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Barbade – ancienne île britannique – qu’y faire en 3 jours?

Quelques photos de notre escale à la Barbade !!! Cette île densément peuplée (300.000 habitants et 2 fois la densité de la Belgique) a longtemps été la première productrice de sucre pour l’empire britannique. Aujourd’hui elle s’est partiellement reconvertie vers un tourisme abondant mais pas abusif. La plupart des hôtels sont en style anglais cottage et donc jolis.

Si le Cap Vert est devenu connu grâce à Cesaria Evora, la Barbade est devenue plus célèbre avec la très populaire chanteuse pop rock dance Rihanna (ses tubes Unfaithful, SOS, S&M).

Le seul autre fait marquant de l’île est le séjour du – alors futur premier président des États-Unis d’Amérique – George Washington et son frère Lawrence au 18ème siècle.

Que faire à la Barbade?

La capitale Bridgetown mérite le détour, ne cherchez pas trop de resto ou terrasse sympathique ailleurs qu’au Fishermen Wharf. Le lieu à touristes par excellence. En fin d’après-midi on y voit les bateaux revenir de la pêche aux gros et d’autres touristes poser pour les photos souvenirs avec espadons, dorades ou tazars.

Remontez la côte ouest en faisant escale à Speighstown en vous arrêtant en chemin sur les plages des hôtels. Tout au nord il y a des ranchs avec des chevaux.

Le sud est la partie la plus animée, avec nombreux hôtels et lieux de fêtes, mais aussi de magnifiques plages de sable blanc. Nous avons apprécié Miami Beach pour son côté authentique (locaux et visiteurs se mêlent en buvant les mêmes rhum-punchs) ainsi que le sable blanc de Accra Beach.

Enfin, ne ratez pas les pierres taillées à Bathsheba sur la côte Est. C’est là que les vagues de l’Atlantique touchent en premier la terre. Les amateurs de surf y trouveront de chouettes vagues.

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La Barbade n’aime pas les plaisanciers – histoire de clearance et immigration

Une des tâches les plus ingrates d’un skipper aux Caraïbes est ce qu’on appelle la « clearance » et l’immigration. Ces formalités administratives actent l’entrée et la sortie du voilier (clearance) dans les eaux territoriales ainsi que l’arrivée et le départ des personnes (immigration) dans un pays. Au Cap Vert j’avais fait part de ma frustration car le bureau des douanes (customs) n’avait pas vraiment d’heure d’ouverture, à la Barbade, cela s’est avéré bien pire. 

Nous entamons notre deuxième jour sur cette ancienne colonie britannique par ces formalités. Arrivés au port de commerce, qui se trouve à 30 min (à pied) du Fisherman Wharf où nous avons débarqué en annexe, nous remplissons un premier registre pour accéder à la zone franche. Des milliers de toutous s’y promènent, fraîchement descendus de leur paquebot de croisière. Au milieu des boutiques duty free, nous trouvons un premier responsable du port. Je remplis ma deuxième et troisième liste d’équipage. Je signe également plusieurs documents pour attester que personne n’est malade à bord, ni d’animaux  et ….

L’homme avec un petit embonpoint nous reproche de ne pas avoir fait la clearance hier… Difficulté supplémentaire – je veux faire la clearance IN et OUT en même temps…. Il me reproche aussi de ne pas avoir débarqué dans le port de commerce en voilier. Que c’était illégal de jeter l’ancre à Carlisle Bay… Bon… Le guide nautique dont nous disposons n’expliquait pas les choses comme ça mais il ne veut rien savoir. Après 20 minutes de débat stérile, il nous indique la marche à suivre.
1. Aller dans bureau à 200 m pour payer clearance (100 barbadian $ = 40€)
2. Aller aux douanes (customs) pour clearance IN et OUT  (autre bureau bien-sûr )
3. Aller à l’immigration pour tamponner nos passeports 

Dans ce second bureau, la personne est plutôt aimable et me demande de remplir pour la quatrième fois une liste d’équipage…. Il m’explique qu’il doit aller réceptionner un cargo et sera bientôt de retour. Pendant les 30 minutes d’attente, un de ses sous fifres qui ne sert à rien, me demande de lui acheter 6 bouteilles de rhum et whisky au duty free… Chose dont on s’occupe , et au retour du bonhomme, je paie les 100 bd$ et reçoit 2 coupons en preuve.

Étape suivante, une madame fonctionnaire dans l’âme qui me fait remplir pour la 5 et 6ème fois une liste d’équipage … Très perturbée qu’on fasse le IN et OUT en même temps. Et oui ma petite dame, vais pas reperdre trois nouvelles heures pour faire la sortie demain. 40 minutes de plus, des papiers en plus, reste la dernière étape !!

Dans ce quatrième bureau pour l’immigration – les deux hommes m’agressent spontanément…. Me reprochant tantôt d’être un trafiquant de drogue, puis d’armes…. Qu’ils peuvent me poursuivre en justice car je suis un clandestin. Ils refusent de tamponner nos passeports. On peut retourner au voilier (1h de trajet aller) pour faire remplir de nouveaux papiers par chaque membre d’équipage…. Je les aurais bien envoyés bouler. Au diable petits fonctionnaires mesquins… Le hic est que Jean Michel a absolument besoin de ce cachet dans son passeport car il repart en avion de la Barbade. Sans tampon, il se retrouve à coup sûr coincé l’aéroport. 

Il est midi passé, Nous repartons avec Mano et JM vers la ville…. En bon clandestins…. On marche sous le soleil brûlant des tropiques, JM avec son grand sac. On s’arrête au premier resto qu’on voit, quelque peu affamés, énervés et révoltés. Un bon burger dans l’estomac, nous remplissons les documents pour Theo et Gabi, et retournons à l’immigration. Au passage, on a rempli la 7, 8 et 9ème liste d’équipage. Par précaution j’emporte le nom du consul de Belgique à la Barbade (Mrs Jennifer Field) au cas où ces zouaves mettraient leurs menaces à exécution.

Il est 13h30 et nous retournons à l’immigration. Mno et JM sont avec moi dans le petit bureau. Tony White, le fonctionnaire semble être calmé – ravi d’avoir gâché notre journée. 45 minutes plus tard, nous sortons ENFIN de cette douane, avec l’immigration IN mais pas OUT…. Il faudra malheureusement refaire cette dernière étape demain.

JM file à l’aéroport, Mno et moi sommes au bord de la crise de nerfs. Les rabatteurs qui nous confondent avec des toutous des paquebots Carnival et TUI ne font que rajouter une couche…. On quitte la zone franche et arrêtons la première voiture qui passe. Le conducteur, un employé de KFC nous emmène jusqu’à Paynes Beach sur la côte ouest.

Le lendemain on repasse par l’immigration vers 13h30 — une heure d’attente…. Dixième liste d’équipage et même pas de cachet sortie dans les passeports… Cela ne se fait pas à la Barbade … Pffff

Conclusion – plus facile d’arriver avec 3000 personnes sur un paquebot qu’à 5 sur un voilier !!!

conseils immigration pour plaisanciers 
1. Faire l’immigration « immédiatement » en arrivant – où prétendre qu’on vient d’arriver 
2. Venir avec son voilier dans le port de commerce, appeler le port control 
3. S’armer de patience, nous avons patienté 5h30— ce n’est pas exceptionnel – des norvégiens avant nous en ont mis 4h30…
4. Faire IN et OUT si possible en même temps- histoire de gagner du temps
5. Venir avec tout l’équipage a la douane…

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14 dec – 100 MN jusqu’a la Barbade

Demain nous serons apres 17 jours de navigation ENFIN au mouillage de Carlisle Bay, devant Bridgetown, capitale de la Barbade. L’equipage doit avoir conscience des conditions incroyablement favorables que nous avons eues. Pas de vraie casse materielle, pas de tempete, pas de petole (dans le Gascogne c’estait bienvenu)….

Ce matin, un espadon de 3m de long est venu salue la fin du quart de Mano.
Les boutes s’usent. On a entaille la drisse de spi et casse le bout du point d’amures du spi ce matin lors de plusieurs envois successifs.
Theo nous a trouve une excellente conserve de saumon au fond de la cale, ce qui nous a fait un tres bon repas de midi.

Hate d’etre a terre, avec wifi, une bonne biere fraiche, et un steak…

Position a 14h TU-3 le 14 decembre
13N33,4′
57N52,8′
Cap 245
Vitesse 5,0 kts sous spi babord amures
Distance Barbade 106 MN, soit 94 MN les derniers 24 heures.
Temperature de l’eau 28,5 degres Celsius

11 dec – Le temps se fait long

Il y a des journees ou pas grand chose ne vous sourit. Evidemment, on plaint plus ceux qui changent de metro a Chatelet (Paris) ou Arts-Loi (Bruxelles). Mais quand meme. Le vent ressemble plus qu’a une petite brise, mais la houle est forte. Cela suggere qu’il y a une depression plus haut. Ce qui nous embete c’est que la houle empeche les voiles de bien rester gonflees. Du coup, ca tape, ca fait du bruit. Le pire, on progresse lentement mais pas du tout sur le bon cap car le vent n’est pas assez puissant et vient pile de derriere. Soit on fait du 310, soit on fait du 240… alors qu’on aimerait faire du 275 …. bref…

Ajouter cela un sentiment de fin de traversee… Le repas de ce midi etait infecte… (je ne juge pas du tout le cuisinier par ailleurs qui a fait de son mieux). Il fait trop chaud, il y a trop d’algues pour pecher, trop de houle pour se baigner… Presque envie de retourner au metro !!

Position le 11 decembre a 14h50 TU-2
14N25,7
51W55,2′
Cap 310
Vitesse 4,5 kts
Distance Barbade – 457 MN – soit 113 MN les dernieres 24 heures… La galere !!!

10 dec – Le décompte commence

L’impatience monte a bord, sauf mésaventure, nous serons lundi 15 decembre, apres 17 jours de mer, a la Barbade. On parle tous de ce qu’on fera une fois arrive. Internet étant une des premières choses sur la liste… On n’a que peu de nouvelles de vous terriens qui nous suivez … Ce soir nous entamons le dernier roulement de quart. J’abandonne mon quart 2h – 6h du matin pour le quart 8h – 12h… Et bien contrairement à ce que vous pouvez pensez; j’en suis plutot triste, les étoiles, la lune, les astres vont me manquer. Le temps est plus couvert, il y a quelques grains de pluie autour de nous mais il fait toujours trop chaud. Lorsqu’un grain passe la nuit, on perd sa tranquilite. Le vent peut subitement tomber a 5 noeuds, comme il peut monter a 25. Bien souvent il fait l’un, puis l’autre… au plus grand bonheur de nos nerfs.

Au moment de finir le repas hier soir, un poisson volant est passe juste au dessus du cockpit de Tikehau. Quatre semaines apres notre avitaillement a Tenerife, il nous reste des citrons, pamplemousse, orange, et courgettes en parfait etat. La pata negra procure de la bonne viande, et tout le monde se demene pour preparer des patisseries pour le dessert. Chaque jour on prepare aussi un pain.

Mano se revele pleine de resources. Ayant perdu notre dernier hamecon, elle en a fabrique un avec des lichettes de conserves et de canettes. On vient de le mettre a l’eau et croisons les doigts pour que cela marche.

Position a 14h50 TU-2
14N00,7′
49W55;1′
Cap 310 (mais on va probablement empanner bientot)
Vitesse 5,5 kts
Le vent mollit un peu, du coup la moyenne baisse.
Distance de Bridgetown – Barbade – 570 MN, soit 124 MN les derniers 24 heures.

9 dec – Encore 692 MN jusqu’a Bridgetown

On pourrait croire que les jours se ressemblent, mais chaque instant est different. Au cours d’une meme journee, d’innombrables variations de vent, de mer ou d’ensoleillement peuvent ameliorer ou pourrir votre journee. Par exemple en ce moment, nous ne pouvons faire route directe sur la Barbade car le vent vient trop de derriere. Nous tirons par consequent des bords au grand largue. Et bien, ce matin, le vent a tourne de E a SE, et pendant 2 heures, nous etions sur la route directe, pleine Ouest. Cela met tout de suite de bonne humeur !!

Cette nuit, nous avons revu des bateaux autour de nous. Cela faisait longtemps. A 4h30 du mat je vis une lueur a l’horizon. A y regarder de plus pres, il devait s’agir d’un bateau moteur de moins de 50m (du moins ce que ces feux indiquaient). Un peu etrange en pleine mer car ce n’est ni un cargo, ni un pecheur, ni un bateau de croisiere. Il n’y avait aucune raison de s’inquieter, le bateau etait sur l’AIS (automatic identification system) et avait change son cap pour nous eviter. Manatee, un remorqueur de 28m de long passait 2 milles derriere nous quelques instants plus tard.

Cette transat ne sera pas bonne pour mes arteres… Je renomme affectueusement mes amis bretons ici a bord Mr. Creme Fraiche, Mr. Beurre, et Mr. Double Beurre… Non mais, faire revenir du bacon dans du beurre… Mano m’annonce deja le regime auquel j’aurai droit une fois de retour a terre.

Avoir fait plus de la moitie du chemin, on sent l’impatience de l’arrivee monter en nous. On sent aussi une discipline assoupie. Ainsi je me suis autorise vendredi et samedi 2 bieres au lieu d’une biere reglementaire… (il nous en reste assez). Aussi, meme s’il on n’a pas beaucoup d’eau, certains equipiers se sont rinces les cheveux a l’eau douce aujourd’hui…

Si nous marchons fort, on arriverait dimanche 14 en fin de journee, mais selon toute vraisemblance, on sera plutot lundi 15 decembre au mouillage de Bridgetown. Jusqu’a present, nous avons eu beaucoup de chance. Aucune casse materielle, aucune situation meteo perilleuse…

Position a 15h le 9 decembre ( TU-2)
14N28,8′
47W50,7′
Cap 264
Vitesse 6 noeuds
Distance de Bridgetown, Barbade – 692 MN. Soit 132 MN en 24 heures.

PS Ce mail a ete retarde a cause d’un probleme (resolu??) avec notre telephone Iridium (Sattelite) – pas d’inquietude si vous ne recevez plus de nouvelles, on a encore une balise de secours et une radio VHF en cas de problemes !