la vhf, il répond pas… finalement on a mis le Yanmar (encore lui). On fonce, il fonce, Aymeric éteind les feux de nav, il allume un grand projecteur… c’est une histoire gaiesque, car cela arrive et est déjà arrivé à Gaia.

A ce propos, Gaia et Périne se sont retrouvés hier à 16:45 TU par 12°35.3 N 033°02.8 W.

Scène marrante hier, un gros grain (de pluie) en vue, tout le monde à poil sur la plage avant, savon et shampoing en main, et piuuuuuuu, rien du tout, pas une goutte, on avait l’air malin.

En attendant on s’occupe, les tables de la culture, et des topos en veux-tu, en voilà, j’ai déjà préparé un topo vhf, un topo gps, un topo électricité… et une explication sur les pompes à chaleur. Ce soir david nous parle de photo et Jean-Marie de bilan comptable…

Donnez-nous du vent ou du gasoil, merci d’avance.

Zébulon par 13N39,0′ et 37W16,9′ à 16h UTC.

« L’espoir fait vivre »

J+37: pétole à mourir

Les fichiers grib (météo) ont menti.

On est par 13N46,2′ et 36W30,0′ , depuis 17h hier (il est 2h30), pas un souffle de vent à l’horizon. Après quelques heures de moteur, nous voilà à la dérive depuis minuit, vitesse 1.1 nœud. les voiles claquent dans tous les sens.

Les nerfs souffrent, dans 2-3 jours je vais instaurer un rationnement, et en plus on n’a rien pêché hier.

J’ai lu un polar de 430 pages en moins de 24 heures, heureusement le manque de lecture n’est pas pour tout de suite.

Le moral en baisse.

J+36: pétole

zébulon par 14N00,4 35W46,9
file vaillamment à 7kts, plein W… ou pas… 0.6 kts au 220… on va allumer le bourrin bientot je crois.

Nous avons lancé les tables de la culture, premier sujet, la retraite; comment s’y préparer, demain le kite surf, et les pompes à chaleur, apres demain la comptabilité, et les invasions germaniques…

bon je crois que c’est cuit pour arriver à l’heure en Martinique,

voici notre progression en milles nautiques par 24 heures depuis notre départ de Mindelo (Cap Vert)

98
118
165
97
81
73

On ne peut pas tomber bcp plus bas en somme ….

Le moral est bon.

 » A coeur vaillant rien n’est impossible »

J+35: on a compris

Hello,

nous avons compris comment Gaia faisait. Par 14N34,8′ 34W29,8′ à 16h TU, Zébulon décida de réduire l’allure, pétole oblige, à 5 noeuds, le résultat ne se fit pas attendre, 3 heures plus tard, nous avions un tazar batard et une dorade coryphène à bord. Gaia et Périne (les 2 autres bateaux glénans) sont +- 120miles derrère nous.

La moitié de l’équipage se méfia du tazar batard (Maël, Maurice et Aymeric) de crainte d’un empoisonnement et mangea du jambon en boite, l’autre moitié dégusta en attendant la dorade de ce soir. Nous sommes à 1538 milles nautiques du Marin. Après le poker de hier; on s’est mis à la belotte.

La réparation du tangon de David et Jean-Marie semble tenir, en attendant, on enroule le Gênois pour la baignade !

Zébulon

« Tracer ou pêcher, il faut choisir… » CDB Zébulon

J+34: du vent svp

Notre position estimée est de 15N00′ et 32W33′.

Depuis quelques heures c’est la pétole, on avance au 220° à 3.5 noeuds.

Cet aprem j’ ai gratifié l’équipage d’un topo aero hydro et tenté d’expliquer ce qu’était la circulation… et ce soir on a mangé des crêpes, c’était la fête du vendredi soir.

Périne (autre bateau glénans) a explosé son Spi(nnaker) et nous notre tangon…

L’ambiance est toujours bonne; certains se lâchent enfin, notre progression sur la route directe depuis le cap vert a été de 98, 118 et 165 miles par jour, je crains par contre qu’au prochain pointage de 16h on va battre des records de lenteur. Donc du vent svp; et tribord amûres aussi (car notre mât est fêlé à babord) !

J+32: Cambusier sur un voilier tout un métier

Aujourd’hui je suis cambusier, entre la vaisselle (3 fois), le pain, le cake, la semoule, le riz curry, le spi et le reste, peu de temps pour vous écrire, voici le mail hebdomadaire que j’ai rédigé pour les familles de mes équipiers. En plus je suis désormais de quart de 2 à 7h du matin… la galère car le spi est interdit de nuit par les Glénans, ce que nous respectons désormais car le début de nuit est très noir, on ni voit rien.

Position de Zebulon à 16h ce jeudi 25/11; 15N31 28W28. Encore 1880 MN
jusqu’au Marin en Martinique.

Vendredi soir, jour de fête sur Zébulon, tout l’équipage se régale avec
des galettes complètes, des oeuvres de Sylvain et Maurice. Ce qui est
superflu valse par dessus bord, Aymeric se débarasse d’un saladier et
Jean-Marie de l’économe, tandis qu’un mystérieux individu vole le
bouchon de la bouilloir.

Nous apprenons en vain le mauritien au cas où on rencontrerait des
pêcheur à la Kalachnikov et la décision est prise de s’arrêter au
CapVert, à la plus grande joie du belge de chef de bord qui avait mis
cela à son agenda depuis plusieurs mois. Il faut dire que la météo nous
y a contraint, et que même les autres bateaux nous imitâmes.

Le vent molissant, l’arrivée au cap vert lundi midi, accompagnés par des
poissons volants et des geiser de baleine, nous fait un bien énorme, en plus nous avons le ventre plein après le brunch. Les officiers du bord, Maël et Miguel, décident après 5 min que l’escale sera prolongée jusqu’au lendemain après-midi.

Après les formalités de douanes et d’immigration pour le capitaine, quelques réparations menées par Jean-Marie et David (notamment le vit de mulet, axe qui tient la bome au mat), une plongée sous marine pour Mael pour verifier nos appendices, nous profitons de la ville. Certains se ruent directement sur les langoustes, d’autres se promènent d’abord dans Mindelo (ile de Sao Vicente) avant de les déguster le soir. Maurice et Jean-Marie s’occupent d’un avitaillement, Aymeric et David de matériel de pêche sois disant performant. Le cap vert, étrange mélange d’Afrique
et Caraïbes, dont les habitants parlent quasiment tous francais, aura été une escale inoubliable mais il nous faut être de l’autre côté dans 17 jours, alors départ mardi 17h. Le port nous salue avec ses coups de sirènes, nous hissons les voiles et le spi dans l’avant port, alors que Périne vient d’arriver.

L’état de grâce des Zébuleux continue, les yeux grand ouverts, la plupart des équipiers se transforme en touriste japonais, et sort les appareils photos, au moment de longer les magnifique côte de sao vicente, de haute falaise verte. La nuit est difficile dans la pétole (sans vent).

Mercredi, la galère sans vent et sans poisson au bout de notre ligne continue, mais une dizaine de globicéphales vient nous saluer ! Le repas du midi à peine terminer, c’est la baignade générale avec les dauphins ! David avec son appareil encore plus high tech nous régale de quelques vidéo sous marines et les autres profitent de ses quelques dauphins qui nous tournent autour et viennent jouer avec le parre-battage qu’on traine derrière.

Mercredi soir, nous croisons un oceanis 43 qu’on avait à l’oeil depuis le départ, on apprend que chaque fois qu’on prenait trop d’avance, ils allumaient le moteur pour nous rattraper !

Nos soucis principaux en ce jeudi 25 sont d’éviter les coups de soleil et d’attraper un fichu poisson, honte à nous, alors que tout le monde semble pêcher, nous restons sans rien.

bref, ca plane pour nous !!!

à la semaine prochaine

les zébuleux heureux

J+31: Nager avec des dauphins au milieu de l’Atlantique

Je m’excuse de verser dans le cliché, mais aujourd’hui, le manque de vent fût compensé par la visite d’une bonne dizaine de globicéphales et cette après midi après le repas; on a même eu l’occasion de nager avec des dauphins.

hier soir durant mon quart je me suis coupé les cheveux au grand mécontentement de l’équipage qui retrouve mes cheveux partout, enfin…

« Ceux qui naviguent savent bien que plus la traversée se fait longue moins l’envie de regagner le port se fait vive. »
Gérard Janichon, Damien autour du Monde

J+30: au revoir cap vert

17h, la sirène du port de Mindelo nous salue 3 coups. Périne, le troisième bateau Glénans parti des Canaries vient d’arriver et nos 29h d’escale sont terminées. Drôle de morceau de terre que le cap vert. Un mélange entre l’Afrique et les Caraïbes.

Je reviendrai c’est certain, mais cela aura changé. On sent déjà le développement touristique en pleine marche. Marina; cyber café, resto, bar (belge) en témoignent. En plus ils parlent tous francais, et je me suis meme fait abordé par un capverdien qui connaissait quelques mots de flamand.

Hier soir, après nous etre régalé avec des langoustes et du poulpe, on a terminé la soirée Mael et moi au club nautico, petit concert fort sympa.

On hisse les voiles encore dans l’avant port et rapidement on file sous spi le long des belles falaises du cap vert.
Malheureusement le vent s’essouffle rapidement et on arrive dans la pétole. Il reste 2100 MN. Position le 23/11/10 à21H45 16N47.3′ 25W32;4

J+30: en route pour la Martinique

on part cette apres-midi de Mindelo, cap vers le SW pour éviter une zone de dévent et trouver les alizées entre 13N et 14 N.

Gaia (Roland) est arrivé ce matin et hier aprem j´ai trouvé un livre appartenant à mon ami Xavier !!! je le lui rendrai en Belgique ou en Martinique.

capverdiens

vue de la marina, dommage de partir si vite.

J+29: cap vert nous voilà

on est arrivé au cap vert ce midi. C est génial l Afrique. Ya du tiken jah fakoly en rue. quelques photos et je vous conterai plus tard, j upload aussi des videos pour les précédents posts.

petit déjeuner à l´approche du cap vert

mouillage de Mindelo, ile de Santo Vicente, Cabo Verde, AFRICA

petite rue dans Mindelo

video de ma sixieme montee au mat deja depuis concarneau

J+29: baleine en vue

Nu sur la plage avant (du bateau), cap à l’ouest avec notre spi blanc, face au soleil, je prends ma douche à coup de grand sceau d’eau de mer. Le vent me sêche rapidement. Je me sens propre !

Ce midi, pendant que j’explique à l’équipage comment utiliser les tables de Friocourt, une baleine passe à l’arrière de Zébulon, on a vu une dizaine de jet. Parait que ca pue assez fort si cela nous retombe dessus.

On n’avance plus, le vent mollit sans arret et cela va encore durer 2 jours, je me demande comment on va être à l’heure aux Antilles…

Aymeric a eu ses premiers cours de cuisine aujourd’hui; on a fort bien mangé par ailleurs. J’ai un peu gueulé ce matin pour que les repas soient pris à l’heure, càd 13H30 et 20H, temps universel bien sûr.

On est de nouveau sous spi cette nuit, c’est le pied, manque juste 5 noeuds de vent supplémentaires.

J’espère mettre des photos en ligne du cap vert.

à bientôt

Chanson du moment, Tracy Chapman – Revolution

cap vert

J+28: Cocôtier du spi de nuit…

-Miguel, faut que tu viennes, le spi s’est enroulé autour de l’étai. Il est 4H du mat, on tient le spi depuis le début de la nuit. -Ok, réveille David aussi.
Pendant plus d’une heure on se débat pour démêler le spi. Maël monte 2 fois dans le mat pour finalement décrocher la drisse qui était enroulé autour de l’étai. Deux minutes avant, après avoir désenroulé le merdier, David et Maël en coeur me disent
-bah il est démêlé on le garde
– euh non on affale
Heureusement que j’ai insisté, sinon on avait toujours la drisse coincé sans le savoir. Bon Sylvain à l’origine de l’aventure nous doit une bière au cap vert. Le pauvre Jean-Marie qui allait pisser au mauvais moment s’est retrouvé à ranger le spi trempé au milieu de sa nuit en calecon.

On devrait être demain matin à Mindelo, Cap Vert. Comme aime à le préciser notre doyen du bord (Jean-Marie , j’ai presque envie de rajouter Messier), en Afrique on ne dit pas courtisane mais ménagère !

J+27: Problèmes d’avitaillement: clémentines et bananes

Nuit sous spi, c’est grisant, on file à 7 kts dans la bonne direction sous spi. J’ai bu mon premier café depuis les Canaries, je ne ferai pas de sieste dans mon quart cette nuit. Maurice a remplacé Aymeric hors quart cette nuit, on reforme notre vieux binôme dans des conditions nettement plus favorables. C’est le pied, short t shirt pieds nus… pas d’étoile mais une lune voilée par quelques stratus.

Cette après midi j’ai mené des consultations (royales comme pour notre Roi Albert II) en parlant en tête-à-tête avec tout l’équipage, à priori tout se passe bien, ils sont tous contents d’être là, et en redemandent. Moi je demande surtout pas d’accidents ni de casse, puis du vent; ca risque d’être mou pendant quelques heures dimanche lundi.

Le sentiment qui nous habite est la quiétude ! Les carottes clémentines et bananes commencent à souffrir, il faut les manger rapidement. Ce soir on a mangé du couscous.

Maurice me rappelle que ma prochaine Transmanche au départ de Nieuwpoort, je dois absolument aller à Harwich.

bonne nuit à vous
je mets vivaldi et je prends la barre !

J+27: dauphins et poissons volants

Hier soir, on a organisé notre première soirée à bord. Au menu galettes et crêpes, pain ( fait par le chef de bord), bière, vin, … Je vous rassure, à 22h, tout le monde était dans son lit et j’étais de quart avec Aymeric. Enfin, j’ai fait une sieste à l’intérieur et ensuite je me suis débattu avec le tangon pour le remettre comme il faut, on est sous gênois tangonné et GV haute, on file en ligne directe vers le cap vert, à 250 MN au 230°.

Les dauphins ont été remplacé par des poissons volants cette nuit, il y en a des petits des gros, des rapides et des encore plus rapides. Il nous faudra attendre lundi matin pour arriver à Mindelo si on s’en tient au programme. La bonne nouvelle est que les Alizées se renforcent et remontent un peu plus au nord.

Le soleil cogne déjà dur le matin et Jean-Marie semble avoir la tête ailleurs:
– on réveille le quart de 11h ?
Euh…il n’y a jamais eu de quart de 11h …. petit moment d’absence mais un bonheur simple. On se réveille sur la plus grande piscine du monde avec un soleil qui chauffe, le bimini (parasol pour nous protéger) est déjà sorti à 10h et on le garde jusqu’à la fin de l’après-midi.

David est gabier aujourd’hui, après la répa du gênois hier, il s’occupe du feu de navigation tribord qui a encore lâché… Les livres circulent de plus en plus, j’ai déjà bien entamé mon 5ème roman. Les jours et les nuits se confondent, on a perdu le fil du temps, seul mon mail quotidien au responsable Glénans à Concarneau me rappelle que les jours passent…. et surtout qu’il faut arriver au Marin en Martinique pour le 10 décembre. A ce propos, notre navire est beaucoup plus rapide que Gaia qui pointait à 70 MN hier soir et Périne à 240 MN. Ils auront peut-etre la chance de ne pas devoir descendre aussi sud que nous.$

Encore 2360 MN jusqu’à la Martinique, soit 100 noeuds jour… on est donc obligé de faire désormais plus de 5 noeuds de moyenne pour arriver à l’heure de l’autre côté.

Il est temps que je remonte, Jean-Marie enchaine les embardées à la barre.

à très bientot

J+26: Quels options de route pour la transat ?

Mercredi matin, David a trouvé une réparation provisoire qui tient encore pour le problème de vît de mulet (axe qui tient la bôme en place). Depuis lors, Aymeric a grimpé au mât pour enlever un feu de pont emmerdant, et lors d’un envoi de spi catastrophique (3tours autour du genois déroulé), nous avons déchiré le gênois à 2 endroits. Sinon, je touche du bois, je peux dire que le matos va plutôt bien.

Les dauphins nous accompagnent de nombreuses heures par jour/nuit et des oiseaux tournent autour de notre leurre pour la pêche, mais malheureusement, on ne pêche rien. Aujourd’hui c’est moi le cambusier, c’est à dire que le repas sera incertain encore longtemps. Le bord commence à s’habituer aux quarts, les nuits sont très claires, sans aucun nuage, et toutes différentes, d’abord parce que le cap a changé (donc les étoiles aussi), on tire à l’ouest au lieu de tirer sud, ensuite parce que les vagues sont à chaque fois différentes. La nuit passée, j’ai fait un lâché de ris et un empannage en solo, c’était assez sportif sur un bateau de 14m. Mon cirré reste au placard, c’est un bonheur même s’il ne fait pas spécialement chaud (short t shirt casquette lunettes crème quand même). On est plus rapide que Gaïa, le bateau de mon ami Roland, il est grosso modo 50 miles nautiques (100km) derrière nous, alors qu’on s’est arreté pour divers réparations pendant plus de 2h30 ( soit 15-20 miles).

On a des options à prendre, arrêt ou non au cap vert, et puis par où passer ? Au vu des fichiers météo, une zone sans vent se dessine au nord-ouest du cap vert, il faut donc l’éviter sous peine de perdre de précieux jours, l’idée serait de filer plus sud, et d’aller chercher le 15ème parallèle (15 nord) pour profiter des alizés qui sont plutôt faibles cette année, 15-20 noeuds maximum.

L’équipage est très calme, ca manque presque d’un troublion, chose amusante, Aymeric et moi avons un ami en commun. Ce soir c’est soirée bretonne !!!

position ce mardi matin 21N28’19W36′, cap 205° à 8kts, càd au large de la Mauritanie, on prie pour qu’ils ne se mettent pas au piratage avant le mois prochain.

Zébulon

J+24: soucis matos commencent

La journée de hier aurait pu être un long fleuve tranquille, nous avons rapidement hissé le spi pour ne pas le quitter jusqu’à 21h. Tout le monde a pris son pied à la barre, le soleil et la chaleur étaient déjà au rendez-vous.

Durant l’après-midi, on a constaté un petit problème qui peut devenir un gros problème au vit de mulet, l’axe qui relie bôme et mât s’est en effet mis de travers et commence à ronger les autres pièces, on devra probablement le remplacer dans les jours à venir… heureusement on a en principe toutes les pièces à bord. On a déjà essayé après avoir affalé toutes les voiles spi et gv (grand voile), et tapé sur cet axe au combien précieux, malheureusement il n’est resté en place que 10 minutes.

La bonne nouvelle est que les batteries fonctionnent à merveille, j’ai trouvé la fuite dans le circuit électrique et après moulte recherche réussi à mettre le niveau batterie sur le répétiteur GPS. En dessous de 11.7V,on démarre le moteur pour les recharger jusqu’à 12.9V.

L’ambiance à bord est bonne, tous les équipiers sont calmes je trouve ! On est plus ou moins en escadre avec Gaia, bateau skippé par mon ami Roland !

Position à 9h TU ce matin, 25N00′ , 16W55′.

J+23: derniers préparatifs et départ de Ténérife

Avant- hier, dimanche, on est sorti devant le port de Santa Cruz (Ténérife) la matinée. Au moment d’envoyer la GV (grand voile), 3 dauphins passent sur l’arrière. Sous le commandement de Maël, les virements de bord, empannages et mise à la cape s’enchainent jusqu’au moment où un grand cétacé, orque ou baleine nous croise par derrière. On continuera les manoeuvres de quick-stop pendant une heure avant de rentrer à la marina.

Bonne nouvelle, le sac de David est arrivé… après un repas à l’arrache, pain pâté sardines et du jamon de la Corogne, liste de courses puis quelques petites réparations avant un topo sécu avec l’équipage de Gaïa (Roland, Thibaut, Marc, Sophie, René et Benjamin). Roland s’est rasé la barbe pour que Sophie arrête de fûmer ! Sur Zébulon, il n’y a qu’un seul fûmeur, bonne nouvelle.

Gaïa et Zébulon ont ensuite mangé dans un resto chinois ! Cela m’a permis de converser un peu en mandarin mais j’ai déjà oublié pas mal de mots et cela ne nous a pas aidé pour avoir une réduction…

Lundi, avitaillement, gaz, ligne de pêche, et surtout rangement. L’équipage est vraiment exemplaire, on sent une spirale positive, c’est très agréable.

Départ mardi matin à 7h10 car la journée de lundi fût fort longue. Mon réveil n’ayant pas fonctionné (oops), Roland de Gaia nous réveille à la bourre. Après une heure de moteur, le vent se lève, on déroule le GN et l’aventure commence ! A 10h, on laisse déjà Gaia dans notre sillage, ils sont déventés à la côte.

J+20: à Ténérife

nous voilà à Ténérife, voici une petite vidéo de notre arrivée.

c'est magnifique ténérife

Trop beau les grands bateaux de croisière qui débarquent tous les jours.

Je vous laisse pour rejoindre mon équipage, j’espère que les commentaires vont fonctionner, et j’enverrai des mails tous les jours. on part lundi !